‹ Guide de la section de l'Etat indépendant du Congo à l'Exposition de Bruxelles-Tervueren en 1897Chapitre 112 sur 184 · LA GOMME ARABIQUE · texte numérisé non relu

LA GOMME ARABIQUE

Nous ne pouvons passer sous silence les acacia à gomme qui, selon toute probabilité, existent ou pourront être introduits au Congo. Actuellement, cette gomme est fournie çd^r Y Acacia arabica^ grand arbre dont le bois est employé aux Indes pour les besoins industriels et dont l'écorce est un astringent très puissant.

V Acacia sencgai ou Acacia Verek est un arbre plus petit dont la gomme est identique à la gomme véritable de l'Arabie et peutêtre plus recherchée encore dans le commerce. C'est de cet acacia, ainsi que des Acacia Neboned^ aibida, Adansonii, etc., que le Sénégal tire ses gommes arabiques, article si important de son commerce. La gomme la plus estimée est celle de Podor qui vaut de fr. 1-90 à fr. 2-25 le kilo. On récolte annuellement au Sénégal environ 3, 000,000 de kilos de gomme ( i).

Schweinfurth a signalé ï Acacia etbaica dont la hauteur atteindrait de 20 à 3o pieds et qui produirait, lui aussi, une excellente gomme, et ï Acacia fistuia, appelé «Sofar » au bord du Nil, dont on tire la gomme de « gédaref » ou « gomme sennaar ». Une larve d'insecte, en perçant les épines de cet acacia, les transforme en autant de flûtes donnant, quand le vent souffle, des sons harmonieux.

L'anacardier (voir produits alimentaires, fruits) et le Sterculia Tragacantha, qui existent au Congo, laissent exsuder des gommes employées au même titre que la gomme arabique.

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