POOPKIÉTÉS MÉDICALES ET USAGES ÉCONOMIQUES
DES PLVNTE8 INDIGÈNES OC N\TCK\LISÉES ÈN FRANCE.
Ou rdle «|ul apparilent any végétaux dana l«a ^tffÿrcnlca branches des sciences médicales,
Les éludes médicales ont pour objet la connaissance des maladies (pathologie), et pour but la science de les guérir (Ihérapeuti([ue,). — La thérapeutique emprunte ses moyens d'action à l’hygiène, à la pharmacologie et à la chirurgie.
Nous allons jeter un coup d'ieil rapide sur le rôle qui appartient aux produits végétaux dans ces trois différentes parties de la si ieiicc de guérir.
U‘s moyens fournis p.ir ÏUygiéne ont pour résultat, non seulement de conserver la santé, mais aussi d’aider l’adion des mé- , dicaments pour la rétablir. — La conuais-sance des propriétés des végétaux joue un as.sezgr;uid rôle dans la science hygiénique.
Il résulte de la conformation de l’appareil digestif de l’homme, et il est démontré particulièrement parla forme de ses dents, qu’il est (K'sliné à st‘ nourrir simultanément de substances végéudis et de substances animales. Vue nourriture exclusivement végétale fournit ii l’organisme une alimcnUilion insuftisante, et ne saurait entretenir la santé : celte nourriture exclusive peut être rangiie au nombre des remèdes débilitants; x;’esl le premier degré de la diète (abstinence) ou privation d’aliments. L’alimentation végétale convient dan-s h*s affections qui sont regardées comme résultant d’une alimentation trop quiimàle ; dans la goutte et la gravelle,
[Kir exemple.
Les substances animales diffèrent chimiquement des substances * végétales en ce qu’elles contiennent de l’azote, outre le carbone,
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l’oxygène et l’hydrogène, qui font la base des unes et des autres. Aussi les substances végétales qui, par exception, coiuienncnt de l’azote, .sont-elles nutritives au même degré que les substances aninrales : les champignons comestibles sont dans ce cas. La farine de froment contient une certaine proportion d’azote, la farine de seigle n’en contient pas; il en résulte que le pain de frôment a des qualités beaucoup plus nutritives que le pain de seigle.
Au |K>inl de vue hygiénique, les végétaux n’ont pas seulement une importance extré'me comme aliments, ils en ont une très grande aussi comme modificateurs de Lair respirable. — L’air atmosphériqiie ou air respirable est, comme on sait, un mélange de 79 parties d’azote et de 21 parties d’oxygène, plus une très faible quantité d’acide carbonique (1).
L’air qui est introduit par l’inspirâtion dans les organes de la respiration de l’homme ou des animaux s’y dépouille d’une partie de son oxygène, qu’il cède au sang, et en revient chargé d’une certaine quantité de l’acide carbonique que le sang lui a cédé. L’air ainsi respiré par les animaux pourrait donc être altéré au imintdé devenir de plus en plus impropre à la respiration, s’il ne se trouvait simultanément modifié dans un sens inverse par un phénomène opposé : ce phénomène est celui de la res|)iration des végétaux. En effet, pendantle jour, les végétaux absorbent une très gnnde quantité de l’acide carbonique contenu dans l’air; cet acide carbonique se trouve décomposé dans leurs organes en carbone, qui y reste fixé, et en oxygène, qui est exhalé et retourne dans l’air à l’état libre. 11 est vrai que, pendant la nuit, les choses se passent différemment ; car, dans l’obscurité, les végétaux absorbent de l’oxygèhe et exhalent de l’acide carbonùrue; mais des expériences précises ont prouvé que le résultat définitif est pour les végétaux une grande consommation de carbone , et la mise en liberU* d’une grande quantité d’oxygène.'
(I) L'oxygKiie et Tazole sont corps simples qui, à l'état libre, sont gazeux comme l'air qui résulte de leur mélange. L'acide rarl)niili|iie, qui entre en si petite proportion dans l'air, est un gaz composé qui résulte de la coinliinaison de 8 parties en poids d'oxygéne avec 3 parties de carbone; le carbone est un cur|is simple qui, i l'état libre, est .solide et constitue la plus grande masse du cliarbon végétal ; pur et cristallisé, il constitue le diamant.
DES PLANTES INDIGÈNES
De ces observations il résulte que les pays les plus .sains sont peux qui renferment de vastes forêts, et que, k partir du jour où les forêts auraient disparu du globe, l’air se trouverait de plus en plus vicié, et finirait par devenir impropre à la respiration; qu’il est par conséquent dans l'intérêt général de l’humanité de resjiecter les forêts, et de résister aux spéculations individuelles (pii , dans un but d’intérêt privé , tendent k les" faire disparaître dans les pays civilisa, au détriment de la population tout entière. — Les courants d’air qui régnent successivement dans toutes les directions rétablissent l’équilibre entre les points occupés par de vastes forêts et les points occupés par de grandes agglomérations d’hommes et d’animaux.
