‹ Guide de la section de l'Etat indépendant du Congo à l'Exposition de Bruxelles-Tervueren en 1897Chapitre 109 sur 184 · LA BALATA · texte numérisé non relu

LA BALATA

La balata forme la transition entre le caoutchouc et la guttapercha; ce produit est connu depuis une trentaine d'années et tend à remplacer cette dernière. Son prix peut être fort élevé et atteindra le taux de i5 et même 18 francs lorsqu'une conmiande de câble a passé à l'industrie. Actuellement, elle est exportée de la Guyane et du Venezuela et provient également d'une Sapotacée, le Mimusops Balata, C'est, dit Seeligmann, une gutta tendre, très nerveuse, un peu élastique.

Quand la fameuse bulungu du Congo fut étudiée, puisque ce n'était pas la gutta véritable, on conçut l'espoir qu'elle pourrait être une variété de balata. 11 n'en était malheureusement pas ainsi.

Gommes et Résines. 415

Plus tard, des instructions furent données pour propager la « liane malumba u du Bas-Congo ; son latex, qui avait été coagulé au moyen de l'alcool, donnait une gomme en tout semblable à la balata. Jusqu'ici ce point n'a pas été complètement élucidé.

LA BULUNGU

La bulungu est une sorte de poix végétale, visqueuse à sa sortie de l'arbre, s'accumulant à terre en gros blocs d'un beau jaune de soufre. Peu à peu leur surface rougit; ils se durcissent et finalement s'ef&itent en lamelles dures et noires.

Pour dégager cette résine de ses impuretés (terre, écorce, feuilles), les indigènes la font chauffer avec de l'eau et la malaxent fortement ; ils en façonnent des espèces de courtes et grosses saucisses, après avoir eu soin de se huiler légèrement les mains (i).

Tel est le produit qui est présenté au public sous ses différentes phases. Comme nous l'avons dit ailleurs, il n'est ni de la gutta-percha ni même de la balata et on attend toujours l'occasion de l'employer dans l'industrie. Les indigènes s'en servent comme d'empois pour raccommoder divers objets et fixer les barbes de leurs flèches.

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