‹ Guide de la vallée d'AosteChapitre 83 sur 146 · A Ayas par Portola (sept heures · texte numérisé non relu

A Ayas par Portola (sept heures

De Valtournanche on descend à la chapelle de La Montaz, où l'on quitte la route de Châtillon, pour prendre à gauche le chemin qui conduit à La Serva (Sylva) et à Pessey de Pieulé. Après avoir traversé ce dernier hameau, un sentier conduit à travers les monts et la forêt à un chalet, à un quart d'heure de Chamois, où l'on descend. Depuis Chamois on reprend le chemin à gauche, en suivant depuis le torrent, le ruisseau jusqu'au bout d'un long détour; alors on traverse le ruisseau, et on monte par la prairie. Sous le premier châlet, on prend à sa droite un petit sentier qui conduit à un lac dans un petit plateau au milieu d'un bois. Si l'on est à pied, on monte par le petit sentier sur l'arête, et on suit ce sentier en côtoyant par la forêt et les pâturages jusqu'au col. Si l'on est à cheval, il faut descendre un peu sur les chalets de La Madeleine d'Antey, puis remonter par les pâturages. La première partie de la descente sur Ayas est fort roide.

Du col on peut faire "l'ascension du Mont-Dzerbion. (Voir Ayas).

19. Ascension de la Tête du Lion (de 4 à 5 heures en partant de l'hôtel du Giomëin).

On prend la route du Mont-Cervin jusqu'au-dessus du Eiondé ; alors au lieu d'aller prendre le couloir qui monte au Col du Lion, on prend l'ancienne route du Mont-Cervin qui monte au grand nevê de la Tête du Lion, on traverse ce nevé en appuyant sur la gauche pour arriver sur l'arête, où, tournant à droite, on arrive sur la Tête du Lion, d'où l'on a une vue assez étendue. On peut aussi monter ou descendre par lo fcew du Montabert ou Tciareillon.

1§. Ascension à la pointe de Guin (3992 m.) et aux pics des deux Jumeaux, pointe Sella et pointe Giordano.

VALLÉE DE VÀLTOURNAXCKE

Le beau vallon ou bassin du Breil est fermé à l'ouest par une énorme paroi de rochers presque perpendiculaires offrant plusieurs pics qui n'avaient pas encore été gravis par les touristes, et qui devaient finir par attirer leur attention.

En septembre 1874 MM. Martelli, Baretti et Vaccarone, membres du Club Alpin italien, firent la première ascension de la Dent de Guin avec les guides Maquignaz, J. -Joseph, et Pierre, G-orret Charles, frère de l'abbé et Meynet Salomon. Ils allèrent passer la nuit au chalet de Bayettes, le 15 septembre et 16, ils partirent vers le3 cinq heures du matin, gravirent des pentes fort rapides, et atteignirent la sommité de la Pointe de Guin vers midi. Ce pic aurait, selon les mesures barométriques prises en 1875 par M. Corona, l'altitude de 3992 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le temps favorable manqua à cette caravane pour aller jusqu'aux Jumeaux, un peu plus élevés et plus au nord ; le soir, ils rentrèrent à Yaltournanche a 11 heures.

En 18>5 M. Joseph Corona, avec les guides Jean-Joseph Maquignaz et Je an- Antoine Carrel, partait à une heure du matin de l'hôtel du Giomein et à 9h,15 il était sur la Becca de Guin. Suivant l'étroite arête au nord, à llh,45 il était sur le plus rapproché des Jumeaux, qu'il baptisa Pointe Sella, en l'honneur du fondateur du Club Alpin italien. Cette pointe lui paraît être, d'après ses calculs, de 4230 mètres. Il ne put passer à l'autre pic, un peu plus élevé, et qu'il appelle Pointe Giordc.no. Quatre tentatives successives pendant l'été de 1875 ne lui ont pas encore donné la satisfaction de gravir ce dernier pic. Du pied de la Pointe de Guin il descendit sr.r le glacier de Zardezan ou Cià de Cians, mieux Tza de Tzam, traversa un col qu'il nomma Col Budden et descendit à Aoste par Prarayer et Yalpelline.

Il parait y avoir encore beaucoup à étudier sur la partie occidentale de l'arête qui va du Mont-Cervin au Château des Dames. (Voir le récit de cette ascension dans le Btilletin du Club Alpin italien, N. 24, 1875).

Page 1