‹ Guide des etrangers a Milan et dans les environs de cette villeChapitre 45 sur 67 · T>B . MILAN · texte numérisé non relu

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précieux: monument , dont il a examiné de près y matière et la forme , et dont il a entrepris d'exposer le mérite , en l'envisageant du côté de l'antiquité , du côté du travail comme monument des beaux arts, et du côté de la religion. Dans les salles du chapitre on conserve quelques manuscrits anciens, qui concernent presque tous des matières ecclésiastiques, et d'autres livres de prix. Le chan. Frisi , qui avait été pendant quelque tems membre de ce chapitre, avait en» trepris l'illustration de tous ces objets dans un ouvrage qui a pour titre: Memorie délia Chîesa Monzese , etc. Dans une petite cour, située à côté de l'église, on voit une espèce de momie naturelle ; c*est le cadavre assez bien conserve à'Estor Visconti , mort en \!\\^ d'une blessure reçue à la cuisse dans une bataille qui avait été donnée près de cette ville.

4 La ville est assez grande et très peuplée : on y fait beaucoup de trafic , et on y a établi différentes manufactures ; des Hlatures de soie , dont une très considérable à vapeur , des fabriques de toiles et de différentes étoffes de coton , de ces étoffes qui portent le nom de madras , de chapeaux , de mouchoirs , etc. On y compte quatre paroisses au dedans, et deux au dehors 4e la ville , et plusieurs autres églises. Celle de

3f:J. SXVIROtfS S. Marie di Strada e>>l très ancienne, ce qu'or* Tecoanait même par l inspection de la faç^d^ Près de l'église de N D des Anges , qui appartenait autrefois aux Jésuites , ou voit un pensionnai ou une maison d'éducation as^ez vaste. Près de l'église de N. D. de Corobiolo on trouve une inscription ancienne ; c'est un monument sépulchral dressé par Cajus Julius Primigenius à Viria Vera sa femme , à Cassia Mansueta sa mère , et à Mania Prîmigenia , qui était apparemment sa sœur ou sa fille. On voit deux autres inscriptions dans la façade de l'église de S Maurice. Gruterus en avait cité une , ou l'on parle d un Cajus Sertorius , en supposant qu elle se trouvât dans l'église 'Je S Victor à Milan ; le docteur Lalrus l'a rétablie à sa place , et comme ou y lit le nom de mogontiaci , qu'on avait quelquefois appliqué aux habitans de Monza , cet antiquaire s'est empressé d'avertir ses lecteurs , qu'il est ici question de Maysnce. Dans l'église supprimée des Franciscains , dont le couvent a été changé dans un séminaire pour le cWgé , on voyait des belles peintures à fresque de Bernardin Luîni ; elles ont été malheureusement perdues . ou dispery sées. Dans celle de S. \ndré , qui a été conservée à l'usage d'oratoire par une famille des Fossati , on voit un beau tableau de LanzanL L'église,

Ï>B MILAX, I7S de D. délie Grazie hors de la ville a été supprimée et comprise dans le parc de la cour ; on y voit encore au dessus de la porte une belle peinture à fresque, qui représente la Nativité de la Vierge ,• on la croit un ouvrage de Bramante. On a transporté à Milan deux tableaux , qu'on y voyait, l'un de Daniel Cresyi, l'autre de Camille Procaccinî , et un autre tableau du chev. Trotti, nommé le Malosso , qu'on voyait dans l'église des Capucins.

5 En sortant de M nza du côté du nord , on trouve des belles allées , qui portent de suite au palais impérial et royal. 511 a été construit d'après le plan et sous la direction de Piermarini , et c'est un des ouvrages, qui honorent sa mémoire* Le plan est très régulier ; il présente de chaque côté des belles façades , ornées de pa* rapels, de balustrades et de statues; le palais est ouvert sur le devant , et il présente une grande cour, une place assez vaste, deux grandes ailes d^ jardin , et une allée bordée de gazon ; tout cela est fermé par des grilles magnifiques , qui n'entravent point la vue , et offrent i& per-v spective de la grande allée , qui s'ouvre sur le devant, et qui cr iée de belles plantations, continue jusqu'à Sesto, comme nous l'avons remar^ qué ci-dessus, n.€ 1. Dans l'intérieur du palais

l'architecte a disposé des appartemens magnifiques , des logemens au dessus pour un asseï grand nombre de personnes , toutes les pièces nécessaires au service de la maison , accomo^lées avec beaucoup d'intelligence, une petite salle de spectacle, une salle de manège» et une chapelle très bien ornée , qui est un chef d' œuvre, d'architecture en ce genre.