Un des enseignements hygiéniques qui résultent de la connaissance des effets différents de la respiration des végétaux pendant le jour et pendant la nuit, est qu’il faut éviter de laisser, pendant la nuit, séjourner des plantes vivantes dans les appartements habités, puisqu’elles contribuent alors, comme les animaux, k y augmenter, dans des proportions nuisibles, la quantité d’acide carbonique contenu dans l’air. — Les odeurs aromatiques qu’exhalent Tes fleurs contribuent également k donner des qualités malfaisantes k l’air renfermé dans un étroit espace , et qui s’en trouve saturé.
Les moyens fournis k la thérapeutique par la Pharmacologie sont extrêmement nombreux, et peuvent être appliqués k la plujiart des affections internes ou externes', soit générales, soit locales; ils sont connus sous le nom de médicaments. Les médicaments s’appliquent k l’extérieur ou sont administrés k l’intérieur. Un grand nombre des plusactifsappaftiennent au règne minéral. Tels sont : l’Iode, les Préparations mercurielles, le Soufre, rUmétique, les Purgatifs salins, l’Ammoniaque, les Acides minéraux, l’Alun , les Sels de fer, de plomb , d’argent , de cuivre , les Eaux minérales, etc. Quelques agents médicaux ou chirurgicaux des plus usités appartiennent au règne animal : tels sont les Sangsues et les Cantharides, le Musc, etc. Si k^ces moyens importants on ajoute les moyens chirurgicaux : la .Saignée, les Ventouses, les Moxas, les Exutoires, etc., et certains moyens hygiéniques, tels que l’abstinence, les bains, le changement d’air, le
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itî|«)s, l’exercice, etc., on pourra se convs^incre que, quelle que soit l’importance des propriétés médicales des végétaux, il ne faut pas, comme on est vulgairement porté à le faire , s’attendre à trouver chez les plantes une pharmacopée.universelle.
Néanmoins un grand nombre de substances végétales constituent des médicaments précieux et des plus usités, soit que ces substances soient isolées ou qu’elles soient associées entre elles ou à d’autres substances dans diverses combinaisons. — Ueau- Cüiip de sul)stances végétales médicanmnteuses des plus importantes proviennent de pbntes exotiques. Tels sont : le Quinquina, l’Alocs, l’ipécacuanha , la Gomme arabique, le Sucre de canne, le Thé, le Café, le Chocolat, l’Opium, la Casse, le Séné, le Girofle, le Gingembre, la Cascarille, le Gajac, la Rhubarbe, la Cannelle, le Camphre,' l’Asa foetida, le Ricin, le Tabac, leCubèbe, le Cachou, le Kino, le Quassia amara, le Ratanhia, la Manne, le Jalap, le Raume du Pérou, etc.
Les plantes médicinales indigènes ne sont ni moins nombreuses, ni moins utiles que les précédentes. Tels sont : l’Absinthe, r.\c(mit, r.Angélique, l^Lnis, l’Armoise, l’Asarum, l’Asperge, la Relladone, la Renoite, la Bistorte, le Bleuet, la Bryonc, la Busserole, la Camomille, le Chardon-bénif, le Chêne, la Chicorée amère, le Chiendent, la Ciguë, le Cochlearia, le Colchique, la Consoude, le Coquelicot, le Cresson de fontaine, le Ratura Stramonium, la Rigilale, la Douce-amère, r£purgc, l’Ergot de seigle, la Fougère mâle, la Fumeterre, le Genièvre, la Gentiane, le Grenadier, la Guimauve, le Houx, rilyssope,la Germandréo, la JÙ^uiame, la Laitue vireuse, la Lavande, le Lichen d’Islande, le Lierre terrestre, le Lin, le Marrube, la Mauve, la Mélisse, la Mousse de Corse, la Menthe poivrée, la Morelle, la Moutarde, lè Nerprun, l’Oranger, l’Ortie, la Pariétaire, la Petite-Centaurée, le Polygala, le Pyrèlhre, le Raifort, la Réglisse, la Rue, la Sabine, le Safran, la Sauge, le Saule, la Se.abieuse, la Scille, la Süldanelle, le Sureau, le Tilleul, le Trèfle-d’eau , la Vigne, la Valériane, la Violette, etc.
Je ne pense pa^d’ailleurs que l’on doive attacher une importance telle à l’avantage de trouver des médicaments iiarmi les plantes indigènes, que l’on doive préférer l’usage de ces plantes
DKS PLAÎ<TKS I!SDIGÈ?«ES.
à l’usage (les produits exotiques doués de propriétés nnaîngues, ‘ et abondants dans le eommeree, toutes les fois que ces derniers rem[(Ortent en activité.
Les analyses chimiques et l’expérience, médicale tendant à sifnplitier les médicaments cl à en réduire le nomlire en élaguant les doubles emplois, il est possible, jusqu’à un certain point, de remplir toutes les indications thérapeutiques avec un nombre assez limité de substances médicamenteuses; il est néanmoins indispensable aux médecins, surtout aux médecins qui exercent à la campagne, de pouvoir an besoin, et arec connaissance, de cause, substitner une espèce à une espèce analogue , et aussi distinguer les plantes inertes des plantes actives ou vénéneuses.
Iæs moyens fournis à la science de guérir par la Chirurgie ont pour résultat de retrancher de l’organisme des parties solides ou liquides devenues nuisibles, de réunir les parties divisées, de remettre en place les organes déplacés, de déterminer la cjeatrlsation des plaies, etc.
