DES PHARES DE LA TURQUIE D’ASIE
H&aACUbE ( Vieux faitai, b’), (Anotolie). Il existe à l’entrée du port d’Héraclée une tour désignée sous le nom de vieux fanal. J'ignore si on y entretient encore un feu.
XCÉTEUN ( Phase ). Le môle du port de Mételin est terminé par un fanal; d’après une vue de cette ville, par M. Choiseul Courtier , il est représenté comme une tour carrée surmontée d’une lanterne où se trouve un feu fixe.
SCIO (Faxaux). Deux fanaux avancés indiquent aux vaisseaux la route qu’ils doivent tenir pour entrer , et une jetée , aujourd'hui à fleur d’eau, ferme le port de Scio du côté du S.
D’après une vue du port de Scio , de Choiseul Gouffier , ces deux phares sont sur deux roches , et l’intérieur entouré de quelques murs fortifiés.
PACHA HUSSEIN ( Remarque be la roche ). Cette rc-
t— iat
marque , consistant en un signal peint en blanc , a été érigée par l'amiral turc Hussein Pacha , sur une roche à trois encablures S. O. du grand promontoire de Boudroun. On peut passer à l’cxtérieuf à une encâblore de distance , par 6 brasses d’eau. Eu dedans du rocher , le chenal est très étroit, et on n’y trouve que trois brasses.
RHODES ( Phare et remarques de). Le phare de Rhodes , quoique peu apparent, est de la plus grande utilité, et suffit pour faire apprécier la distance à laquelle on peut laisser tomber l’ancre dans la rade. 11 est placé sur la tour Saint-Nicolas , reconnaissable à sa forme carrée, à ses quatre tourelles aux quatre angles, et la tourelle centrale où est le fanal.
Il existait autrefois un colosse à Rhodes , qui servit de phare pendant 4^6 ans que Pline assigne à sa durée; il tenait un énorme flambeau allumé ; ses jambes embrassaient l’entrée du port , et les vaisseaux devaient passer entre deux. Ce colosse était sans doute admirable, mais il est fâcheux qu’on ait cherché à en rehausser le merveilleux de son histoire par plusieurs fables absurdes, entre autres celle desjjoo chameaux qui enlevèrent les débris de son bronze ; il me semble qu’il aurait été plus convenable d’employer des embarcations, vu qu’il était tombé dans la mer.
La tour des Arabes ( Arab-Koulessy) , qui sert de prison d’état, a i5o pieds d’élévation, et se remarque à une grande distance, de 1TL i/4 S. E. au O. N. O.
TAKAH ( Feu perpétuel du ). A 4 milles vers le N. du port des Génevois (Caramanie), sur la côte d’une colline boisée, est une petite ouverture volcanique nommée Tanar, de laquelle sort une flamme non intermittente et brillante, que l’on voit à plusieurs milles de distance. L’ouverture n’a que trois pieds de diamètre ; et quoique ce phare naturel ne semblait point devoir être mentionné dans ce travail , cependant il est certain qu’il a servi de point de remarque depuis des siècles, puisque Pline dit: Flagrat in phaseliti.de mons chimœra et quidem immortali diebus ac noctibus Jlamma.
CHXTX ( Tour du cap ) , ( Chypre ). Cette tour , qui servait autrefois de phare, est sur une plage basse , à n 172 lieues N. i/4 E. de Gavate.
PUA ( Tour nu cap ) , ( Chypre ). La tour , placée sur le cap Pila, est à 3 i/a lieues vers l’E. du cap Chiti.
BLANC ( Remarques nu cap), (Syrie). Le cap Blanc est à 1 3 milles S. S. O. de Tyre; il est formé par une roche calcaire très élevée, couronnée par une église blanche (il serait possible
qu’elle n’y existât plus actuellement ) qui forme une excellente remarque pour reconnaître cette côte. Une autre remarque non moins importante, est une tour placée au bord de l’eau et un peu au N. du cap Blanc.
JAFFA (Tours et remarques de ). A 3 ou 4 lieues N. de Jaffa , on trouve une tour carrée , placée sur une pointe , et semblable aux tours de Jaffa elles-mêmes ; et à mi-chemin entre cette tour et la ville , est actuellement un arbre immense, qui offre de loin l’apparence d’un pavillon à la tête d’un mât , pour lequel il a souvent été pris.
Les deux tours de Jaffa sont plates, à l’intérieur de la ville sur une colline noire; en dehors delà ville est nn récif de roches qui s’étend depuis le S. jusqu’au N. ; on peut mouiller à l’extérieur par i o et la brasses , en amenant les deux tours au S. £.
