‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botaniqueChapitre 22 sur 48 · IG · texte numérisé non relu

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1?G DK I.A'liKCOUE

parcourant son licrl»icr, Ubeanlc des sites dont ces*plantesétaieiit rornement; etlkiH sc repolie en iiriagi nation aux jours heureux de tant d’excursions botaniques dont chacune \:ous a, à son tour, apporté sa part de bonheur. ' . • . .

Ce que c’était que les aneient herbiers.

Les herbiers d’aujourd’hui ne res.semblcut en rien h ceux ijue l’on préparait il y a moins d’un demi-siècle; à part les botanistes (k profession qui savaient (kjii l’importance qu’il y a dans la récolte des plantes entières, presque tous les amateurs de plantes' sç contentaient de recueillir des somijiités de liftes fleuries qu’ils si'chaienl dans un livre, et qu’il-s Axaient ensuite à une feuille » de papier de petit format, en l’empàtant de colle dans toute son

étendue. Les mêmes amateurs avaient le plus j;rand soin de faire avec des traits de plume des encadrements à chaque feuille.; ([uelques uns même pousKiient la coquetterie jusqu’à dessiner un vase à Heurs au-dessous de chacune des tiges collées.

. Telle fut renfanee de l’art; on no tarda pas cependant à s’aper-

’ cevoir que la riche.sse d’un herbier consiste, non pas dans les enjolivements du papier, mais dans le.nombre et la bonne conservation des plantes qu’il renferme: les sommités fleuries furent ' remplacées par les plantes entières ou des rameaux complets; les , plantes furent fixées avec d’étroites bandelettes susceptibles d’être . déplacées ; le jadit format fut remplacé par le grand, etc.

Néanmoins, lorsque je débutai dans l’étude de la botanique, et que je .songeai à faire un herbier, j’avais reçu plus de notions de l’ancienne méthode que de la nouvelle, et je ne puis me rappeler sans .sourire les résultats de mes premières herborisations : mes plantes moisies, et des ri^olles entières presciue converties en terreau, eu raison de leur séjour trop prolongé dans le même papier, et par suite de l’avis que j’avais reçu de me contenter, pour les prê))arer, de quelques vieux journaux et autres mauvais

ET BE LA l>UÉI>A«.4TI0N I>ES l•LA^TES.

papiers. — L’anriée suivante, les journaux étaient remplacés par plusieurs rames de bon papier, et j’étais dédommagé de mes pertes de manière k n’avoir plus h les regretter.

Dcf belrbieri généraux et dei herbiers de rég^uu*.

11 n’cst pas donné à tous Ire botani.stes d’entreprendre, avec (lucbfue espoir de succès, la fondation d’une collection générale des plantes de toutes les contrées du globe. On peut , il est vrai , borner ses désirs ii la iwssessiou d’un certain nombre d’esi)èces des principaux genres de chaque famille, mais, même ainsi limité, un herbier général est long, difficile, et dls|K?ndieux à créer. .

.\l)rès les plantes indigènes, (|ui eonslituent le |>remler fonds d’une collection de ce genre , les jardins lM)laniqui*s et les serres peuvent fournir d’assez nombreux matériaux r mais les plantes exotiques, cultivées sous un climat différent de celui qu’elles habitent dans la nature, éloignées des circonstances locales qui influent d’ordinaire sur leur développement, et soumises en commun à un même régime, quels que soient leurs mœurs et leurs Ik'soins naturels, affectent souvent un port as.sez différent de celui qu’elles présentent a l’état spontané : les fniits de ces • l)lantes dépaysées et maladives mûrissent d’ailleurs assez rarement, et chaque espèce est en général trop i)cu abondante poné que l’on puisse en recueillir des échantillons munis de leur souche ou de leur racine.— Les plantasdes recueils iconographiques et les dessins exécutés d'après des plantes sèches ou vivantes , sont aussi des moyens précieux d’ajouter k la collection quelques uns des types les pins importants et les plus difficiles k se iM’ocurer. Néanmoins oii ne saurait parvenir, avec cès différentes ressounes, qu’k un résultat bien incomplet , si l’on n’a pas beaucoup récolté soi-même dans de lointains ct'nombrcux voyages, et si l’im ne peut se pnx:urcr les colle lions rares et