Plusieurs produits employés dans les procédés chirurgicaux sont empruntés à la pharmacologie', et appartiennent an règne végétal ; telles sont certaines substances âcres en usage pour l’entretien des exutoires, les plantes qui produisent la rubéfaction et rurlicalion, etc. Celles qui entrent dans la composition des onguettts ou autres préparations destinées à activer là suppuration, ou à déterminer la cicatrisation des blessures et des plaies, sont aussi du domaine des connaissances chirurgicales.
On a peut-être trop négligé, dans ces derniers ten>ps, les traditions que nos pères nemsont transmises à ce sujet; car, au milieu de pratiques absurdes justement livrées au ridicule , on rencontre des indications excellentes dont un grand nombre ne font imint partie des formulaires d’aujourd’hui.
Si les plantes médicinales méritent le plus grand intérêt, les plantes d’un usage vulgaire dans l’ééonomie domestique et dans les arts ne sont pas moins dignes de fixer notre attention.
Parmi les plantes indigènes ou naturalisi'es en France, et qui sont, à ces divefs points de vue, l’objet d’une grande culture, les unes fournissent des substances alimentaires, d’autres servent à la nourriture des animaux domestiques, idusieurs fournissent les
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bois (le conslrurticMi el de chauffage; d’autres fournissent des matières textiles, des subslanees tinctoriales, etc. ; enfin elles servent à la décoration des pares, des promenades et des jardins.
Énnmératloii comparative des médicaments végétaux Indigènes . des médicaments végétaux exotiques , et des médicaments puisés en dehors du règne végétal.
I* Tempérants. — Moyens hygiéniques : Repos de corps et d’esprit , Régime, Diète , etc. — ^ Moyens chirurgicauac : Saignée, Sangsues, etc. — Médicaments tirés du règne wunérof Bains tièdes, Tartrate acide de potasse. — Médic'ament tiré du règne animal : Petit-lait. — Médicaments tirés du règne végétal : exotique ; Tamarin ; indigènes : Cerises, Chiendent , Citron , Épiney mette. Framboises, Groseilles, Limons, Mûres, Oseille, Granges, Raisins, Semences froides (graines de Calebasse, de Pastèque, de Melon et de Concombre), inusité.
2® Émoluents. — Aucun de ces médicaments n’cst emprunté au ri*gne minérai; quelques uns, comme la Corne de Cerf, la Gélatine, le Bouillon de Poulet, de Veau, d’Escargots, de Tortue, d’Écrevisses , les Grenouilles, l’Axonge ou Graisse de Porc, le Mou de Veau, la Cire, le Miel, le Jaune d’oeuf, le Lait, sont empruntés au règne animal. — La plupart sont empruntés au règne végétal. Un certain nombre sont d’origine exotique, comme : l’Arrow-root , le Cacao, les Dattes, la Gomme arabique, la Gomme adragaate, le Racahout, le Sagou, le Salep, le Sucre de canne et le TajMoka. — Les autres sont des produits indigènes ; le Chiendent , la Citrouille, le Concombre, le Coquelicot, le Lichen d’Islande, la Réglisse, les Fleurs de Roui lion-blanc, ûefiuimauve, de Mauve, de Pied-de-chat , de Tussilage, de Violettes, la Graine de Lin , l'Oignon de Lis , la Racine de Guimauve , l’Emulsion à' Amandes douces, les Jujubes, les Figues sèches, les Raisins
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sers, les Pruneaux, le Gruau, la Mie de pain, r.\midon, le Son, elr.
o" Narcotiques (à haute dose). Anodins (à faible dose). — Ces médicaments sont la plupart empruntés au rkjne véÿétal. Produits exotiques ; Opium, Acétate de morphine. Codéine, N'arcotine, Laudanum, Pavot, Camphre, Laurier-Cerise, .Mandragore, etc. Plantes et produits indigènes : Aœnit, Belladone, Ciguë, Coquelicot, Digitale, Datura Stranwnium, Jusquiame, Laitue, vireuse, MorcUe, Safran.
4" CosTRO-STiMULANTs. — X l’exceptioii de l’Ipécacuanha , qui ajipartient au règne végétal, la plupart de i:es médicaments sont des préparations minérales. Je citerai : rtmétique (Tartrate de potasse et d’antimoine) etfe Protochlorure de mercure.
5" .\sTuiN«ENTS (nommés aussi shjptiques quand ils sont faibles et bornent leurs effets constricteurs aux surfaces du corps), — Un certain nombre d’astringents étaient autrefois classés dans les ré.solutife, dasije peu limitée, en ce sens que tous les médicaments pourraient *>• rentrer, puisque tous sont destinés à contribuer à, la résolution ou guérison des maladies. — On nomme déter.iifs les astringents faibles employés à l’extérieur pour déterminer la cicatrisation des ulcères, et les lotions excitantes faites dans le même but. — On nommait desxkcatifs les détersifs d’une nature très astringente, susceptibles de provoquer une cicatrisation prompte, mais quelquefois trop brusque de la plaie. — Enfin, on nomme antiseptiques les astringents distinés k modifier avantageusement les ulcères putrides ou gangréneux.
