CÔTES DE L’OCEAN
DVNKEHQVI (Feux). Il y a un feu de port qu’on n’allume que lorsqu’il y a assez d’eau sur les bancs pour permettre le passage aux pécheurs; il est placé sur YHeuguenar , dan» la direction du port.
Un autre fanal est installé à l’extrémité de l’estacade du chenal.
Lorsqu’on aura achevé les perfectionncmens que l’on se propose d’apporter aux feux de Dunkerque, dont l’un des deux sera a éclipses , on pourra le voir à 5 lieues de distance, au large des bancs de la rade; mais les grand bâtimens, qui doivent se tenir plus en dehors , ne pourront en conséquence pas le remarquer.
GRAVELINES ( Feu ). Le feu qu’on a le projet d’établir dans ce port sera fixe et indiquera le point de la côte dont on peut s’approcher pour entrer dans la rade de Dunkerque. Il sera impossible de le confondre avec celui de cette dernière ville , attendu que ce dernier sera à éclipses ; on ne pourra pas , non plus , le prendre pour celui de Calais, qui est un phare de premier ordre , à feu tournant.
CALAIS (Phare). Ce phare présente un feu tournant à 16 demi-lentilles, que l’on aperçoit à 9 lieues de distance.
Il est établi sur la tour de la ville , et a été allumé pour la première fois le 1* décembre 1818.
Le feu en est blanc et à éclipses. Il produit pendant une ré-
* On peut consulter , pour connaître l’emplacement et la description des phares qui restent à exécuter , le rapport fait par M. le contre-amiral de Rossel , membre de l’Institut et directeur du dépôt général des plans et cartes de la marine , contenant l'exposition du système adopté par la commission des phares, pour éclairer les côtes de France.
votation du système , dont la durée est de 3 minutes, deux teins de lumière qui est croissante et décroissante, mais dont la plus grande intensité est de 3o". Ces teins de lumière sont séparés par des éclipses d’environ une minute de tems.
On a également placé sur le bout de la jetée du port, une cloche destinée à remplacer, dans les tems brumeux , les tambours qui autrefois annonçaient les marées, sur le Fort Rouge; indiquant de la sorte l’entrée du port lorsque les feux ne peuvent être vus qu’à une petite distance.
GIUSNEZ (Phare). On établira au cap Grisnez un phare de premier ordre, à feu fixe , parce que ce cap fait l’entrée du Pas-de-Calais. Il fera connaître la sortie du détroit à ceux qui vont au S. en entrant dans la Manche.
BOULOGNE (Feu de port). Pendant la nuit, au moment où la mer entre dans le port, on brûle sur la jetée de l’O. une botte de paille.
A la demi-montée on hisse un feu sur cette pointe.
A la pleine mer, on en voit deux.
A mi-baissée les feux sont éteints.
Il existait autrefois uh phare fameux à Boulogne, construit sous Caligula et réparé par Charlemagne ; il s’écroula par suite des excavations faites au-dessous.
ETABLES (Feu he port). On propose un feu de port pour Etaples , dont l’établissement n’est pas encore effectué.
AUTHIE (Feu de port de l’). Ce feu, de même que le précédent, n’est point encore établi , quoique le projet en soit adopté.
CAYEUX (Phare). Ce phare a un feu à courtes éclipses , qui sert à guider les bâtimens qui entrent dans la Somme.
Les navigateurs sont prévenus qu’il a été établi , près Cayeux , à l’embouchure de la Somme, un mât de signaux qui, lorsqu’ils seront assaillis par une tempête, les guidera à travers les bancs de la Somme, soit pour entrer dans cette rivière, soit pour chercher un abri dans la baie.
Si le bâtiment vient de l’O. avec des vents S. O., au N. O. , il devra prendre connaissance du tréport qu’il approchera jusques environ i lieue et demie; et à cette distance, lorsqu’il le relèvera au S., il gouvernera à l’E. i/4 S. E. En suivant celte direction, il apercevra, par-dessus le village et les terres basses de Cayeux, les terres hautes de Saint- Valéry, sur le sommet desquelles est érigée une chapelle entourée d’arbres. Lorsque la sonde rapportera de 7 à 8 brasses d’eau, à environ trois quarts de lieue de terre, il gouvernera dans celte direction, et il pren-
«Ira connaissance de la première des quatre tonnes noires, placées sur l’accoredu banc qui limite la grande passe du côté du S.; il laissera ces tonnes à tribord , sans en approcher pins près d’un quart d’encâblure : ces aires de vent sont ceux qu’indique la boussole.
Lorsque le bâtiment apercevra le mât de signaux placé dans l’E. du phare de Cayeux , il en observera avec attention tous les mouvemens, afin d’obéir aujc signaux qui le dirigeront dans les passes des bans jusqu’au Crotoy.
Il y a deux passes entre les bancs; la grande présente à mer haute en vive eau, de aa à a4 pieds d’eau; la petite n’offre que 8 à 9 pieds dans les grandes marées. La mer en vive eau est haute à l’entrée des bancs à io heures 3o minutes.
La position droite du mât, avec pavillon en tête, indique que le bâtiment doit continuer sa route, à l’aire du vent où il avait le cap au moment où il a aperçu le pavillon.
La position du mât, incliné vers le N. ou vers le S., indique que le bâtiment doit changer de route, et porter le cap vers le N. ou vers le S.; ce mouvement opéré, le mât sera relevé, et le bâtiment continuera sa route , c’est-à-dire du côté vers lequel le pavillon est incliné, dans l’une ou l’autre de ces directions, tant que le màt sera droit, et jusqu'à ce qu’un nouveau signal l’avertisse de changer de route.
