‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 67 sur 148 · FEMELLE. — FEUILLE · texte numérisé non relu

FEMELLE. — FEUILLE

fécule en grande proportion : tels sont les graines des céréales, des Légumineuses, etc., les tubercules de la Pomme de

- terre, etc.

felleus , qui a la saveur amère du fiel,

femelle, fœmineus. On donne cette épithète aux fleurs qui sont pourvues d’un ovaire et ne possèdent point d’étamines, soit chez les plantes dioïques, soit chez les plantes monoïques ou polygames. (Voir ces mots.)

Fenestra , On a désigné sous ce nom la cicatrice que présente la graine, après sa chute, au niveau du hile, à la maturité.

Fascicule, Fasciculus , faisceau. Se dit de plusieurs organes de . forme allongée groupés. — Sorte d’inflorescence indéfinie,

fenestratus , qui présente une ouverture ou des ouvertures que l’on a comparées à une fenêtre.

fendu, fissus. Ce mot devrait toujours indiquer la division en deux parties d’un organe simple; mais on l’emploie, fréquemment pour signifier la désunion dans une certaine étendue de deux organes soudés inférieurement.

ferrugineux , ferruginosus , ferrugineus. Couleur de fer un peu oxydé, d’un noir roussâtre. — Couleur de rouille, d’un brun rougeâtre, s’exprime par le mot rubiginosus.

fertile, fertilis : se dit d’un ovaire dont les ovules sont fécondés et susceptibles de parvenir k l’état de graine ; se dit aussi des étamines qui renferment du pollen bien constitué. S’oppose à stérile, sterilis , cossus , fatuus .

fcrulaccus ; dont la tige est droite , fistuleuse et noueuse comme celle de certaines Ombellifères.

fétide, fœtidus , =** fœtens ; infect, dont V odeur est repoussante.

Feuille, Folium Chez les végétaux phanérogames, on donne le nom de feuilles aux organes membraneux , ordinairement de couleur verte, qui sont insérés sur les tiges et leurs divisions ou rameaux. A un point de vüe plus général, les feuilles sont désignées sous le nom d'organes appendiculaires , et comprennent non seulement les feuilles proprement dites, mais aussi les feuilles modifiées {sépales , pétales , étamines , ci feuilles carpellaires) t dont l’ensemble constitue la fleur. — Les feuilles proprement dites, selon la partie de la tige où elles sont insé-

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rées, sont nommées feuilles séminales , f. cotylédonaires ou Cotylédons rf. primordiales ; f . radicales ; / . caulinairts ; f. ra-

méales ; f, florales ou bractéales 9 et Bractées . Les feuilles rudi-

mental res nées sur les rhizomes et qui restent, souterraines, reçoivent souvent le nom d’ Écailles ; enfin des feuilles accessoires qui sont en réalité des divisions de la feuille aü niveau de son insertion ; et sont fréquemment adhérentes k sa base , sont désignées sous le nom de Stipulés. — Les feuilles sont des appareils qui modifient les liquides (désignés sous le nom de sève ascendante) absorbés par les racines, et transforment ces liquides en une substance (à laquelle on a donné les noms de sève élaborée , sève descendante ou Cambium) aux dépens de laquelle s'organisent les tissus qui déterminent r^ccrolssement des tiges. Cette importante modification de la sève ascendante s’opère au moyen de petits organes connus sous le nom de Stomates, et dont l’ensemble constitue un véritable appareil respiratoire. (Voir le mot Stomate.) — Selon une théorie sur laquelle est -fixée l’attention des observateurs , une feuille , y compris sa décurrence, constitue un individu végétal élémentaire complet. Cette théorie, encore dans le domaine de la discussion, mais à l’appui de laquelle un physiologiste éminent (M. Gaudichaux) a apporté des preuves d’une grande valeur, tirées d’observations très nombreuses sur le mode d’accroissement des tiges , cette théorie , dis-je , est confirmée par mes études: 1° sur la nature des coléorhizes; 2° sûr la germination de certaines dicotylédones anomales; 3 ° sur la structure du tube (antérieurement attribué au calice) chez les fleurs à insertion périgyne et à insertion épi gy ne (voir les mots Calice, Corolle, Coléorhize, Collet, Tige, etc.). — La forme des feuilles est variée à l’infini dans la série du règne végétal ; non seulement il n’existe pas deux espèces dont les feuilles aient absolument la même forme; mais cette forme varie dans des limites extrêmes, pour une même espèce, selon le point de la tige où les feuilles sont insérées. En général , les feuilles qui occupent la partie moyenne d’une tige ou d’un rameau sont les plus amples et les plus complètes. Celles de la base des tiges sont quelquefois réduites h de courtes membranes désignées sous le