On doit réserver le nom à'astringents aux médicaments dont la propriété est de res-serrer les tissus. — On les emploie pour arrêter les hémorrhagies, résoudre les inflammations superficielles, provoquer la cicatrisation dos plaies, etc.
Les principaux astringents minéraux sont : l’Eâu froide, la Glace, l’Acétate de plomb (sel de Saturne) , le Vinaigre , l’Alun, l’Oxyde de zinc, le Carbonate de magué.sie, le Sulfate de fer, le Sulfate de zinc, etc. Les principaux axtringents végétaux sont, parmi les exotiques: le Bois deCampêche, le Cachou, le^ Columbo, la Colophane, la Gomnie-kino, la Noix de galle, le Uatanhia , le Sangdragon , l’Eau-dc-vie camphrée , etc. ; et parmi
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les indigènes ; V Aigremoinp , YAspêrule, la Benolfe, la Bistorte, le Caille lait, l’Kcorce de Chêne et le Tannin, la conserve de fruits A' Églantier, Garance, \à Grenade, le Myrte, la Perrenrhe, le Plantain, les/loses de Provins, les Feuilles de Ronce, la Tormenlille, lés Sorbes, les Coings, les jVé//es, VUva-nrsi. — Parmi les produits animaux, le Blanc d’œuf délayé dans l’eau constitue une boisson qui agit mécaniffuement k la manière des astringents, en mettant obstacle k l’absorption. ‘
6* Toniques (nommés aussi amers en raison de la saveur d’un grand nombre). — On les nomme dépuratifs lorsqu’ils sont considérés, dans la médecine populaire, comme purifiant le .sang en le dépouillant, par l’intermédiaire des sécrétions, de divers principes morbides ; ces dépuratifs sont toujours des médicaments végétaux. — Enfin, on nomme rtnOscor6«t/(/î(cs les toniques employés contre le sc.orl>ut, ol'fébrifuges ceux qui déterminent la cessation des tièvrés réglées. Les toniques ont , comme les astringents, la propriété de resserrer les tissus: mais tandis que l’action des astringents est locale , o’est-k-dire, ne se manifeste que sur les points même où ils sont appliqués,'raction des toniques est générale. Les toniques agissent en modifiant la nature du sang : les uns déterminent l’accroissement de la proportion relative des globules du sang; d’autres y introduisent de l’oxyde de fer.
Les médicaments toniques les plus importants appartiennent au règne minéral et ont pour base le Fer. Le plus usité de ces médicaments est le Sous-carbonate de fer. - Parmi les toniques végétaux exotiques, nous citerons: l’Écorce de Quinquina, le Columbo, l’Angusture vraie, le Quassia amara, la llhubarbe et le Simarouba; — et parmi les végétaux indigènes : VAunée, la Bardane, le Chardon-bénit , le Chardon-étoilé {Ergngium campestre) , la Chausse-trape {Centaurea Calcitrapa), la Chicoréx sauvage , la Douce-amère, la Eumeterre, la Gentiane, le Houblon , les Feuilles de Ilouæ, le Lichen d’Islande, le Ménianlhe (Trèfle-d’eau), la PaKcncc, la Penstk sauvage, la Petite- Centàurée, le Pissenlit, le Polygala, la Saponaire, la Scahieuse des prés, l’Écorce de Saisie , le Teucrium Chammdris, et le TussHage. ^
î° ANTiPi-;RioitiQrES. — Minérau.v : Arsenic , Fer. Végétaux :
DES Dl,A>TES i.\Dl«ÈKES.
Quinquina, Angusture vraie, Serpentaire de Virginie , Ofé; végétîiux indigènes ou naturalisés : Absinthe, Houx, Marronnier d’Inde, l’etite Centaurée, Saule.
8° SriMELAxrs généraux. — On nomme stimulants généraux des médicaments qui agissent comme les tuniques, en ce qu’ils excitent le jeu des diverses fonctions, mais dont la plupart dif'fèrrent des toniques en ce qu’ils stimulent la circulation moins en inodiGant la nature du sang ({u’en s’adressant au système nerveux; du reste, on pourrait presque indifféremment en classer un certain nombre parmi les toniques proprement dits. Quelques uns sont remarquables par leur odeur pénétrante ou aromatique. — Ces médicaments étaient autrefois répartis dans les classes suivantes : toniques, résolutifs, astringents, calhérétiques , styptiques, détersifs, antiseptiques, antiscrofuleux, fébrifuges, antiscorbutiques, stomachiques, analeptiques; — sudorifiques, expectorants, diurétiques; — aromatiques, antispasmodiques, antihystériques, balsamiques; — antiasthmatiques, antiophtbalmiques, antiépileptiques, antihydropiques, carminatifs, antidartreux, anthelmintiques, etc..