S’il se présentait à l’entrée des passes plusieurs bâtimens, les signaux s’adresseront au plus avancé vers la baie ; ceux qui suivront le premier auront l’attention d’observer ses mouvemens, afin de faire exactement la même route.
Aussitôt qu’une chaloupe de pilote aura pu aborder le premier navire, les signaux s’adresseront à celui qui le suivra, jusqu'à ce qu’il ait reçu un pilote , et ainsi de suite. ( Moniteur. )
DIEPPE ( Fanal). Ce fanal est à feu fixe et se distingue par conséquent de ceux de Cayeux et à’Ailly; il sert à marquer l’entrée du port.
Il y avait autrefois un appareil à feu tournant , mais il a été remplacé par un feu de port, fixe, ainsi que l’indique le tableau du rapport cité ci-dessus, page 56; comme on ne peut pas toujours entrer dans ce port , on n’allume le leu que lorsqu’il y a assez d’eau dans la passe pour les pêcheurs.
AIXX.T (Phase). Le phare du eapd’Ailly, à feu fixe et à une lieue de Dieppe, a été converti , à dater du i" septembre i8aa, en feu tournant à éclipses, dont la révolution est de quatre minutes. Pendant cette durée, il y a trois apparitions de lumière blanche très vive qui sont séparées par des intervalles de 8o’
( i' ao").
Pendant la durée de chacun de ces intervalles, la lumière vive ou l’éclat va en diminuant d’intensité jusqu’à disparaître entièrement ; effetqui dépend nécessairement de la distance de l’observateur. La lumière reparaît ensuite jusqu’au plus vif éclat.
SAmT-VAUEHY-EKT-CAinc ( Feu ). On a l’intention d’établir un feu de port .qu’on n’allumera que lorsqu'il y aura assez d’eau dans la passe pour les pécheurs ; on sera averti par la voie des journaux du moment de son établissement.
FÉCABTP (Fr.u de port). De même que pour le précédent, ce feu fixe n’est encore que projeté ; il aura pour but de diriger dans la passe de Fécamp , lorsqu’il y aura assez d’eau.
AKTiriB (Phare). On a le projet de construire un phare à feu fixe , du premier ordre , sur le cap d’ Antifer ; on en donnera connaissance par la voie des journaux aussitôt qu’il sera achevé.
UL HÈVX (Phares). Ces phares, de premier ordre, consistent en deux tours portant chacune un feu fixe ; elles sont dans la ligne N. 19 0 5 o’ E. et S. 19° 5 o’ O. du monde , et séparées de 5 o toises. Leurs lumières sont produites par des lampes d’Argant garnies de miroirs paraboliques; comme il y a deux feux, il est impossible de les confondre avec le phare du cap à' Antifer; Ces tours sont placées sur un sol à 375 pieds au-dessus du niveau de la mer, et leurs feux se voient à plus de 8 lieues de distance.
HAVax (Feu de fort). On alluma le i" septembre 1791 un feu de port sur la jetée de N. O. du Havre , de 1 5 pieds d’élévation ; mais on a l’intention d’y substituer un autre feu, qui sera décrit par des annonces particulières dans les journaux, à l’époque de son établissement.
En entrant dans la Seine, on verra du côté N. les deux grands feux fixes du cap La Hève et le feu du port du Havre ; et au S., le feu tournant de V embouchure de t Orne (non encore établi) et ceux de Honfleur, qu’on distinguera facilement les uns des autres par la nature de leurs apparences.
HOMTIiEUR (Feux). Deux fanaux, composés chacun de deux réverbères sidéraux , sont établis à Honfleur, sur deux petites tours, pour indiquer l’emplacement de ce port et l’alignement du chenal. On a l’intention de substituer au premier un feu fixe de troisième ordre.
OHHl ( Fanal de l’embouchure de l’ ). Ce fanal , projeté par
la commission , sera à éclipses et placé à l’entrée de l’Orne ou de la rivière de Caen. On est encore incertain sur le lieu vrai où il sera placé, mais on en avertira dans tous les cas, par la voie des journaux. En attendant l’exécution de ces travaux , on vient d’établir à l’embouchure de l’Orne , deux petits feux fixes, d’inégale densité. Le plus fort se trouve sur l’église A'Oystreham , et se voit à 4 lieues de distance. Le plus faible est suspendu à une potence élevée sur les dunes, à 6 encâblurcs de distance du premier. Ils indiquent la position qu’on doit tenir pour attendre la marée et entrer en rivière.
BAKTLIUR ( Phahk). Ce phare offre un feu tournant, à 16 demi-lentilles : il a remplacé l'ancien feu fixe qui se trouvait sur une tour de go pieds de hauteur.
On construit actuellement à la pointe de Gatteville, près du port de Barfleur, d’après les plans et sous la direction de M. Larue, un monument dont la grandiose et la simplicité rappellent ceux des Romains; une colonne de 220 pieds portera un fanal qui est destiné à croiser avec les feux du Havre, distans de près de 20 lieues; cette colonne aura 100 pieds de plus que celle de la place Vendôme , à Paris. La pierre centrale , de 3o milliers pesant, en a été posée le lôjuin 1829.
CHERBOURG (Feux). Il vient d’ôtre établi trois feux aux entrées des passes de la rade de Cherbourg; l’un est érigé sur le fort de Querqt/eville et les deux autres sur l’ile Pelée ou Fort- Royal. Le premier peut être aperçu de 2 lieues i/a à 3 lieues, et les deux autres de 3 à 4 lieues; mais à cette distance, ces deux derniers, étant très rapprochés, paraissent se confondre.
Ils ont été allumés pour la première fois le i5 août 1821.
HAGUE (Phare). Ce phare n’est encore que projeté; il montrera un feu fixe ; comme la côte tourne presque subitement à ce cap et que ses environs sont très fréquentés par les caboteurs de Granville et de Saint-Malo, il sera d’une grande utilité; on sera averti des circonstances particulières de son apparence lorsque l’exécution en sera terminée.
