PARCHEMINÉ. — PARIÉTAL
çoirs ne forment que des mamelons très courts disposés le long de la tige de la plante , et que ces suçoirs ( racines adventives modifiées) s’attachent non aux racines, mais aux tiges des plantes voisines, qui deviennent promptement les victimes de la plante parasite. — On nomme fausses parasites les plantes qui vivent sur les écorces des arbres réduites en terreau , sans absorber la sève des plantes qui les supportent ; telles sont les Orchidées exotiques dites épiphytes. — Dans le langage vuLgaire, on désigne souvent sous le nom de plantes parasites les espèces spontanées qui se développent dans les terres cultivées. Ces plantes sauvages sont parasites au même titre que les tribus dispersées d’un peuple indigène chez le peuple conquérant qui s^est installé à leur place.
parastades (Link); filets celluleux situés entre les pétales et les étamines, par ex., chez les Passiflores . (Inusité.) Parastaminai Link); nom donné aux parties de certaines fleurs qui ressemblent à des étamines dépourvues d’anthères, que ces . organes soient réellement des filets stériles ou soient d’une autre nature. (Inusité.)
Parastyli (Link); nom donné aux carpelles qui avortent. (Inusité.)
parcheminé , coriaceus ; qui a la texture membraneuse et la consistance coriace du parchemin : l’endosperme membraneux de la pomme est de consistance parcheminée. —On a donné le nom de parchemin à l’enveloppe membraneuse qui enveloppe la graine dans le café.
Parenchyme, Parenchyma ; partie pulpeuse essentiellement composée de tissu cellulaire, et qui, chez les feuilles, remplit les . mailles du réseau constitué par les nervures. Dans les fruits charnus, le parenchyme des feuilles carpellaires prend un développement excessif et est gorgé de sucs. Dans les fruits secs, au contraire, le parenchyme est peu développé et quelquefois même en partie atrophié. On a proposé de réserver le nom de parenchyme au tissu cellulaire compacte à cellules polyédriques, et de désigner sous le nom de mérenchyme le tissu cellulaire lâche à cellules presque sphériques, pariétal , parietalis ; qui est inséré sur les parois, qui appartient
PARIPINNÉ. — PATELLIFORMIS.
aux parois. Plusieurs feuilles carpellai res, étalées et soudées par leurs bords munis de lignes placentaires, constituent des ovaires dits k placenta pariétaux; en effet, les ovules semblent insérés aux parois de la cavité unique qui résulte , chez ces ovaires, de la réunion des feuilles carpellaires; tel est le mode de placentation chez les Violettes et chez les Helianthemum , etc.
paripinné, *= paripenné, paripinnatus ; se dit d’une feuille composée pinnée chez laquelle il existe un nombre impair de folioles, en d’autres termes : dont le rachis (qui ne présente pas à son extrémité une foliole unique continuant sa direction) se termine soit brusquement, soit par une pointe, soit par une vrille.
parsemé, aspersus , conspersus ; parsemé (de poils, de glandes, de taches, etc.).
partibilis , susceptible d’être partagé; se dit d’un fruit provenant d’un ovaire composé de plusieurs carpelles fermés et soudés entre eux, mais qui se désagrègent k la maturité.
partiel, partialis; se dit d’un organe qui, considéré isolément, est complet, mais qui concourt, avec d’autres organes semblables à lui , à former un organe composé dont il n’est qu'une partie. C’est dans ce sens que les Ombellules , ou petites ombelles dont la réunion constitue l’ombelle générale ou composée, ont été nommées Ombelles partielles . Dans les feuilles composées, on a nommé Pétioles partiels les Pétiolules ; dans les feuilles doublement composées, on nomme pétioles partiels les rachis articulés sur le rachis principal, les pétioles particuliers des folioles gardent le nom de pétiolules.
partit, parti te, partitus; se dit d’une feuille divisée en lobes profonds, mais n’atteignant pas la nervure moyenne dans les feuilles penninerves ou le pétiole dans les feuilles palminerves. (Voir les mots pinnatipartity palmatipartit.)
Partition, Partitio; on a désigné sous ce nom les lobes, lanières ou segments des feuilles partîtes.
parvus = minutas , petit; dans les mots composés dérivés du grec, micros.
pascuus , qui croît dans les pâturages.
patelliformis ; en forme de patelle et non de patère (le Patella
PATELLULE. — PAUCUS.
était une assiette ou un plat sur lequel les anciens plaçaient les viandes offertes aux dieux; le Patera était une coupe à boire). Certains embryons en forme de disque excavé ont été dits : en forme de patelle.
Patellule, Patellula. Dans la famille des Lichens, on a donné ce nom à des apothecium orbiculaires sessiles et entourés d’un rebord appartenant au réceptacle et non au thallus ; chez les Lecidea , par exemple.
patens, =patulus; doit se traduire par le mot étalé lorsqu’il s’agit d’une feuille écartée du rameau ou d’un rameau écarté de la tige. Ce mot doit se traduire par le mot ouvert lorsqu’il s’agit d’un verticille d’organes, par exemple d’une corolle à pétales ou à lobes étalés. — patentissimus , superlatif de patens , étalé à angle droit ou même un peu renversé.
