LES PALMIERS
Presque tous les palmiers fournissent des textiles souvent de très bonne qualité. Il est question ailleurs de l'élaïs et du cocotier ; voyons ce que peuvent donner les autres.
Le RAPHIA. — Le Raphia vinifera est un palmier à longues feuilles, à tronc court, au port peu élégant quand la plante est adulte. Il est surtout commun dans le Haut-Congo. Nous avons parlé de ses régimes à propos des produits oléagineux ; les noix qui se trouvent dans les fruits pourraient servir a d'ivoire végétal » si elles n'étaient mouchetées de traces brunes semblables à des cavités qu'auraient creusées des vers. La sève du Raphia vinifera^ comme le nom du palmier l'indique, constitue une boisson, laquelle est prisée à l'égal du vin d'élais, mais ce sont les feuilles qui ont le plus d'utilité; les pétioles entrent largement dans la construction des habitations des nègres et aujourd'hui des blancs. Les fibres de ses folioles servent à faire presque toutes les étoffes indigènes, surtout des petites nattes de la grandeur d'une serviette usitées conmie monnaie depuis la côte jusqu'au Sankuru. Ces mêmes fibres sont vendues par bottes à nos horticulteurs sous le nom de « raphia » ; grâce à leur souplesse, leur solidité et leur longue dureté, elles conviennent particulièrement pour lier les plantes de jardin à leurs supports.
Textiles.
Le PALMIER BAMBOU. — Les Anglais appellent le Raphia vini- /era « Bamboo Palm » (palmier bambou) ; Lemaire appelle « palmier bambou 1 un palmier du Haut-Congo, qui est souvent pris pour le Raphia vinifera et qui serait le plus beau représentant de la famille des raphia.
Les nervures des feuilles, parfois très grosses, sont employées en construction ; de l'écorce on tresse des nattes et des liens, l'intérieur fournit des flèches et les feuilles entières servent à faire les cloisons et les toits des huttes, depuis le lac Tumba jusqu'à l'Itlmbiri. Bref, ses usages seraient les mêmes que ceu-t du Raphia vinifera.
Le CALAMUS. — Le Ctlamin
Midiflorus, palmier nain.