LE QUINQUINA
Pendant longtemps les quinquina ne furent connus en Europe que par leur écorce, et c'est encore ainsi qu'ils se vendent dans le commerce sous le nom de a quinquina gris », « quinquina jaune », « quinquina rouge », etc.
Les quinquina proviennent de plantes appartenant à la famille des Rubiacées, les Cinchona. Ce sont des arbustes ou des arbrisseaux toujours verts portant des fleurs disposées en cymes, blanches, rosées ou pourprées, très odorantes. On trouve cet arbuste à l'état spontané dans l'Amérique du Sud, dans la partie des Andes comprise entre lo degrés de latitude nord et 19 degrés de latitude australe. Ils craignent la chaleur des plaines et les froids rigoureux des hautes régions ; c'est pourquoi Laurent déconseille leur culture au Congo.
Il en existe pourtant dans la colonie (i) ; un sac d'écorces venu de là-bas est exposé parmi les produits pharmaceutiques et l'on peut voir à côté le sulfate de quinine extrait d'une partie de 5 kilos qui en a été distraite. Ce quinquina pourrait être rangé dans les bonnes qualités, sa teneur étant de 3 1/2 p. c.
Les Cinchona sont exploités aux Indes néerlandaises, mais la culture de ce produit n'a donné que des déceptions; la production étant plus forte que la demande, les prix baissent sans cesse. L'exportation des colonies hollandaises atteignit à peu près 4 1/2 millions de kilogrammes d'écorces en ces dernières années, presque toutes dirigées sur Amsterdam.