Pathologie végétale ; partie de la science qui a pour objet l’étude des maladies chez les végétaux.
Patrie, Patria ; se dit de la partie du monde ou de la contrée dans laquelle croit une plante; cette contrée se désigne soit d’après le nom politique du pays, soit d’après le nom des mers, des fleuves, des chaînes de montagnes, etc., ou en indiquant les degrés de longitude et de latitude. patulus = patens, étalé. (Voir le mot patens.) pauciflore, pauciflorus ; se dit d’une tige ou d’une inflorescence (une ombelle, un épi, un glomérule, un capitule, etc.) qui pré' sente un très petit nombre de fleurs, ou un nombre beaucoup moins grand que dans les cas analogues.
pauciradiatus, qui présente un petit nombre de rayons; se dit en parlant d’une ombelle. Umbella pauciradiata s’oppose à U. multiradiata ou à rayons nombreux. — Dans la famille des Composées, les fleurons ligulés (ou demi-fleurons) qui occupent la circonférence du capitule, chez un grand nombre de genres de la division des Corymbifères, sont quelquefois appelés rayons; les capitules qui présentent un seul verticille de ces fleurons ligulés ont été appelés Capitula pauciradiata ; ceux qui en présentent plusieurs verticilles, C. multiradiata . paucus ; on se sert seulement du pluriel pauci (dans les mots composés dérivés du grec, oligo ), en petit nombre. Ce mot fait
706 PEAU. — PÉDATINERVE.
partie de beaucoup de mots composés; ex. : paucistaminewt, qui ne présente qu’un petit nombre d’étamines.
Peau, Epiderma , Cuticula ; on appelle vulgairement peau l’épiderme des feuilles, l’épicarpe ou épiderme des fruits, l’épisperme ou enveloppe de l’amande (inusité dans le style botanique).
pectinatus , divisé en segments étroits, égaux et disposés sur un seul rang, comme les dents d’un peigne.
pedalis , qui est de la longueur d’un pied (mesure actuellement inusitée). * '
pédalé, pédiaire, pedatus { Mirb-ben forme de pédale (voy. péda~ tilobè ). Un pédale est, dans certains instruments de musique, une série de touches réunies à une de leurs extrémités par une traverse et mises isolément en mouvement par le pied du musicien.
pédalinerve, pedatinervis (voy. pédatinerve).
Pédatiforme ou pédaliforme, pedatiformis (DC.), épithète donnée aux frondes vasculaires de certaines Algues marines découpées de la même manière que les feuilles pédatilobées, pédatifides, chez les plantes phanérogames.
pédatilobé; pédatifide; pédatipartit ; pédatiséqué (ou pédalifide, etc., si l’on compose le mot de l’expression française pédale et non de l’expression latine pedatus, qui signifie en forme de pédale) : pedatilobatus ; pedatifidus; pedatipartitus ; pedatisectus (DC). Feuilles pédatinerves plus ou moins profondément découpées en lobes ou segments disposés selon la direction des nervures (voir, pour la valeur de ces expressions, les mots fidus, partitus , etc.). Les feuilles de YHelleborus fœ tidus , de Y Arum Dracunculus , etc., sont pédatipartites. — M. de Mirbel a désigné ces feuilles sous le nom de pédalées , quelle que soit la profondeur de leurs découpures.
pédatinerve ou pédalinerve, pedatinervis . Feuille dont le pétiole se partage à son sommet en deux nervures très divergentes qui émettent chacune verticalement à leur côté intérieur des nervures secondaires parallèles entre elles. Ce genre de nervation n’est pas fréquent.
pedatus, pédalé, pédiaire.
PÉDICELLE. — PÉLORIE.
Pédieelle, Pedicellus ; on désigne sous ce nom le support particulier de chaque fleur: c’est un ramuscule du pédoncule qui se termine par une fleur unique. Lorsque le pédieelle ne naît point sur un pédoncule commun avec d’autres pédicelles, et qu’il est inséré directement sur la tige aérienne ou sur la souche ou le rhizome d’une plante, on le désigne souvent sous le nom de Pédoncule uniflore , surtout s’il porte des bractées dans sa longueur, et que par conséquent il soit susceptible d’être pluriflore, et par conséquent de devenir un véritable pédoncule. — Des organes de diverses natures, de forme grêle, et terminés par une partie plus large, ont été désignés sous le nom de pédicelles.
pédieelle, pedicellatus ; muni d’un pédieelle.
Pédicule, Pediculus; on a donné ce nom à l’axe de certains Champignons (Agarics, Bolets, etc.).— pédiculé, pediculatus , pourvu d’un pédicule. .