I.es stimulants généraux empruntés au régne minéral sont : l’Ammoniaque liquide et autres Préparations ammoniacales, diverses J‘réparations arsenicales, le Nitrate d’argent, le Sulfate de cuivre, l’Acide hydrochlorique, l'Acide nitrique, le Chlore et les Chlorures, l’Acide carbonique, et par conséquent les Eaux minérales acidulés gazeuses, comme : l’Eau de Seltz et l’Eau du Mont- Dore, les bains d’Air chaud, l’Electricité, etc. Parmi les substances végétales exotiques, nous citerons l’Angusture-vraie, la Badiane, le Benjoin , le Bétel , le Café, le Camphre, la Cannelle, le Cardamome, la Cascarille, le Chocolat, l’Eau-de-vie de Cayac, l’Écorce de Wintei’i rEncens, le Gingembre, le Girofle, la Gomme ammoniaque, le Macis, la Muscade, le Polygala de Virginie, la Résineélémi, leSagapenum , la Serpentaire de Virginie, le Cresson-de- Para, le Thé, la Vanille, la Zédoaire, le Copahu, le Cubèbe et le Styrax. Nous citerons, parmi les plantes, ou les produits végétaux indigènes : VAbsinthe, \'Ail,VAnémone putsalille,VAHgéligue, r.Inis, VArum, V Aunée ,X Aurone, le Beccabunga, la Bétoine, la Camomille romaine, le Carvi, \ACataire, Cochlearia,
2/ii PROPRIÉTÉS MÉBIC VLES ET USAGES ‘ ÉCONOMIQUES
lo Cresson, le Cumin, rÉcorce de Citron, le Fenouil, les Baies de Genièn-e ,^Q Goudron, VHyssope, la Lavande, la Livèche, la Mélisse, la Menthe , le Millepertuis, YŒillet rouge, les Feuilles et Fleurs d'Oranger, VOrigan, le Pyréthre, le Baifhrt sauvage , le Romarin, les Feuilles de Ronce, le Safran, la Sauge, le Stœchas, la Vérœ^ique officinale. '
Outreles stimulants généraux, il est des médicaments stimulants qui agissent plus spécialement sur un appareil ou sur un organe particulier.
Les stimulants de l’appareil digestif sont ceux qui excitent la sécrétion de la salive, ia contraction de i’estomac (vomitifs), et les fonctions d’excrétion du tube intestinal (purgatifs).
? 9" .Stimul.vnts' des ge.vndes SAi.iv.viRES. — Bcaucoup de sub-
stances astringentes ou aromatiques peuvent être rangées dans cette (lasse. Nous citerons les Acides faibles, le Tabac, le Girofle, et , parmi les plantes indigènes, le Pyréthre.
10° Vomitifs ou Émé:tiques. — Médicaments provoquant la contraction du diaphragme etde i’estomac,et parsuHe l’expulsion des matières alimentaires ou autres qui y sont contenues. — Les vomitifs minéraux sont: l’Eau tiède, le Tartrate de potasse et d’antimoine (vulgairement Émétique), le Kermès, le Sulfate de cuivre, le Sulfate de zinc, etc. — Les vomitifs tirés du régne végétal sont, paroii les produits exoticpies, llpécacuanha, et parmi les plantes indigènes : la ilacine d’Jsarum (médicament dangereux et peu usité) et la Racine de Violette.
11“ PuRG.VTiFs. — Ces médicaments se divisent en laxatifs, cathürt'iques et drastiques. On nomme laxatifs les purgatifs qui déterminent la purgation sans irriter le tube intestinal. Les laxatifs minéraux les plus usités sont : le Tartrate dépotasse (Crème de tartre), le Tartrate de potasse et de soude (Sel de Seignette). — Les laxatifs végétautc sont, parmi ies produits non indigènes : la Casse, l’Huile de Ricin, la Manne et le Tamarin. — Les Laxatifs végétaux indigènes sont : le Bouillon aux herbes {Laitue, Cerfeuil, Oseille, Bette, etc.), l’Huile d' Amandes douces, et la Mercuriale.
On nomme cathartiques les purgatifs plus actifs que les laxatifs , et moins violents que les drastiques. — Les cathartiques
uTqit'L' 'ü in;dc
DES PLANTES INDIOfcNES.
minéraux sont : le Sulfate de soude (Sel de Glauber), le Sulfate de magnésie fSel d’Epsom), le Sulfate de potasse, fa Magnésie caleinée, le Citrate de magnésie, le Nitrate de iwtasse (N'itre, Salpêtre), le Nitrate de soude, le Protoclilorure de mercure, l’Eau de Sedlitz, et autres Eaux minérales purgatives.
Les cathartiques oéÿéfaitx exotiquessont; l’Aloès, la Rhubarbe et le Séné. Nous citerons parmi les indigènes : la Gratiole, les Feuilles de Noyer et le Nerprun.
On nomme drastiques les purgatifs violents qui agissent en irritant la membrane muqueuse du tube digestif. On a vu (jue la plupart des purgatifs cathartiques sont des sels minéraux; les purgatifs drastiques sont, au contraire, tous puisés dans le régne végétal. — Parmi les produits exotiques , nous citerons : l’Aloès àforte dose, la Coloquinte, 1e Croton tigliiim, l’Euphorbe officinale, l’[ïellébore noir, la Gomme-gutte et le Jalap; — et parmi les végétaux indigènes: V Agaric blanc, laBryone, VÉpurge {Euphorbia Lathyris) et la Vératrine.