I>K LA HKCOLTK

d'un prix, élevé, publiées ii dilTérentcs époques par les botanistes voyageurs qui ont exploré les principales contrées du globe. — Les grandes collections générales qui existent appartiennent la plupart à des établissements publies et à des Sa-iétés savantes; quelques unes sont des collections privées ; toutes sont le résultat des laborieux travaux de plusieurs générations de botanistes.

Il eçt sage, en général , de laisser aux grands établissements publics lesoin d’édifier des herbiers généraux. En effet, les entreprises collectives peuvent être soumises U des phases alternatives de langueur et de prospérité, elles peuvent manquer de cette impulsion ardente et soutenue, qui est généralement le résultat /lu sentiment de la possession et de l'unité dans la direction ; mais k ces entre]>rises dont le personnel se renouvelle indéfiniment est attaché le précieux privilège d'èire toujours jeune , et de n'avoir point à compter avec le temps.

Le plus ordinairement les botanistes se contentent de consulter, lorsqu'ils en ont besoin , les plantes exotiques dans les grandes collections publiques; et ils se bornent à faire un herbier des plantes indigènes de leur pays; admettant, néanmoins, les plantes exotiques, quand l’occasion se présente d’en avoir, et les plaçant comme ap|)endice, à la suite des genres indigènes les moins éloignés, ou des familles les plus voisines.

N’est-il pas , en effet , plus agréable , et plus profitable en même temps, d’étucTier la végétation du pays que l’on habite, que de s’occuper de la végétation d’une contrt*e que l’on n’est point destiné a voir? Ne fera-t-on pas de meilleures observations sur des plantes que l’on peut facilement trouver vivantes et examiner ))endant chacune des périodes de leur végétation, que sur des plantes sèches , dont chaque espèce est représentée par un petit nombre d’échantillons. et souvent même par un seul échantillon plus ou moins incomplet?

Il s'en faut, cependant, que l’étude des plantes exotiques ne puisse être utilement abordée loin des contrées où ces es|)èces cro’issent spontanément, et k l’aide seulement d’échantillons secs; si les plantes n'étaient étudié«!s que vivantes, et seulement dans les pays habllt^ par des botanist >s , les végétaux d’un grand

nombre de contrées du globe pourraient indéfiniment rester inconnus, ne trouvant jioint de descripteurs. C’est, au contraire, grâce à l’étude' des plantes sèches, rapportées par les voyageurs, que les espèces végétales du monde entier ont pu être, en si grande abondance, décrites et clas.sées dans l’intenalle d’un petit nombre d’années, et que la science botanique a pu faire de si grands et si rapides progrès.

En conseillant aux botanistes, et surtout aux botanistes amateurs, de donner la préférence â la recherche des plantes indigènes J mon but est surtout de les engager à aborder une étude accessible à tous, et qui d’ailleurs fournira longtemps encore matière à de curieuses observations et à d’intéressants travaux.

Les collections cryptogamiques sont aussi l’objet des études les plus attachantes : la récolte cl la préparation des plantes cryptogames peuvent suffire pour occuper tous les instants de l’amateur le plus zélé , et l’étude approfondie d’une seule des familles, ou même de quelques genres seulement delà crjptogamie , pimt remplir l’existence de l’observateur le plus assidu" et le plus laborieux. ’ ' '

Des collections utiles aux progrès des sciences qui j)cuvent avoir pour objet l’application pratique des connaissances bOta- . niques (les sciences médicales, l’agriculture, rhorliciilture, etc.), sont des herbiers de plantes médicinales , tant indigènes qu’exotiques, déplantés de grande et de petite culture: plantes des prairies et des forêts, céréales , plantes tinctoriales, plantes'des Jardins et des serres, etc. — Enfin, on a fait, à un point de vue littéraire ou artistique, des herbiers historiques et des herbiers dmiéologiques.