Pédoncule, Pedunculus; axe florifère plus ou moins rameux émettant un plus ou moins grand nombre de fleurs; chacune de ses divisions, terminées par une seule fleur, a reçu le nom de Pédieelle.
pédonculé, peduixculatus ; se dit d’une inflorescence portée sur un pédoncule. ’
Pellicule, Pellicula , membrane mince et transparente.
pellitus, = recutitus ; pelé , écorcé ; dont l’épiderme ou l’écorce semble avoir été enlevée.
pellucido-punctatus ; marqué de ponctuations transparentes; les feuilles de YHypericum perforatum (Millepertuis) par ex. Ces points transparents sont des vésicules glanduleuses remplies d’un liquide transparent et traversant toute l’épaisseur du parenchyme de la feuille , de manière k n’être recouvertes sur l’une et l’autre face que de l’épiderme transparent lui-même ; de telle sorte que la lumière passant à travers ces glandes , il semble que chacune soit une petite ouverture dont la feuille est perforée.
pellucidus , transparent, diaphane.
Pélorie, Peloria ; nom donné à un phénomèné tératologique, qui consiste dans la régularisation anormale ou accidentelle d’une
PELTÉ. — PENDANT.
fleur normalement irrégulière. Telle est la déformation de la fleur des espèces du genre Linaria , lorsqu’il existe cinq éperons disposés en cercle au lieu d’un éperon unilatéral (chacun des pétales se prolongeant en éperon) ; dans le genre Ancolie ( Aquilegia ) tous les pétales sont normalement prolongés chacun en éperon. Dans une anomalie fréquemment reproduite par la culture, les éperons disparaissent et tous les pétales sont complètement plans; ce retour anormal d’une forme complexe normale à la forme plane des pétales ordinaires rentre également dans la classe des anomalies désignées sous le nom de Pélories. '
Pelta ; sorte d 'Àpothecium de forme peltée. — peltatus , pelté. pelté, peltatus ; se dit d’un organe quelconque (une feuille , une graine) qui est orbiculaire et qui adhère à un support (pétiole, funicule) par le milieu de l’une de ses faces et non par un des points du bord. — La feuille peltée résulte d’une feuille peltinerve , c’est-à-dire dont les nervures partent en rayonnant de l’extrémité du pétiole et sont unies entre elles par un limbe continu même au niveau de la partie qui correspond à la base de la feuille. Une feuille peltée a l’aspect d’un parasol. Les feuilles sont peltées dans le Tropœolum majus (la Capucine), le Cotylédon Umbilicus , Y Hydrocotyle vulgaris , etc. peltiforme, peltiformis; se dit d’une fronde d’Algue en forme de feuille peltée.
peltinerve, peltincrvis ; feuille dont le pétiole se partage à son sommet en un certain nombre de nervures qui rayonnent horizontalement en cercle. Si toutes ces nervures sont unies entre elles à droite et à gauche par du parenchyme, il en résulte une feuille peltée. Si les deux nervures de la base ne sont pas unies entre elles, la feuille est orbiculaire, mais elle n’est pas peltée. Dans les feuilles composées, la disposition peltinerviée donne lieu aux feuilles digitées.
penché, nutans ; incliné, qui est intermédiaire entre la direction verticale et la direction horizontale, pendant, pendulus , pendulinus ; dont la base est fixée en haut et le sommet libre en bas. On nomme Ovule pendant ou suspendu celui qui est suspendu dans la cavité de l’ovaire, le hile étant
PÉNÉTRANTE. — PÉPONIDE.
en haut et le sommet apparent en bas ; on a employé plus particulièrement le mot pendant lorsque la loge ne contient qu’un ovule, et le mot suspendu lorsqu’elle en contient plusieurs. pendulinus , pendulus , pendant; qui est suspendu, pénétrante; se dit d’une odeur qui, comme celle du musc, se répand avec intensité. Odeur pénétrante agréable, se traduit en latin parle mot fragrans; odeur pénétrante, désagréable, par le mot graveolens.
penicillatus , = penicilliformis , en forme de pinceau, pennatifide; pennatilobé; pennatipartit; pennatiséqué. (Voir les mots pinnatifide, pinnatilobê, etc.) penné = pinné, pinnatus (voir ce mot), penniforme, penniformis (DC.) ; se dit d’une fronde d’Algue en forme de feuille pinnée. .
penninerve, penninervius ; on nomme ainsi les feuilles dont le pétiole se prolonge en une nervure moyenne, côte ou rachis, qui émet à droite et à gauche, de distance en distance, dans toute sa longueur, des nervures secondaires (disposées par conséquent comme les barbes d’une plume). Les feuilles dont les nervures présentent cette disposition peuvent être simples et entières ou plus ou moins profondément découpées en lobes alternes ou plus rarement opposés (ces feuilles découpées sont dites pinnatifides, pinnati partîtes, ou pinnatiséquées, selon le degré de profondeur des incisures. Si les segments sont articulés, elles sont dites composées-pin nées).
penta , dans les mots composés dérivés du grec, signifie cinq ; en latin quinquc: — pentagynus, à cinq carpelles; — pentandrus , à cinq étamines; — pentangularis , à cinq angles; — penta petalus , à cinq pétales ; — pentaphyllus, à cinq feuilles, /* y Pépin; nom donné aux graines qui occupent les loges des fruits charnus appartenant aux arbres de la famille des Pomacées. Péponide, Pépon, Pepo , Peponida , Peponium. Nom donné au fruit dans la plupart des genres de la famille des Cucurbitacées. Ce fruit résulte d’un ovaire adhérent composé de plusieurs carpelles incomplètement fermés et soudés par leurs parois; ce vertieille de carpelles constitue, en raison de cette disposition, un fruit incomplètement pluriloculaire; ce fruit
GO
PÉRAPHYLLE. — PÉRIANTHE-
est ferme k sa circonférence et charnu k l’intérieur; les placentas étant réfléchis sur les cloisons, donnent lieu k une modification de la placentation pariétale.
per : la préposition latine per, placée devant un adjectif, lui donne la valeur d’un superlatif : pusillus , grêle; perpusillus , très grêle ; integer, entier ; perinteger, très entier.