CARTERET (Pharf. du cap). Ce phare aura un feu tournant , garni de 16 demi-lentilles; il se distinguera par conséquent du phare de la Hague.
GRAMmiXE (Phare). Le phare de Granville sera du troisième ordre et à feu fixe.
SAINT-MALO (Feu ). On établira sur le fort de la Conchée ou l’une des autres îles situées devant la rade de Saint-Malo,
un feu tournant à courtes éclipses; ce sera un phare de troisième ordre.
FREHEE ( Phare du cap). H y a sur ce cap un feu tournant composé de 8 grands réflecteurs à double parabole, illuminés chacun par deux lampes d'Argant. Il sert principalement aux bâtimens qui, venant de l’O., vont à Saint-Malo ou à Granville.
Il paraît qu’on propose d’apporter quelques changemens à ce phare et d’y substituer un feu tournant à 16 demi- lentilles.
SAXMT-BRIEUC ( Feu ). Ce sera un feu de port , de troisième ordre, dont l’établissement sera annoncé par, la voie du Moniteur.
BRÉHAT (Phare). Ce phare sera du premier ordre, à feu fixe; il sera très utile en ce qu’il indiquera le point de la côte parsemée de roches, dont il ne faut pas approcher. On ne paraît pas encore fixé sur l’emplacement vrai de ce phare projeté.
MORLAiX ( Feu). Ce sera un feu de port, du troisième ordre, qui servira à faciliter l’entrée de la rivière.
BAS ( Phare de l’iie de ). Ce pha re , de premier ordre et à feu tournant composé de 8 lentilles, sera très utile en ce qu’il marquera le point de la côte où l’on peut commencer à se rapprocher de terre lorsqu’on se dirige à l’O. , ou à s’en éloigner quand on va dans l’E. ; on ne saurait prendre trop de précautions lorsqu’on passe près de cette côte dangereuse.
OVESSAXTT (Phare). Ce phare est du premier ordre et à feu -fixe, composé de lampes d’Argant munies de grands réflecteurs paraboliques. Il sert à faire connaître l’entrée de Brest et à indiquer la route qu’il faut suivre pour s’y engager, en se dirigeant sur le phare de la pointe Saint-Mathieu, placé à-peu-près dans le S. E. du premier, pour entrer dans le goulet.
Les environs de la rade de Brest étant parsemés de dangers, nous allonsles signaler ici, tels qu’ils se trouvent dans l’ouvrage de M. Beautcmps-Beaupré intitulé le Pilote Français.
Du sémaphore de la pointe Corsen à l’E. S. E. à-peu-près du phare d’Ouessant, on relève la basse Saint-Jacques au N. ii° 3 x’ O.; la basse Mèur au N. 27° 29' O.; la Valbelle au N. 42 0 41' O. (2092 toises de distance); le Tcndoc au N. 52 ° 27’ O. ( 1263 toises); la basse Saint-Paul, au S. 82° 27' O. (873 toises); la Lasse des Renards , au S. 3 ° 4 1' E.
Du phare d ’Ouessant, on relève la basse Meur, au N. 8 i° 55 ’ E. (du monde); la basse Saint-Charles, an S. 83 ” 42 E. ; la basse Saint- Louis, au S. 83 ° 1' E. ; la roche N. O. des Plu tresses , au S. -fi" ffi' E. ; la Valbelle , au N. 77° 2b' E ; le Ten-
doc , au S. 73° 34 ’ E. ; la basse Saint-Paul , au S. 68° 5 a E. ; la basse de Faix , au S. 66° 54 ' E. ; la pointe N. E. de la chaussée des Pourceaux , au S. 6o° 45 " E.; la basse E. du Courleau, au S. 58 ° 36 ' E. ; la basse des Renards, au S. 55 “ 38 ' E. ; la basse Callet , au N. 79 0 36 ' O. ( 2944 toises); la basse Bridy, au S. 5 a° 41' O.; la basse Fromveur, au S. 6 i u 28' E. (1731 toises); la basse Pengloc’h , au S. 5 a° 22' E. ( 3 ooo toises ) ? le sommet du Mel-Bian , au S. 9 0 44 E. ; la basse O. des Pierres vertes , au S. 2 0 24' E.; le Gcndichoc, au S. 9 0 26' E. ( 5070 toises); le sommet du Cleu Bassevcn, au S. 24° 17' E.; le Petit Taureau, au S. 34 ° 37' E. ; le sommet de la rocbe S. du Boufoulouc , au S. 26° 4' E.; la basse de l 'Jroise, au S. 33 ° 14' E.
Du sémaphore de Molène , au S. E. à-peu-près du phare d’Ouessant, on relève la basse Saint-Charles, au N. 3 i° 45 * E. (du monde); la basse de Faix , au N. 5 i° 33 ’ E. ; la pointe N. E. de la chaussée des Pourceaux , au N. 85 ° 25 ' E. (3877 toises de distance); la basse de Fromveur, au N. 3 o" 23 ' O.; la basse Pengloe'h, au N. 2 5 ° 43 ' 0 -; le sommet du Mel-Bian , au S. 78° 5 ' O. (3094 toises); la basse O. des Pierres vertes, au S. 78' 36 ' O. ( 355 o toises); le Gondichoc, au S. 80" 4' O. ( 291 3 toises)? le sommet du Cleu Basseven, au S. 2° 44 ' O. ( 33 o 3 toises).
SA 1 HT»MATHXXU (Phare de la pointe). Le phare de la pointe Saint-Mathieu, près le Conquet, est un feu tournant et à éclipses; ce qui le distingue du feu fixe d’Ouessant. La révolution a lieu en 7 minutes, pendant lesquelles il y a quatre apparitions de lumière et autant d’éclipses.
