‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 2 sur 148 · ABRÉVIATION · texte numérisé non relu

ABRÉVIATION

cit. , loco citato (dans Touvrage cité, k l’endroit cité); non, nec

(non, non pas, ni); part ., partim , ex parte (en partie); sec., sectmdum (selon, d’après); t. tab . , tabula (planche).-^- S«6 (presque), diminutif qui s'associe aux adjectifs en les précédant; exemple : Subglobuleux (presque globuleux). — Mono, ^ bi , £n, quadri , p/ùn, polxj , multi,... (un, deux, trois, quatre, plusieurs, beaucoup ou un grand nombre)'; exemple î Monophylle, bifide, pluri-ovulé, polvsperme, multiovulé (ou une fois, deux fois, trois fois, plusieurs fois, etc.); exefnpfe : Pinnatifide, tripinnatisequé. — Les chiffres sont fréquemment employés comme moyens d’abréviation'; exemples : Petala 0 • (pétales nuis); &-fide, 3-dcnté, etc. (quadrifide, tridenté). Un trait d’union entre deux chiffres indique que le nombre est exprimé soit par l’un, soit par l’autre chiffre, ou que le nombre peut être intermédiaire; exemple : 4-8 , 5-10 (de lx à 8, de 5 à 10); 1-3-sperme (contenant de une k trois graines). Le signe oo désigne un nombre indéfini; exemple: oo-fidhs multifide; étamines oo, étamines en nombre indéterminé. — Parmi les signes employés comme moyens d’abréviation , les plus usités sont les suivants : ®, O, plante annuelle; ©, ©, ÿ, plante bisannuelle; ?f, plante vivace ; f , , plante ligneuse, arbre. ), plante grimpante de gauche à droite; ), grimpante de droite à gauche; grimpante dans une direction indéterminée; (0=), embryon à radicule commissurale; (0||), embryon à radicule dorsale; (0»), embryon k radicule incluse (ces trois derniers signes ont été surtout employés dans la description des cruci-

fères); £, 5 , plante ou fleur mâle; plante ou fleur fe-

melle; Ç* , plante ou fleur hermaphrodite (ce derniér signe est peu usité; lorsqu’on ne met aucun signe, il va sans dire que la plante est hermaphrodite, cet état étant le plus commun); à, plante toujours verte (peu usité).'On a aussi créé des signes pour distinguer les arbres des arbrisseaux, etc.; mais lesdîfférences qui caractérisent ces divers types ne peuvent être précisées que par la description. — ! le point d’exclamation est le signe de certitude; ? le point d’interrogation îe signe de doute ; * ^astérisque et la croix t ont été employés dans diverses circonstances, soit, par exemple, dans un catalogue et précédant

ÀBREVIATUS, — ACALYCATIS.

un nom d’espèce, pour indiquer que cette espèce n’y est placée qu’exceptionnellement. ...

abreviatus , raccourci; organe plus court qu’il ne se présente, soit à l’état normal, soit chez d’autres plantes du même groupe. Ce mot s’emploie par opposition au mot elongatm , allongé. abrupte (adv.), d’une manière abrupte, brusquement, sans transition; — abrupte-acuminatm , brusquement acuminé; se dit d’une partie large surmontée d’une pointe ou terminée par une pointe; — abrupte-aristatus , muni d’une arête qui ne s’élargit point à sa base; — abrupte-pinnatus ; cette expression est synonyme de pari-pinnatus ; se dit d’une feuille composée pinnée sans foliole impaire terminale, cette feuille paraissant brusquement tronquée.

abruptinervis = abrupt inervius — evanidinervius, dont les nervures cessent brusquement d’être apparentes après une partie de leur trajet.

abruptusy abrupt; qui se termine brusquement. abscondituSi caché, couvert, dissimulé. ,