6. Les jardins sont aussi magnifiques ; on y admire la variété des objets , la richesse et l'élégance. D'un coté on voit des plantations très considérables de citronniers et d'orangers ; à l'entour on voit des parterres de fleurs le plus jolies et le plus rares ; tantôt ce sont des bosquets de roses les plus belles , dont une , éclose pour la première fois dans ce jardin , a obtenu le nom de Modoetia ; tantôt ce sont des vastes espaces remplis d'oeillets, de rénoncules, de tubéreuses, qui parfumant l'air de loin , et d'autres fleurs de toute espèce. A côté «n voit une orangerie magnifique par sa vastité et par la grandiosité de sa construction , qui fournit une promenade délicieuse au milieu de l'hiver. Au bout de cette orangerie on trouve une rotonde, dans laquelle la fable de Psiché et Cupidon a été noblement peinte par le chev. Appiani. C'est à tort qu'on £ annoncé dans un abrégé de la vie de ce gran j

m Stilaiv. 177 peintre, imprimé chez Batelli et Fanfani, et inséré même dans un des derniers cahiers du Spectateur publié par Stella, que celte peinture avait beaucoup souffert , et qu'elle était tout à fait dégradée ; Monza n'est qu'à dix nulles de la capitale , et on aurait pu aisément se convaincre que cet ouvrage précieux , qui avait été réellement gâté en partie , a été reparé et retouché avec le plus grand soin par son illustré auteur peu avant la mal die fatale qui l'a enlevé à son art et ensuite à la vie. D'un autre eoté ce sont de serres immenses, où l'on cultive la Bromtlia Ananas, et tout à lentour des potagers très vastes , des arbres fruitiers de toute espèce, et des fruits les plus exquis, des vignes les plus choisies en espaliers , extremêlées d'autres fruits délicieux, et encore des fleurs, des herbes odoriférantes, des plantes rares, etc. Un troisième jardin avec une serre magnifique , élevée très Judicieusement de beaucoup au dessus du terrain , est consacré à l'entretien des plantes exotiques les plus précieuses. On y voit plusieurs plantes delà nouvelle Hollande, les cannes à sucre, les plantes du café, de la vanille \ du poivre, le bambou, la strelitzia regina, C :« jardin est fourni des belles pièces d'eau , et dans le grand jardin qui entoure le palais ; et qui s'étend

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Jusqu'au parc , on a élevé une petite montagne artificielle avec des grottes et des cascades , par lesquelles tombe un ruisseau assez considérable, qu'on a dérivé bien de loin du Lambro , dont ou a remplacé le courant par des sources qu'on y a introduit au dessus du lac de Pasiano. Cette partie du jardin est aussi embellie par des parterres des fleurs , d'$ bosquets, des arbres exotiques , qui végètent en pleine terre, des allées, des vignes, des galons, des petits canaux, qui serpentent dans la prairie, et par un petit lac assez étendu - où 1 ou peut se promener en bateau , et où séjournent des cygnes et d'autres oiseaux aquatiques On a aussi arrangé près de la grande allée qu'on trouve derrière l orangerie, un petit bois d arbres exotiques; un emplacement abrité par les grands arbres de l'allée sur le bord d'un ruisseau, très propre en été à l'entretien des plantes qui aiment la fraîcheur , et un autre emplacement au dessus d'un caual où les œillets réussissent très bien , et se conservent pendant les grandes chaleurs. De ce jardin on passe dans 3e p'r*rc , qui e^t aussi très vaste et tiès bien entretenu , avec des plantations d*arbres de toute espèce ; on y voit des allées et des promenades très agréables, qui portent à des maisons, à des granges , et même à des palais. Le parc es£

