Peristeph., Hymn. u (P. L.} t. LX, col
INTRODUCTION
Vix fama nota est, abditis Quam plena sanctis Roma sit,
Quam dives urbanum solum Sacris sepulcris floreat.
Nous reconnaissons ces tombes, qui n’ont jamais reçu de culte spécial, d’abord au titre auguste de «Martyr» qui, par malheur, s’y trouve assez rarement, et en l’absence de cette preuve décisive, à d’autres indices presque équivalents. Mais ces indices ne doivent être admis qu’après un examen sérieux, et nous en devons rejeter rigoureusement plusieurs qui furent autrefois jugés suffisants. Par exemple, la palme, sculptée sur le marbre ou gravée dans la chaux, ne saurait être une preuve de martyre, car cet emblème de la victoire se voit également sur beaucoup d’inscriptions païennes et de monuments chrétiens d’une époque très postérieure à celle des persécutions ; la palme est un des nombreux signes idéographiques ou symboliques qu’employaient les fidèles : elle exprime simplement les victoires spirituelles remportées pendant la vie et la récompense éternelle qu’elles ont méritée. Il faut exclure pour la même raison les couronnes également sculptées ou gravées, et plus absolument encore le monogramme formé des deux lettres grecques initiales du nom
encore à interpréter « Pax Christi » ou « Passus pro Christo ». Il est douteux que ce monogramme, comme symbole isolé, ait été en usage avant Constantin ; en tout cas jusqu’à lui il resta fort rare, tandis qu’il devint au contraire très commun après le triomphe du Labarum sur lequel il était placé, et sa présence sur un monument lui assigne régulièrement comme date l’ère de la paix.
Un indice plus sérieux est celui du vase teint de sang qui se trouve dans certains tombeaux. Ce vase doit être considéré comme une preuve certaine du martyre, car nous savons sans aucun doute que les premiers chrétiens conservaient le sang versé par les héros de la foi comme attestation de leur mort glorieuse. Le fait est confirmé par des traditions unanimes ;
de Jésus-Christ (XPISTOS), que certains s’obstinent