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ID VI

Il suffit d’avoir une idée de l’épigraphie chrétienne pour reconnaître le caractère apocryphe de ces deux inscriptions.

C’est peut-être dans cette région que Boldetti découvrit le célèbre médaillon en bronze conservé au musée du Vatican, un des plus anciens monuments qui offrent l’image de S. Pierre et S. Paul, puisqu’il est peut-être du IIe siècle (T).

i. Cf. Notions générales, p. 322.

RÉGION DU IVe SIÈCLE.

Avant de quitter cette région, on peut visiter, dans une galerie du second étage, à droite du grand escalier, une chapelle qui a été tout récemment déblayée. Sur un arcosole M. Stevenson a lu cette inscription tracée à la pointe : DOMINO EVAAAIO PRGSBYTERO SANCTO BOTVM FECERVNT. . .Le prêtre inconnu Euladius ou Eulalius, rappelé par cette inscription votive, put être un martyr ou un confesseur de la foi, tout au moins un personnage vénéré. Son nom était tracé en lettres grecques sur la porte de la chapelle : GYAAAIOC GAYTL), « Eulalius pour soimême. »

§ III. Région du IVe siècle.

La région la plus récente s’étend du côté du sud, vers la maison de Tor Marancia, à gauche de la basilique et du grand escalier. On y accède, soit par la galerie qui part du pied de l’escalier de la basilique, soit par la première galerie qu’on rencontre à gauche dans la galerie d’Ampliatus. En suivant cette dernière voie, on remarque d’abord une peinture représentant Adam et Eve près de l’arbre du péché, et à côté cette belle inscription, consacrée par Bonosa à son fils Bonosus « endormi en notre Seigneur (EN KYPILJ HMüüN)» :

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KOIMLdMGNOI GN KL) HM

Il y eut dans cette région deux cryptes importantes : celle des SS. Marc et Marcellien et celle de S. Damase.

Marc et Marcellien furent martyrisés dans la persécution de Dioclétien, au commencement du IVe siècle. Leurs Actes, réunis à ceux de S. Sébastien, disent qu’ils furent enterrés « Via Appia mill. II ab Urbe in loco qui vocatur ad arenas. » Mais cette indication est fautive : le martyrologe romain (18 juin) et tous les autres documents indiquent la voie

Élém. d’archéol. chrét. — II.

Ardéatine comme le lieu de leur sépulture. Le Liber pontificalis dit dans la biographie du pape Jean VII (705):

« Laboravit in coemeterio beatorum MM. Marcelliani et Marci Damasique sancti pontificis » : les deux cimetières étaient donc voisins ; or celui de S. Damasese trouvait certainement sur la voie Ardéatine.

S. Damase fonda près du cimetière de Domitille un tombeau de famille ; il y déposa sa mère et sa sœur, lui-même y reçut la sépulture. Nous connaissons (I) les épitaphes qu’il composa pour son propre tombeau et pour celui d’Irène. Un fragment de cette dernière inscription a été recueilli à Sts-Côme et Damien : il est en caractères communs du IVe siècle, parce qu’il fut gravé à une époque où S. Damase % n’avait pas encore adopté le caractère philocalien (2):

Hoc tumulo sacrata Deo NVnc membra quiescunt Hic soror est Damasi nOMEN SI QVAeris Irene Voverat haec sese Christo CVM VITA MAneret

Virginis ut meritum sancTVS PVDOR IPSe probaret Bis denas hiemes necdum compleveRAT aetas, etc.

De celle de S. Damase on n’a rien retrouvé ; on en possède le texte dans un manuscrit du Vatican :

QVI GRADIENS PELAGI FLVCTVS COMPRESSIT AMAROS VIVERE QVI PRAESTAT MORIENTIA SEMINA TERRAE SOLVERE QVI POTVIT LAZARO SVA VINCVLA MORTIS POST TENEBRAS FRATREM POST TERTIA LVMINA SOLIS AD SVPEROS ITERVM MARTHAE DONARE SORORI POST CINERES DAMASVM FACIET QVIA SVRGERE CREDO.

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