Oue deviennent les collections particulières après tes botanistes qui ont passé leur vie k les recueillir et à les augmenter avec un si grand amour et une si constante .soUicitiide? Quelques unes tombent entre des mains indignes ou ignorantes, et sont tristement condamnées â se détruire dans un grenier, .\usst plusieurs botanistes ont-ils eu l’heiireuse idée de léguer leur herbier à un Musée ou à une Bibliothèque publique, soit de Paris, soit d’une ville de province, afin que la conservation en fût assurée.

l»i; LA RECOtïK

Si (‘epoiulanl CCS collections ont appartenu à un lioUiniste dis-' lingue, et ont servi de matériaux iwiir l’exécution de Flores ou de Monographies; si clics reurerment un grand nombre de plantes recueillies et étiiiuetécs par des bolaulstps connus; si les planti's sont en ordre, ont clé, pour la pJuiJart, étudiées, et sont accompagnées de notes et d’observations manuscrites; si , entin, clics sont dans un état s;itisl'aisant de conservation , elles sont recherchées et peuvent atteindre un prix élevé, bien qu’inférieur de beaucoup à celui que leur acquisition en détail a' pu coûter. Ces herbiers trouvent donc presque toujours une digne hospitalité, soit chez un botaniste dont ils vont enrichir les cx>llections, soit dans les établissements publics, où tous les botanistes peuvent aist-ment les consulter. . >

9e la modération dans la récolte des plantes.

Ainsi que je viens de le dire, les herbiers d’autrefois étaient d'une excessive pauvreté, au point de vue du nombre des échantillons ou spécimens de chaque esitèce; la plupart des plantes n’étaient même représentées dans ces collections que par un seul échantillon, et le plus souvent par un fragment incomplet. — Aujourd’hui on a reconnu la nécessité de posséder les plantes en nombreux ét;hantillous, provenant de diverses localités. En outre, le système des échanges étant pratiqué aujourd’hui par la plupart des botanistes sur une assez grande échelle, il en résulte que l’on recueille et que l’on prépare souvent des quantités d’échantillons assez considérables.

Ce zèle est des plus louables, et le résultat en est des plus profitabltîs ; je crois cependant devoir engager les exploraleure à ménager les lo«'alités où les espèces qu’ils recueillent sont peu répandues, et à faire de larges provisions seulement dans les localités où ocs piaules sont abondantes.

Tant de causes de destruction sont réunies déjà contre certaines

KT ÛË LA PR^^PARATtON DES PLANTËS.

espèces inlt-re-ssanles, que je prois dans l’intèrcl de la géopiraphie botanic|UP-, et dans l’intérct aussi des botanistes qui viendront après nous, devoir demander grâce pour les plantes dont un petit noml)re d’individus constatent une station de quelque iin- |)ortauce; d’autant plus qu’il est presque toujours facile, par les relations multipliées que les botanistes ont entre eux, de se procurer la même espèce d’une localité où elle est abondante.

I.e botaniste doit recueillir, |)our .son propre herbier, chaque espèce avec des soins particuliers; il doit .se procurer la plante îi tous ses états, s’il lui est possible : la germination îtyec les feuilles cotylédonaires, la rosette de feuilles radicales, puis la plante avant la floraison, pendant la florals<in, et enfin à la maturité des fruits. Et cela, pour toutes les espèces et variétés, grandes et petites , rares et communes.

Quant aux plantes que l’on destine aux dons et aux échanges, on doit les choisir parmi celles qui sontahondantes dans le pays que l’on habile, et rares dans les pays voisins. Ces plantes devront être préparées avec le même soin que celles que l’on préjiare pour soi-même; mais on conçoit qu’il n’e.st pas toujours possilile de les récolter en abondance à tous les étals auxquels on lésa récoltées pour son propre herbier, surtout lorsqu’il s’agit de plantes de grande taille ou d’une préparation longue et minnticu.se.