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traversé par la rivière du Latnbro ; il est tout entouré d'une muraille d'enceinte , qui parcourt l'espace de près de 9 milles d'Italie , ou de 553ooo pieds de Paris à peu près. Au dehors on a arrangé des routes magnifiques toutes plantées de beaux arbres; l'ensemble du palais, des jardins, du parc, constituent un séjour de délices , digne iréellemetit d'un souverain; c'est ce qu'on appelle, en Italie una villa reale% Le parc à été arrangé du tems de l'ancien gouvernement du royaume d'Italie -, on a aussi embelli à cette époque les jardins; on doit une partie de ces améliorations , et surtout des belles plantations que l'on voit â l'entour , aux soins de M. Villoresi , jardinier très habile.

7. En parcourant la grande allée que nous avons indiqué , et qui s'ouvre devant le palais impérial , on voit surtout à droite quelques belles maisons de campagnes on y distingue celle de MM. Brambilla à Tornavenlo , bâtie dans U goût de la bonne architecture , et le palais magnifique , qu'on a élevé depuis peu aux frais de MM. Barbo près du village appel lé les Vascine de' Boar? , d'après le plan de l'architecte DordonL Tout près de ce village on trouve la toute qui conduit à Cinisello , maison de campagne renommée de M, Silva. On trouve un«

j8o environs description imprimée de cette Villa , par laquelle on apprend que le plan du palais fut envoyé de Ferrare » et exécuté par Ricchini; que les pein* très employés à la décoration du palais, furent MM. Levati, Lavelli , Alberti , Caimz, Salomon» Caccianiga , S tarer , Montalto , Panfilo , Ger// et Bibbiena ; que différents ouvrages de sculpture sont de Wçgri, et d'autres en plastique de Porta, On y voit aussi quelques peintures de Sebastiano Giuliense , surnommé Sebastianone , et quelques tableaux de Sébastien Ricci, de Panfilo qu'on vient de nommer, 'de Jule César Procaccini , A' Antoine Ripa , du Peruçino , du ÏÏJorazzonc , du Cerano , de Daniel Créspi, du chev. del Cairo , du Schirlone, une tête , qu'on dit Titianesque * un Silène de l'école de Rubens , et la Sybille Cumaine du Guercino , qui passe pour un des ses meilleurs ouvrages. Le jardin a été renouvellé parle possesseur actuel, amateur des beaux arts ; c'est un beau jardin à l'anglaise. Les plantations ont été artistement disposées, de sorte que les avenues même dans les bois présentent de chaque côté une perspective agréable , pittoresque , et intéressante sous quelque rapport. On y a place quelques cippes et d'autres monumens avec des inscriptions anciennes. On y trouve quelque petite construction de très bon goxit, des pièce*

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de potagers, des parterres de fleurs, des petits bois de plantes rares et d'arbres fruitiers etc. , le tout répandu dans un désordre très agréable. Personne ne pouvait mieux arranger ce jardin que le propriétaire , qui le premier en Italie a fait connoître dans un bel ouvrage imprimé l'art de monter des jardins à l'anglaise ; quoique par un ancien ouvrage, qui a pour titre le Vcrgier dhon~ neur, on voie que même dans le siècle XV on arrangeait des jardins de cette façon en Italie. On ne doit pas quiîter ce 'palais sans remarquer, que dans quelques salles ornées avec beaucoup d'élégance on voit une belle collection d'histoire naturelle et une bibliothèque assez riche, dans laquelle on admire quelques manuscrits anciens > et plusieurs éditions du plus grand prix du siècle XV. Le catalogue en a été imprimé. — De Cinisello on peut passer à Balsamo , où le comte de Brème a aussi fait arranger depuis peu ua très beau jardin.

