‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 111 sur 148 · PÉTIOLE. — PETIT · texte numérisé non relu

PÉTIOLE. — PETIT

limbe ; cette organisation est normale ou essentielle chezierlaines plantes, par ex. chez les Lathyrus Aphaca et Nissolia, ou être accidentelle, par ex. chez le Sagittaria à feuilles submergées et croissant dans l’eau courante. Lorsque ces pétioles, dépourvus de limbe, sont aplatis et foliacés, ils sont désignés sous le nom de phyllodes. Les pétioles normaux ne sont pas toujours demi-cylindriques, ils sont fréquemment membraneux et enveloppent la tige ou le rameau dans une certaine partie de leur étendue; cette disposition est très remarquable chez les Graminées et chez un grand nombre d’Ombellifères ; ces pétioles sont dits embrassants lorsqu’ils entourent la tige à leur base seulement, et engainants ^lorsqu'ils l’entourent dans toute leur étendue; ces derniers sont aussi désignés sous le nom de Gaines. Par un vice de langage fréquent dans le style descriptif, on donne le nom de gaines fendues à celles dont les bords ne sont point soudés (chez les Graminées par ex.), et l’on désigne sous le nom de gaines entières les pétioles engainants dont les bords sont soudés ( par exemple, chez les Cypéracées).

pétiolé, petiolatus ; se dit d’une feuille munie d’un pétiole. Le mot sessile , sessilis (manquant de pétiole), s’oppose au mot pétiolé. — petiolulatusy pétiolulé.

Pétiolule, Petiolulus ; diminutif de pétiole. On donne ce nom aux pétioles particuliers des folioles chez les feuilles composées ; ce sont les pétiolules qui sont articulés à leur base avec le pétiole commun ou rachis. — On donne quelquefois, par extension , le nom de pétiolule h la base des segments des feuilles pinnati ou paimatiséquées , lorsque cette base est dénudée et réduite à la nervure dans une certaine étendue.

pétiolulé, petiolulatus ; se dit d’une foliole ou d’un segment muni d’un pétiolule.

Petiolulus , Pétiolule; pétiole de second ordre, pétiole d’une foliole insérée sur un rachis. - - .

petit, parvus y minutas ; et dans les composés grecs, micros. Moins étendu qu’à l’ordinaire dans les trois dimensions, surtout en largeur et en longueur. S’oppose aux mots grand et

PET ROSIS. — PH RAG NIGER f.-

■petrosus ; qui croît dans les terrains pierreux ou rocailleux.

phaios; dans les mots composés dérivés du grec, signifie d’un brun verdâtre; en latin, fusais .

Phalange, Phalanx ; groupe. Les étamines peuvent être soudées en plusieurs phalanges.

phanérogames (Végétaux) =cotylédonés(voir ce mot). Le6 plantes phanérogames sont caractérisées par des organes reproducteurs constitués par des étamines contenant des grains de pollen , et par des ovaires ou carpelles contenant des ovules. Leurs graines sont composées d’enveloppes qui renferment un embryon à parties distinctes, pourvu d’un, de.deuxou de plusieurs cotylédons (ou feuilles cotylédonaires). Les végétaux phanérogames ou cotylédonés se divisent en plusieurs embranchements : les Dicotylédones les Gymnospermes et les Monocotylédones. — Les végétaux non phanérogames sont dits cryptogames, et constituent l’embranchement des Acotylédonés. ■

phanes , phaneros ; dans les mots composés tirés du grecs, ces mots signifient visible, manifeste, manifestus. — Non visible, hypothétique, caché, s’expriment par le mot grec cryptos , et par le mot latin reconditus.

phœniceus ; qui est d’un rouge vermillon, d’un rouge vif et éclatant. (La couleur employée en peinture sous le nom de vermillon , est le persulfure de mercure ou cinabre.) Le mot cinabrinus est complètement synonyme du mot phœniceus.

Phoranthe, Phoranthium Clinanthe (Mirb.).= Thala-

mus (Tournef ~ Réceptacle commun ou Réceptacle . (Voir le mot Clinanthe.)

- phorus ; dans les mots composés du grec, signifie : qui porte ; en latin - fer ou - férus .

Phragma (Link) ; cloisons transversales qui existent chez certains fruits ; ces cloisons sont toujours de la nature de celles qui ont reçu le nom de Fausses-cloisons. On a nommé Legum ina ph ragmifera les gousses qui présentent des cloisons transversales , * telle est celle du Cassia fistule. (Voir le mot Cloisons.)

phragmigeri ; on a nommé les poils constitués par une série de

cellules superposées, poils articulés ou cloisonnés : Pili phragmigeri.