Péraphylle, Peraphyllum ; nom collectif donné par Moench k des organes qui n’ont aucune analogie entre eux : par exemple la bosse de la lèvre supérieure du calice dans le genre Scutella ria , l’appendice scarieux du calice dans le genre Salsola , etc. perennans ; les feuilles qui restent plus d’un an vivantes sur l’arbre sont dites : Folia perennantia ou persistentia. perennis , vivace; s’oppose k anriuus, annuel. pcrfeclus , parfait; dont le développement est complet, qui ne présente point d’anomalie.
perfolié, perfoliatus ; une feuille est dite perfoliée lorsque, étant alterne, elle embrasse complètement par son insertion le rameau sur lequel elle est insérée, de manière k paraître traversée par lui. Les feuilles du Buplevrtim rotundifolium sont perfoliées. La feuille perfoliée peut être considérée comme une feuille embrassante dont la base est prolongée en deux lobes qui se soudent entre eux par leur bord interne, ou mieux être considérée comme ayant une insertion réellement périphérique, c’est-k-dire occupant toute la circonférence du rameau au lieu de n’en occuper qu’une partie. Il ne faut pas confondre les feuilles perfoliées, qui sont nécessairement alternes, avec les feuilles con nées qui sont opposées et embrassent la tige en se soudant entre elles base k base: telles sont les feuilles bractéales du chèvrefeuille des jardins ( Lonicera Caprifolium), du Dipsacus sylvestris et du D. fullonum (Chardon-k-foulon, ou Cardère), du Chlora perfoliata, etc.
pergamenus , qui a la consistance du parchemin, parcheminé. péri, dans les mots dérivés du grec, signifie autour; en latin eirca.
Périanthe, Perianthium = Perigoniam; on désigne sous ce nom l’ensemble des enveloppes florales composé du calice et de la corolle; cette expression est principalement usitée dans la des-
PÉRICARPE. — PÉRICHÉSE.
cription des plantes de l’embranchement des Monocotylédones, le calice et la corolle étant souvent chez ces plantes l’ün et l’autre pétaloïdes, et présentant l’aspect d’une enveloppe unique, surtout dans les cas où l’insertion est périgyne.
Péricarpe, Pericarpium ; on désigne sous le nom de péricarpe les feuilles carpellaires k l’époque de la maturité du fruit, c’est-à-dire le fruit lui-même moins les graines et les placentas; le péricarpe peut par conséquent se composer d’une seule ou de plusieurs feuilles carpellaires soudées, selon la structure du fruit. Nous renvoyons aux articles Carpelle, Fruit, et Déhiscence, pour l’étude de la structure des péricarpes et leur mode de déhiscence. Selon que le fruit résulte d’un ovaire libre ou d’un ovaire adhérent, on conçoit que la couche extérieure du péricarpe appartient au carpelle lui-même ou au tube enveloppant ; lors donc que l’on a proposé de subdiviser le péricarpe en plusieurs couches, il aurait fallu d’abord indiquer si l’on entendait parler des péricarpes libres ou des péricarpes adhérents. Ces couches sont, en procédant de l’extérieur k l’intérieur, l’épicarpe, le mésocarpe (ou sarcocarpe chez les fruits charnus) et l’endocarpe. Chez les péricarpes appartenant à des fruits résultant d’un ovaire libre, l’épicarpe correspond à l’épiderme delà face externe (ou inférieure) de la feuille carpellaire, le mésocarpe k la charpente fibro-vasculaire et au parenchyme de la feuille, et l’endocarpe à l’épiderme de la face interne (ou supérieure de la feuille). Chez les fruits qui résultent d’un ovaire adhérent , il existe de plus une couche extérieure plus ou moins épaisse constituée par le tube dans lequel le fruit est inclus. Certains péricarpes sont minces et membraneux , d’autres sont épais et ligneux, d’autres sont charnus; d’autres enfin sont en partie charnus et en partie ligneux : tel est le péricarpe chez les fruits connus sous le nom de drupe ( la cerise et l’abricot, par ex.), chez lesquels les couches externes de la feuille carpellaire sont charnues et succulentes, et où les couches internes sont ligneuses et constituent le noyau.
