AN I
Ce serait le plus important des catacombes, si on l’avait retrouvé intact. Malheureusement il a été ouvert de 1714 à la fin du XVIIIe siècle ; de nombreux noms (*), dont plusieurs bien connus (Boldetti, Marangoni, S. Léonard de Port-Maurice, S. Jean-Baptiste de Rossi) attestent qu’il a été visité
:. Paroi gauche de la seconde galerie à gauche, quand on part de l’entrée.
souvent par des dévots et des curieux. Il a été alors très dégradé ; on a même enlevé des peintures.
Plusieurs inscriptions ont été recueillies dans ce vestibule :
TH PATRYTA
A R R I O M I T R H E T I ALYMNO
KOCMIA • CVj^'-V ACTNKi^w
TH-errATPi
GOPTH
PPANIC KAI MIKKA
(Sur un sarcophage.)
POLYCRONIVS FLORIDA • PAR • AEINIDIO FIL DVLCISSIMO
relia acae con
Parmi les objets retrouvés dans les fouilles, on a plusieurs estampilles de briqués qui sont antérieures à la seconde moitié du IIe siècle (123 à 137).
M. de Rossi a reconnu dans ce vestibule celui de Fl. Clemens, cousin de Domitien. C’est de là probablement que vient un fragment d’inscription qui nomme Flavia Domitilla et qui a été découvert dans l’église de St-Clément, où fut transporté le corps de Fl. Clemens. Ce personnage n’est pas mentionné par les Itinéraires ; mais sans aucun doute il a été primitivement déposé dans le cimetière de Domitille.
Les peintures qui ont échappé aux ravages du XVIIIe siècle sont très remarquables. Celles de la voûte de la galerie sont d’une élégance qui rappelle le Ier siècle et les maisons de Pompéi. On y voit représenté le symbole chrétien très ancien de la vigne ; tous les rameaux partent d’un même centre: n’est-ce pas le « Ego sum vitis vos palmites (* 2)» ? Les niches latérales sont décorées de paysages en perspective,
t. Remarquer dans cette inscription le « gentilitium » de Ste Pétronille.