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Phyoées. Classe des végétaux aeotylédonés qui renferme la famille des Algues.

Phyeologie, Phycologia ; partie de la botanique qui traite de la structure et de la classili cation des plantes de la classe des Algues ou Phycées. Cette classe appartient à l'embranchement des végétaux acotylédonés (Cryptogames), division des Amphigènes. —Les Phycées (Algues) les plus simples, ainsi que les Fonginées(Champignons) les plus simples, se composent d’utricules isolées ou agrégées en petit nombre. Dans un degré d’organisation plus avancé, ces végétaux sont constitués par des tubes composés de cellules superposées, ou de membranes composées de cellules juxtaposées. Enfin, dans le degré d’organisation le plus élevé , elles se composent de Frondes ou tiges foliacées, simples ou rameuses, munies ou non d’une sorte de nervure médiane. Les Algues vivent dans l’eau ou du moins sur les surfaces humides; les Champignons vivent, au contraire, h l’air libre. La plupart des Algues qui habitent les eaux douces ou l’eau de la mer, mais à de faibles profondeurs, et sont par conséquent plus ou moins en contact avec l’air, sont de couleur verte ; la plupart de celles qui végètent dans la mer à de grandes profondeurs présentent une couleur rouge ou brunâtre.— Certaines espèces vivent libres â la surface de l’eau, d’autres sont adhérentes aux corps solides plongés dans l’eau, d’autres présentent des appendices ou crampons en forme de racine, au moyen desquels elles sont plus ou moins solidement fixées par leur base. On a donné le nom (ïAérocystes (chez certains Fucus) à des vésicules souvent volumineuses et remplies de gaz qui permettent aux frondes de se soutenir entre deux eaux ou à la surface de l’eau. — On donne le nom ù'Endochromes aux cellules ord. allongées, dont la superposition constitue les filaments dont se composent les Conferves ; c’est dans la cavité des endochromes que se développent chez ces plantes les corps reproducteurs. — Les corps reproducteurs des Algues sont de différentes sortes dans les différents groupes ; ceux dont l’observation présente le plus d’intérêt sont ceux du groupe des Zoospermées. Ces corps reproducteurs, doués de mouvements spontanés pendant la période qui précède leur germination ,

PHYC0L0G1Ë.

ont été désignés sous tes noms de Spotidies (Agardh), Gonidies (Kutzing), et Zoospores (DecaisoeetThuret). Selon les observations de M. G. Thuret , les zoospores sont dus à une sorte de concentration ou coagulation de la matière verte, ou chromule, contenue dans certaines cellules (sporanges ou endoehromes} ; ces petits corps sont ordinairement de forme ovoïde, et terminés k l’extrémité la plus mince en une pointe que l’on désigne sous le nom de rostre ; au-dessous du rostre sont des filaments en nombre variable qui sont désignés sous le nom de Cils ou tentacules . (Ces filaments sont d’une extrême ténuité, et ne sont visibles qu’au moyen des grossissements les plus considérables, d’un éclairage bien dirigé , et quelquefois de substances colorantes.) L’endochrome, ou le sporange, qui renferme les zoo- ‘ spores, paraîtse déchirer parsuite de la distension qu’il éprouve en raison de l’accumulation du liquide qu’il renferme. Les zoospores, mis en liberté par cette déchirure, s’agitent dans l’eau avec vivacité , et se dirigent dans tous les sens en vertu de contractions et de mouvéments spontanés : la plupart se di- . rigent manifestement du côté de la lumière, un plus petit nombre semblent rechercher l’obscurité. La sortie des zoospores de leurs cellules mères se fait régulièrement pour une même espèce k la même heure du jour. En général, ce phénomène a

lieu dans la matinée; chez le Vaucheria (plante commune au

printemps dans nos ruisseaux), l’émission des zoospores a lien k huit heures du matin. Chez la plupart des espèces , les zoospores se meuvent pendant plusieurs heures (quelquefois plusieurs sont soudés ensemble), puis ils se fixent aux corps solides plongés dans l’eau, ou aux parois du vase dans lequel on les * observe, et commencent à germer vers la fin de la même journée ; chez quelques espèces , ils se meuvent pendant plusieurs jours avant de germer. L’addition d’alcool, d’éther, d’ammoniaque, d’acide, ou d’iode, dans l’eau où ils sont plongés, les frappe de mort : l’eau un peu colorée par l’iode ou par l’extrait aqueux d’opium (qui ralentit leurs mouvements) facilite l’observation des tentacules. Les zoospores ne présentent une membrane externe distincte qu’à partir de la période de la germination ; cette germination se fait par l’extension du zoospore en un

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