‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 79 sur 148 · GLUTEN. — GLUTINEUX · texte numérisé non relu

GLUTEN. — GLUTINEUX

principalement les bractées supérieures fertiles ou florales (anciennes glumelles. externes) dont la nervure moyenne, souvent détachée au-dessous du sommet, se prolonge en arôte; cette arête est d’une longueur considérable dans le genre Stipa ; dans le genre Cor.ynephorus {Air a canescens ) la bractée aristée représente une feuille complète : la partie de l’arête située au-dessous du genou appartient à la gaine de la feuille , la couronne de poils k une seule cellule qui entoure le genou est probablement le rudiment d’une ligule , et la partie de l’arête supérieure au genou et qui est transparente et denticuléc est le limbe rudimentaire de la feuille. Cette structure se retrouve, bien que plus obscure, chez les genres où l’arête est seulement gcnouillée sans présenter d’anneau de poils ni sans offrir de changement de consistance dans sa partie supérieure. — Les écailles ou feuilles qui appartiennent k la fleur ne présentent pas d’arête ; le calice se composant de deux sépales soudés (ancienne glumelle bicarénée), ce ne serait pas une arête, mais deux qu’il présenterait si les sépales étaient aristés.

Glumelles, Glumellœ . — Glumellules , Glumellulœ. (Voir l’article Glume.)

Gluten, on donne ce nom à une substance qui empâte les grains de fécule dont sont remplies les cellules qui constituent la plus grande partie de la masse de la graine chez certaines céréales, le Froment par exemple. La fécule ou farine qui est associée au gluten a des propriétés nutritives très supérieures k celle qui en est dépourvue.

glutineux, glutinosus ; qui a la consistance de la glu ou de la poix. Ce mot est presque synonyme du mot visqueux ( viscosus , viscidus ) que l’on emploie souvent indifféremment; cependant le mot visqueux entraîne l’idée d’une consistance demi-liquide et comme sirupeuse , tandis que le mot glutineux peut se dire d’une surface presse sèche, mais seulement un peu gluante. Le mot gluant est tout k fait synonyme du mot glutineux qui est le mot latin francisé, mais il est peu usité dans les descriptions botaniques. Le mot poisseux a aussi la même signification mais il entraîne une idée de malpropreté, il n’est pas employé. — Les écailles des bourgeons du Peuplier-d’ltalie, du Marron-

GODET. — GONIDIE.

nier-d’lnde, et le rirtinacle des masses polliniques, sont glutilieux. La surface du chapeau de VAyaricus psittacinus , de YAyaricus eburneus , etc., est visqueuse.

Godet, d’après le sens attribué à ce mot (vase ayant la forme d’ùn dé à coudre), il devrait être traduit en latin par le mot calyculus ; mais le nom de calicule ayant en botanique un sens déterminé (calice accessoire composé de bractées), on traduit godet par urceolum ; néanmoins l’adjectif urceolatus caractérise un organe en forme de vase globuleux, et par conséquent à ouverture plus étroite que le ventre. — En forme de godet profond ou de dé U coudre, digitaliformis. -

gongylaire. On nomme reproduction gongylaire ou scissipare., celle qui a lieu par des gemmes ou corpuscules reproducteurs qui n’ont pas été soumis à l’influence d’une fécondation. Chez les Cryptogames la reproduction est dite gongylaire. quand elle a lieu au moyen de gemmes qui diffèrent des véritables spores.