\ chaque intervalle de ro 5 secondes, on aperçoit un éclat de lumière blanche très vive dont la durée est d’environ 2 secondes. Cette lumière vive s’affaiblit jusqu’à ce qu’elle s’éclipse entièrement, pour croître ensuite progressivement et reprendre son premier éclat.
Ce phare est à près de 5 lieues dans le S. E. du phare d’Ouessant, et se distingue facilement de ce dernier.
A quelque distance au N. du phare Saint-Mathieu, on voit le sémaphore du Conquet, d’où l’on relève la pointe S. O. des Vieux Moines au S. 1 7 0 O.
Du phare Saint-Mathieu on relève la basse Boureau, au N. 10° 56 ' O. (du monde) ; la basse Meur, au N. 19° 5 ' O. (9867 toises de distance); la basse Saint-Charles , au N. 32 ° 9' O. ; la basse Saint-Louis , au N. 28° 18' O. ( 8419 toises de distance); la rocbe N. O. des P/atresses , au N. 26° O.; la roche S. E. des Platresscs, au N. 25 ” 4 o' O.; la Valbelle, au N. 19° 5 i' O.; le Tendoc, au N. 18 0 46' O.; la basse Saint-Paul, au N. 20° 3 a' O.; la basse du Faix, au N. 4 °” O.; ht pointe N. E. de la chaussée
des Pourceaux , au N. 3g° 19 ' O. ; la basse E. du Courteau, au N. 34° 6’ O. ( 3407 toises de distance); la basse des Reliants, au N. 33° 3o' O. ( i 445 toises) ; la pointe S. O. des Pieux Moines, au S. 59 9 ' O. (5ag toises); la basse du Chenal, au S. 63° ai' O.
( i5o5 toises); la basse large, au S. 62 “ 58' O.; le sommet du Cleu Basseven , au N. 86 ” 55' O.; le Petit Taureau, au N. 89 “ 7 ' O. ; la basse O. des Pierres noires , au N. 8 i° O. ; le sommet de la roche S. du Boufoulouc , au S. 8 a° a 8 ' O. ; la basse de la Recherche, au S. 7 a 0 a 8 ' O. ( 5oa5 toises); le sommet de la basse royale, au S. 48 " a’ O. (ag6o toises); le sommet du Coq, au S. 66 ° aa' E. ( 161 a toises); la basse Beuzrc , au S. 76 ° 46 " E. (a863 toises) ; le sommet de la Vendree, au S. 7 0 i3' O. (455a toises ); la basse de V Astrolabe, au S. i° 5o' O. (3897 toises); le sommet de la Parqueté, au S. 18 0 43’ E. (3gi8 toises); le sommet de la basse de la Parqueté, au S. a4° 35' E. ( 4 io3 toises); l’extrémité N. O. du plateau du Trépied, au S. 44° 4°' E. (4aia toises); la basse Louzaouennou , au S. 3g° i3’ E. ; la basse Mendufa, au S. 5o° 4 1 ' E.; la basse de Vlroise , au S. 7 ° i* O. (6999 toises); la basse du Lis, au S. 12 ” 34' E. (6914 toises); la roche N. E. de la basse Menehom, au S. 34* 1 5' E. (6407 toises); la roche S. O. de la basse Menehom, au S. 29 0 11 ' E. (65o3 toises). La basse du sud, au S. 45° 34’ E.
Du sémaphore du cap de la Chèvre, on relève la roche S. E. de la basse Laye , au S. 3i° 44* E.
BEC BU RAZ ( Phare ). On a l'intention d’y construire un phare de premier ordre, à feu Jixe, pour indiquer le passage que la chaussée de Sein laisse entre elle et la grande terre. Il y existe actuellement un sémaphore , d’où l’on relève le sommet de la basse Burel, au N. 33” 26 ’ O.; le sommet de la basse du Nord-Ouest , au N. 43“ 53' O.; la basse du Triton, au N. 57 “ 4' O. le sommet du Cernoc-Bras ar Raz, au S. 6 i° 56' O.; la roche O. du Masclougreiz, an S. 58° 58' O. ; la basse ar Charn , au S. 6° 58' O. (2424 toises).
SEW ( Phare de l’ile ). Ce phare , du second , sera à courtes éclipses , et se distinguera nécessairement du feu fixe du Bec du Raz, qui est à une lieue deux tiers dans l’E. Ce feu sera moins intense que celui du Raz, pour qu'on puisse les apercevoir en même tems du large; lorsqu’on les verra tous les deux à tribord, on aura la certitude qu’on se dirige vers la baie de Brest, tandis qu’en les laissant à bâbord, on tend vers la pointe projetée de Penmarch , qui forme l’extrémité S. S. E. de la baie d’Audieme.
Il y a actuellement sur cette île un signal, d’où on relève la basse Moudenon , au N. 47 “ 43' E.
AUDXXRWE (Fbd). Avant d’entrer dans l'anse d’Andierne, on remarque une tour sur la pointe de VE/vily, qu’on laisse à bâbord.
On projette d’allumer à Audieme un feu de port fixe , que l’on distinguera sans peine des feux toumans de l'ile de Sein et de Penmarch.
PINMAnCH ( Phare). On construira sur cette pointe un pliare du premier ordre, ayant un feu tournant composé de 1 6 demilentilles. Il servira particulièrement de point de reconnaissance aux bâtimens venant du large et allant à l’orient. Il y existe actuellement un sémaphore ( de Saint-Pierre) au N. 76° 57' O. du sommet de Kareck-Greiz ( la jument).