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nom (l’écailles. Celles de l’extrémitc du rameau (c’est-k-dire

les plus voisines de la fleur) sont aussi souvent réduites à de très petites dimensions, on les désigne sous le nom dé bractées; les bractées, ainsi que les écailles, sont en général indivises , même chez les plantes à fçuilles profondément divisées, et chez les plantes à feuilles composées ; elles représentent dans ce cas la partie inférieure, qui a reçu, chez les feuilles complètes le nom de pétiole ou de rachis. — Une feuille complète se compose de deux parties essentielles ; l’une de ces parties , qui constitue la feuille proprement dite >~est indépendante de l’axe sur lequel elle est insérée; l’autre partie , qui est connue sous le nom de dècurrence de là feuille , fait partie constituante de l’axe auquel elle paraît dans certains cas accolée, et à la surface duquel elle détermine à peine, dans d’autres cas, une saillie appréciable. — La feuille proprement dite se compose en général de deux parties plus ou moins distinctes entre elles : le Pétiole et le Limbe. On désigne sous le nom de pétiole le support, ordinairement dé formé cylindrique, qui constitue la base d’un grand nombre de feuilles (chez la Vigne , le Tilleul, le Peuplier, le Lilas, etc.) ; il se compose, en général , de faisceaux fibro-vasculaires entourés par une écorce cellulaire qui présente la même structure que celle de la jeune tige. Le limbe, ou partie plane de la feuille , se compose des mêmes éléments anatomiques. Dans certaines feuilles, surtout chez les plantes monocotylédouées (les Graminées et les Cypéracées par ex.) , les faisceaux fibro- vasculaires du limbe des feuilles sont parallèles , comme au niveau du pétiole ; mais ces faisceaux sont distants entre eux et disposés sur un même plan; ils convergent seulement au sommet. Chez un grand nombre d’autres feuilles, surtout chez les plantes Dicotylédonées, les faisceaux fibro -vasculaires du pétiole se dissocient et divergent à partir de la base du limbe, dans l’étendue duquel ils se distribuent et se ramifient , et où ils reçoivent le nom de nervures . Néanmoins, le pétiole se continue manifestement dans toute la longueur du limbe par une nervure (dite nervure médiane , ou côte) qui partage la feuille en deux moitiés égales. Si le pétiole se partage, dès la base du limbe , en un certain

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nombre de nervures à peu près égales entre elles, la feuille est dite digitinerviée ; si, au contraire , le pétiole parcourt le limbe en constituant une côte moyenne saillante, et n’émet que successivement à droite et à gauche des nervures secondaires disposées comme les barbes d’une plume, la feuille est dite penninerviée. — Si le tissu cellulaire qui existe entre les faisceaux fibro-vasculaires (qui constituent les nervures du limbe) et l’épiderme (qui constitue les deux faces de la feuille) s’étend jusqu’à l’extrémité des nervures, et comble complètement les intervalles qui les séparent, la feuille, quelle que soit sa circonscription (ovale, elliptique, etc.) , est dite entière ou indidivise. Si , au contraire, l’espace qui sépare les nervures n’est pas comblé dans toute son étendue, la feuille est dite divisée. Ces divisions , combinées à la disposition, à la longueur relative, et à la ramification plus ou moins considérable des nervures, donnent lieu à un nombre illimité de formes dont les principaux types ont été qualifiés par des adjectifs dont je présente la liste à la fin de cet article. Les feuilles finement dentées sont dites serrées , à dents moins fines dentées , à dents obtuses crénelées , à divisions larges et peu profondes lobées , à divisions atteignant le milieu du limbe parûtes , à divisions atteignant la nervure moyenne séquées (si la feuille est digitinerviée, elle est dite dans ce cas palmatiséquée ; si elle est penninerviée, elle est dite pinnatiséquéé) . Les feuilles palmatiséquées ou pinnatiséquées dont les divisions sont articulées sur la nervure ou sur le pétiole sont dites feuilles composées , et les divisions de ces feuilles reçoivent le nom de Folioles. Les feuilles composées digitinerviées sont dites digitèes (par ex. celles du Lupin) ; les feuilles composées penninerviées sont dites pinnées ou pennées. Le pétiole des feuilles composées et sa prolongation en nervure moyenne est désigné sous le nom de Rachis (voir le mot : composées . . .Feuilles). Toutes les feuilles, à beaucoup près, ne présentent point un pétiole distinct ; chez un certain nombre, le limbe s’atténue insensiblement en pétiole ; chez d’autres , le limbe s’insère directement sur la tige (feuilles sessiles); chez d’autres, enfin, le limbe se continue manifestement sur