8. Au de là du parc impérial on trouve les villages de Vedano, de Biassono , et au de là la Canonica, où l'on passe le Lambro , etonmoife à la superbe maison de campagne de Gervîe^to de M le comte Mellerio. Dans le premier de ces villages on voit une maison de campagne assez petite , mais arrangée de très bon goût ,

!3a ÉffvîROSS aussi bien que le jardin attenant , par le comte Albert Litta ; une autre maison y a été bâtie depuis peu par M. le comte Jean Luc de la Somaglia , dont nous avons annoncé dans cette description plusieurs beaux ouvrages d'architecture Dans le second on voit l'ancienne maison de campagne de la famille Terri , où le comte Charles , dont nous avons parlé ailleurs avec éloge , s'est occupé avec le plus grand succès de r amélioration des procédés de l'agriculture. Dans le Gerniêtto tout es! grand, fout est magnifique; la montée, le palais, les meubles, les ornemens , l'église, les jardins, les points de perspective , tout est arrangé avec une réunion de luxe et de goût le plus evquis: on y a conduit dernièrement à grands frais de très loin un en- al d'eau, qui ne contribuera pas peu à Vembeîlissement des jardins. Dan* le palais on voit très bonnes peintures, et dars la cha elle on ^Wiire quelques bas-reliefs qui sont l'ouvrage du Phidias de notre

9 De là on peut passer par Lesnio à la grande route, qui part de Monza du côlé du levant, sur laquelle • n trouve Arcor* \ belle ma son de campagne de la famille d' 4dda, et Vellate où ïe prince Belgiojoso , en surpassant même les ebsUcies cuie la nature y opposait, a fait dé*

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frîcher un grand espace de terrein, et y a bâli un palais magnifique avec des jardins très élégans. En se détournant à droite de la même route on trouve Oreno, où l'on voit un palais magnifique d'ordre ïonique dessiné par l'architecte Cantoni. Quelques bas-reliefs et les caryatides ont été travaillées par Pozzi de Mendrisio* On voit aussi dans le palais quelques bonnes peintures à fresque , on y distingue la fable de Vénus et d'Adonis peinte par Caliiani. Le jardin à l'anglaise est aussi remarquable par sa bon ie disposition, par un petit lac, des cascades, des promenades délicieuses et des bois , où Ton peut exécuter une partie de chasse. On trouve peu après Vimercate , bourg très considérable , avec une belle église , et des belles maisons de campagne. On y voit aussi quelques resles d'antiquit s , et on prétend d'y avoir trouvé quelques vestiges d'une ancienne ville , avec des portes et des fossés.

io. En se dirigeant de Monza vers Cernusco et Gorgonzola, on trouve plusieurs villages , et on peut passer à Omate , où l'on voit une belle maison de campagne de la famille Trhulzi, et à Pessano, où 1 on voit un palais magnifique de MM. Castiglioni. Sur la route de Omate on trouve A^ratet dont le nom corrompu dérivé

134 «AVIRONS d'une porte de la ville de Monza nommée De Gradi ; on y voit les restes de quelques anciens châteaux, et quelques vestiges d'un temple ancien. De Omette on peut passer à Ornago . où l'on trouve une petite église , bâtie d'après le goût de la bonne arehit dure , au milieu de quelques petits bois et d allées bien arrangées. On voit dans cette église les tombeaux de la famille Verri% et on y voit aussi quelques tableaux pei its par le comte Charles , qui , comme nous l'avons observé ailleurs, s'occupe avec honneur de cet art. De ce côté on trouve aussi Moncncco , maison de campagne de MM. Andreani où l'on voit un beau jardin avec des belles allées , et où l'on a fait monter pour la première foi un aérostat en Italie.

Excursion dans les collines qui portent le nom de Monte di Brianza , et aux trois lacs de Alserio , de Pusiano et ^'Oggiono.

