POSTES
epuis le 17 septembre i885, TÉtat Indépendant du Congo fait partie de F Union postale universelle. Quinze bureaux de poste existent actuellement : Banana, Boma, Matadi, Nzobe, Lukungu, Léopoldville, Coquilhatville, Nouvelle-Anvers, Bazoko, Bumba (Itimbiri-Uelle), Stanley-Falls, Nyangwe, Albertville, Sankuru et Popocabaca.
Des courriers s'expédient à l'intérieur du pays jusqu'aux stations les plus éloignées. Les timbres en cours sont de 5, 10, 1 5, 25, 40 et 5o centimes; I franc, 5 francs, 5 francs surchargés fr. 3-5o et 10 francs. Les cartes postales de 5, 10 et 1 5 centimes et des cartes postales 5 centimes avec retour à fr. o-io pour le service intérieur et les pays limitrophes et de 1 5 centimes avec retour à fr. o-io pour le service international.
Le prix de TafFranchissement est de fr. o-25 par i5 granmies pour les lettres envoyées de Belgique au Congo et de fr. o-5o pour celles expédiées en sens contraire. La carte postale est de fr. 0-1 5.
Pour le service intérieur le prix de Tafifranchissement des lettres
est de fr. 0-1 5 par 1 5 grammes et de fr. o-o5 pour les cartes postales.
Des mandats postaux n'excédant pas la somme de 5oo francs
peuvent être échangés avec le Congo, par l'intermédiaire du bureau
de Bruxelles.
Un service de COLIS POSTAUX existe entre Anvers et Boma ; ils ne peuvent dépasser en volume 20 décimètres cubes, en dimension 60 centimètres sur chaque face et en poids 5 kilogs. Le prix du transport est de fr. 2-5o, auquel vient s'ajouter au Congo une taxe territoriale de i franc et en Belgique fr. 0-2 5 pour la remise à domicile. Le service des colis postaux est d'une incontestable utilité; il en est reçu et envoyé, tant en service intérieur qu'en service international, plus de 3,000 annuellement.
Au total le mouvement des objets postaux atteint près de 25o,ooo objets annuellement.
ardienne de Tordre et garante de la sécurité des territoires de l'État, la force publique congolaise peut prendre rang parmi les plus belles armées coloniales. Aussi lui a-t-on réservé dans l'exposition congolaise une place d'honneur bien méritée. Organisée, instruite et menée par des Belges issus de notre armée, la force publique congolaise a acquis, par son admirable conduite en toutes circonstances, des droits à notre reconnaissance. C'est elle qui a délivré le Manyema des Arabes qui l'opprimaient, c'est elle qui défend les frontières contre les fanatiques derviches, c'est elle encore qui, investie d'une mission toute de paix, prévient et enraye les luttes intestines entre indigènes, garantit la liberté des voies de conmiunication, exécute les décisions de la justice. Cette vaillante milice travaille aussi à l'édification des stations de l'État, elle contribue au bien-être de tous et au développement économique de la colonie par les bras qu'elle apporte à l'agriculture, car les noirs enrégimentés sous les drapeaux sont non seulement instruits dans le sentiment de la discipline et du devoir militaires, mais exercés aussi aux métiers manuels qui leur permettront plus tard de faire souche de travailleurs utiles à leur pays.
L'État s'est attaché à créer une armée purement nationale, non seulement en vue d'alléger le budget des charges considérables dont le grevaient les recrutements au dehors et dans l'intérêt politique majeur de mettre fin à la dépendance où il se trouvait à cet égard vis-à-vis de l'étranger, mais il considère le temps du service militaire comme une école salutaire pour l'indigène.
Au début on fut bien forcé de recruter des soldats noirs à l'étranger : à Zanzibar, à Lagos, à Sierra-Leone, à Accra, Elmina, etc. Ces honmies s'engageaient généralement pour trois ans, au salaire de fr. 1-25 par jour, plus la nourriture, les soins médicaux, les frais de voyage d'aller et de rapatriement.
En i885, pour la première fois, Coquilhat parvint à engager un certain nombre de Bangala, peu après Van Dorpe recruta des
indigènes des environs de Manyanga et bientôt, encouragés par l'exemple, sur tous les points du territoire, les volontaires se présentèrent nombreux, briguant l'honneur de servir dans le force publique.
Ces enrôlés volontaires étaient un précieux appoint pour satisfaire aux exigences chaque jour plus considérables de la garde des stations et des postes, mais ne suffisaient pas encore pour permettre de renoncer aux recrutements à la côte d'Afrique.
Un décret du Roi-Souverain du 3o juillet 1891 détermine la voie de recrutement de l'armée nationale ; indépendamment des ENGAGF- MENT3 VOLONTAIRES, il a lieu par des LEVÉES ANNUELLES, mais dans les limites fixées par le Roi-Souverain et, dans ces limites, kgouverneur général détermine les districts et les localités où s'opèn; la levée ainsi que la proportion d'hommes à fournir par chaque localité. Le mode suivant lequel s'opère la levée est déterminé par le commissaire de district, de commun accord avec les chefs indigènes.
La durée du service actif est de cinq ans. Les hommes font ensuite, pendant deux ans, partie du cadre de réserve. L'entretien et