‹ Guide des voyagers dans la ville de gandChapitre 5 sur 19 · HELD · texte numérisé non relu

HELD

Les calvinistes vendirent l'église des Augustins le 28 août i582, sous condition que les acheteurs la démoliraient. On la reconstruisit vers 1607,

Musée et Académie Royale de Dessin.

Cette académie royale de dessin , peinture et architecture doit son origine à Charles Marissal, élève de Le Plat* Le magistrat lui permit en 1^1 } d'établir dans la Cour de S.*- Antoine , située sur le Lieve-gang , une école qui fut successivement transportée à la maison-de-ville, à l'hôtel de l'octroi, et enfin en 1804, dans le local où elle est maintenant, rue S.te-Marguerite , ce beau bâtiment fut construit en 1738, aux frais de la ville ; pour le collège des ci-devant Augustins qui y enseignaient les humanités > et furent supprimés

StTR LES MONCTMENS DE G AND» . 323

Les frais de l'académie , qui compte environ quatre cents élèves , sont couverts par des contributions volontaires de trois florins par an ; la ville donne le local et un subside annuel. S. M. lui a accordé à plusieurs reprises de généreux secours.

Une grande cour que ferme un élégant grillage , est plantée d'arbustes et de fleurs; par les soins de M. Van Hulthem, dont le nom se rattache si honorablement à toutes nos institutions utiles et agréables ; elle donne entrée au bâtiment par le vestibule , formé de cinq arcades. On entre , du côté gauche , dans la galerie des statues et bustes moulés sur l'antique et de quelques ouvrages de sculpteurs modernes. Cette belle collection a été formée , en grande partie , par la munificence des premiers magistrats , des directeurs de l'académie, et de plusieurs amis des arts, parmi lesquels la reconnaissance nous oblige de citer l'impératrice Joséphine , première épouse de Napo-* léon. On se propose de bâtir une aile parallèle à celle de la galerie des statues, afin d'y établir des ateliers pour les peintres, les sculp* teurs et les graveurs*

En bas sont les classes de dessin d'après l'estompe, la bosse, l'antique et le modèle.

Le i.« étage se divise en trois salles. Celle à gaucbe est destinée à l'enseignement de l'architecture; celle qui est à droite sert de réunion aux directeurs; la troisième salle est affectée à l'enseignement des principes du dessin.

Au second étage est une salle immense, où on a formé un musée des tableaux provenant des abbayes et couvents supprimés à Gand. Il s'y fait tous les trois ans une exposition publique des productions des artistes vivans. La première eut lieu en 1792. Le musée renferme 94 tableaux. En voici les plus remarquables :

Echoppe d'un marchand de poissons, ou on voit étalé, dans leur grandeur naturelle, tout ce que nos rivières et la mer fournissent de plus délicat; le peintre a rendu ces divers objets , tant pour la couleur que pour la forme , avec une vérité admirable ; une servante traite avec le marchand tandis qu'un filou lui coupe la bourse. Sur toile , par Adrien van Utrechl.

Sainte Rosalie couronnée par Venfant Jésus.

La Sainte Vierge, assise sur une estrade, tient sur ses genoux l'enfant Jésus , qui pose une couronne de roses sur la tête de Sainte Rosalie, par Gaspar de Crayer.

Ce tableau, l'un des chefs-d'œuvre de ce peintre, décorait l'église abbatiale de Saint- Pierre , à Gand ; il a été transporté en France.

Le jugement de Salomon.

Le jeune roi assis sur son trône, ordonne à un soldat de diviser l'enfant vivant en deux parties , et d'en donner une moitié à chacune des deux femmes qui venaient le réclamer. Peint sur coutil, par le même.

Ce tableau ornait une des salles du Vieux- Bourg, à Gand.

Martyre de Saint Sébastien.

Le Saint percé de flèches et privé de ses forces ; est console par des anges, qui, en

ôtant les dards , lui montrent la gloire céleste, Sur toile, par Pierre Tyssem.