12* Diurétiqees. Stimulants des glandes urinaires (reins). — Ixs diurétiques minéraux sont : le Nitrate (ou Azotate) de potasse (Sal|iêtre , Nilre), l’.Veétate de potasse, le Nitrate de soude, l’Acétate de soude , et le Bicarbonate de soude ; certahics plantes, la Pariétaire, par excm|)le, ne sont diurétiques que par le Nitrate de soude qu’elles contiennent. — Les diurétiques végétaux non indigènes sont : l’Aralia hispida , la Cannelle, le Parcira brava, et la Scille maritime. — Les diurétiques indigènes .sont plus nombreux; nous citerons: l'Ache, VAlkékenge, V.irrcte-bœuf, l’Asperge, le Chardon-étoilé, Roland oa roulant [Eryngium campestre), le Chiendent, le Colchique à faible dose, la Digitale à faible dose, le Petit-Houx, le Fraisier, la Pariétaire, le Persil et VUva-ursi.
13” Sudorifiques ou Diapiiorktiques. Stimulants de l’exhalatlov’ldr la peau. — Règne minérale Préparations sulfureuses. Eaux ffiinérales sulfureuses, DeuChes de vapeur, Rains chauds. Bains de vaiveur. Bains aromatiques. — Règne végétal , produits exotiques: Salsepareille, Squine, Camphre, Contrayena, Résine de gayae. Opium, Sas.safras, Serpentaire de Virginie, Vétiver, Thé; — produits indigènes ; Absinthe, Arrête-bœuf, Rétoine ,
2Ü6 PROPniÉTÉS MEDICALES ET USAGES ÉCONOMIQUES
Bourrache, Bugle, Calament, Camomille, Canne de Provence, Carex arenaria, Chamœdrys , Dompte-venin, Douce~amére, Ilyssope, Lavande, Lierre-terrestre , Mélisse, Menthe poivrée. Origan, Pervenche, Bourgeons de Peuplier, Romarin, Sanicle, Saponaire, Sauge, Scabieuse, Scordiuui, Fleurs de Sureau, Thym, Tussilage, Véronique.
li” Expectorants. Stimulants de l’exhalation broiu-hique et pulmonaire. — Règne végétal, produits exotiques ; Baume du Pérou, Baume de Tolu, Benjoin, Ipécacuanha, Polygala de Virginie, Seille; — plantes indigènes : Bouillon-blanc, Capillaire, Guimauve, Ilyssope, Lierre-terrestre, Mauve, Pigd-de-chat (Gnaphaliinn dioicum), Polypode , Pulmonaire-de-Chcne , Tussilage, Véronique, Violettes.
15“ Stimulants de l’appareil respiratoire. ^ Séjour suites montagnes, sur le bord de la mer; — substances végétales balsamiques énumérées dans les excitants généraux.-
16° Stimulants de l’appareil circulatoire. — Règne minéral : Nitrate de jxitasse. — Règne végétal , plante indigène : Digitale pourprée.
17" Antisp.vsmodiques. Stimulants du système nerveux. — Règne minéral : Ether sulfurique, Sous-nitrate de bismuth. — Règne animal : MuSe, Castoréura, Ambre gris. Huile animale de Dippe-1, Huile de foie de morue. — Règne végétal, produits exotiques : Camphre, Asa fœtida. Gomme ammoniaque. Tabac, Strychnine, A’ératrine, Noix vomique, Brucine, Cévadille; — produits indigènes : Narcisse des prés. Nénuphar, Feuilles et Fleui-s ù'Orangcr. Pivoine, Fleurs de Tilleul ,. Valériane.
18° Emménagogues. — Règne minéral : Ilydi’iodate de fer. Sulfure de carbone. Bains de pieds chauds.— üèc/ne végétal, produits tous indigènes : .ibsinthe. Aristoloche, Armoise, Polytric, Rue, Sabine, Safran, Seigle ergoté, Tanaisie.
19° Fondants. Stimulants de plusieure glandes et de l’appareil absorbant. — Règne minéral : Mercure , Protochlorure de mercure, Deutochlorure de mercure, Proto-iodure de mercure, Deuto-iodure de mercure. Oxyde rouge de mercure. Sulfure rouge de mercure, et autres préparations mercurielles, lodurc de iiütassiuin, lodurc de plomb, llydriodale d’ammoniaque.
DES PLANTES INDIGÈNES
lodure de fer, Chlorure d’or. Oxyde d’or, Or divisé, Chlorure de platine. Chlorure deealciuni. — Règne végétal, plante indigène: Cigm (Coniummaculatum).
20" Altérants. — Minéraux : Préparation de Mercure, d’Or, d’Argent, de Platine, d’iode, de Pota.s.sium, de Plomb, de Soufre, d’.Autimoine. Végétaux: Cubèbe, Copahu, Styrax, Lobelia sy|>hilitica, Squine, Cayac, Salsepareille; et parmi les végétaux ou produits végétaux indigènes : la Ciguë, le Dapfine Mezcreum, la Douce-amère ,\es Baies de Genièvre, le Roseau à balais, le Goudron, et la Térébenthine.
21“ Antiscrophilei x et Antjscorbutiqi es. — Minéraux ; Préparations de Fer, Iode, Chlore, Baryte, Antimoine, Mt'rcure, Argent, Chaux, Or, Soude, Potassium, Soufre, Bromo, Zinc. Végétaux: Salsepareille, Aconit, Cochlearia, Cresson de fontaine, Cresson-alénois, Douce-amère, Gentiane, Houblon.