Quant aux botanistes prt-parateurs, qui voyagent pour une société nu dans l’intention de publier des collections, ils doivent traiter la récolte et la préparation de chaque espèce en vue de chaque collection , comme s’il s’agis,sait de leur propre herbier , c’fst-îi-dire le plus complètement pos.sible, tout leur temps pou- ' vaut être consacré à cette unique occupation.

DE LA RÉCOLTE

X>et instruments de récolte.

Voici la liste des objets nécessaires pour recueillir et récolter les plantes.

Houlette ou Fer-de-lance.— C’est l’outil le plus commode pour déraciner les plantes ; il doit être d’acier. La forme de la lame est ovale-aiguë: c'est la forme d’un cœur de carte à jouer, moins l’échancrure , mais plus allongée ; l’extrémité et les bords doivent être tranchants, et la ligne moyenne se relever sur l’une des deux faces en une nervure destinée à donner de la force à la lame. La longueur de la lame doit être de 15 à 16 centimètres environ et la largeur, au point le plus large, de 8 centimètres ; la lame doit se terminer à sa base par une douille forte et profonde,, à laquelle on adapte un manche solide de bois de frêne (1). La longueur totale de l’instrument emmanché ne doit pas excéder It décimètres; Un manche trop long en rendrait le maniement difficile. ‘ , ^

On peut aussi, pour les promenades où l’on ne doit avoir qu’accidentellement occasion de recueillir quelques plantes, se servir d’une canne terminée par un fer-de-lance; mais la longueur de la canne gêne les mouvements , et pour les herborisations spéciales, la lance à manche court est inflniment préférable. On trouve dans les magasins de quincaillerie des houlettes communes de jardiniers, qui, à la rigueur, peuvent sen ir; mais il est mieux d’en faire fabriquer de plus soignées en acier par un coutelier intelligent.

Pioche. — Une pioche à manche court est aussi très com- . mode pour enlever des souches considérables dans les terrains

(I) On peut remplacer, avec avantage pour la solidité, l'élégance et la légèreté, la douille par un prolongement aplati de la longueur tjue doit avoir le maiiclie. Ce prolongement est une [sorte de lame dont le plat doit être perpendiculaire au plat de la lame du fer-de-lance ; il reçoit sur cliaciine de ses deux faces un demi-cylindre de buis destiné ï compléter le manclic, et fixé par des clous et des viroles i c'est mie monture analogue li celle des couteaux de chasse.

compactes, mais cet instrument présente l’inconvénient de trancher les racines que l’on pourrait, avec plus de temps, il est vrai, enlever sans les endommager^ en se servant du fer-dc-lance. La combinaison des deux outils peut d’ailleurs être fort utile : on commence avec la pioche à enlever la terre autour de la souche, et l’on achève de l’enlever, sans rien briser, à l’aide du fer-delance.

Bâton ferré.— W est indispensable, dans les pays de montagnes, d’être muni d’un long et solide bâton terminé par une pointe de fer, pour s’aider à gravir ou à descendre les pentes glissantes ou escarpées, à franchir les torrents, les crevasses des glaciers, à sonder les rochers que recouvre la neige , etc. Dans les pays de plaines, un bâton n’est pas indispensable , mais il peut être fort utile ; il doit se terminer inférieurement par une extrémité d’acier, dans laquelle est creusée une cavité où l’on insère la pointe de fer que l’on peut, k volonté, remplacer par le croissant, le crochet, ou même un fcr-de-lance. Ces diverses lames se fixent au moyen d’une vis mobile qui en traverse la tige ainsi que la monture d’acier qui termine le bâton et qui reçoit cette tige.

ht Crochet d’acier, qu.e l’on adapte au bâton, est destiné, soit k saisir et k abaissiT de hautes branches d’arbres, soit k déraciner une plante lixée k un mur élevé ou k l’escarpement d’un rocher; ou bien encore k atteindre, une plante aquatique croissant k une certaine distance du rivage, ou submergée k une certaine profondeur. — Le crocliet peut être , pour ce dernier usage, remplacé par un râteau.

Pour recueillir certaines Algues très délicates, au fond de l’eau, une cuiller profonde, se vissant également au bout du bâton, est un instrument fort utile.