Z,' enfant Jésus couronne Si*- Joseph, en récompense de ses vertus*

Sur le parvis d'un temple payen renversé , est agenouillée la Sainte Vierge , tenant l'enfant Jésus qui pose sur la tête de son père nourricier une couronne de roses ; deux Chérubins sont en admiration; le Père Éternel précédé du St.-Esprit, plane sur ce groupe accompagné de deux anges ; un autre groupe d'esprits célestes tenant le lis , symbole de la chasteté, répand des fleurs sur la tête du Saint. Sur toile, par Jean Van Gleef.

Le Jugement dernier, figures de grandeur naturelle, peint sur bois, par Raphaël Coxcie.

Ce tableau était placé dans une des grandes salles de l'hôtel-de -ville de Gand , avant d'être transféré au Muséum en Avril 182 5,

SUR LES MOOTMENS DE GAjtfD* 827

La présentation au templs.

Le grand-prêtre Siméon en habits pontificaux reçoit l'enfant Jésus dans ses bras et l'offre à l'Éternel en présence de Marie et de Joseph^ d'Anne et de Joachim. Sur toile , par/3. /. Kerhaegen, de Louvain, 1766.

L'empereur Charles V, et l'infant Ferdinand, son neveu, tous deux à cheval, se dirigent vers différentes régions ; Charles V en quittant son neveu, l'exhorte à suivre les vertus de ses aïeux et à les prendre pour modèles dans l'art de gouverner. Figures colossales, sur toile, par Gaspar de Crayer.

Ce tableau, confié au pinceau de ce peintre, a orné l'un des arcs de triomphe, érigés dans la ville de Gand, à l'occasion de l'entrée solennelle du Prince Ferdinand, infant d'Espagne, en l'an x635.

Martyre de Saint Biaise, évêque.

Le Saint est suspendu à un arbre par les deux mains , avec des poids aux pieds ; un

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prêtre payen l'exhorte à adorer une idole en bronze , tandis qu'un bourreau lui arrache les chairs ; un autre lui lie les jambes : un ange semble consoler le saint en lui montrant la palme du martyre. Peint sur toile, par Gaspar de Crayer, 1668, set a lis 86.

Ce tableau est gravé par Fr. Pilsen.

Cavalcade pour V inauguration de V empereur Charles VI , comme comte de Flandre , qui eut lieu à Gand, sur le Marché-du- Vendredi 9 Van 1666, par François du Chatel, 1668.

Le peintre a représenté en portrait et dans leur propre costume, avec les marques de leur dignité, les principaux personnages qui ont assisté à cette cavalcade : le théâtre érigé pour la cérémonie de l'acte inaugural, la place du Marché et les maisons sont rendus d'après nature 3 sur le devant, le peintre s'y est représenté tenant un papier sur lequel est écrit son nom et l'année 1668, il est accompagné de deux autres artistes ses amis , d'un troisième à cheval et d'un quatrième , probablement l'architecte de la ville.

Les portraits de tous les personnages à cheval sont d'un fini précieux et dignes du pinceau de D. Terriers, dont du Chatel était l'élève. Sur toile.

Saint-François recevant les stigmates,

Saint-François à genoux sur la pente d'un rocher, méditant sur la passion du Sauveur, reçoit les saints stigmates par la vision d'un crucifix ailé; au bas du rocher on voit un frère religieux de l'ordre de Sfc.-François. Sur toile, par P. P. Rubens.

Ce tableau était placé autrefois dans la petite nef à droite dans l'église des Récollets , à Gand.

Fr. Pilsen, de Gand , l'a gravé au burin, Tobie avec Vange RaphaeL

Tobie ayant pris un grand poisson , en ôte , par le conseil de son conducteur , le fiel destiné à rendre la vue à son père aveugle. Sur toile, par Gaspar de Crayer,

33o 3V0TICE

Couronnement Je l'empereur Charles V, par le souverain Pontife dans l'église cathédrale de Bologne. Sur toile , par Gaspar de Crayer.