PENTHET (phare de i.’ile). Le phare qu’on a l’intention d’élever sur l'ile Penfret, faisant partie des Glenans , aura un feu tournant, à courtes éclipses. Il sera vu de 4 à 5 lieues de distance et indiquera le mouillage le plus fréquenté.
LOCTUDY, RIVIÈRE DE QUIMPXR et COEïC ARME AU(Feux).
D’après le rapport cité ci-dessus, on aurait l’intention d’entretenir des feux de port à chacun des endroits désignés.
Indépendamment de ces remarques, on a aujourd’hui, pour servir à l’entrée de C Orient , celles du sémaphore à’Esconil, au S. 83 ° 58 ’ O. ( du monde ) de la roche N. O. des basses Tudy; au S. 80° 4 1' O. du sommet de la basse Malvic ; au N. 8a” 2 a' O. du sommet du Roc' h Helou ; au N. 77“ 16' O. du sommet du Rostolou; au N. 69' r 5 ' O. du sommet de la basse de Monjort ( 4855 toises de distance).
Du sémaphore Saint-Oual, au N. 17' 6' E. du sommet de Karek-Greiz ( la jument ); au N. 8a* 28' O. du sommet du Faycbleau ; au S. 83 " 5 g' O., 2120 toises de distance du sommet de la basse du Chenal.
Du sémaphore de la pointe Monsterlin, au N. 84 ° 26' E. du sommet du Taro.
Du sémaphore de Beg-Meil, au N. 6i° 3 g’ O., 865 toises de distance de la roche de la chaussée du même nom; au N. 56 ° g’ O. du sommet de Karel- Allidec ; au N. 82° 14' O. du sommet de la basse Guinoec ; au N. 74° 3 a’ O. du sommet du Linuen de Cabellou; au N. 5 o* 5 r’ O. du sommet de Corven.
Du sémaphore de la Jument sur la pointe du même nom, au S. 58 ” 45 ’ F. ( 1249 toises de distance) du sommet de Linuen de Cabellou ; au" N. 79“ 35 ’ E. du sommet de Corven.
Du sémaphore de la Cygogne, dans l’ile du même nom (île Glenans ) 1 au S. $6” 46 ' E. de la basse du chenal des Bluiniers ; au N. 43 * 17' O. de la roche S. E. Laoucnou.
Du fort de la pointe Trevignon , au N. 38 » 3 g' O. du sommet de Men an Treas ; au N. 7” 3 o‘ O, du sommet de la basse Jaune ; auN. 27° 36 ' O. (n 45 toises de distance) du sommet du Men-du; au S. 53 ° a’ E. du sommet du CorVen ; au S. 5 o” ag' E. du sommet de la roche E. de Beg-Meil.
Dit sémaphore de Kerlagat, dans l’anse du Pouldu, au S. 8i° 43 ' E. du sommet du Cochon , à l’entrée de V Aven.
Du sémaphore de Cleac’h à l’E. du fort de Gitidel, un peu dans l’intérieur des terres.
Du sémaphore de la pointe Talut, au N. 68° 17' O. de la roche des Trois- Pierres de cette même pointe; au N. 79° 56 ' O. de la basse de la Paille. .
Enfin celle du sémaphore de la pointe de Gavre, au S. 87° 10’ E. de la même roche S. des Trois-Pierres de Ja pointe Talut; an S. 86” 6' E. de la basse de la Paille; au N. a 5 “ 26’ O. du sommet de la basse de Gavre.
Ces relèvemens ont été pris par M. Beautemps- Beaupré, hydrographe en chef de la marine en France, ou par les officiers sous ses ordres.
GROIX (Phase de i/ile). Ce phare sera construit au fort de la Groix et aura un feu fixe de premier ordre. On en connaîtra les détails lorsque la construction en sera achevée.
A celte marque, il faut joindre comme existant actuellement, le sémaphore de la Croix , au N. 20» 19 ' O. (du monde) du sommet de la basse des Chats ; au N. 79” 54 ’ O. de l’extrémité O. de la pointe de Guihel, et le sémaphore de la pointe du Grognou.
PORT-LOUIS , RIVIÈRE DE CRAC’H , evtrÉE DU MOR- BIHAN ( pointe N. E. ), l'ile d’HOEDIC et PERNEF (Feux). Ces feux de port jugés nécessaires par la commission des phares en France, seront très utiles aux petits navires et aux pêcheurs qui fréquentent les petits ports de cette côte.
BELLE-ILE ( Phare ).- Ce phare, de premier ordre, aura un feu tournant muni de 8 lentilles. Comme Belle lie est un des grands attérages de la côte de France, c’est à ce point que l’on vient prendre connaissance de terre pour aller dans la Loire. Ce phare sera à 8 lieues et demie E. de distance du phare du Pour.
Le sémaphore de Borderun, sur la côte O. de Belle-Ile et au N. E. du port de Borderun, est au S. i 3 ° 26' E. du sommet du plateau du Bizvideaux; et le sémaphore de Runello, au centre de
FOUR (Phare no). Le phare qu’on a l’intention d’y établir sera de second ordre et à feu tournant, muni de 16 demi-lentilles. Son emplacement sur le banc appelé Four de Guerande est très favorable pour passer entre ce banc et la pointe du Croisic, pour entrer dans la Loire.