la tige au-dessus du niveau de l’insertion (feuilles décurrentes

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par ex.: chez leSymphitum officinale , grande-Consoude, et le Cirsium palustre ). Quand la base d’une feuille s’insère dans toute la circonférence de la tige, cette feuille, ou au moins sa base est dite embrassante. Quand le pétiole lui-même est plan et constitue autour de la tige une gaine qui l’enveloppe, ce pétiole reçoit le nom de gaine , et la feuille est dite engainante. lorsque les deux bords du pétiole engainant sont libres (comme chez les Graminées , la gaine a été dite fendue ; lorsque les bords sont soudés (comme chez les Cypéracées) , la gaine a été dite complète. Les feuilles (soit les feuilles foliacées, soit les feuilles dont se composent les divers verticilles) considérées isolément, sont, dans le plus grand nombre des cas, symétriques, c’est-à-dire que les deux moitiés latérales du limbe , séparées par ta nervure moyenne , sont de même dimension et de même forme *, mais il existe des feuilles de forme non symétrique et par conséquent irrégulière ; elles sont dites inéquilatêralcs (à côtés inégaux). Il peut même arriver que l’un des deux côtés du limbe manque presque complètement ; ces feuilles ont souvent alors (en raison de l’accroissement inégal de leurs deux côtés), la forme d’un croissant ou d’une faux, et sont dites semi-lunaires ou falci formes. — Certaines feuilles ne se composent que de la partie pètiolaire, telles sont les feuilles dans le genre Buplevrum (famille des Ombellifères), et dans certains genres de la famille des Légumineuses , où , chez une même plante, le pétiole porte ou ne porte pas de limbe. Les pétioles, qui compensent l’absence du limbe parleur développement en forme de membrane foliacée , ont reçu le nom de Phyllodes. Chez certaines plantes aquatiques ( le Sagittaria sagittœfolia par ex.), les pétioles des feuilles submergées qui s’allongent (surtout dans les eaux courantes) en longs rubans membraneux et sont dépourvus de limbe , constituent de véritables phyllodes; les feuilles à limbe sagitté se nuancent chez cette plante par des passages insensibles avec les feuilles où le limbe est complètement effacé. — Les feuilles sont disposées sur la tige selon des lois régulières dont nous donnerons l’exposé au mot Phyllotaxie. — Suivant leur mode d’insertion sur la tige , les <• feuilles sont dites: articulées, pétiolées, sessiles, amplexicaules,

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déeurrentes, vaginantes. — Relativement k leur forme, elles sont dites : capillaires , linéaires , cylindracées , ovoïdes , triquètres, comprimées, aciculaires, prismatiques, obliques, inégales, dimidiées, tubuleuses, fistuleuses; planes, peltées, ovales, oblongues, elliptiques, spatulées, lancéolées, cordées, hastées, sagittées, rhombotdales, perfoliées, squamiformes, rénlformes, linguiformes , ensiformes, acinaciformes, flabelli formes, dola- -briformes, panduriforraes; cunéiformes, en godet, en capuchon , à éperon ; entières , indivises , très entières , sinuées , dentées, serrées, crénelées, anguleuses, triangulaires, deltoïdes, lobées, bilobées, trilobées, quinquélobées , laciniées, roncinées, lyrées, auriculéek, partîtes, dichotomes, pédaïées, pinnatifides, multifldes, simples ; composées, décomposées, supradécomposées, pinnées, digitées, imparipinnées , paripinnées, trifoliées, bipinnées, biternées, digitipinnées , etc. — Relativement aux nervures : sans nervures ( folium encrvium , ùvenosum ), à nervures {f. nervosum , venosum , costatum ), veinées réticulées, trinerviées, quinquénerviées, septemnerviées, multinerViées. De Candolle classe les feuilles selon la disposition des nervures, en : rectinerves, curvinervès, ruptinerves, penniformes , palmiformes , penninerves , pédalinerves , palminerves, peltinerves, triplinerves, quintuplinerves, vaginerves, rectinerves, falsinerves, nullinerves.— Relativement h la manière dont elles se terminent, elles sont dites: obtuses, rétuses, tronquées, émarginées, mucronées, acuminées, aigues, cuspidées, subulées, acérées, piquantes. — Relativement aux accidents de leur surface , elles sont dites : ondulées , crépues , crispées , pliées , carénées, sillonnées, convexes, concaves, rudes, rugueuses, bulleuses. — Relativement à la pubescence, aux glandes, aux sécrétions, etc. , elles sont dites : lisses , glauques, glabres, glutineuses, visqueuses, farineuses, ponc- , tuées , ponetuées-pellucides, glanduleuses, scabres, soyeuses, poilues, pubesccntes, velues, laineuses, tomenteuses, hispides, papilleuses , muriquées , ciliées , chargées 'd’aiguillons , épineuses. — Selon leur consistance : charnues , membraneuses, coriaces, scarieuses, pétaloïdes, foliacées. — Selon leur direction : dressées, étalées, horizontales, apprimées , imbriquées,

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