‹ Guide des catacombes romainesChapitre 65 sur 283 · Rom. soit., 1. III, c · texte numérisé non relu

Rom. soit., 1. III, c

3. Eusèbe, Hist. eccles. , vin, n (P. G., t. XX, col. 768), parle d’un autre Adauctus qui n’a de commun avec celui-ci que le nom.

4. « Romae via Ostiensi passio beati Felicis presbyteri sub Diocletiano et Maxi-

miano Hujus nomen ignorantes ebristiani Adauctum appellaverunt eo quod

S. Felicis auctus sit ad coronam. »

CIMETIÈRE DE COMMODILLE.

inscription, dont le texte a été conservé par le manuscrit Palatin et dont Bosio a retrouvé un fragment déposé actuellement au Latran (*) :

O semel atque iterum vero de nomine felix

Qui intemerata fide contempto principe mundi

Confessus Christum coelestlA REgna petisti

O vere pretiosa fides coGNOScite fratres

Qui ad coelum victor pari tER PROPE Ravit adauctus

Presbyter his verus DaMASO RECtore jubente

Composuit tumulum sanctorum limina adorans,

Nous savons, par cette inscription, que S. Damase chargea un prêtre, nommé Verus, d’orner le tombeau des deux martyrs. Elle fut vue par les pèlerins du VIIIe siècle, car nous en lisons une phrase dans un des Itinéraires : « Ecclesia S. Felicis ubi ipse dormit, cum quo, quando ad coelum migravit, pariter properabat Adauctus (1 2). »

Il y eut dans le même cimetière un autre groupe de martyrs. Deux vierges, Digna et Emerita, y furent enterrées sous Valérien. Leurs Actes, que nous possédons (3), sont certainement d’une époque postérieure, puisqu’ils appellent le cimetière du nom des Sts-Félix et Adauctus, martyrs de la persécution de Dioclétien. On a mis en doute l’existence de ces deux vierges ; on a supposé qu’il y avait là seulement le tombeau de Ste Emerita, qu’une mauvaise lecture de l’éloge de cette jeune fille, « virgini dignae », avait fait croire à l’existence d’un autre personnage nommé Digna, et qu’ainsi se trouve expliqué Je silence des Itinéraires (4). Mais le Martyrologe romain fait mention (22 sept.) des saintes Digna et Emerita, <? sub Valeriano et Gallieno » ; et les Actes distinguent aussi deux martyres. En 1720, Boldetti pénétra dans une grande galerie de ce cimetière, près de laquelle s’ouvrait à droite une petite basilique. C’était sans doute la crypte historique formant une basilique souterraine au-dessous de la

1. Cf. de Rossi, Bullett . , 1877, p. 19 ; — Ihm, Damasi epigrammata, p. 10.

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