Rom. soit., 1. III, c
nimbe
lettres
rond, l’Enfant le nimbe crucifère ; à côté, les de l’inscription SCA DEI GENETRIX. Il y avait
dernières
aussi une
visitation de la très sainte Vierge à Ste Élisabeth, un enfant dans un berceau, enfin deux personnes baignant dans une vasque un enfant nimbé, et à côté le mot SALOME. Severano et d’autres ont cru que cette dernière scène avait trait à une martyre du nom de Salome : le P. Martin la rapporte plus justement au Protévangile apocryphe de S. Jacques le Mineur, suivant lequel une sage-femme de ce nom aurait donné les premiers soins à l’Enfant Jésus naissant.
Sur la même paroi, à droite [a], était peint un crucifix, dont la moitié gauche a disparu. Le Christ était représenté vêtu
d’une longue tunique, qui ne laissait voir que la tête, les pieds et les mains. Les pieds reposaient l’un auprès de l’autre sur un support en bois, retenus par deux clous, comme dans toutes les peintures du Crucifix antérieures au XIIe siècle. Au pied de la croix se tenaient debout, à gauche Marie, à droite S. Jean. C’est une des plus anciennes images du Crucifix, la seule qui ait été trouvée dans les catacombes.
Au-delà de la chapelle historique s’ouvre l’autre crypte qui servit aux fidèles pour les réunions liturgiques. Les galeries cimitériales s’étendent à gauche ; elles sont en très mauvais
392 ÉLÉMENTS d’ ARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
état ; des « loculi » il ne reste plus que les traces. Les inscriptions fixées aux parois ont appartenu soit au cimetière souterrain soit au cimetière en plein air qui exista à côté. Nous allons donner les principales, en suivant l’ordre chronologique.
Cette collection est, pour les inscriptions consulaires, la plus importante après celle du Latran ; elle fournit un très grand nombre de dates, de l’an 318 à l’an 523, c’est-à-dire presque jusqu’à l’abolition de la dignité consulaire. Il suffira de rapporter le texte des inscriptions ; elles n’ont généralement pas besoin de commentaire.
D’abord, dans la chapelle peinte, deux fragments damasiens, dont l’un ne présente plus que les lettres DO, qui font penser à une formule fréquente dans les inscriptions damasiennes : « Supplex tibi vota rependo », et dont l’autre doit
provenir d’une dédicace placée sur la chapelle ou l’autel du martyr, comme à St-Janvier et ailleurs : « Beatissimo martyri Valentino presbytero Damasus episcopus fecit. »
Ensuite une série d’inscriptions consulaires, dont un certain nombre portent une date certaine.
Candida qu vultu flori adsocians mis jam expers si secundae po marit Licini
OD MORIBVS QV\od DVS HORTVS ET PATjrem
ERIS CONCESSIT AB OR|is
l’ FATIS NEC FERROCIA ^
SSIT GENESI NEC CORPV VS FECIT QVAE FVIT ME O • V • ET • CRISPO CAES CONS
vexet 3 abesse cum
(An. 318.)
Crispus est le malheureux fils de Constantin, mis à mort par ordre de son père.
BALENTIN liano BALENTE Xf Kalen DAS IVLpLS
(An. 365.)
DVLCISSIMO • FILIO • ASELLO • QVI • VIXIT ANNOS • DECEM • ET • IIOCTO • DEPOSITVS VII • IDVS • NOVENBRIS • CONS • GRATIANO ET • DAGALAIFO • CONS • PARENTES • FECERVNT BENE • MERENTI • IN PACE
(An. 366.)
BENEMERENTI VITALINE FAVSTINJUS pater
FECIT QUE VICXIT ANNOS TRE(s~et menses.
QVE DEPOSITA EST III IDVS OCTOB ET IOVINO CONSS
ris Lupicino
(An. 367.)
Le second consulat de Valentinien et Valens (368) est rappelé dans une belle inscription métrique gravée
sur le sarcophage d’une jeune femme, Acilia Baebiana :
IVSTITIAE FACIES PVDOR INTEGER OMNIS HONESTAS + CASTA MARITALI SEMPER DEVINCTA PVDORE +
MORTIS ONOS TVA PERPETVIS DATVR AVLA SEPVLCRIS + (*) ANTE MEOS TALAMOS ME DIGNVM SOLA PETISTI + CONTEMPTISQVE ALIIS ME DICTO IVRE SECVTA *ES +
CVM TE PVRA DOMVS QVAERIT SCIT PVBLICA FAMA +