C • IV LIA $ AGRIPPINA
SIMPLICI • DVLCIS • IN • AETERNVM
C’est un salut affectueux et un souhait : « O doux Simplicius, puisses-tu vivre éternellement ! » Ce groupe de tombeaux encore intacts n’est peut-être pas postérieur au I Ie siècle. D’autres inscriptions, dans les galeries de cette région, sont également très anciennes. Il y a, entre autres, le nom monogrammatique d’une jeune fille de la famille des Flaviens, qui s’appelait Flavilla :
II. Vestibule des Flaviens. — A peu de distance de la basilique se trouve l’entrée du cimetière sur la voie publique [19]. Deux chemins y conduisent ; l’un part du fond de la basilique, derrière l’abside (galeries 12, 13, 14, 16) ; l’autre, de l’entrée, au pied de l’escalier. Ce vestibule a été découvert en 1865 et décrit par M. de Rossi dans le Bullettino de la même année (r).
La maçonnerie de l’entrée indique une haute antiquité ; c’est une construction en briques semblable à celles des tom-
RÉGION PRIMITIVE
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beaux de la voie Latine et de la grande galerie de Prétextât. On distingue encore la place de l’inscription primitive. De chaque côté de cette entrée, qu’éclaire un lucernaire, sont deux autres constructions un peu postérieures, mais aussi très anciennes : à droite, une chambre voûtée [17], où l’on remarque un banc qui en faisait le tour, et deux « cubicula» ; à gauche, une autre chambre avec un puits [19]. C’était la « custodia monumenti », telle qu’on la retrouve près de beaucoup de monuments païens : elle était destinée aux réunions et aux repas funéraires. Les peintures des deux chapelles à droite sont de style païen, elles représentent des génies et des fleurs.
La galerie un peu en pente qui part de cette entrée donne accès à un hypogée de forme spéciale. Elle n’eut pas de « loculi » primitivement, mais seulement quatre grandes niches, deux à droite et deux à gauche, dans lesquelles on a retrouvé des débris de sarcophages en marbre et en terre cuite. Les <£ loculi » furent creusés plus tard, car ils ont détruit les peintures. Cet hypogée très ancien était chrétien, comme le prouve une inscription encore à sa place sur un « loculus », au fond d’une galerie latérale, à droite de la galerie principale :
Epie
TETO FILIO \ ENEMERENTIj
N PACEjqui vixit