Le feu qui y existe actuellement a été éclairé pouç la première fois le i" janvier 1822; il est tournant, et sa révolution s’achève en 7 minutes de tems; ou aperçoit huit éclats de lumière blanche très vive, séparés par des intervalles de 53 secondes, c’est-àdire qu’il est muni de 8 miroirs à double parabole, portant chacun deux becs d’Argant. On y substituera, dans la suite, l’appareil lenticulaire proposé par le rapport de la commission. Ce phare est au N. 86° 5 ' E. (4755 toises de distance) de la basse Fournier ; au S. 65 ° 6’ E. ( 8 i 5 toises de distance) du Bonen du Four ; auN.i° 4 a' E. du somfnetdu Couë- Vas ( a 5 1 1 toises de distance); au N. 49° 3 a’ E. de la basse Capella (3336 toises de distance); au N. 89° 28' O. du sommet de V Inconnu (833 toises); au S. 84 ° 28' O. de la tète E. de la basse Hikerik ; au S. 53 ° io' O. de la basse Bezou ; an S. 83 ° 5 ' de la tète O. de la basse Castouillet ; au S. 76° 14' O. de la basse David; au S. 78° i 3 ' O. de la basse du Soleil royal ; au S. 76° 8' O. de la basse Trujean ; au S. 80° 12' O. de la tète N. de la basse de la Barre ; au N. 44 ° 3 a' O. de la roche N. O. de la Banche.
TURC (Le). C’est une tour, située sur une des roches de la Banche, plateau qui, avec celui de la Lombarde, sépare le chenal du N. avec celui du Sud, de l’entrée de la Loire.
LOIRE (Tours a l’entrée de la). Indépendamment des sémaphores de Quibcron , de Loscolo (près de Piriac) et de la Romaine ( entre le Croisic et Bats ) , il existe plusieurs tours à l’entrée de la Loire.
La première qu’on rencontre en entrant en rivière est la Tour des Marées, d’où on relève la basse de Saint-Nazaire, au N. 37" 3 g’ E. (du monde); la seconde est la four du Sécé, île Saint-Nicolas , d’ou l'on relève l’extrémité N. des roches découvertes du plateau de Sccè , au N. 5 g° 54 ’ O. ( 1 44 toisés de distance ) ; viennent ensuite la tour des Brillantes , celle des Moutons et celle de la Pierre-Rouge.
PHASER (Phare du). Le phare placé sur l’ilot de ce nom, à peu de distance de la partie de l’île Noirmoutier qui forme la pointe S. de l’entrée de la Loire ,a été éclairé pour la première fois le i" février 1829. Il est allumé pendant toute la durée des nuits sur la tour récemment construite à la pointe N. O. du rocher, à 6 i /3 lieues marines dans le S. 36 ° E. (du monde) du phare du
Four. Le phare du Pilier est du second ordre et à courtes éclipses; le feu pourra être aperçu, par un beau tems , jusqu’à 6 lieues marines de distance.
Ce feu présente l’apparence d’un feu fixe varié par des éçlats qui brillent de 4 en 4 minutes et qui sont précédés et suivis, non d’une éclipse totale, mais d’un affaiblissement de lumière qui dure un peu plus d’une demi-minute.
Le caractère distinctif des phares de ce genre, est la longue durée de l’éclat moyen qui brille pendant deux minutes et demie, entre deux grands éclats consécutifs.
Ces apparences sont essentiellement différentes de celles que présentera par la suite le phare du Four, dont les éclats se succéderont de minute en minute.
La roche S. E. de la Bànche reste au N. a 3 ° 8' O. ( du monde ) du Pilier ; le sommet de la Lombarde au N. 5 ° ao' O.; le sommet de la Couronnée au N. a8° 16' E. ; la roche O. de la Couronnée an N. a 3 " E. ; le sommet de la basse des Pères au N. 77 0 44 ’ E.; le sommet du Bavard au S. a 0 3 i* O.
AIGUILLON (Feux). On a l’intention d’établir deux feux fixes sur les deax tours d’Aiguillon, pour indiquer l’alignement qu’il faut suivre pour entrer dans la rade des Charpentiers et dans celle de. Bonne Anse.
TEÜ (Feu de l’iled’). 11 a été allumé depuis le i 5 janvier 182g, et pendant toute la durée des nuits, un petit feu fixe dans la partie N. O. de l’ile d’Yeu, sur la butte de Petite-Foule , située à une demi-lieue au S. E. du Chiens- Perrins.
Ce feu, disposé de manière à éclairer tout l’horizon, se trouve cependant masqué, à cause de son peu d’élévation, par la partie S. E. de l’île.
Il peut être aperçu par un beau tems, jusqu’à la distance de 7 lieues marines. Ce fanal sera maintenu jusqu’à l’époque peu éloignée où il sera remplacé par un phare à feu fixe, de premier ordre, qu’on établira sur la tour Saint-Sauveur. Ce changement sera annoncé aux navigateurs par la voie des journaux.
SAXBrr--GELI.ES (Feu). On a l’intention d’entretenir un feu de port à l’entrée du port de Saint-Gilles.
SABLES D’OIONNE (Fanal). On a le projet d’établir un feu de troisième ordre , à courtes éclipses , à l’extrémité de la pointe des Sables d’Olonne , pour avertir pendant la nuit, qu’il ne faut pas approcher du lieu où il est placé : comme cette pointe est très saillante et surtout dangereuse à cause d’un groupe de
rocher» appelés Barges d O lonne , qui la font encore saillir davantage, on sent toute l’utilité qu’on tirera de ce feu.
Un avis inséré dans le Moniteur du 27 avril 1827, porte que les marins sont avertis qu’un fanal sera allumé sur l’extrémité de la grande jetée du port des Sables d’Olonne, département delà . Vendée, à partir du j* r mai suivant. Ce feu peut être aperçu jusqu’à 2 ou 3 lieues marines de distance, et seit à indiquer l’entrée du port aux navigateurs que le mauvais tems obligerait de s’y réfugier pendant la nuit. En tenant l'un par l'autre, ce faual et le phare de la Chaume, ils suivront le grand chenal et passeront à une encâblure environ, à l’E. du sommet des roches connues sous le nom de Barre-Marine.