Le Croissant est un crot'het tranchant par sa concavité, une .sorte de petite faucille qui peut servir aux mêmes usages que le crochet, et, de plus, k détacher des rameaux trop élevés pour les atteindre autrement; on fixe le croissant comme le crochet, k l’extrémité du bâton.

Couteau et Serpette. — Une forte et solide serpette est préférable au meilleur couteau pour couper les branchés et les rameaux; en outre, la serpette est aussi très commode pour arracher

Die

f)E 1,A RÉCOLTE

rapidement de petites plantes annuelles ou eespitetis^^. H est prudent d’en avoir plusieurs ^n ennimençant le voyage, ear on les perd frt'que?nment, et c’est un des outils les plus indispensables.

Croc ou Harpon. — Il est utile d’avoir un croc de fer à trois pointes recourlx'es, et terminé par une boucle h laquelle on fixe une longue ficelle; on le jette, en retenant la ficelle par l’extrémité, dans les eaux profondes, oü l’on ne pourrait s’engager sans danger, pour en retirer les plantes que l’on aperçoit k leur surface Ou dans leur profondeur, hors de la portée du crochet adapté au bâton. Une tige de fer d’un décimètre de longueur, hérissée d’un grand nombre de pointes recourbées d’un pouec de longueur, et également terminée par une boucle pour adapter la ficelle, est un instrument encore plus avantageux.

Étiqucftes de papier et Crayon. — On doit avoir, dans un petit .sac ou dans un des compartiments de la boite, un grand nombre de petits carrés de papier destinés à servir d’étiquettes. Après avoir inscrit au crayon le nom de la plante, ou au moins la localité où elle a été recueillie, on fixe l’étiquette en la roulant autour de la lige , ou an moyen d’un fil ( dont les étiquettes ont dû être préalabiement munies). Celte précaution est indispensable aux élèves auxquels le professeur nomme les plantes aux herborisations publiques, et aux lK)tanisles qui parcourent dans la même journée des localités éloignées les unes des autres; les récoltes sua’esiüives de plantes se trouvant, sans cette précaution , inévitablement mêlées dans la boite.

Boite d’herborisation (1). — Tout le monde connaît la forme ordinaire des boîtes d’herborisation de fer-blanc; cette forme est généralement celle d’un cylindre un |X“u comprimé. Ces boites s’ouvrent en des.sus, dans les deux tiers de leur longueur et de leur largeur, par un couvercle à charnières; ce couvercle se ferme au moyen d’une agrafe k boutonnière; l’agrafe doit être formée non

( I ) •Le botaniste a sur le flanc

» l'iie gross' boite île fer-blanc ,

• Et certes la boite de Flore s Vaut mieux que celle de Pandore !

> Ab ! ah ! ali ! oui vraiment ,

> Le botaniste etc. •

{Reeuetl inédit de chansons bolaiiitjiies, )

KT DE LA l»UÉl‘AU VTI(»X DES PLA.M'ES.

d’une pointe de fer-blano,, mais d’uii anneau .auquel on peut placer un cadenas dans l’intervalle des lierborisatioiis. Les verrous de 111 de fer, qui sont fréquemment employés, se faussent souvent et sont d’un maniement difÜcile.

La longueur d’une boite, ordinaire est environ de quatre décimètres; la boîte présente un anneau à chacune dje ses deux extrémités; à ces deux anneaux, ou fixe une courroie pour porter la boite eu bandoulière. Les boites doivent être extérieurement peintes d’upe couleur claire et recouvertes d’un vends luisant, afin qu'elles rétléchissent les rayons du soleil, et que par conséquent les plantes que l’on y dépose ne soient pas exposées li se flétrir sous rinflueace de la clialeur. Néanmoins, dans les pays méridionaux, les plantes ne se conservent fraîches dans la boite que si elles) sont eu abondance, et se flétrissent si elles u’y sont qu’en petite quantité : une é|)ouge mouillée, placée au fond de la boite, maintient humide l’air qu’elle renfera%^t prévient ce dernier Inconvénient. . ,

