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CRYPTE HISTORIQUE ET GALERIES DU CIMETIERE DE ST- VALENTIN

prêtre de Rome ; on aurait d’abord célébré sa fête à Rome et à Terni, plus tard on aurait cru qu’il s’agissait de deux personnages distincts. Une telle identification ne semble guère vraisemblable : S. Valentin de Rome était prêtre, S. Valentin de Terni était évêque ; le corps du second a toujours reposé à Terni, celui du premier n’a jamais quitté Rome. On expliquerait peut-être mieux la coïncidence, en disant que, la date du martyre de S. Valentin de Terni ayant été oubliée, on unit son souvenir à celui de l’autre S. Valentin. Il est possible aussi qu’il y ait eu d’autres rapports entre les deux saints, car il est certain qu’on leur a rendu un culte parallèle, et on a trouvé sur la voie Flaminienne des inscriptions sépulcrales d’ « Interamnates » ou citoyens de Terni. Cf. Marucchi, Op. cit., p. 35-40.

un arcosole, peut-être même dans un simple « loculus ». L’excavation fut ensuite prolongée de manière à former en arrière comme une seconde chapelle. Puis, pour satisfaire la dévotion des fidèles et leur permettre d’avoir là leur tombeau, on creusa les galeries latérales. Mais le tuf étant très dur, on ne put aller bien avant ; on se contenta de former, probablement au IVe siècle, deux petits étages supérieurs, qui ne sont pas en communication avec le cimetière primitif. Nous parlerons un peu plus loin de la basilique qui fut, au IVe siècle, élevée devant cette crypte et des restaurations dont elle fut l’objet même après l’époque de l’abandon des autres catacombes.

Le cimetière de St-Valentin appartint, pendant le moyen âge, aux religieux Augustins. L’un d’eux, le célèbre Panvinio, nous en a laissé une description. Bosio le visita aussi et le trouva en très mauvais état. ; il en releva cependant les peintures (*). Après lui, on fit de la chapelle historique une cave ; on ne craignit même pas de détruire une partie des fresques, afin d’élargir les galeries et de faire passer plus facilement les tonneaux. Cependant on conservait toujours le souvenir de S. Valentin, mais on croyait son tombeau dans les galeries supérieures.

Les recherches qu’en 1876 je fis à cet endroit, dans la vigna Tanlongo, amenèrent la découverte de la chapelle historique ; les pilastres modernes qui en recouvraient les parois furent alors démolis et par-dessous on retrouva les traces des anciennes peintures, malheureusement bien dégradées.

Ces peintures sont byzantines et remontent au VIIe siècle, probablement à l’époque du pape Honorius Ier (625-638). Sur la paroi [c] étaient représentés trois saints, sans doute S. Valentin et d’autres martyrs de la catacombe, dont on ne voit plus que les pieds. Des prêtres pèlerins ont tracé là leurs noms : PETRVS PBR MARCVS PBR. En face de l’entrée, on distingue, au fond d’une petite niche, à gauche [b], la très sainte Vierge tenant l’Enfant Jésus sur sa poitrine : elle porte le

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