BiXIIKES ( Phare de la tour des). Placé sur file de Ré, ce phare est de premier ordre et présente un feu tournant, à 16 demi-lentilles.
Ce phare marque l’entrée du Pertuis-Breton , et donne les moyens d’éviter un banc de roches dangereux qui s’étend à plus de 2 lieues au large de la pointe sur laquelle il est placé.
La tour des Baleines fut commencée en 1679; elle est élevée ■de 84 pieds (27 mètres 28 centimètres), et te sol sur lequel elle se trouve est à 8 et 9 pieds au-dessus des hautes mers.
SAIHT-MAJRTIBI (Feu), île de Ré, On propose d’y établir un feu déport.
UTARBIir (Banc). Ce banc est vis-à-vis de la Rochelle; comme les bâtimens qui fréquentent les parages environnans, sont en grand nombre, il est présumable qu’on finira par y construire une tour ou remarque pour servir à corriger leur direction.
LA ROCHELLE (Feu). On se propose d’établir un feu de port à la Rochelle; en attendant la construction d’une tour en maçonnerie, on a établi provisoirement une balise sur les rochers de Lavardin , dans la rade de cette ville.
L’extrémité du mât de cette balise est à 12 mètres au-dessus du rocher; elle est garnie d’un signe formé par un triangle équilatéral, orienté E. et O., et placé, une de ses pointes (en sommet) en l’air; le tout est surmonté d’un petit moulin à timbre, tournant à tout vent. Du centre de la balise, on relève :
La tour de la Lanterne de la Rochelle à l’E. N. E. 1° 3* E.
La tour de Chassiron (île d’Oléron), S. O. 6* 3o’ O.
Le clocher de Sainte- Marie ( ile de Ré) O. 1/4 N. O.
AIR (Fin de l’tle n’). 11 parait qu’on placera un feu de troi-
siètne ordre sur l’ile d’Aix , pour indiquer lu route qui conduit nu mouillage de cette île.
CHASSIROV (Phare ). Le pliure de la tour de Chnssiron a un feu fixe, de premier ordre; il est à l’extrémité N. de l’ile d’Oléron, quatre lieues deux tiers S. S. E. du phare de la tour des Baleines (île de Ré); de sorte que ces deux feux sont vus en même lems par les bâtimens qui se présentent à l’entrée du pertuis d'Antioche, pour aller soit à la rade de l’ile d’Aix, soit à celle des Basques , située en avant de la Rochelle.
Cette tour a a 5 mètres 70 centimètres de hauteur. La construction en fut commencée en 1679 et terminée en 1682.
CORDOUAN (Phare iis la tour). Cette construction est la plus belle que l’on puisse trouver en ce genre; elle fut commencée en i 5/,5 par Louis de Foix, qui fut 20 ans à bâtir ce superbe fanal; il ne fut cependant entièrement achevé que sous Louis XIV, i 665 . L’élévation primitive était de 169 pieds; mais en 1727, la partie supérieure en fut incendiée, et on y éleva une lanterne en fer qui en augmente les dimensions. Dans les commencemens, on l'éclairait au moyen du charbon , dont il consumait 225 livres par nuit; mais aujourd’hui, il est garni de réflecteurs, sur le nouveau principe, et du plus grand éclat*. La lumière tournante offre son maximum d’éclat pendant 3 o secondes, puis elle diminue pendant le même espace de tems, et enfin s’éclipse pendant une même durée; elle réapparaît ensuite pour arriver de nouveau à son maximum. On l’aperçOit à 20 milles de distance dans un canot. La tour de Cordouan n’est qu’à 9 lieues deux tiers dans le S. S. E. de celle de Chassiron. Comme la côte O. d’Oléron est inabordable', on sera averti de Rapproche des dangers lorsqu’en venant du large, on aura le feu tournant à tribord et le feu fixe de Chassiron à bâbord; dans celte position on devra gouverner ail S. pour gagner la riviere de Bordeaux, ou au N. quelques degrés O., pour se placer entre les feux de la tour des Baleines, de l’ile de Ré et celle de Chassiron ; alors , au lieu d’avoir un feu tournant à droite du feu fixe, on l'aura à gauche, et on sera en position d’entrer dans le pertuis d’Antioche.
Le phare de Cordouan est principalement destiné à marquer l’embouchure de la Gironde; mais après avoir doublé la tour, on est obligé, pour entrer en rivière, de passer près de la pointe de Grave, qui a un feu fixe.
* Il y a quatre grands réflecteurs sur chacuue des trois faces de l'appareil, qui forme au lieu d’un carré , un prisme triangulaire.
La tour de Cordouan, dont le nom vient de son premier architecte , a encore cela de remarquable qu’on y a établi le premier feu sur le principe de rotation qui ait éclairé les mers du globe; perfectionnement inappréciable dans la navigation.
GRAVE (Feu ). On vient de construire une tour, à l'extrémité de la pointe de Grave (rive gauche de l’embouchure de la Gironde), sur laquelle on a établi un petit feu fixe, du 3 e ordre, qu’on voit à 4 lieues marines de distance ; il a été allumé le I er février 1828. Comme cette pointe est très basse et difficile à distinguer la nuit, et qu’on est obligé d’y passer très près pour entrer en rivière après avoir dépassé la tour de Cordouan, le feu qu’on y a établi est de la plus grande utilité pour ceux qui fréquentent la Gironde. • ,
ROTAN ( Feu ). On a établi sur la jetée de Royan une lanterne ordinaire à '3 becs; elle est installée sur un poteau placé sur la falaise, à l’origine de la jetée et à 12 mètres au-dessus du niveau des hautes mers. ( V. Vapp. pour le phare de Bordeaux. )
ARCACHON ( Feu d’). On a l’intention de placer un feu fixe de troisième ordre à'I’entrce du bassin d’Arcachon.