1. Plusieurs routes conduisent depuis Monza dans ces collines délicieuses, qu'on nomme généralement le Monte di Brianza. Elles sont situées au sud-ovest de la montagne qui porte le nom de Monte Baroy dont on a parlé ailleurs* Elles sont toutes par-

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semées de villages, dont quelques uns sont très considérables , et de belles maisons de campagne . On raconte que S. Augustin se retira dans ces parages, afin d'y méditer les grandes vérités de la religion. Ce qu'on appelle proprement la Brianza, n'est qu'une longue côte au dessus de la vallée Creghentina , où l'on jouit d'une très belle vue. On apperçoit même aujourd'hui sur une hauteur une vieille tour , dont la cloche servait à convoque- les habitans de cet arrondissement. A présent le nom de Brianza est reçu dans un sens plus étendu.

2 On peut passer de Monza à ces collines par Vedano , Biassono , Macherio , dlbiate et Carate. De Carate on peut se rendre à Jgliate et à la Costa , do it nous avons déjà parlé n. XXVI. Près de là on voit des superbes maisons de campagne; on y distingue par la beauté de sa situation celle de Beldosso de la famille Bnsca. Près de l'endroit qu'on appelle Villa Rnverio , on a trouvé cette masse de fer natif, que l'on voit à présent dans le cabinet d histoire naturelle de S. Alexandre à Milan , et qui d'après 1 avis de M. Chlaclni et d'autres naturalistes, est un aerolithe, ou une pierre tombée du ciel, aussi bien que l'autre masse de fer natif que le cél. Pallas trouva en Sibérie.

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3. De Carate , comme nous l'avons indiqué ailleurs, on peut passer à Giussano , et de là en prenant à droite à Arosïo et à Inveri^o. Ce sont des beaux villages très bien situés; dans le second on % oit deux superbes maisons de campagne , dont l'une appartient à la famille Crwelli^ l'autre à la famille Cagnola. Le propriétaire actuel de la dernière, dont nous avons parlé tant de fois , et à qui I on doit tant de beaux ouvrages d'architecture , qui honorent sa patrie , et entr1 autres le plan magnifique de Tare du Simplon , s'tst déterminé à c lever dans sa maison , supérieurement bien située, un monument de son goût dans l'art de Vkruve ; et en rebâtissant son palais , il a construit une grande salle , où le luxe et la magnificence des ornemens rivalisent avec ^élégance et le goût le plus exquis. C'est le plus beau monument qu il pouvait élever à sa gloire. Presque vis-à-vis ftlnverigo, dont quelqu'un a déduit le nom du latin in aprico , on voit Villa Romano , qu'on a nommé en latin Villa Romaîiorum. Les collines sont formées d une espèce de bièche meulière ; nous ne conviendrons pas avec Amoretti, qu'elle repose sur une base d argille, comme la statue de Nabuchodonosor , mais nous ne disconviendrons pas non plus, qu'on trouve au pied de quelques unes de ces colline^

âe très bonne argille. On trouve aussi quelque part une espèce de tuf calcaire qu'on emploie dans différentes constructions.

4 On passe d lnveri:o à Lurogo , où l'on voit une bonne maison de campagne de MM Sormani de là en traversant une petite vallée, on arrive à JSoùîli, et peu au de là on tr uve le Cavolto -, c'est le canal qui porte les eaux du Lambro au jardin impérial de Monza , que nous avons décrit dans 1 article précédent ; on trouve aussi de bonne argille près de cet endroit Dans ce trajet on voit à gauche Monguzzo , anciennement château fortiiié de Jean Jacques de Medicis, à présent maison de campagne de la famille Ordogno de Rosales. Ou peut passer de Ifobili zxijlJ? 0/1 ts Nouveaux ; ils ont été construits sur les émissaires du lac de Pusiano et d'Alscrzo près de l'endroit où I on prétend que le Lambro , autrefois renfermé dans le bassin de ces lacs , s'est fait jour de lui même en perçant les collines calcaires, et s'est frayé une route à la plaine ,de là on passe à Incino.