Périchèse , Perichœtium ; involucre qui entoure les fleurs femelles dans la famille des Mousses. Un grand nombre d’espèces de Mousses sont monoïques ou dioïques, c’est-k-dire que les Anthé-
PÉRICHÈSE. — PÉRICLITE.
ridies, ou Heurs mâles, ne sont pas portées par les mêmes rameaux ou sur les mêmes pieds que les Archégones ou fleurs femelles. Les groupes d’anthéridies et les groupes d’ archégones sont entourés de feuilles rapprochées qui constituent de véritables involucres; les feuilles involucrales des anthéridies ont été appelées Feuilles périgoniales [Folia perigonalia); les feuilles involucrales des archégones ont été appelées Feuilles perichéliales ( Folia perichœtiala) , et l’involuere formé parles feuilles périchétiales Périchèse ( Perichœtium ). — II est regrettable de voir deux noms différents adoptés simultanément pour l’involucre, dans une même famille; le sexe différent des fleurs renfermées dans ces involucres ne justifie pas cette nomenclature. Les feuilles périchétiales diffèrent, il est vrai, des feuilles périgoniales par une forme plus allongée, et surtout en ce qu’elles prennent la plupart de l’accroissement pendant la maturation du fruit; mais cette différence tient moins k la nature même de ces feuilles qu’a la nature des organes qu’elles accompagnent; aussi me semblerait-il convenable que le nom de périgone, ou feuilles périgoniales, fût employé pour désigner l’involucre des fleurs mâles aussi bien que l’involucre des fleurs femelles, ou des groupes où les fleurs mâles et femelles sont mêlées (fleurs hermaphrodites); l’expression Feuilles périchétiales devant être supprimée comme inutile et superflue. Je trouverais encore mieux de renoncer même au mot périgone , et d’appeler tout simplement l’involucre des Mousses un involucre , et les feuilles qui le composent Feuilles florales ou involucrales , ou Bractées ; la science ne peut que gagner k être dépouillée des mots inutiles dont on s’est plu pendant si
. longtemps k la surcharger.
Pericladium (Link) ; nom ( inutile et inusité) donné k la base engainante des feuilles, par ex., chez les Ombellifères.
Péricline, Periclinium; on a donné le nom de péricline aux involucres, dont les bractées tendent k la direction verticale; or, pour que cette direction soit possible, il faut que le pédon-
J, cule soit dilaté en réceptacle et les fleurs disposées en capitule, comme dans la famille des Composées. Le péricline peut être composé d’un nombre de bractées variable : trois, cinq, plu-
PÉRICLINE'. — PÉRIDERME .
sieurs, un grand nombre ( Periclinium tri , peu ta, pluri , polyphyllum ); ii peut se composer d’un seul rang de bractées, de deux rangs, ou de plusieurs rangs, eües bractées sont dans ce cas presque toujours imbriquées {Periclinium simplex, ou uniseriale; duplex on biseriale ; polyphyllum; imbricatum). Il peut être muni k sa base de très petites bractées accessoires formant une espèce de calicule {Periclinium caliculatum) . Les bractées qui composent le péricline sont quelquefois prolongées en une épine simple ou rameuse qui représente la nervure moyenne et les nervures latérales de la feuille : cette épine est simple chez le Carduus nutans, elle est rameuse chez \q Centaurea solstitialis. Les bractées qui composent le péricline ne sont pas toujours libres, elles sont soudées en un péricline gamophylle , par ex. Chez l’OEillet-d’Inde {Tagetes crccta), elles peuvent n’être soudées que dans une partie de leur longueur, et alors, selon l’étendue dans laquelle la soudure a lieu, le péricline gamophylle a été dit, de même que le calice gamophylle, denté {dentatum) fendu ( fissum , partitum ), un chiffre placé avant l'adjectif indiquant le nombre des divisions, ou mieux des . pièces soudées (ces expressions ne sont pas moins vicieuses pour le péricline que pour le calice ou la corolle et autres organes multiples). Quant k la forme extérieure du péricline, elle se rapproche , dans un grand nombre de cas , de la forme cylindrique, ovoïde ou conique ( Periclinium , cylindricum , ovokleum, conicum, etc.). — Je terminerai en engageant k ne point employer le mot Péricline , et k se servir du mot Involucre pour désigner l’involucre des Composées, ainsi que tous les autres involucres.
Périderme, Periderma { Mohi ) ; ce nom a été proposé pour désigner chez les végétaux ligneux la couche extérieure de l’écorce. Cette couche est susceptible d’être constituée par l’épiderme, la couche subéreuse , la couche herbacée , ou même par le liber, selon que les couches successives de l’écorce se sont détruites sans s’être régénérées. L’épiderme ne se régénère pas, et il est en général détruit par suite de la distension qu’il éprouve lors de l’accroissement de la tige dès la première ou les pre- * mières années ; la couche subéreuse qu’il laisse k nu se détruit
co.
PFntWUM. — PÉRTCONE.
à son ioui** mais dans certains cas elle sc régénère au fur et à mesure, et constitue le périderme; dans d’autres cas, cette couche ne persiste pas, et le périderme est constitué par la couche herbacée; cette couche peut enfin elle-même disparaître, et le périderme se trouver constitué par le liber. On conçoit du reste que , chez un même arbre , les rameaux de différents âges présentent un épiderme appartenant à des couches diverses , puisque, chez les plus jeunes , la destruction des couches externes ne s’est point encore opérée.
