DORMIT • IN • E
A la voûte de cette même chapelle, on aperçoit la résurrection de Lazare et une autre scène très effacée qui a pu représenter l'Annonciation. Deux inscriptions tout à fait modernes rappellent des visites faites en ce lieu par les élèves de M. de Rossi en 1871 et 1892.
En sortant de cette chapelle on aperçoit à peu de distance une porte décorée de colonnes en briques. La galerie qui part de là va du côté des Acilii. Il y a à observer, au-delà de la porte, près d’un petit escalier, la belle inscription rouge :
TGPTI AA6A<hG GWYXI 0ÏA1C A0ANATOC
Tertius mon frère, aie courage, personne n’est immortel ».
1. Dans une de ces chapelles il y a aussi le souvenir d’une des premières explorations faites par M. de Rossi dans ce cimetière (1851).
Une galerie à gauche du lucernaire mène à une chapelle à abside qui paraît avoir une certaine importance. La petite chambre qui lui fait face en effet a deux portes autrefois décorées de marbre, au coin gauche des traces d’une petite colonne pour les huiles, et deux « graffiti »
VRBICO
VERECVNDIANO
sont tracés dans des « loculi » à droite.
Une autre galerie se dirige du lucernaire vers la très importante région des Acilii. On rencontre sur le parcours, au fond d’une courte impasse, l’inscription
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et de l’autre côté :
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SECVNDIONI
puis :
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et à l’angle d’une autre galerie
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Au-dessous de cette inscription il y a, caché par un mur postérieur, un petit sarcophage, sur lequel est gravé le symbole des pains eucharistiques. Encore quelques pas à gauche, et on se trouve dans la chapelle des Acilii Glabriones [C], un ancien réservoir d’eau, dont le puits est encore visible près de l’entrée.
Cette crypte était primitivement séparée du cimetière de Priscille et avait un escalier distinct. C’était un hypogée de famille noble ; les traces de peintures des galeries adjacentes et les débris de marbre qu’il renferme prouvent qu’il était richement décoré. Il a servi jusqu’au IVe siècle, peut-être jusqu’au Ve. Les noms des propriétaires nous sont fournis, en même temps que le témoignage de leur christianisme, par plusieurs inscriptions et fragments de sarcophages. La famille des Acilii était célèbre dès les temps de la République ; elle appartenait à l’aristocratie.
Au fond de la chapelle, à gauche, est fixée l’inscription
Le formule ZHCHC 6N 8GU), <£ tu vivras en Dieu », prouve avec évidence le christianisme de la famille des Acilii. Les fragments suivants sont à droite sur un petit mur :
Peut-être cet Acilius Glabrio fut-il un fils du célèbre consul.
Cette dernière inscription doit rappeler les fils du consul de l’an 153, dont la femme s’appelait Arria Flavia Veria Priscilla. Le nom de Priscilla, la fondatrice du cimetière, se trouvait donc, au moins au IIe siècle, dans la « gens Acilia».
Nous devons reconnaître dans cette crypte la chambre sépulcrale de Manius Acilius Glabrio, le consul de l’an 91 martyrisé sous Domitien, dont nous parlent Suétone et Dion Cassius. Les autres membres de sa famille furent déposés ici et dans l’hypogée environnant (*).
La galerie qui part de cette chapelle, à gauche, renferme