Nota. Sur la demande que j’avais adressée à U. le consul de France, à Saint- Jean-d’ Acre et dépendances, pour connaître s’il existait sur les côtes de la Syrie quelques fanaux ou feux propres à servir à la navigation nocturne, M. le consul me fit l'honneur de me répondre qu’il n’y existe aucune remarque de ce genre, mais que plusieurs échelles du Levant , entre autres Beyrout , avaient autrefois des fanaux placés à l’angle des tours et excédant de 6 à 8 pieds la hauteur des fortifications; qu’on ne les éclaire plus depuis plusieurs années et qu’ils sont entièrement en ruines.
DES PHARES, etc., DE L’AFRIQUE.
AlFXAWBBg ( Phare d’). L’ancien phare d’Alexandrie était le monument le plus fameux de ce genre dont les auteurs aient parlé; il était compté parmi les merveilles du monde. Sa hauteur était à-peu-près de S/,o pieds ; Josèphe dit qu’on apercevait le feu entretenu à son sommet, à près de i 4 lieues de distance ( 3 oo stades ). C’est d’après le nom de cet édifice , qui a subsisté pendant 1600 ans, qu’on a par la suite désigné tontes les constructions semblables; il était dû à l’ile de Pharos , sur l’extrémité E. de laquelle il était bâti , et où existe maintenantun fort.
— ia3 —
II y a actuellement sur la même Ile , tin phare et un pharilloa où on entretient des feux que l'on éclaire toutes les nuits; le phare est dans le château carré sur h pointe Pharos, et le plrarillon sur nne petite tour, à 7/8 de mille E. du premier.
VOWtrÈX ( Colonne ). Cette colonne est très remarquable du large, et se présente comme une grande voile; elle indique l’approche d’Alexandrie. ( Voir ce que nous avons dit sur ce monument antique, dans notre préface.)
ihAMB ( Toux des). Cette tour est à 23 milles S. O. 3/4 O. du phare d’Alexandrie; la côte y est dangereuse ; un banc qui n'a que 4 brasses d'eau se trouve à 3 milles de la eôte dans le N. E. i/4 N- de la tour, et leO. N. Gt 1/2 O. de nie Marabout.
COCLITTI , entrée de UNIS (Fanai, de ia). Pour indiquer plus sûrement le mouillage de la Goulette , le Bey de Tunis a fait élever un fanal de 6 pieds de hauteur et de trois pieds de diamètre, placé à la tête d’un mât de 4 o pieds; il sert aussi à distinguer le port Farine de celui de la Goulette.
Il parait que ce fanal est très mal entretenu, qu'il est vu à peine de toute la rade , et que sa lumière ne dure que jusqu’à dix heures du soir.
AKCUCH ( Phase d’). H existe un phare à feu fixe près du môle d'Alger; les meilleures marques pour arriver au mouillage sont : d’amener la terre la plus N. au N. O. i/4 N.; le fanal au N. O. 1/2 O.; l'embouchure de la rivière au S. , et le cap Matifou à PE., par aa ou 24 brasses de fond , à près de 2 i/4 milles de l'extrémité du môle.
TTOlAlf ou mtAKI (Tour du cap). Ce cap se distingue par une tour blanche qu’on aperçoit à une grande distance.
HEOKOVA et nu cap XTEGRO ( Tours du mont ). Le mont Negrona, qui est à 7 3/4 milles à-peu-près S. du château de Ceuta , est très élevé et d’un aspect noirâtre ; son sommet est surmonté d’une tour carrée.
Le cap Negro, qui est à 5 1/2 milles S. E. i/4 S. de Negrona, est d'une élévation moyenne et inégal à sa surface ; il est environné de quelques îlots et surmonté d’une tour ronde.
8AIX1V1QCBKL ( Feux ) , (Açores). Il y a sur cette lie plusieurs fanaux dont voici l’indication : au sommet de la tour d’e la cathédrale de la ville de Punta Delgado, à no pieds au-dessus de la mer; ce fanal, à réflecteurs, est alimenté par hnit becs à gaz. A la pointe E. de la baie ( nommée aussi Punta de la Calera)
est un autre fanal , à 9 milles S. . E. 1/4 E. du. premier; et un troisième sur un pic situé au côté S. O. de l’ile, près de la pointe Ferraria. Il parait que ces feux sont très mal entretenus et qu’on ne les voit qu’à 6 ou 7 milles de distance.
DES PHARES, FANAUX, FEUX, etc., DES CÔTES DE L’AMÉRIQUE.
KIQtmoN ( Fanai. ). On a établi sur la pointe à Canon ( Ile Miquelon), un fanal qu’on allume depuis le t er mai jusqu’au i 5 novembre de chaque année; je crois que c’est le premier qu’on rencontre sur la côte E. de l’Amérique, en descendant du N.