Peridium ; on désigne sous ce nom , dans la classe des Champi- % gnons, une enveloppe générale, d’abord sans ouverture, et qui est déchirée par les progrès de la végétation des organes qu’elle renferme , ou qui se détruit seulement à la maturité. Dans les genres Amanita et Phallus , \eperidium est désigné généralement sous le nom de Volva ; chez les Phallus , après avoir été déchiré par la partie centrale du champignon, il constitue une gaine à la . base de son pédicelle : le même phénomène se passe chez les Amanites; en outre, chez certaines espèces, VA. muscaria (Fausse- Oronge), par exemple, les débris de la partie supérieure du Peridium, ou Volva, restent adhérents par lambeaux à la surface du chapeau. Chez le genre Geaster , le Peridium se partage en une étoile à plusieurs branches qui s’étale à la surface du sol, ou embrasse le corps du champignon, selon que l’air est sec ou humide. Chez les Lycoperdon , le Peridium constitue le corps même du champignon , et constitue un sac rempli par les organes de la fructification , qui s’échappent sous la forme de poussière par son sommet déchiré. Enfin le nom de Peridium est accordé même chez les espèces microscopiques ( les Mucor , par ex.) aux sacs membraneux transparents qui renferment les spores.
Peridroma (Necker); nom (inusité) donné au pétiole dans la famille des Fougères.
Périgone , Perigonium (BC.), synonyme du mot Périanthe. Enveloppe ou enveloppes florales chez les Monocotylédones. Le mot périanthe, plus ancien , signifie placé autour de la fleur; de Candofle a créé le mot périgone (qui signifie placé autour des organes sexuels) comme plus exact. En effet, le périgone, fai-
l>ÉRfCtNE. — PERTGTPfTTM.
sant partie de la fleur, ne peut être regardé comme entourant la fleur, il n’entoure que les étamines et les carpelles. Néanmoins, soit que l’on considère les étamines et les carpelles comme la fleur proprement dite, les enveloppes florales n’étant en réalité que des organes accessoires, soit que le mot périantheait paru plus euphonique, où qu’on l’ait préféré comme plus ancien , il est généralement employé. (Voir le mot Périanthe.) — Hedwig s’est servi du mot Perigonium pour désigner chez les Mousses l’involucre des fleurs mâles.
périgoniaires (DC.); nom (inusité) donné aux fleurs doubles dont les organes sexuels n’ont point subi d’altération , et chez lesquelles les enveloppes florales supplémentaires sont dues à des dédoublements ou à des multiplications des enveloppes florales normales.
Périgynande, Perigynanda. Necker a donné ce nom aux enveloppes florales en général, soit chez les Dicotylédones, soit chez les Monocotylédones ; il nomme le calice Perigynanda exterior , et la corolle Perigynanda inter ior. — Le même auteur nomme Perigynanda c&mmunis l’involucre ou péricline des Composées; cette expression est la traduction de l’expression ancienne Calice commun. (Ces mots sont inusités.)
Périgyne, perigynus ; se dit de la corolle, et du gynécée (étamines), insérés sur le tube du calice, et par conséquent au-dessus du niveau auquel l’ovaire est inséré sur l’axe ; il arrive fréquemment chez les plantes à corolle gamopétale que la corolle étant périgyne, les étamines sontj insérées sur le tube de la corolle beaucoup au-dessus du niveau de l’insertion de la corolle sur le calice. Dans ce cas, comme dans celui beaucoup plus rare où les étamines sont insérées au même niveau que la corolle, les étamines sont dites périgynes. — Le mot périgyne s’applique en même temps â l’insertion et aux organes insérés. (Voir le mot Insertion.)
Perigynitm; ce nom a été proposé par M. Link pour désigner le quatrième verticille de la fleur, et remplacer le mot Nectaire (qui a été appliqué à des organes si différents qu’il est difficile de lui attribuer un sens bien limité) et le mot Disque dont le sens n’esf guère mieux limité, et qui, s’il peint bien le verti-
r — irjp- ••••
71 G PÉRIPHÉRIQUE. — PERIPTERATUS.
cille en question, lorsqu'il est réduit à une ronronne glanduleuse, en donne une idée fausse quand il se compose de pièces pétaioïdes isolées. — Le mot Disque a cependant prévalu, parce qu’on a craint que le mot Perigynium ne causât de la confusion avec le mot périgyne consacré par A.-L. de Jussieu pour désigner un des modes d’insertion des pétales et des étamines. Cet inconvénient n’existerait pas dans les descriptions françaises en conservant au mot sa terminaison latine; quant aux descriptions latines, la manière d’employer le mot, qui diffère d’ailleurs par une voyelle de plus, suffit en réalité pour que la confusion y soit difficile, Perigynium étant un substantif et perigynus un adjectif. 11 n’est donc pas impossible qu’on se détermine à remplacer le mot disque par le mot Perigynium. Le mot Phycostcme a été proposé pour désigner le même organe; il n’a pas l’inconvénient du mol Perigynium, mais il signifie autre chose que ce qu’il doit exprimer. Ce mot, proposé par Turpin, et qui présente un sens étranger k l’organe qu’il doit désigner, n’a pas été plus admis que le mot Perigynium. — Le nom de Perigynium a été appliqué aussi par M. Link à Yutricule ou urcéole qui enveloppe l’ovaire ou . le fruit dans le genre Car ex.