François I.er, roi de France, après la perte de la bataille de Pavie , en 1 535 , se trouve arrêté dans un défilé , par trois cavaliers qui le somment de se rendre; le roi, reconnaissant le chevalier de Lannoy , lui présente son épée en lui disant: Lannoy, je me rends à toi! Un groupe de trois femmes , placées sur une éminence, représentent l'une le royaume d'Italie; l'autre tenant trois couronnes, le royaume de Naples ; et la troisième tenant des épis et une grappe de raisin, la fertile Lombardie; dans le lointain on aperçoit des combattans. Sur toile, par Gaspar de Crayer\

sur l'escalier conduisant au musée»

Le prophète ïsaie prédit à Ezechias, malade au lit , sa prochaine guérison , ainsi que la prolongation de ses jours, ce qu'il confirme par un miracle en faisant rétrograder

l'ombre de dix lignes, dans l'escalier appelle

SUP». LES MONlTMEîîS DE GATTO. 33 V

Fhorloge d'Acbaz. Sur bois ; par Fr. Fourbus, Ce tableau se ferme par deux bat tans ; sur l'un est représenté Jésus -Christ en croix, accompagné de sa mère , de St. -Jean et de Marie-Madelaine ; sur l'autre est un prélat (i) à genoux, accompagné de St. -Jacques, son patron ; c'est probablement le portrait du donateur du tableau. Les parties extérieures des deux bat tans sont peintes en grisaille et représentent la résurrection de Lazare.

Dans la salle attenante au Musée sont réunis, outre quelques autres compositions, tous les tableaux qui ont remporté des prix dans les différens concours. M. de Goesin- Verhaege , en a donné une notice très-exacte et très-détaillée , ainsi que de tous les tableaux du Musée (2).

(1) Jacques Deî-Rio de Bruges , abbé de Baudeloo, mort en 161 o, âgé de 88 ans.

(2) M. de Cauwer, professeur à l'académie , u formé, sous les auspices des directeurs de cette institution, une école de dessin et de peinture dont l'heureuse influence se fait déjà sentir. L'établissement ds

Église de S.^Satjvetjr (//. Kerst).

Cette église est à l'une des extrémités de la ville; on y arrive en traversant la rue des Rémouleurs. Connue anciennement sous la dénomination de chapelle de l'hôpital des aveugles , elle fut érigée en église paroissiale , l'an i54o. L'intérieur de ce temple remarquable pour sa grande propreté, et les emtellissemens qu'on y ajoute successivement , fut restauré il y a quelques années ? sur les plans de M. Goewie. Sa façade moderne a été élevée en i8ï i , par M. De Broe , un des architectes de la ville ; il est à regretter qu'elle ne soit pas en harmonie avec le reste de ce monument. Au pourtour du chœur et de la nef, sur les ceintres des ogives sont placés douze tableaux. Ces compositions de N. Roose, ont de grands défauts et de grandes beautés. Nous en remarquerons néanmoins trois qui

M. de Cauwer qui sacrifie en partie son talent à renseignement d'un art cultivé avec tant de suxcè* k G and , est situé rue Courte du Marais,

pour l'énergie de la composition et le coloris, rappellent le style de Rubens et de Paul Véronèse. Le premier représente le baptême de notre seigneur ; le second, les apôtres dans une barque avec Jésus-Christ endormi, qu'ils réveillent tout effrayés de la tempête : le troisième la résurrection de Lazare. Le dessin des autres est incorrect , et la couleur souvent fausse. L'orgue de cette église est de M. de Volder.

Église de S^-Jacques.

Sanderus rapporte que cette église fut fondée en 1 1 oo et qu'elle devint en 1 1 28 la proie des flammes. Son architecture ne présente rien de remarquable : la façade aurait même besoin d'être restaurée. Elle renferme quelques bons tableaux, parmi lesquels on remarque les suivans :

Dans la troisième chapelle à gauche se trouve une composition de van Cleef , représentant le rachat des esclaves. On y reconnaît plusieurs imitations des meilleurs peintres.

Dans la même chapelle on voit le mystère de la Trinité représenté dans le ciel; la vierge , portée sur un nuage, intercède pour une femme blessée. Ce sujet est composé et dessiné d'une grande manière.

A l'autel de la première chapelle à droite , est un joli tableau de Looze , de Zèle, représentant St.-Corneille.