Gongyle, Gongylus. Chez les Cryptogames on désigne sous le nom de gongyles des corps reproducteurs, qui sont autres qtio les spores et ne sont pas sans analogie avec les bulbilles des Phanérogames. — Les gongyles ont reçu différents nomschcz diverses familles; chez les Lichens l’écorce du thallus est eontituée en grande partie par des cellules vertes qui forment une couche sous-épidermique dans laquelle la force végétative de la plante paraît résider ; ces cellules qui ont reçu le nom de gonidies, conidies ou sorédies , font souvent irruption à l’extérieur, et se groupent en des corps reproducteurs ou gemmes qui sont de véritables gongyles. — Chez les Hépatiques, il existe des gonidies ou sorédies analogues à celles des Lichens ; on y rencontre en outre chez certaines espèces, à part les véritables spores contenues dans les capsules, des corps reproducteurs

nommés gemmes prolifiques , propagules ou propagines, renfermés dans des conceptacles particuliers, et qui constituent encore une autre sorte de gongyles .

Gonidie , Goniâium , — Conidie, Conidium (xovtc, poussière), = Sorédie. On désigne sous ce nom des corpuscules reproducteurs qui se développent dans l’épaisseur du thallus des Lichens et

GONIMIQIE. — GOG SSE.

de la fronde des Hépatiques. (Voir le mot Gongyle.) — Kutzing a employé le mot conidie comme synonyme de zoospore ou sporozoïde (spore animée de mouvements spontanés) chez les Algues zoosporées. *

gonimique, gonimicus , qui est relatif aux gonidies. Couche gonimique, stratum gonimicum : couche constituée par des gonidies.

gonoi , mot grec ; en latin genitalia : les organes de la reproduction; de là :* périgone, enveloppe floialc qui entoure les étamines et l’ovaire.

Gonophore, Gonophorum ; entrenœud qui , chez certaines fleurs, élève les étamines au-dessus du niveau du réceptacle.

gonu, mot grec; en latin genu, genou. — gonus , dans un mot composé dérivé du grec, signifie angle: trigone, trigonus, signifie à trois faces dont les points de jonction constituent trois angles ou arêtes; tétragone, tetragoms , à quatre angles. Les expressions trigone, tétragone, etc., s’appliquent surtout à des corps prismatiques; les expressions triangulaire, quadrangulaire, s’appliquent surtout à des corps minces ou à des surfaces.

Gorge, Faux. On désigne sous le nom de gorge, l’entrée du tube du calice ou de la cèrolle chez les calices gamosépales ou les corolles gamopétales; la gorge peut être dilatée {ampliata), rétrécie ( angustata ), barbue ( barbata ), munie d’appendices ( ap~ pendiculata ), fermée par des écailles courbées en voûte [fomicibus clausa ), nue ( nuda ), prismatique (prismatica), etc.; les étamines peuvent être insérées à la gorge de la corolle.

Gousse, — Légume, Legumen ; on donne ce nom au fruit des Légumineuses (Pa pi Menacées), etc. Ce fruit est lin carpelle libre et isolé, ordinairement sec, coriace, ou membraneux, polyspermc, rarement monosperme. Ce carpelle s’ouvre à la maturité par l’écartement des bords de la suture et la déchirure de la nervure dorsale , de manière à constituer deux pièces longitudinales, pièces qui se tordent quelquefois avec élasticité et lancent au loin les graines. Certaines gousses dites lomentacées présentent des articulations transversales qui isolent chaque graine; ces gousses se partagent à la maturité

*4nr

0IIACIL1S. — GRAINE. ti09

en autant de pièces ou articles qu’elles contiennent de graines :

tel est le fruit des CoroniUa , des Jlyppocrepis , des Jledysa-

rum, etc.

yracilis , grêle; se dit d’une tige, d’un pédoncule, pédicdle, etc., de taille mince et allongée.

