‹ Guide des catacombes romainesChapitre 7 sur 283 · Serin. XVII [P. L., t. XX, col · texte numérisé non relu

Serin. XVII [P. L., t. XX, col

2. Peristeph , Hymn. XI (P. L t. LX, col. 545), et Hymn. v {Ibid., col. 398).

INTRODUCTION

IO

qui étaient employés dans la cérémonie de la sépulture (x) ; peut-être enfin étaient-ils placés près des tombeaux, soit pour distinguer des autres ceux qui n’avaient pas d’inscriptions,soit pour témoigner de la piété des survivants et honorer une mémoire chérie. Cette dernière explication est très plausible, car le vase, dans le symbolisme chrétien, est l’emblème des bonnes œuvres, et comme tel, il fut souvent représenté sur les monuments.

Il est hors de doute cependant qu’entre tous ceux-ci se trouvaient réellement des vases de sang qui étaient conservés comme <{ testes passionis ». Mais ces derniers ne peuvent être reconnus que par l’analyse chimique; c’est le seul moyen sûr de prouver la présence des substances sanguines dans la croûte dont ces fragiles débris sont ordinairement recouverts. Aussi la Congrégation des Rites a-t-elle depuis longtemps décrété, avec une grande sagesse, que le vase seul ne doit pas être admis comme preuve suffisante du martyre, à moins qu’on ne puisse démontrer d’une manière irréfutable qu’il a contenu du sang.

Ce témoignage n’est pas très fréquent; diverses causes même pouvaient le rendre impossible, par exemple un genre de supplice qui n’entraînait pas l’effusion du sang, l’impossibilité dans laquelle les fidèles se seraient trouvés de le recueillir, etc. A son défaut, d’autres indices peuvent nous faire reconnaître un de ces glorieux tombeaux au milieu de ceux qui remplissent les nécropoles, même quand il s’agit d’un martyr absolument inconnu duquel aucun souvenir n’a été trouvé. Nous avons surtout le fondement d’une très forte présomption dans les traces encore visibles du culte dont certaines mémoires ont été autrefois l’objet.

Le culte des martyrs, nous l’avons dit, fut universel dès les premiers siècles, mais aucune Eglise ne fut plus démons-

i. Nos tecta fovebimus ossa

Violis et fronde frequenti :

Titulumque et frigida saxa Liquido spargemus odore.

Prudence, Cathemer . , X (P. L. , t. LIX, col. 888).

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