BXARITZ (Phare). On construira à Biaritz, sur la pointe Saint-Martin, près de l’embouchure de l’Adour, un phare du premier ordre, avec un feu tournant à 16 demi-lentilles, qu’on ne pourra confondre avec celui de la tour de Cordouan, puisque ses éclats seront deux fois plus fréquens. Le phare de Biaritz donnera aux batimens obligés de passer la nuit à l’entrée de la rivière de Bayonne , les moyens de se mettre en position pour se présenter le lendemain à l’embouchure et recevoir les pilotes qui doivent les passer sur la barre. Il existe actuellement un petit feu fixe sur la pointe même de Biaritz , d’apres la carte levée par M. Beau temps- BeaOpré.
SAXRTT-JXAIV-DE-I.cz ou de SOCCOA ( Feu ). Un nouveau phare de troisième ordre a été établi sur la partie la plus saillante de la côte voisine du port de Soccoa , près Saint- Jean-de- Luz.
La lumière en est blanche et s’aperçoit à la distance de 4 lieues. Il a été allumé le 1 5 octobre i8a3.
Avis aux navigateurs.
D’après les ordres du ministre de la marine et des colonies , il vient d’être placé quatre corps -morts dans la rade du Socoa, quartier de Saint-Jcan-de-Luz. •
Trois de ces corps-morts sont destinés à l’amarrage des bàtimens ; leurs relèvemens sont ainsi qu’il suit :
Corps- morts du Sud-Ouest par 4 brasses et demie d’eau, fond de sable.
Le cabestan du quai nord du Socoa au N. N. O. 1/2 O.
La chapelle de Bordagain au S. S. O. i/a S.
Le clocher <le Saint- Jean-de-Luz. . au S. E. 2° i 5 ' E.
La maison de M. Loriague . . . . au S. O. t/2 O.
Corps-mort du Nord-Ouest par 4 brasses d'eau, fond gros gallet et herbe.
La tour de Bordagain au S. S. O. 1/2 S.
La maison de M. Loriague . . . . au S. O. 1/2 O.
Le cabestan du quai N. da Socoa . . au N. O. 8 0, N.
Le clocher de Ciboure au S. S. E. 1/2 S.
Corps- mort du Nord par 5 brasses et demie , fond de sable.
L’église de Saint- Jean-de-Luz. . . au S. E. 1/2 S.
La chapelle de Bordagain au S. S. ü. 4“ S.
La maison de M. Loriague . . . . au S. O. 1/2 O.
Le cabestan du quai N. du Socoa , . au N. O. 1/2 O.
Le quatrième corps-mort destiné .à empêcher que les bâtimens amarrés sur l’un des trois premiers, ne courent sur leurs câbles, a été placé au S. E. On étalinguera sur ce corps-mort un. grelin dans le beau teins , et un càblequand la mer sera grosse. Ses relèvemens sont :
Par 6 brasses et demie , fond de sable, et pierres brisées.
L’église de Snint-Jean-de-Luz ... au S. E. 4 ° S.
La chapelle de Bordagain . . . . . au S. O. i /4 S.
Le cabestan du quai N. du Socoa, . . au N. N. 9” N.
Le musoir de la jetée Sainte-Barbe. . au N. E. t /4 E. 2” E.
Il est expressément défendu aux commnndans des bâtimens de Sa Majesté et aux capitaines des navires du commerce, sous peine, de la part de ces derniers, de payer les dommages qui en résulteraient, d’amarrer leurs bâtimens aux petites chaînes qui servent à firer hors de l’eau , l’organeau placé au bout des grosses chaînes; ces petites chaînes, trop faibles pour supporter l’effort
de l’amarrage, sont exclusivement destinées à étalingucr les câbles.
Une rétribution fixée par un réglement, sera exigée des bâtimens du commerce qui feront usage de ces corps-morts. Il en sera de même pour les câbles et grelins appartenant au roi , et déposés au port du Socoa, qui seront prêtés auxdits bâtjmens, soit pour* s’amarrer sur les corps-morts, soit pour se touer dans ' le mâle.
Les bâtimens entrant par un tems forcé dans la rade du Socoa, y trouveront une trincadonre (chaloupe du pays), munie de câbles et grelins, que le capitaine de port aura fait sortir pour les aider dans leur amarrage.
Signaux d’entrée.
Du feu est allumé sur la montagne du fort Socoa.
( Le navire en vue cherchera à gagner le farge et évitera le port.)
Un pavillon rouge est arboré sur cette montagne.
( Le navire n'attaquera le port ou la rade du Socoa, qu’à la mimarée au plus tôt.)
Un pavilhn blanc est substitué au précédent.
(A ce signal on gouvernera sur la terre, en se conformant aux mouvemensdupavillon. Le cap du navire sera dirigé du côté vers lequel le pavillon sera incliné : celui-ci étant redressé, le navire continuera la route qu'il aura prise d’abord, d’après l’inclinaison du pavillon.)
Lorsqu’on n’apercevra plus le sommet de la montagne du Socoa, on distinguera à la pointe du quai N. un autre pavillon blanc: tout capitaine de navire doit être très attentif aux signaux de ce dernier pavillon ( ils auront la même signification que les précédens), à l’effet d’aller jusqu’en rade et d’y mouiller.
Et quand, enfin, ce pavillon sera entièrement amené, on laissera tomber l’une des ancres; une seconde ancre sera aussitôt mouillée, et les câbles auront une grande louée.
Cette manoeuvre terminée, on s’empressera de serrer les voiles avec soin, afin qu’elles offrent le moins de surfaces possible au* vents; et sans songer au péril où l’on se supposera, et que l’imagination grossit toujours, l’équipage du navire attendra s bord l’arrivée des chaloupes de pilotes.