DES PHARES DE L’AFRIQUE , DE L’ASIE ET DELA NOUVELLE HOLLANDE
BONWS-ESI'iEANCE (Phare du cap de). Un phare portant deux feux se trouve actuellement à l’entrée de la baie de la Table, sur la pointe de terre qui s’avance entre le Great-MiU ou la Batterie du Moulin et la baie Three Anchor , sous la Croupe du Lion.
Les instructions suivantes indiquent les moyens d’entrer dans la baie de la Table.
Les bâtimens venant du S. et de l’O. avec un vent portant, et qui n’ont pas eu connaissance du phare avant la nuit , doivent gouverner au N. E. le long de la côte , jusqu’à ce qu’ils aient ouvert les deux feux, de la terre élevée des environs de la tête du Lion.
Quand ces deux feux seront ouverts l’un par rapport à l’autre de leur largeur et resteront à environ E. i/4 N. E. , on pourra se diriger pour les rapprocher, en ayant soin de les maintenir bien ouverts par le bossoir de bâbord ; on gouvernera ensuite à l’E. jusqu'à ce que les deux feux soient vus l’un par l’autre , ou bien jusqu’à ce qn’ils soient relevés au S. 0. 5° S. On se trouvera alors vis-à-vis de la pointe N. O. de la baie de la Table , et l’on pourra gouverner au S. 5° E. ou au S. S. E. , selon les circonstances, pour aller jusqu’au mouillage.
Quand les feux seront masqués par les terres élevées de la batterie du Moulin , ils resteront au N. O. 5° O. , et l’on approchera le mouillage extérieur, où l’on pourra laisser tomber l’ancre en sûreté , par 7 à 8 brasses d’eau , fond de sable fin , pour y passer le reste de la nuit.
Il faut avoir attention de ne pas s’avancer par moins de 5 17 a à 6 brasses, sans une connaissance parfaite des lieux.
Les navires venant du N. et de PO. suivront les. mêmes instructions relativement à la route qu’ils doivent faire pour dépasser les feux , etc.
Les bâtimens obligés de louvoyer avec des vents de S. et d’E., après avoir mis ces feux par leur travers, ne courront pas plus de 1 1/1 à 3 milles à l’E., ou jusqu’à ce que le brassiage soit venu à 8 ou 7 17a brasses.
Les relèvemens ci-dessus sont ceux du compas , avec une variation de *7° N. O.
MADAGASCAR ( ancien Phabe de ). Benyotvski fit établir une tour à feux et à signaux sur l’île à’ Aiguillon à l’entrée de la baie A’Antongil, qui fut commencée en mars 1775 par Garreau de Bois-Preaux ; elle a été perdue avec les autres établissemens français de cette île.
BOMBAT (Phabe). Depuis la cessation des Iles Hunry et Kennery , le gouvernement de la résidence de Bombay a fait établir un phare à feu fixe sur l’îlot nommé Old-lp oman's-Is land, en avant du port, ce qui en facilite beaucoup l’entrée pendant les gros tems et les nuits obscures. C’est aujourd'hui le rendez-vous des pilotes , qui y trouvent un asile parfaitement abrité du côté de terre.
MADRA S ( Fanal ). Un fanal a été élevé sur la bourse de Madras; la lumière est à 90 pieds au-dessus du niveau de la mer, et se voit à près de 5 lieues de distance. Il faut le tenir au S- S. O. i ;4 O., pour éviter les bancs de Pullicate.
CAXCUTTA (Phare). Ce phare est placé sur l’ile Jauper, à l’entrée de la rivière Ougly ( Ëncycl . d'Edimb. Ed. r 8 a 4 ).
Les instructions nautiques du cap Maxfield font mention d’un fanal nommé Kedgeree-Light , sans indiquer plus précisément ni sa nature ni son emplacement.
HOOGXiT ou de l’entbée du GANGE (Feu flottant d’). Ce feu flottant est mouillé par 10 brasses dans le chenal de PO. ou du S. , au S. S. O. de la bouée du banc nommée Reefi- Bouy. On devrait le voir de l’accore O. du fVestem-Reef , mais comme le teins est souvent brumeux, on ne l’aperçoit pas toujours; cependant en- croisant par 10 brasses environ dans le chenal du S. , on doit le trouver s’il est à son poste ; quand on l’enlève, on laisse ordinairement une bouée à sa place.
Après avoir traversé le Westem-Reef , sur lequel le fond est très régulier et la distance en travers de 7 brasses sur un de ses accores à 7 brasses sur l’autre, de 7 à 8 milles, on tombe alors dans le brassiage plus grand ou chenal de l’O. ou du S. où est la station du feu flottant.
( Instructions du cap Marfield , traduction inconnue , chez Filastre , à Bordeaux.)
D'après la même instruction , le même feu flottant est mouillé par 8 brasses dans le chenal de l’E . , du 1" octobre au I er mars; de sorte qu’on ne le voit dans le chenal de l’O. ou du S. , que du 1" mars au 1" octobre, ce qu’il est très important de savoir pour diriger sa route.
En 1817, le feu flottant était amarré dans le chenal de l’Ij. par 8 brasses. Dans le mousson du S. O., il est par 10 brasses au S. S. O. de Reef-Bouy. C’est un brick d’environ 100 tonneaux, à cul rond; il porte son fanal dans sa grande hune et il brûle parfois des moines dans la nuit, ce que font aussi les pilotes qui sont près de lui. Ce bâtiment peut au besoin donner un pilote.
Indépendamment de ce feu flottant, il existe plusieurs bouées de reconnaissance sur les accores des principaux bancs de l’entrée du Gange ou de la rivière d’Hoogly, et c’est une règle générale, observée en marquant les chenaux et bancs de sable à l’entrée de la rivière d’Hoogly, de placer les bouées rouges sur l’accore E. des bancs , de sorte que le chenal est à l’E de celleci; et les bouées noires, au contraire, sur l’accore O. des bancs de sable , marquant les côtés E. des chenaux et laissant par conséquent les passes à l’O. de ces mêmes bouées.
’ CAVITE (Fahal), (Manille). Un fanal dont on n’a point donné de description particulière, se trouve à l’entrée de la baie de Cavité ; il est probablement à feu fixe.
CHINE (Feux des côtes de la). Il y a un grand nombre de tours à feu, à fumée et à pavillon sur les côtes de la Chine , qui produisent des communications directes et très promptes entre les principales villes de cet immense empire ; mais on n’en connaît point de descriptions et elles ne paraissent point devoir être d’un grand secours pour les étrangers qui naviguent le long de ses côtes.
BOBHA (Fahal), (Kamshatka). Un fanal est établi à l’entrée
de la rivière de ce nom, à la côte O. de la péninsule; on n’en connaît point la description.
HUBrrZR. (Phare nu port), (Nouvelle-Hollande). 11 existe un phare à la partie S. de ce port , sur l’ilot ou rocher nommé Nùbby, il paraît qu’il est à feu fixe , mais on ne connaît aucun de ses relèvemens , par rapport aux objets de son voisinage qui peuvent intéresser le marin.