Plan de la voie des tonibeaui
qui communiquait par deux ouvertures à arc avec les passages latéraux restait à découvert.
À droite de la porte on monte aux remparts. Les murailles sont bien conservées de tous côtés, sauf du côté occidental, où dans les derniers temps de Pompéi on en avait démoli une partie pour bâtir des maisons sur leur emplacement. Les murailles ont l'épaisseur d'environ
H mètres, et sont formées d'une paroi extériem'e et d'une paroi intérieure qui renferment .le terre-plein {agger) dans le milieu. Les deux parois avaient été construites d'abord en blocs de tuf et de pierre calcaire. On remarque cependant dans la paroi extérieure des parties plus modernes où l'on avait remplacé par de petites pierres de lave ces anciens blocs de tuf. Et puisque la construction des tours est analogue à celle des parties rebâties des murailles, on ne saurait reconnaître dans les parties reconstruites la réparation des brèches du siège de Sylla. Les inscriptions nous prouvent à l'évidence que les tours existaient déjà dans l'époque antérieure à la colonisation romaine.
Il faut croire plutôt que les habitants de Pompéi, aux premiers indices de la guerre sociale, aient pensé de réparer les remparts de la ville, qu'ils avaient démolis en plusieurs endroits de la partie extérieure, pendant la longue paix qui s'ensuivit à la seconde guerre punique. En réparant ces remparts, ils les flanquèrent de tours. On devait en compter quatorze dans le périmètre qui s'étend de la porte d'Herculanum à la porte de la marine; mais aujourd'hui il n'en reste que dix. Au N. et a l'E. elles sont plus rapprochées l'une de l'autre, parce que de ces côtés la ville n'est pas assez protégée par la nature des lieux. Il est donc bien probable que ce fût de ce côté-ci que Sj^lla ait attaqué Pompéi,
Dans la troisième tour à partir de la porte d'Herculanum les mots L{ucius) Sul{l)a qu'on voit gravés sur la meurtrière à droite de l'escalier, désignent le nom du général ennemi. Le souvenir du capitaine romain se présente ici soudain à l'esprit du visiteur, et lui laisse entrevoir presque à son insu les épisodes du siège de l'année 89 avant J.-C.
Un terre-plein en escarpe soutient les remparts du côté de la place. Aux tours, qui restaient en partie engagées dans le terre-plein, on accédait par une rampe assez douce. Le terre-plein en escarpe était remplacé par des marches de pierre en proximité des portes de la ville.
En sortant de la porte d'Herculanum on se trouve dans la voie des tombeaux (fig. 16). Les routes extérieures des anciennes villes, au delà des murs d'enceinte, étaient bordées presque toutes de sièges maçonnés, de villas et de tombeaux. La présence des tombeaux parmi les vivants
nous explique avec clarté la conception euphémique de la mort dans l'antiquité. On pensait sans doute que les trépassés continuaient à jouir de l'existence même après leur mort. Cette voie donc était bordée de tombeaux, de villas et de sièges à l'usage du public.
En commençant par la gauche, tout près de la porte, on aperçoit le tombeau de l'augustal M. Cerrinius Restitutus, immédiatement suivi