Absorption , Absorptio fonction des tissus végétaux , doués de la propriété d’absorber les liquides. Toutes les parties vivantes des végétaux, mais plus spécialement l’extrémité des racines (spongioles), possèdent la propriété d’absorber les liquides au milieu desquels elles sont plongées. Les mêmes parties, mais particulièrement les feuilles et les tiges herbacées placées dans des ci rcpnstances opposées * c’est-à-dire dans un milieu privé d’humidité, servent à la fonction inverse, consistant dans l’évaporation ou exhalation des liquides contenus dans l’épaisseur des tissus du végétal. L’absorption s’opère en vertu du phénomène physique connu sous le nom d'Endosmose (voir ce mot); le phénomène de la Capillarité n’est pas étranger non plus à l’absorption chez les tissus végétaux vivants; l’action absorbante des racines s’exerce avec d’autant plus d’activité que les feuilles sont le siège d’une plus grande exhalation. abstemiusy qui a besoin de peu de nourriture. Linné donne cette qualification aux Algues.

acalycatus , qui est dépourvu de calice. Oh a désigné sous ce nom les plantes dicotylédones dialypétales dont l’enveloppe florale

ACAULE. — ACCESSOIRE.

est pétaloïde et semble être unique ; les Clématites, les Anémones, etc. On considère actuellement ces plantes comme étant pourvues d’un calice coloré-pétaloïde, ou pourvues d’un périanthe coloré représentant la calice et la corolle. acalyculatus = ecalyculatus ; dépourvu de calicule. S’emploie par opposition au mot calyculatus dans la description des plantes chez lesquelles l’existence d’un calicule est le cas le plus ordinaire ( le mot ecalyculatus doit être préféré ). acaule, acaulis ; sans tige apparente. Se dit des plantes dont la tige aérienne est presque nulle; ou très courte, comparativement U celle des autres espèces d’un même genre. 11 est assez rare que des plantes annuelles soient acaules ; la tige est alors réduite au collet, ou à une sorte de plateau sur lequel les feuilles sont rapprochées en rosette. Les plantes vivaces, dites acaules, ont généralement une tige souterraine ou rhizome qui émet des pédoncules ou des pédicelles, que l’on appelle improprement radicaux, parce que l’on confondait autrefois les rhizomes avec les racines; exemples : Leontodon hispidum , Primula yrandiflora , Berardia subacaulis. Il arrive fréquemment, dans les plantes dites acaules, que la tige aérienne, presque nulle chez certains échantillons, atteint une certaine hauteur chez d’autres; exemples : Cirsium acaule , Carlina acaulis. Un grand nombre de plantes bulbeuses sont considérées comme acaules, leurs tiges florifères, qui ne présentent en général d’autres feuilles que les feuilles florales ou bractées , étant regardées comme des pédoncules, et la tige étaqt alors réduite au plateau qui donne insertion aux écailles du bulbe; exemples : Hyacinthus , ,A Ilium , Muscari , Ornithogalum (dans certains Allium la tige est représentée par un rhizome rameux et bulbifère); d’autres plantes bulbeuses émettent de véritables tiges feuillées ; exemples : Lilium album ( le Lis blanc ), Fri tillaria imperialis (la Couronne-impériale), etc. accessoire, accessorius. On nomme Organes accessoires les organes qui ne paraissent pas indispensables à l’existence de la plante ; et Parties accessoires, celles qui accompagnent certains organes sans avoir d’influence marquée sur leurs fonctions.

Les poils et les aiguillons sont des organes accessoires, les ap-

ACCOMBANT.