per-integer , très entier; se dit en parlant d’une feuille dont le limbe ne présente ni denticulation ni émargi nature, périphérique, periphericus ; qui occupe toute la périphérie. On nomme périphérie la surface d’un solide, et la circonférence d’une surface soit courbe , soit limitée par des lignes droites. *=On nomme insertion périphérique celle qui a lieu k un même niveau dans toute la circonférence de la tige, par ex. l’insertion d’une feuille perfoliée. Un embryon courbé en anneau et entourant le périsperme est dit périphérique ( Embryo periphericus), tel est l’embryon chez les Chénopodées et chez un grand nombre de Caryophyllées. k •
Périphoranthe, Periphoranthium. L.-C. Richard donnait ce nom à l’involucre commun ou périciine des Composées (inusité). Periphyllia (Link). Nom donné aux glumellules (inusité). peripteratus , entouré d’une aile ; se dit des fruits et des graines qui présentent k leur circonférence un rebord membraneux en
PERISPERME.
forme d'aile, par exemple le fruit de l’Orme (f7 mus campes tris) t la graine du Droscra rotundi folia , etc.
Périsperme, Perispermium, Albumen, — Albumen , Endosperme,
— Spermoderme. Le périsperme est un organe qui existe chez un certain nombre de graines seulement; par exempledans la famille des Graminées (le Froment, le Maïs, etc,), des Liliacées, " des Caryophyllées , des Ombellifères, chez la Vigne, etc., et qui n’existe pas dans beaucoup d’autres, par exemple chez les Légumineuses, les Amygdalées, etc. Cet organe est dû , dans certains cas, à l’accroissement du nuceïle (ou tercine), et dans d’autres cas il résulte d’un dépôt qui a lieu dans le sac em-
bryonnaire. Quelquefois ces deux sortes de périsperme’se développent simultanément, c’est ce qui a lieu chez le genre Nymphœa , par exemple. Dans tous les cas, le périsperme a pour origine les tuniques de l’ovule les plus rapprochées de l’embryon; il semblerait par conséquent que le périsperme, lorsqu’il se développe, dut toujours entourer l’embryon : il l’entoure en effet le plus souvent, mais il arrive aussi que l’embryon paraît seulement appliqué sur le périsperme ou même qu’il entoure le périsperme comme un anneau. La première de ces deux dispositions résulte de ce que le périsperme se développe inégalement ou d’un côté seulement, la seconde résulte de la forme que prend l’embryon, qui, se courbant en anneau, ne laisse au périsperme la place de se développer que dans l’espace qui correspond au centre de cet anneau. Le périsperme sert U nourrir l’embryon pendant sa germination, comme le vitellus (ou jaune) de l’œuf nourrit l’embryon des oiseaux pendant la durée de l’incubation. Selon sa consistance et la nature chimique de sa substance, le périsperme est dit corné, charnu, farineux, huileux, etc. Certains périspermes sont d’une grande dureté, tel est celui du Dattier par exemple ; * d’autres sont charnus et alimentaires, tel est celui du Cocotier. Quelle que soit la consistance du périsperme chez la graine, cette consistance se ramollit pendant la germination , tous les périspermes se convertissent alors eff une substance laiteuse qui sert de premier aliment à l’embryon.
PÉRISTOME. — PERMUTÉES.
périspermique , perispermicus ; qui est de la nature du périsperme : Couehe périspermique.
Perisporangium ; synonyme inusité de CcUyptra , coiffe, chez les Mousses.
Périspore, Perisporium ; synonyme inusité de Sporange. Péristème, peristemium ; sy nonyme inusité de Périanthe. Péristome, Peristomium ; chez les Mousses dont l’urne ou capsule est munie d’un opercule caduc à la maturité, on donne le nom de péristome au bord de l’ouverture de l’urne après la chute de l’opercule. Le péristome présente ou non des dents à sa circonférence : s’il n’en présente pas, il est dit nu; s'il en présente, il est dit£wipte s’il présente une seule rangée de dents, double s’il en présente deux rangées; le rang externe des dents est dû'à la découpure des bords de la capsule , le rang interne h la découpure de la partie supérieure de la membrane interne, sac sporifère ou sporange. Dans le genre Polytrichum f cette membrane interne reste entière et ferme l’entrée de la - capsule, même après la chute de l’opercule; on donne dans ce cas à cette membrane le nom d’ Epiphragme.
Perithèce, Perithecium ; nom donné dans la classe des Champignons à certains réceptacles coriaces renfermant des spores nues ou contenues dans des thèques.
périlrope, peritropus ; les ovules courbés, pliés ou'eampulitropes, ont été désignés par l’épithète de péritropes, en les envisageant au point de vue de leur situation dans la loge qui les renferme; en raison de leur courbure, les deux extrémités de ces ovules étant rapprochées, regardent le môme point de la loge (le point de leur insertion). Ce mot est inutile, l’expression ovule courbé ou plié exprime implicitement le fait de la direction semblable des deux extrémités de l’ovule. peritropo-ascendens , se dît d’un oVule courbé ou plié, ascendant,
pmtropo-suspensus , se dit d’un ovule courbé ou plié, suspendu*
permutées; P. De Candolle a nommé Fleurs permutées [Flores pei'mutati) celles « où l’avortement de l’un des sexes ou des
PERPENDICULAIRE. — PERSISTANT. 7iÔ
' deux sexes détermine un changement notable dans la forme ou la dimension des téguments floraux. » (Inusité.)
