‹ Guide de PompéiChapitre 6 sur 17 · Plan des Thermes de Stables · texte numérisé non relu

Plan des Thermes de Stables

été revêtues de stuc dans les derniers temps de Pompéi. L'hermès qu'on voit dans l'aile postérieure et qui est semblable à celui qui

se trouve dans le temple d'Apollon, représente Mercure, la divinité de la palestre. Les murs de cette palestre dans le côté gauche et dans une partie du côté postérieur sont revêtus par de remarquables reliefs en stuc à couleurs, d'une architecture fantastique, dont les mieux conservés sont la figure de Jupiter et le groupe de Dédale et Icare. À gauche de la cour qui était destinée aux exercices des athlètes s'étend l'allée c destinée à ceux qui jouaient aux balles de pierre. Sur le même côté on voit le bassin {d) pour s'exercer à la nage {natatio) avec ses accessoires {e un vestiaire; / cabinet pour les ablutions ; g d'une destination peu sûre). Une issue secondaire {i) conduit à la ruelle occidentale.

Sur le côté postérieur, qui est au N., on trouve la pièce {h) pour les jeux de paume, une autre pièce {k), dont nous ne connaissons pas la destination, les lieux d'aisance {m) et les bains réservés avec leur issue dans la ruelle occidentale.

Les bains pour les hommes étaient situés à droite, c'est-à-dire sur le côté oriental de la palestre.

Le local pour se déshabiller {apodyterium) était formé de deux pièces {n, o), dont les voûtes sont ornées par de magnifiques reliefs en stuc. Ceux de la pièce n sont colorés, tandis que les reliefs de la pièce 0 sont blancs. On y voit des casiers où les baigneurs déposaient leurs habits.

La pièce n communiquait avec les bains froids p {frigidarium), éclairés par un œil-de-boeuf. De la pièce o on passait aux bains tièdes q {iepidarium) qui avaient un bassin pour les baigneurs; ce qui était contraire à toute règle, parce que le tépidaire n'avait que le but de faire éviter un changement brusque de température à ceux qui passaient de l'apodytère aux bains chauds et vice-versâ. Derrière le tépidaire se trouve le bain chaud r {caldarlum) avec d'un côté la cuve pour se baigner (alveus), et de l'autre un lavoir (labrum), où jaillissait l'eau tiède. Le pavé du tépidaire aussi bien que celui du caldarmm étaient doubles de même que les murs, pour faire circuler l'air chaud.

Les bains pour les femmes, qui étaient adossés à ceux des hommes, se trouvaient sur le côté oriental de la palestre. On entrait par un

couloir (s) dans le vestiaire {t, apodyterium) qui avait deux issues, l'une dans la rue Stabienne, et l'autre dans la ruelle occidentale. Les murs sont pourvus de casiers pour le linge des baigneuses et dans l'angle à gauche il y a le bassin pour le bain froid. A droite on entre dans le tépidaire u, d'où l'on passe au caldarium v, dont le pavé et les parois sont doubles. Le bassin du caldarium présente à droite une ouverture en arc, dans laquelle on plaçait un demi-cylindre de cuivre, dont le fond était en contact avec le feu ; l'eau du bassin qui entrait sans cesse dans le vide du demi-cylindre gardait une température toujours constante à cause de la chalem* égale qu'elle en recevait.

Le fom-neau {praefurnium) est situé entre le calidaire (étuve) des hommes et celui des femmes; on y voit encore la place pour les trois grandes chaudières cylindriques, qui contenaient l'eau chaude, tiède ou froide.

En enfilant la ruelle à l'ouest des thermes, on trouve à droite la maison de Siricus n. 47 (fig. 5, B) avec un salut au gain {salve lucru) devant l'entrée de l'atrium, et avec un triclinium {a) richement orné: qu'on y remarque les figures de Neptune et d'Apollon, qui assistent à la construction des remparts de Troie, et celles d'Hercule près d'Omphale, et de Thétis près de Vulcain. Sur le mur vis-à-vis de cette maison on avait fait peindre deux grands serpents, dans le but de la protéger de toute souillure, avec l'inscription qui s'est presque entièrement effacée : otiosis locus hic non est, discede morator (cette place n'est pas pour les flânem*s, toi qui t'arrêtes passe outre).

En avançant, on trouve sur le côté gauche le lupanar, avec un étage supérieur qui avait une entrée dégagée, et dont le décor plus recherché montre qu'il était destiné aux visiteurs plus distingués. On voit vis-à-vis l'auberge de Sittius à l'enseigne de l'éléphant, qui ne se conserve plus (fig. 5, D).

En tournant l'angle à droite, on rencontre la boutique d'un cordonnier {sutor, fig. 5, E) qui probablement exerçait aussi le métier de concierge (ostiarius) de la maison (fig. 5, F), dont l'atrium communiquait avec la boutique. Marcus Nonius Campanus, soldat de la huitième cohorte prétorienne, écrivit son propre nom sur l'une des parois

de cette boutique. Il nous apprit par là qu'il appartenait à la centurie de Marcus Csesius Blandus, dont on rencontre le nom deux fois dans le péristyle de la maison. On a supposé que se trouvant tous les deux

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