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FECIT

Si on continuait les fouilles au pied de cet escalier, peut-être arriverait-on au tombeau de S. Eutychius. Nous savons par une inscription de S. Damase que ce tombeau était dans un lieu très profond. S. Eutychius martyr est fêté le 4 février; son corps a été transporté à St-Laurent in Damaso. Il y avait sans doute un oratoire extérieur au-dessus du souterrain; et c’est là que devait être placée l’inscription damasienne, maintenant conservée dans la basilique, à gauche de la porte d’entrée. Elle nous fait le récit des cruelles souffrances endurées par ce martyr, peut-être sous

182 éléments d’archéologie chrétienne.

Dioclétien, et rappelle que le corps fut retrouvé par S. Damase:

EVTYCHIVS MARTYR CRVDELIA IVSSA TYRANNI CARNIFICVMQVE VIAS PARITER TVNC MILLE NOCENDI VINCERE QVOD POTVIT MONSTRAVIT GLORIA CHRISTI CARCERIS ILLVV1EM SEQVITVR NOVA POENA PER ARTVS TESTARVM FRAGMENTA PARANT NE SOMNVS ADIRET BIS SENI TKANSIERE DIES ALIMENTA NEGANTVR MITTITVR IN BARATHRVM SANCTVS LAVAT OMNIA SANGVIS VVLNERA QVAE INTVLERAT MORTIS METVENDA POTESTAS NOCTE SOPORIFERA TVRBANT INSOMNIA MENTEM OSTENDIT LATEBRA INSONTIS QVAE MEMBRA TENERET QVAERITVR INVENTVS COLITVR FOVET OMNIA PRAESTAT EXPRESSIF DAMASVS MERITVM VENERARE SEPVLCRVM

Au delà de l’escalier, on peut remarquer deux petites inscriptions appartenant à des tombes de femmes, Flora et Rufina (Flora IN PACE QVESQVET), et une autre plus ancienne, probablement du IIIe siècle, commémorative d’une « honesta femina » :

POSTVM1AE • VICTORIAE ■ H • F •

QVAE • VIXIT • ANN • XXVI • D • XXXVII POSTVMII • EVAGORAS • ET • PRIMA FILIAE • DVLCI

On tourne ensuite à gauche, et on visite un groupe de trois chambres ouvrant sur une sorte de vestibule carré éclairé par un lucernaire [9]. La plus noble renfermait peutêtre le tombeau d’un martyr, comme peuvent le faire supposer ses décorations et les croix tracées grossièrement sur les parois voisines. Si on regagne la galerie que l’on vient de quitter, on voit bientôt [10] une inscription gothique placée là (1409) par Guillaume, évêque de Bourges :

f HIC QVONDAM RECONDITVM FVIT CORPVS BEATAE CAECILIAE VIRGINIS ET MARTYRIS • HOC OPVS FECIT FIERI REVEREN DISSIM VS PATER DOMINVS GVLIELMVS AR- CHIEPISCOPVS BITVRICENSIS ANNO DOMINI MCCCC NONO.

Historiquement fausse, elle n’a de valeur que pour l’histoire des opinions du moyen âge sur les catacombes.

Au fond de cette galerie, à droite, on entre dans une chapelle [1 1], qui contient une petite inscription, peut-être du Ve siècle, surmontée d’une croix moderne :

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