‹ Guide de PompéiChapitre 7 sur 17 · Plan des Thermes centranx · texte numérisé non relu

Plan des Thermes centranx

à la suite de quelqu'un des empereurs de passage à Pompéi, ils avaient fini par y fixer leur demeure.

En retournant sur la rue stabienne, et en se dirigeant à gauche, du côté du N. on voit sur la droite un moulin avec son four {pistrinum,

fig. 6, A). Les meules étaient formées de deux pierres de lave, dont l'une avait la forme conique (meta) et l'autre celle de deux cônes creux opposés au sommet {cntillus). Dans le bout de la meta était fiché un axe de bois, qui portait à son extrémité une pointe de fer, autour de laquelle le catillus pouvait tourner. Une verge de fer, percée en correspondance de cette pointe, sur la quelle elle était fixée, se repliait sur la bouche du catillus (comme il résulte des enchâssures sur les bords) et descendait des deux côtes en traversant les timons, qui étaient fichés dans la partie la plus étroite du catillus. Cette verge de fer était enfin repliée au-dessous du bord inférieur du catillus, qui restait ainsi suspendu. On se servait des ânes pour faire tourner les meules; le circuit y était pavé dans ce but. Mais, malheureusement, ce n'étaient pas toujours les ânes qui faisaient tourner la meule; bien souvent les esclaves s'acquittaient de ce pénible ti-avail. Le souvenir de Plante, qui se vit contraint dans sa jeunesse orageuse de tourner une meule pour gagner sa vie, se présente soudain à l'esprit. Le blé était versé dans la partie supérieure du catillus, et après avoir été réduit en farine sortait par la partie inférieure pour tomber sur la lame de plomb dont on revêtait la surface saillante de la base en maçonnerie qui soutenait la meta.

On rencontre à Porapéi bien des moulins. Le nombre considérable qu'on en voit, nous est expliqué en partie par l'insuffisance de leur fonctionnement, qui n'était pas au niveau des besoins de la population, et encore mieux par l'importance commerciale de cette petite ville. Le métier de boulanger (pistor) devait y être bien avantageux, et nous savons, en effet, que le boulanger Paquius Proculus, par suite de la fortune qu'il venait d'amasser, put atteindre à la place de duumvir de la colonie. Il ne faut pas oublier cependant, qu'il tomba dans le ridicule de renier son humble origine; ce qui nous est prouvé par le portrait qu'il se fit faire avec sa propre femme, revêtu de la toge, un rouleau de papier à la main, c'est à dire avec les marques distinctives de sa place.

Sur le même côté droit de la rue Stabienne, on voit la maison de Marcus Lucretius, décurion et flamine de Mars (fig. 6, B). On trouve

à gauche de l'entrée l'édicule des dieux lares, vis-à-vis de laquelle il y a le tablinum (pièce qui servait, dans l'origine, de salle à manger, dans les temps postérieurs de cabinet de travail). Les alae latérales, qui n'étaient qu'un développement de l'atrium, manquaient de portes de fermeture; elles ne formaient qu'un même ensemble avec l'atrium. Un joli petit jardin (viridarium) avec une fontaine et des figures en marbre est adossé au tablinum (fig. 7).

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