ENVIRONS D?AOSTE
élever un petit pavillon portant le nom de M. Budden, P infatigable propagateur des Clubs Alpins. En quatre heures on peut se rendre à cheval d'Aoste au Signal Sismonda.
De là on peut passer à Cogne par le Col Garin ou d'Arpisson ou bien par le Col de Chaz sèche, autrement dit de la Val lette, d'où la vue est aussi admirable surtout sur la Grivola (1). (Voir Cogné).
5. Ascension du Mont des Lores et de la Grande Roise entre St-Marcel et Brissogne.
Ces deux ascensions ont été faites le 17 juillet 1875 par MM. Albin Lucat et Ange Décaroli, membres du Club Alpin Italien, section d'Aoste, avec le guide Carrel J. Antoine, dit le bersagliere. Partis de St-Marcel à 1 heure du matin, ils longèrent le vallon sur la rive droite du torrent jusqu'en direction du filon de la minière. Alors il passèrent sur la rive gauche et par un sentier très-étroit, rapide et même difficile à suivre, ils arrivèrent au chalet de Salé. (De St-Marcel au pont, 2 heures; du pont au Salé, 2 heures). Dès lors ils continuèrent par les pâturages et en une heure ils arrivèrent au chalet de Bon-plan, d'où ils jouirent d'un beau coup d'œil sur la vallée, mais spécialement sur ]a ville d'Aoste. De là ils revinrent sur la gauche à un dernier chalet tout-à-fait au pied des monts. De là en deux heures par les clapeys, ils atteignirent le col qui est entre le Mont des Lores et la Grande Roise, et par où l'on peut descendre au chalet des Lores. Ce col n'ayant pas de nom connu et se trouvant pourtant fort bien dessiné, ils proposent de l'appeler Col de Brissogne ou Col de la Grande Roise. Depuis ce col, l'ascension du Mont des Lores, à droite, n'est plus qu'une promenade sur le gazon ; celle de la Grande Roise, à gauche, est plus difficile; il faut un bon guide et faire usage de la corde vers le sommet. Ils descendirent d'abord au chalet des Lores. Le lendemain ils firent l'ascension du Mont Emilius et se rendirent de là à Cogne par le Col Garin.