Graine, Granum ; on désigne sous le nom de* graine, un ovule fécondé (renfermant un embryon) arrivé à l’époque de la maturité. La maturité est caractérisée chez une graine par la faculté que possède l’embryon qu’elle renferme de germer, c’est-à-dire de végéter lorsque la graine est séparée de la plante mère, et se trouve placée dans des conditions de chaleur et d’humidité convenables. — On retrouve dans la graine la plupart des parties qui la constituaient à l’état d’ovule. Le testa ou primine s’est épaissi, a pris de la consistance et constitue souvent une enveloppe dure et crustacée. Le tegmen ou sccondine sc retrouve sous le testa, c’est une mince pellicule qui enveloppe Y amande ( embryon accompagné ou non d’un périsperme) ; ces deux membranes ont reçu le nom lYépisperme. Le nueelle ou tercine, constitue souvent une masse charnue qui accompagne l’embryon, et à laquelle on donne le nom de périsperme ou d’endosperme ; dans d’autres cas , le nueelle est résorbé et a complètement disparu à l’époque de la maturité.

Dans un petit nombre de cas, le sac embryonnaire constitue un second périsperme ou péri sperme interne; en général, le sac embryonnaire a disparu à la maturité. Dans certains cas , ou retrouve, à l’extrémité radiculaire de l’embryon, des débris du cordon suspenseur ou partie suj>érieure de la vésicule embryonnaire. Enfin Yembryon qui constitue la partie essentielle de la graine est entouré et protégé par les enveloppes ou tuniques que nous venons d’énumérer; l’embryon se compose d’un axe dont l’une des deux extrémités appartient au système descendant ou racine, et a reçu le nom de radicule , et dont l'autre extrémité est un bourgeon qui appartient au système ascendant ou tige, et qui a reçu le nom de plumule ou gemmule ; une, deux, ou plusieurs feuilles, plus développées que celles du bourgeon terminal ou gemmule, sont situées audessous de ce bourgeon et ont reçu le nom de- cotylédons, — Le

• UIIAKSE.

point au niveau duquel la graine est lixée au luniciüe reçoit, ainsi que chez l’ovule, le nom de hile; chez les graines qui ré-

sultent d’un ovule réfléchi, le raphé et la chalaze (ou hile interne) conservent la même situation et portent les mêmes noms. L’ouverture ou bord supérieur des tuniques de l’ovule désigné chez l’ovule sous les noms d'eocostomc (pour le testa), et d’cndostome pour le tegmen» porte chez la graine le nom collectif de micropyle . Le micropyle est souvent peu distinct chez la graine mûre, on détermine sa situation parcelle delà radicule dont la pointe se trouve toujours dirigée vers lui. En effet , l’embryon se trouve renversé dans l’ovule et par, suite dans la • graine ; il y est placé comme s’il y eût pénétré par son sommet e!est-à-dire par sa gemmule ou par l’extrémité supérieure des cotylédons rapprochés , et que la radicule fût restée près de l’ouverture par laquelle il y serait entré. Cette situation relative à l’ouverture de l’ovule ou exôstome,-et chez la graine au micropyle, ne se trouve pas modifiée par suite des courbures de l’ovule ou de ses inégalités dç développement, le micropyle et la radicule se trouvant déviés simultanément et dans le même sens, par suite de ces courbures ou de ces développements inégaux. Lors donc que Vomie est droit , c’est-à-dire n’éprouve aucune courbure , il en résulte une graine dont le micropyle (ou sommet organique) et la radicule, sont situés au point diamétralement opposé au hile (ou base de la graine). Lorsque l’ovule est courbé ou plié , il em résulte une graine dont le micropyle et la radicule sont rapprochés du hile , par suite de la courbure. Lorsque l’oyuleest réfléchi y il en résulte une graine dont le micropyle et la radicule sont dirigés vers le hile. — Selon leur insertion, au sommet ou à la base de la loge et selon leur direction, les graines comme les ovules sont dites pendantes ou suspendues, dressées ou ascendantes, ou enfin horizontales. — Les graines sont souvent pourvues d’appendices de différentes natures, de formes variées, et de consistances diverses; il en est en forme d’aile membraneuse, en forme d’aigrette, en forme de crête et d’enveloppe charnue, etc. : ces derniers appendices ont été désignés sous le nom d 'arilles, de strophioles ou de caroncules . — En général,

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