Au fond de la même nef, se trouve peint dans toute la hauteur d'une chapelle , le jugement dernier , par van Cleef. Dans cette vaste composition , des démons plus burlesquement hideux que ceux de Callot, punissent les réprouvés des deux sexes.

Deux tableaux qui font un assez bel effet, sont placés à l'entrée du chœur : ils représentent Saint-Pierre et Saint-Paul, et sont peints par M. van Huffeî.

Le maître-autel , grand et de beau marbre , a pour tableau le martyre de St.-Jacques , par Langenjan; c'est un beau tableau, mais les figures sur le premier plan sont trop grandes.

L'église de St.-Jacques est située sur une vaste place qui servait autrefois de cimetière. Derrière cette église, ayant d'arriver au Pont-

SUR LES MOftUMENS DE GAKD. 335

au-lait-battu {keirmelk-brugge) on trouve à droite le bâtiment où se réunit la commission des hospices. C'est l'ancien hôpital de Saint- Jean-à-l'huile ; on y soignait les fous furieux des deux sexes. L'élégante maison que l'on bâtit à côté embellira beaucoup cette place. À-peu-près au milieu du Steenclam est l'évêché ou palais épiscopal. C'est un beau monument moderne , d'une architecture légère et gracieuse.

Marche-du- Vendredi *

Cette grande place carrée est ainsi nommée du jour de la semaine où s'y tient le marché. En face de la rue dite Serpent-str aetj e , est un ancien édifice, où se rassemblait autrefois la collace tumultueuse supprimée par Charles V. Il est orné d'une tour anciennement plus élevée. On en abattit une partie , il y a quelques années, parce qu'elle menaçait ruine. On y remarque encore un énorme anneau de fer appelé den lynwaed ring, parce qu'on y expose au blâme les pièces de toile, apportées au marché et trouvées défectueuses

par les experts ; elles sont ensuite distribuée! aux hospices. Les Gantois élevèrent en 1600, au milieu de cette place une colonne à la mémoire de leur concitoyen Charles-Quint. Sur le côté gauche on y lisait l'inscription suivante :

D. Carolo V.imperat. cœs. aug.

Pro felici, Turc. Afr. Germ. Gall.

Geld. Hispan. Sicil. atque Ind.

Régi, Fland. comiti. p.p. s. imperii

Vindici quietis auspici.

sur le derrière :

Principi potentiss. Victori ae Triumphatori perp.magno max.

Universi christ orbis bono , deo volente, Cœlo favente , huic urbi suœ Flandriœ max. féliciter innato.

Cette colonne, y compris la statue pédestre de l'empereur , dont elle était surmontée , avait 5o pieds de hauteur. Elle fut reconstruite en 1772 et abattue en 1793.

SUR LES MOTïUMENS DE GA>'D. 33"]

On voit sur cette place un vaste édifice portant le n.° i 5, et flanqué de deux tourelles, C'est un des anciens hôtels fortifiés et appelés en flamand Stem. Il fut habité longtemps par la noble famille des Uutenhove. Le bâtiment à perron , formant le coin de la rue aux loups , s'appelle Metershuys. C'est là où se mesurent les toiles , qui se vendent le vendredi sur le marché. Tous les mardis , il s'y fait encore^ en été , avant le lever du soleil , un marché appelé communément marcM-auxvoleurs , parce qu'il n'est pas rare qu'on y expose en vente des objets volés.

Gratis Canoin.

L'énorme pièce de canon en fer, placée à l'endroit appelé mannehens aerd, est un pierrier forgé j sous le règne du comte de Flandre, Phiiippe-le-Bon, comme le font connaître les armoiries de ce prince ciselées autour de la lumière. Il est d'une telle dimension qu'il serait difficile d'en faire maintenant un semblable. Les Gantois en guerre avec leur bon duc, en 1^53; le perdirent lorsqu'ils fesaicnt

338 notice le siège d'Àudenarde. Il fut repris dans cette Tille en 1578, par le capitaine Gantois Rochelfing et envoyé avec toutes les autres provisions de guerre à Gand, où il arriva le 8 mars. Il fut place à l'endroit où il est aujourd'hui le i5 septembre de la même année; ce canon portait le nom de la Marguerite enragée {de dulle Griete). La longueur de la pièce entière, qui pèse environ trente-quatre mille livres , est de dix-sept pieds : l'ouverture a deux pieds et trois-quarts de diamètre.