22" ANTiPsoRiyi Es (contre les maladies chroniques de la peau). — Médicaments minéraux : Préparations d’Areenic, de .Mercure, de Chaux, de Soufre, de Phosphore, de Plomb, de Manganèse, d’Autimoine, d’iode, de Magnésie. Végétaux : Salsepareille, Squine, Gayac; végétaux indigènes : Rardane, Douce-amère , Patience, Pensée sauvage. Rue, Saponaire, Scabieuse.
23“ BÎ BÉFiANTS. Médicaments externes destinés à irriter la peau et à déterminer l’afilux du sang :i la partie du corps où ou les applique ; en prolongeant plus longtemps la durée de l'application de ces médicaments sur la peau, ils deviennent vésicants ou épispasliques, c’est a-dire qu’ils provoquent l’afflux d’une sérosité qui soulève l’épiderme. Ces médicaments sont employés comme révulsifs, et pour déterminer rétablissement d’une surface su|)puranle. — Règne minéral : Prcparationsjle Tartrate de potasse et d’Antimoine (Kmétique), Eau très chamle. — Régné a»uîMfli : Cantharides. — Règne végétal , produits indigènes: .1 j7, Chélidoine, Feuilles de Clématite, Écorce de Garou, Farine de graine de Moutarde noire. Poix de Bourgogne, ptc.
24“ Caistiqi ES. Médicaments externes emidoyés pour cautériser, brûler et détruire les tissus à une profondeur déterminée. — Tous sont tirés du règne minéral : Fer rougi au feu. Potasse caustique. Soude caustique, Nitrate d’argent fondu. Nitrate
2Z|8 PROPKIÉTKS MKDICAI.es ET TSACES ÉCOXOMIQIES
•adde de mereure, Chlorure d’antimoine, Chlorure de zinc, Acétate de cuivre impur, Sulfate de cuivre. Acide arsénieux , Chaux, Alun calciné, Ammoniaque liquide.
25“ Amhei.mintiiiqves ou Vurmifiges (contre les vers intestinaux). — Minéraux : PréiKirations d’Étain, de Mercure, de Zinc. Végétaux : Absinthe, Ail, Coralline ou Mousse de Corse, Fougèremâle, Grenadier, Semen^ontra, Térébenthine.
Fropriétés médicales et usages économiques des plantes Indigènes (1).
RENOISCII..VCÉES.
l'n grand nombre de plantes de celte famille contiennent un principe volatil d’une extrême ûcreté ; le suc de ces plantes ou les plantes pilées et appliquées sur la peau agissent selon l’intensitc de leurs propriétés âcres et la durée de l’application, comme Dubéflants ou comme vésicanis, et peuvent même produire l’ulcération de la peau. Introduites dans le canal digestif, elles déterminent les mêmes accidents; à petite dosé, elles peuvent être
(I) Je me suis inspiré, pour ce travail, de l'EncUiridion balanieumd'Endliclier. Telles sont les qualités éminentes de ce livre (dont Je ne saurais trop recommander l'étude) : la précision, la clarté et la concision du style; le choix et l'élégance des expressions; le tact, la science et l'érudition qui ont présidé au choix des observations , et surtout le sentiment profond des lieautés naturelles qui éclate i chacpie ligne, et qui donne à un sujet sévèrement traité au point de vue médical' tout l'attrait de la poésie; et tels sont le respect et l'admiration dont je suis pénétré pour cet ouvrage, que je me suis souvent borné, dans cet article, à eu reproduire en français la partie médicale, ne trouvant rien à dire de plus exact ni de meilleur.
On pourra juger néanmoins que je ne me suis pas toujours borné, dans cet ai>erçn élémentaire, au rôle de traducteur, et que j'ai vu ou vérifié par tiioi-mémc un certain nombre des faits que Je rapporte ; un plus grand nombre reste encore à examiner, et il serait d'nne grande utilité et d'un grand intérêt pour ta scicncé de tes soiunettre à une nouvelle étude.
Nous pos.sédons eu France nu grand nombre de bons ouvrages sur la matière médicale. Parmi les meilleurs je citerai: Acb. Richard, Élrmrnls
DES PLASTES INDIGENES.
souloinont l’Hioliques ou draslhiues; U haute dose, elles produisent rinflamniation, puis l'iileération delà memhrane muqueuse, et agiss<uit à la manière des substances vénéneuses âcres.
Les qualités actives d’un petit ncfnibre paraissent résider dans un alcaloïde; la souche de quelques espèces vivaces contient un principe extractif amer, et quelques substances, résineuses.
Un certain nombre d'espèces ne renferment aucun principe actif, et sont inoffensives. Quanta celles qui contiennent un principe âcre très volatil, on conçoit que ces espèces perdent leurs propriétés âcres ensc'chant; elles les perdent également, en partie du moins, par la coction dans l'eau.
Clematis Vitalba, L. (la Clématite commune, la Viorne).— Les feuilles pilées appliquées sur la peau produisent la rubéfaction, la vésication et l’ulcération. Je me suis assuré que le C. Flammula, L., est doué de la même âcreté; la feuille broyée produit dans la bouche un sentiment de brûlure. LeC. erecta, L., possède fes mêmes propriétés; il en est de même de plusieurs espèces exotiques.