On doit avoir des boites de plusieurs dimensions : une boite de poche pour les petites promenades ou pour recueillir des parties déplantés isolées; une boîte de moyenne grandeur pour les herborisations ordinaires, et une Imite très vaste pour les herborisations' des voyages. Les grandes Imites doivent toujours présenter plusieurs compartiments destinés à des provisions de bouche, aux objets les plus essentiels de la pharmacie de voyage, et enfin à recevoir les très petites plantes que l’on ne peut, sans danger de les égarer ou de les endommager, placer au milieu des autres. Ces compartiments servent encore à mettre des plantes aquatiques comme les Algues, ou d’un tissu délicat comme les Champignons; dessouches de plantes ou des bulbes destinés à être plantés; enfin divers objets d^liLstoire naturelle, que l’on peut être tenté de recueillir, insectes, reptiles, minéraux, etc.

Flacons de fer-blanc . — Deux flacons de fer-blanc, à large ouverture, doivent aussi être placés dans la boite et reeus dansdescom- |)artiments spéciaux; ilsdoiventêtre fermés hermétiquement avec dt» bouchons de liège. L’un de ces flacons est destiné è recevoir ies piantes aquatiques que l’on veut laisser dans l’eau : des Algues, des Chara, desLemna, etc.; l’autre flacon doit être rempli aux

DE I,A RÉCOLTE

deux tiers d’alcool ; on y plonge les objets que l’on veut conserver sans les sklier, des fleurs isolées, des fruits pulpeux et autres organes charnus, des anomalies végétales destinées à être étudiées et figurées,' etc., etc.

Cartablè . — Le cartable est un portefeülHc renfermant une certaine quantité de feuilles doubles de papier à sécher, du format de rherbier. Ce portefi'uille est destiné à recevoir immédiatement les plantes très délicates, celles, par exemple, dont les pétales très caducs se détacheraient avant la fin de la journée; les plantes aquatiques qui se dessécheraient et se déformeraient dans la boite, etc. ; enfin les objets les plus précieux dont on est bien aise d’assurer immédiatement- la i>arfaite conservation. Lorsque l’on herlmrise seul ou en petit comité, et que l’on peut prendre à volonté le temps de s’arrêter, il est bon, de temps en temps, pendant la durée de l’herborisation, de placer dans le cartable tout ce qui se trouve dans la boite ; on abrège ainsi de beaucoup le travail qui reste li faire au retour, et la préparation des plantes est bien plus satisfaisante.

Le cartable se compose de deux feuilles libres de carton très fort, revêtu en dehors de basane ou de toile; deux courroies de fil terminées chacune par une boucle, passées dans des boutonnières pratiquées dans ces feuilles de carton , les réunis.sent et permettent de varier la distance i|Ui les sépare l’une de l’autre, et par conséquent de les espacer à mesure que le paquet grossit par l’introduction de nouveaux échantillons. Deux boucles siK'ciales fixées à l’iin des dcfix carions permettent en outre d*y adapter une courroie de support pour porter le cartable, comme la boîte, en bandoulière. C’est surtout fdans les contrt'es méridionales que l’usage du cartable est indispensable, en raison de l’ardeur du soleil qui flétrirait, immédiatement après la récolte, les plantes délicates, et surtout les plantes aquatiques.

Les plantes doivent toujours être fortement comprimées dans le cartable, au moyen des courroies. On ne doit point entasser les plantes les unes sur les autres dans une même feuille du cartable; les échantillons doivent êtéc placées avec .soin dans le papier, comme lorscju’M s’agit de les préparer d’une manière définitive. Il va sans dire que les feuilles doubles ne doivent point former

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un tahier, mais ftrc toutes indépendantes les unes des autres et r('*gulièrement superposées, l’ouverture étant dirigée du même côté. On peut placer dans le cartable une ou deux feuilles de fer-blanc destinées à isoler les plantes aquatiques mouillées des plantes voisines, k séparer les plantes délicates des plantes robustes et épineuses, etc.

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