Historia miscella, 1. XIV (P. L., t. XCV, col
3. Rom. sott., 1. II, c. 7. Cf. de Rossi, Bitllel., 1863, p. 53-56.
LE CIMETIÈRE DU VATICAN
Grand (x) ; au VIIe, celui de Cedwall, roi des Saxons, mort à Rome où il était venu recevoir le baptême, comme nous l’apprend le vén. Bède (1 2).
Dans la seconde partie du VIIIe siècle, Paul Ier fit du monument d’Honorius une chapelle en l’honneur de sainte Pétronille, dont le corps venait d’être transporté de la voie Ardéatine au Vatican. L’inscription primitive
AVRELIAE • PETRONILLAE • FIL • DVLCISSIMAE
est aujourd’hui perdue ; M. de Rossi en a retrouvé le texte dans un manuscrit de Pierre Sabin (XVe siècle) de la bibliothèque de St-Marc à Venise (3).
Au IXe siècle, la basilique fut profanée par les Sarrasins, sous le pontificat de Serge II (846), ainsi que l’atteste le Liber pontificalis. On peut supposer que le sarcophage de S. Pierre était resté visible jusqu’alors et qu’on le cacha en cette circonstance ; nous n’avons en effet sur ce précieux monument aucune indication postérieure au IXe siècle.
La basilique actuelle fut commencée vers la fin du XVe siècle et achevée au XVIIe. De la basilique Constantinienne nous avons plusieurs descriptions et représentations graphiques faites par des écrivains des XVe et XVIe siècles. On a même découvert dans un manuscrit de Eton-College près Windsor un dessin qui remonte au XIe siècle ou au plus tard au début du XIIe (4 5). Le P. Grisar l’a étudié dans la Civiltà cattolica (5). Ce dessin, entre autres particularités, nous montre sur la mosaïque de la façade l’Agneau de Dieu entre les animaux symboliques des quatre Evangélistes. Sur les angles inférieurs du tympan on voit deux paons en bronze, différents de ceux qui se trouvaient de chaque côté de la célèbre' « pigna », dans l’atrium, près de la fontaine de la purification. Parmi les représentations postérieures, il faut citer la peinture des grottes Vaticanes qui nous donne l’ex-