5. On peu' aussi passer, si l'on veut , de Lurago à Anzano et à Alzate, et de là on peut aller jusqu'à Moni^rfano et à Tavernerio , où l'on trouve la r ute qui de Corne porte à Lecco. Près de Montorjano on voit un petit lac ; la

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colline s'élève isolée au milieu de la plaine , â l'instar d'un monticule volcanique , et c'est de là qu'elle , aussi bien que le village , a tiré le nom de Montorfano ; cette petite montagne , si l'on veut , ou cette colline , est formée d'une brèche très dure , composée la plus part de cailloux de quartz , ou de silex , qui a quelquefois l'apparence d'une roche anùgdaloide ; on et.» profite p^ur la fabrication des meules des moulins; il en passe même beaucoup en Piémont. Près dç Tavererio on voit Ponzate, où I on exp oile uue carrière de ce marbre blauc , qu'on nomme majolica. De là on passe à Cassanp et à Albese ou Albesio t où 1 on a trouvé quelque monument ancien et des urues cinéraires On a fait mention quelque part d'une forêt souterraine trouvée dans le voisinage. Si l'on se délourne jusqu'à Villa , on voit cette caverne , dont nous avons fait mention ailleurs, qu'on nomme le trou du plomb. On y entre et on s'avance avec quelque difficulté sur une ligne presqu horizontale pendantlespace de 800 pieds ; on ne trouve que des couches de silex au milieu d'une marne durcie , et point d'indices de minerai , cependant on ne pourrait pas supposer cette caverne creusée par les eaux , aussi légèrement que l'a fait Amoretti. So oixi ferait naître quelque soupçon qu'on y eut 1 ouille

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élans l'espoir de trouver quelque veine de plomb. Quelques restes de murailles qu'on voit à l'entrée , donneraient lieux à croire, que des guerriers ou des brigands l'eussent choisie pour leur répaire, comme il était d'« sage quelquefois dans les guerres civiles , surtout dans le bas âge ; Je nom de Gette caverne s'oppose de même a cette conjecture. Si l'on monte de Villa à l'ancien couvent des Capucins du S. Sauveur , on jouit d'une vue surprenante , et on découvre toute la belle plaine située au dessous, qu'on appelle le Piano d'Erba, et les trois lacs à'Jlserio , de Pusiano et à'Oggiono* De Anzano on peut aussi passer à Alserio , où l'on se trouve sur le bord du premier et du plus petit de ces lacs.

6. On suppose généralement , et ce n'est pas sans quelque fondement raisonnable , que les collines, qui s'étendent au dessous de ce point presqu'en demicercle , et qui s'attachent d'un côté aux montagnes de Como , de l'autre à celles de Lecco , formaient autrefois toute la vallée , et contenaient par là toutes les eaux des trois iacs dans un grand bassin , où ils ne formaient qu'un seul lac très considérable. Le Lambro , à ce qu'on suppose , en forçant le passage entre les collines au dessous de Lambrugo , a frayé la

toute à l'écoulement des eaux, et il n'en est restç

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que les trois fonds les pîus bas du bassin , que l'on voit à présent. Le lac à'Alserio n'a pas la longueur d'un demi mille sur un quart de largeur; il est cependant poissonneux.

7. De Albese on passe à Buccinico et à JZrba ; ce dernier est un gros village très peuplé , il est délicieusement situé sur le penchant d'une colline ; au dessous l'on voit la Vieve d'Tncinn avec une église très ancienne 1 c'est tout ce qui reste de l'ancien bourg, qui devait être très considé* rable et qui fut détruit dans les guerres qu'il soutint contre les habitans de Corne en 1286. On prétend , que ce soit l'endroit où Von voyait l'ancien Licinopkorus , l'une des trois villes principales des OroHi , dont les deux autres étaient Corne et Berçante* A Er&a et dans les alentours on voit des jolies maisons de campagne ; on y distingue par la beauté de la situation et de la vue , et par l'élégance des bâtimens et des jardins, la Villa AmaUa de MM. Marliani , où l'on voit dans la voûte d une des salles au rez-de-chaussée une belle représentation de l'Aurore , peinte par le chev. Joseph Bossiy et dans un bosquet derrière le jardin un monument élevé par l'amitié au célèbre Parini , avec une inscription analogue à ^hommage, qu'on a voulu rendre au poëte.

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