Jardin des Plantes.

Le jardin des plantes, aujourd'hui jardin de l'université , est le plus riche et le plus beau du royaume des Pays-Bas : il est le plus complet, excepté celui de Paris, de tous les établissemens de ce genre situés en-deçà du Rhin. Sa fondation date de 1797, époque où M. Bernard Coppens , nommé professeur à l'école centrale nouvellement instituée, indiqua l'emplacement des serres et de l'orangerie, et leurs dimensions. Le plan général du jardin fut tracé par M. Pisson. Avant de

mourir, M. Coppens indiqua aussi les diverses parties du jardin.

La première partie contient l'orangerie et les serres chaudes. Ce local très-rétréci en 1800 a pris en 1808 et en 181 3 des accroissemens très-sensibles qui ont permis d'y rassembler en partie , les richesses végétales de tout le globe. Par un nouveau bienfait , S. M. vient d'accorder des subsides pour la reconstruction et l'agrandissement des serres chaudes.

La seconde est consacrée entièrement à l'étude de la botanique, d'après le système de Linnée. C'est la partie classique du jardin; elle est connue sous le nom technique école. Formée de quatre-vingt-onze carrés oblongs, régulièrement tracés sur deux lignes parallèles, elle est consacrée à l'exposition des plantes indiquées par des étiquettes , ainsi que les vingt-quatre classes. À l'une des extrémités domine, sous un saule pleureur, un beau buste de Linnée, par M. Godecharles.

La troisième environnée d'une petite balustrade , est consacrée au système de Jussieu. Les fleurs et plantes y sont classées d'après le* divisions données par ce botaniste. Sur ce

340 Î,0TICE terrain se trouvait, il y a peu d'années, une collection de plus de six cents espèces ou variétés d'arbres fruitiers.

La quatrième partie qui réunit plus particulièrement l'utile à l'agréable,- offre aux habitans une jolie promenade. Elle a des vues charmantes, formées par des arbres indigènes et étrangers, au milieu desquels se dessinent de belles statues. Dans plusieurs bosquets sont placés lesbustes des botanistes les plus célèbres

de la Belgique.

La cinquième partie renferme les arbres résineux, tels que les Pins, les Cyprès, etc. Leur verdure épaisse et permanente cache aux yeux des promeneurs l'habitation du jardinier en chef, M. Mussche.

Plusieurs autres parcs réunissent les familles des Bruyères, des Rosages, des Magnoliers et généralement toutes les plantes dont la culture exige du terreau.

Un vaste bassin fournit à l'arrosement ; une autre pièce d'eau se soutient également au niveau de la Lys qui baigne les murs du jardin , et voit fleurir plusieurs espèces de plantes aquatiques.

De la grille en fer placée à l'un des angles du jardin , la vue s'étend , sur le pont de Saint- George, le Pas-brugge , la Pêcherie et les murs délabrés de l'ancienne citadelle élevée par Charles V, pour en imposer aux Gantois»

Collège Royal.

Cette institution consacrée à l'instruction publique , occupe tout le bâtiment de l'ancienne et riche abbaye de Baudeloo. Le local en est très-vaste et fort bien distribué. Dans la première cour sont situés les apparie mens du principal et du sous-principal , etc.; la seconde renferme toutes les classes, la troisième et la quatrième sont destinées aux élevés internes. Cette dernière qui est fort belle et plantée d'arbres, n'est séparée du jardin botanique que par une muraille peu élevée ^ cachée, dans l'intérieur du jardin, par un rideau de hauts peupliers. Ce collège qui a remplacé le lycée en i8ï5, compte de cent quatre-vingts à deux cents élèves , tant internes qu'externes. L'instruction y est aussi forte que dans les athénées royaux. Six professeurs

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