‹ Guide de la section de l'Etat indépendant du Congo à l'Exposition de Bruxelles-Tervueren en 1897Chapitre 113 sur 184 · LA RÉSINE ÉLÉMI · texte numérisé non relu

LA RÉSINE ÉLÉMI

Il y a trois ans, le lieutenant de la Kéthulle envoyait de Rafaï, où il était résident, iine caissette contenant une résine molle à la température de 18 degrés environ, très odorante, claire et montrant d'une façon distincte la façon dont elle s'écoule de l'arbre. Soumise à M. Delacre, elle fut classée comme résine élémi. Un échantillon fort a été demandé en Afrique et a permis d'en retirer, par simple épuration, la gonmie si employée en pharmacie.

Les indigènes de l'Ubangi, de l'Uelle et du Mbomu se servent de cette résine pour faire des torches à l'aide desquelles ils s'éclairent.

L'origine botanique de l'arbre qui la produit n'est pas encore déterminée; peut-être est-ce le Canarium edule, dont Monoley parle comme suit :

« Mpafu ou Mubafo, arbre de l'Afrique tropicale. Ses fruits donnent de l'huile. Sous l'écorce on trouve de grandes masses de

(i) Publications du service des renseignements commerciaux et de la colonisation du Ministère des colonies de France.

Gommes et Résines. 421

(fommc odorante, employées par les natifs pour faire des fumigations. Un spécimen de cette résine exposée au musée de Kew est appelé « Elémi d'Afrique f.

Sont exposés :

Troncs d'arbres à caoutchouc, lianes, branches, etc. ;

Agrandissements photographiques ;

Collection de caoutchoucs récoltés par les indigènes ;

Échantillons des caoutchoucs vendus sur le marché d'Anvers, classés par M. EMILE GRISAR.

Caoutchouc mis en œuvre par M. A. LESUISSE, de la Compagnie Internationale pour la Fabrication du Caoutchouc et de la Gutta-Perchq.

Tronc de Farbre à copal ;

Échantillons de copal Congo;

Collection de copals d'Afrique exposée par M. DE Ke'YN.

Copal mis en œuvre pour l'a fabrication des vernis et des couleurs émaillées; M DeKeyS. Application de ces émaux à la peinture des ferrures de la serre.

Résine tt bulungu » ;

Résine • Élémi », torches indigènes.

ous les Congolais sont devenus d'admirables vanniers, grâce à la grande quantité des textiles que la nature a répandus dans leur pays ; ils savent aussi tisser des étoffes souples et fines, mais sont moins avancés dans l'art de filer. Cela provient sans doute de ce qu'ils n'ont jamais ressenti le besoin d'avoir beaucoup d'étoffes pour se vêtir et s'ils aiment nos cotonnades, c'est par coquetterie bien plus que par nécessité.

Au point de vue commercial, les textiles sont importants et peuvent le devenir davantage, surtout quand le coton fera l'objet de grandes cultures. L'on sait aussi que beaucoup de fibres textiles nouvelles sont recherchées pour faire les tapis et les étoffes d'ameublement bon marché.

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