pendices en forme de corne que présentent certaines anthères sont des parties accessoires. On a nommé Bourgeons accessoires les bourgeons latéraux qui accompagnent quelquefois le bourgeon principal qui naît à l’aisselle d’une feuille, accombant, accumbens. Chez l’embryon de la graine des Crucifères , il résulte de différents plis ou courbures des cotylédons et de la radicule, diverses situations de la radicule relativement aux cotylédons. On s’est seryi avec avantage des différentes formes de l’embryon qui résultent de ces courbures pour créer des groupes, en général bien limités, dans cette famille qui est d’autant plus difficile à diviser par la présence ou l’absence de caractères essentiels et saillants, qu’elle est plus naturelle. — La radicule, repliée sur le bord commissural des cotylédons, a reçu l’épithète d 'accombante (DC.), et les cotylédons l’épithète d'accombants. La radicule, repliée sur le dos de l’un des cotylédons, a été dite incombante (DC.), et les cotylédons incombants. La radicule étant incombante, si elle est enveloppée par les cotylédons pliés longitudinalement, les cotylédons ont été dits condupliqués (DC.). La radicule étant incombante, si l’embryon, étant très long, est roulé sur lui-même en spirale, l’embryon a été dit : à cotylédons incombants roulés en spirale. — Koch a nommé les Crucifères dont l’embryon est à racine incombante : pleurorhizœ ; à radicule incombante : notorhizœ ; à cotylédons condupliqués : orthoplaceœ ; à coty- * lédons enroulés: spirolobeœ. — Nous croyons, M. Cosson et moi ( Flore des env. de Paris), avoir rendu cette nomenclature plus claire en employant les expressions: embryon à radicule coin missurale , à radicule dorsale , à radicule incluse ; embryon roulé en spirale. — Pour voir nettement la disposition de la radicule relativement aux cotylédons, il suffit de couper transversalement les graines que l’on veut étudier et de les placer sous la loupe, afin d’en examiner la tranche; on distingue très aisément ainsi la coupe transversale de la radicule et des cotylédons, et l’on acquiert une idée très nette du rapport de ces parties entre elles. — Dans les ouvrages descriptifs, on est dans l’usage d’employer les signes suivants pour désigner ces différentes formes dont ils représentent grossièrement la coupe

ÀCCRESCENCE. — ACCROISSEMENT.

transversale: (0 =), radicule commissurale; (0 || ), radicule dorsale ;(0»', radicule incluse; (0|| ||), embryon roulé en spirale.

Accrescence , Accrescentia ; phénomène qui consiste dans l’accroissement exceptionnel de certains organes.

accrescent , accrescens. On donne cette épithète aux parties de la fleur qui, d’ordinaire, se flétrissent après la floraison, lorsqu’elles continuent à végéter et qu’elles s’accroissent jusqu’à la maturité du fruit. Le calice €£t accrescent chez le Comarum palustre , l’individu femelle de YUrtica pilulifera , les Trifolium resupinatum , fragiferum , etc. ; les Polygala, les Rumex , les Atriplexy etc.; les crochets qui fixent dans le sol les capitules fructifères du Trifolium subterraneum ne sont autre chose que les divisions accrescentes du calice de certaines fleurs stériles qui naissent sur le même capitule. Chez l’Alkekenge ( Physalis Alkekengi), l’enveloppe vésiculeuse colorée en rouge qui renferme le fruit bacciforme est constituée par un calice accrescent, — L’aigrette qui couronne le fruit, dans un grand nombre de genres de la famille des Composées , n’est autre chose que le limbe d’un calice accrescent réduit à des nervures isolées ; l’aigrette des Valérianes a la même origine. — La cupule du fruit chez le Chêne, le Châtaignier, le Noisetier, le Hêtre, etc., est due à une réunion de feuilles florales ou bractées soudées entre elles et accrescentes. — Le long bec qui termine le fruit chez les Géraniacées résulte de l’accrescence d’une colonne axile à laquelle sont soudés les prolongements de la nervure moyenne des carpelles et les styles. La barbe plumeuse qui surmonte les carpelles mûrs des Clématites et des Anémones de la section Pulsatilla est le résultat de l’accrescence du style. Chez les plantes vivaces, les feuilles radicales sont dites accrescentes lorsqu’elles continuent à grandir jusqu’à la fin de l’automne, même après la destruction des tiges fructifères, comme chez le Viola hirta f le Pulmonaria

' angustifolia, etc,

aecretus; se dit d’un organe accrescent, arrivé à l’apogée de son développement.

Accroissement, Accrementum , Accretio, Auctus ; acte par lequel un végétal s’accroît en hauteur et en diamètre. Cet acte est le

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