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VALLÉE DU GRAND ST-BERNAED

quelques jours les touristes dans le beau bassin d'Ollomont, en formant leur quartier à By.

D'Étroubles, passant par Éternoz et longeant le vallon de Barasson, audessus de Saint-Oyen, on peut faire l'ascension du pic de Barasson (2961 m.).

Dans le vallon de Menouve, on peut faire l'ascension du pic de Menouve (3055 m.) qui ferme le vallon, et qui a servi de point de triangulation pour le relevé des cartes topographiques.

D'Étroubles on peut aussi faire l'ascension du Mont-Fallère en remontant la Combe de Flassin et descendre à Aoste par Saint-Pierre ou par Sarre, ou bien se rendre à Courniayeur par les châlets de Saint-Pierre, Verginin, Tola, Sécherun, le Yertosan, Vedun, le chemin des Arches et La-Salle.

A Étroubles on peut s'arrêter aux auberges du Lion d'or, de L'Êcu de Fra nce-Na t ion al.

A vingt minutes d'Étroubles on traverse le petit village de St-Oyen, patrie du vénérable J. -Antoine Pellissier, mort ermite à Naples en odeur de sainteté, pour continuer en côtoyant la colline.

En face de Bosses que l'on voit devant soi sur un dos et qui conserve un antique château de la noble maison de Bosses, la route donne quelques longs détours pour atteindre le niveau de St-Eemy, petite bourgade, enfoncée dans une gorge et protégée par une forêt contre les avalanches. A St-Eemy se trouve le bureau de la douane italienne. L'hôtel des Alpes Termines, tenu par Marcoz, est ancien et bien renommé.

De St-Eemy la route continue pour un trajet dans le centre de la vallée pour s'élever ensuite sur la droite par une série de lacets qui conduisent à la Cantine de Fontintes, où il y a toute l'année un domestique pour recevoir les voyageurs. C'était anciennement un hospice avec recteur et accessoires. Depuis la Cantine une montée rapide conduit les piétons par un dos rocheux, où il y a des jalons et une corde pendant l'hiver, au débouché du lac, près du plan de Jupiter. Les montures donnent un grand détour sur la gauche pour revenir ensuite aboutir au même point au débouché du lac.

On côtoyé ensuite la rive droite du lac pour arriver à l'Hospice.

En hiver on passe sur le lac complètement gelé et que l'on n'aperçoit même pas.

Grand Saint-Bernard.

L'hospice du Grand Saint-Bernard, l'habitation la plus élevée de l'Europe, à l'altitude de 2472 mètres, a été fondé dans le xe siècle par Saint- Bernard de Menthon, archidiacre d'Aoste. Il est situé sur le bord d'un petit lac, au sommet d'une gorge resserrée courant du nord-est au sud-ouest.

Ce passage important était déjà fort fréquenté du temps des Eomains, comme l'attestent les ruines du temple de Jupiter et les nombreuses médailles romaines, statuettes et ex-voto que l'on découvre encore chaque jour au plan de Jupiter; il devait y avoir une mansion romaine et une maison de refuge.

L'Hospice e3t habité par une douzaine de religieux et par quelques domestiques ; l'hospitalité du Grand Saint-Bernard est connue de tout le monde, et le dévouement des religieux a souvent été payé de leur vie. Le passage du Saint-Bernard est praticable toute l'année, mais l'hiver et le primtemps il y a le danger des avalanches. Les chiens sont plus utiles dans le3 explorations pour savoir suivre le tracé du chemin que pour leur instinct si poétisé de savoir découvrir et secourir les voyageurs surpris par le mauvais temps ou ensevelis sous les avalanches.

Dans l'église il y a un tronc destiné à recevoir les offrandes volontaires des passants riches et aisés.

La circulation annuelle est à peu près de 20,000 personnes.

Le couvent a un observatoire météorologique qui fonctionne depuis de longues années , la température moyenne est de — 1,0 ; le maximum de la température a été de -\-19 en 1837 et le minimum de — 29 en 1854.

Au Grand Saint-Bernard on doit visiter l'église, renfermant quelques bons tableaux, le trésor, renfermant de précieux reliquaires, le monument Desaix, élevé par Napoléon au général Desaix: la pierre en marbre noir commémorative du passage de Napoléon en 1800, la bibliothèque assez bien fournie, le musée et le médailler, renfermant de nombreuses médailles de l'époque romaine, la Morgue où l'on dépose les cadavres des victimes que l'on découvre dans les neiges, le plan de Jupiter, où s'élevait le temple de Jupiter Pennin, in summo Pœnnino, etc.

Du Grand Saint-Bernard on se rend à Martigny en neuf heures; depuis la cantine de Proz, on peut descendre sur de petits chars-à-banc.

Au Bourg Saint-Pierre on peut toujours en trouver.

Aux environs de la gorge du Saint-Bernard on peut faire l'ascension des montagnes qui la forment : le Mont-Dronaz, dont le panorama a été minutieusement décrit par M. l'archiprêtre Chamonin de Cogne (bulletin du Club Alpin italien, n<> 19), le Mont-Mort, la Chenalette, etc.

On peut se rendre à Courmayeur par le Col-Fenêtre et le Val-Ferret, par le Col-Sérena et par une série de trois autres cols. (Voir Courmayeur).

Le Grand-Saint-Bernard, l'histoire de son fondateur, les bienfaits de cette institution religieuse et humanitaire, la vie des religieux et leurs fatigues, les dangers de leurs explorations par les temps neigeux, les péripéties de l'Établissement qui n'a pas toujours été épargné, le passage des armées et des grands hommes, les chiens, leurs instincts, leur utilité et leurs mœurs, les hivers du Grand Saint-Bernard, l'épaisseur de la glace sur le lac, les jardins des religieux, le grand tonneau aux trois grappes, le monstre abattu et enchaîné par Saint-Bernard; tout cela est raconté partout, de toutes les façons et dans toutes les langues; il est donc inutile d'en faire mention dans un tout petit guide de la vallée d'Aoste.

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