Perocidium ; nom donné par Hedwig à lïnvolucre qui , chez les Mousses, entoure les fleurs femelles, et qui porte plus habituellement le nom de Perichœtium (inusité), perpendiculaire, perpendicularis ; se dit d'un organe dont Taxe fait un angle droit avec la surface sur laquelle il s'insère. Une tige dressée ou verticale est perpendiculaire au sol; un rameau qui part à angle droit d’une tige est perpendiculaire à la tige. Si ce rameati est inséré à une tige verticale, il est dit horizontal ou parallèle au sol ou à l’horizon. perpusillus , extrêmement petit, très exigu, persistant, persistens ; se dit d’un organe qui ne se détache point spontanément de la tige. S'oppose à caduc {caducus t deciduus ). Les feuilles de la tige qui se détachent à la fin de l’automne sont dites caduques : telles sont celles delà plupart des arbres de nos contrées, le Bouleau, l’Orme, l’Aulne, les Saules, les Peupliers, les arbres de nos vergers, etc.; le Chêne commun ne perd ses feuilles qu'au printemps, mais elles sont frappées de mort et desséchées dès les premières gelées; d’autres arbres ou arbrisseaux conservent leurs feuilles pendant deux ou trois années :
. tel est le Cerasus Lauro-Cerasus , le Rhamnus Alaternus , le Quercus Ilex , etc.; tels sont surtout les arbres de la classe des Conifères (Pins, Sapins, etc.) que Pott désigne sous le nom arbres verts. Chez d’autres végétaux (certaines Monoco'ylédones ligneuses, les Fougères arborescentes, etc.), la partie su- * périeure des feuilles seÿétruit, mais leur base persiste indéfiniment; la même chose arrive pour les plantes herbacées à feuilles décurrentes, mais les tiges de ces plantes étant annuelles, les feuilles sont détruites en même temps que les tiges à la fin de la première année. — Les feuilles de la fleur qui se détachent immédiatement après la floraison sont dites caduques ; celles qui se dessèchent et persistent sont dites rnarces ventes ; celles qui persistent et continuent à végéter jusqu'à la maturité du fruit sont dites persistantes y et si elles prennent de l’accroissement, sont dites accrescentes. Le calice est assez fréquemment persistant et aecrescent; la corolle et les éta*
PERSONNE. — PÉRULE.
mines sont presque toujours caduques et marcescenles. — Les fruits sont dit caducs lorsqu’ils se détachent à la maturité, et persistants lorsque le péricarpe persiste sur la tige après la dissémination des graines. En général, les fruits sont persistants lorsqu’ils sont déhiscents, par exemple chez les Pavots, les Ancolies, les Véroniques, etc.; chez ces plantes et dans les cas analogues, les graines s’échappent et tombent sur la terre lors de la déhiscence, mais le péricarpe ne se détache pas du pédicelle qui est lui-même persistant; au contraire, les fruits indéhiscents sont en général caducs, soit qu’ils appartiennent à des arbres, soit qu’ils appartiennent à des plantes herbacées. En effet, il faut nécessairement qu’ils se détachent pour que la graine se trouve en contact avec le sol et puisse germer : c’est ce qui arrive chez le Chêne, l’Érable, les Renoncules, les Potentilles, etc.; chez les Composées, les akènes munis d’une aigrette sont, après leur désarticulation, emportés au loin au gré des vents.
personné, pcrsonatus; en forme de masque antique {persona). Ou donne cette épithète aux corolles gamopétales dans certains genres de la famille des Antirrhinées (par exemple les genres Antirrhinum et Linœria, etc.); ces corolles sont également dites en gueule , elles ont en effet la forme de la gueule ou du mufle de certains animaux. Leur limbe se divise en deux lèvres : l’une supérieure, formée par l’extrémité de deux des cinq pétales; l’autre inférieure, formée par les trois autres pétales. Cette lèvre présente à sa base une boursouflure nommée palais , qui ferme l’entrée de la corolle. Quand la corolle à deux lèvres n’est point fermée par un palais, elle est dite labiée ou bilabiée; lorsque les lèvres ne sont pas très distinctes et que le limbe de la corolle est béant et taillé obliquement, on lui donne, en latin, l’épithète de ringens.
Pécule, perula ; nom donné par M. de Mirbel à l’enveloppe formée par les écailles du bourgeon (inusité). — (Voir le mot Bourgeon). — M. P. de Candolle cite ce mot comme ayant été employé à désigner, chez certaines plantes de la famille des Orchidées, un sac analogue à l’éperon formé, non par un prolongement de la base du labellum , mais par les prolon-