Thalictrum flavwn , L. (fausse Rhubarbe). — La racine était employée autrefois comme purgative; elle est hors d’usage aujourd’hui, et remplacée par des substances purgatives dont l’action est mieux connue et plus facile îi diriger.
Anemone Pulsatilln, L. (Pulsatille). — La saveur de la plante fraîche, d’abord presiiue insipide, finit par devenir brûlante. Les propriétés stimulantes de cette plante , surtout â l’état frais, passent, en Allemagne, pour avoir une certaine efficacité contre la paralysie du nerf optique (amaurose). On en fait quelquefois
d'histoire naturelle mtidicaU, 3 vol. in-8 ; — A. Troiis.°e.'iil et H. Pidoiix, Traite’ de thérapeutique et de matière nw-f/ieoid, 2 forts volumes iii-8 ; — P. De Camlolle, Essai sur les propriétés méd'irales des plantes, iii-8 (ISIB); — Guibourt, Histoire abrégée des drogues simples, 2 vol. iii-8 j
Soubeiran, A'ouveau traité de pharmacie, 2 vol. in-8 ; — BoucliarUat, Éléments de matière médicale et de pharmacie , 1 fort vol. in-8 j — Ualtier, Traité de matière médicale, 2 vol. in-8 ; — Traité de pharmacologie, 1 vol. in-8; — I.oisclcnr-Deslongrhaniits , Manuel des plante» usuelles indigènes, U vol. in-8 (1819); — Milnc-Eilwai'ds et Vavasseur, Nouoeau formulaire pratique des hôpitaux, in-18 compacte; — Manuel de matière médicale, 1 fort vol. iu-12 ; — Foy. Formulaire des médecins praticiens, iu-12 ; — Ach. Richard, Formulaire de poche, iu-12.
250 PIlOPlUKTlis MKDICALKS El USAGES ÉGÜAOMIÜI. ES
u.sajîc dans le tr;iitcment dt« dartres rebelles. La poudre de la plante sèche est sternutatuire.
Auemune nemorosa, L. (la Sylvie). — La plante, fraîche pilée est vésicante; il en est de même de IM. ranunc,uhides, L., plante assez l’are en France , mais abondante dans le nord de l'Europe.
Aneinoue llrpaticu, L- (l'ilépatique). — La plante est dépourvue d’ûereté; elle a été employée pour ses propriétés astringentes. — Le Mijusurus minimus (Queue-de-souris) est également astringent.
Ailunis vcrnalis, L. — La (leur de nos ^(/om'scumuels (Gouttede-.sang) a été employée comme diurétique. La souche de VA. ver- ?ia/(s possède des pro|)riétés amères, âcres et purgatives analogues k celles de l’hellébore.
Ranunailus acris, !.. (Clair-bassin). — Cette espèce et les R. bulbosus, L., R. arvensis,\j., R. Lî'n^urt, L. (grande Douve), R. Flammula, L. (ivetite Douve), sont également âcres et vé’sieantes; la médecine n’en fait plus aucun usage. Le R. Thora, L., plante des Alpes, et le R, sceleralusi L., plante de nos ruisseaux, sont au nombre de celles dont Fâcreté est portée au plus haut degré. Pendant que je séchais au fer chaud un échantillon de R. sceleratus , la matière âcre volatilisée détermina chez moi réternument et le larmoiement, et une vive irritation des muqueuses nasales et oculaires.
Ficaria ranunculoides, L. (la Ficaire). — L’âcreté est peu prononcée chez cette plante; on prétend qu’après l’avoir soumise k l’ébullition elle peut, sans inconvénients, être employée comme alimentaire. Les médecins du moyen âge lui attribuaient la propriété de guérir les hémorrhoides, en raison de l’analogie de forme de ses racines globuleuses avec les tumeui s hémorrhoidales.
Ranunculus repens, L. (Pied-de-poule, Bouton-d’or). — Cette plante est considérée k tort, par quelques auteurs, comme douée de la même âcreté que les précédentes; il est facile de s’assurer ^que la plante fraîche a une saveur herbacée qui non seulement est dépourvue d’âcreté, mais n’est pas même astringente; elle était connue dans les anciennes pharmacies sous le nom de R. dukis, par opposition au R. acris, et employée comme diurétique.
« Ranunculus Âsiaticm, L. » (la Renoncule des jardins), dit
DES FIXANTES INDtOkNES. ' 251
Endlii'hcr, « congoneruni piilcherrinius, of floribiis faoile ideni.s » niiillicolor. IJiinc e grmnosis radioihns iniilfiplicalum niagnæ » j)alril)iis inU'r hortenses curæ fiiisse cmistat. IFodie ex elegan- «liorum viridariis pulsiis, in monachoriim hortulis advcpsiis » inconslanlis moris miitationos tutus est, et apte per lophos «dispositus, anirnutu, e cœlesliiiin renimet humànarum vieis- » situdiiuim contemplationc ægrum, innoeentissimo gaudio de- '> muleet. «
Caltha palusiris, L. (le Populage). — Il paraît que, dans certains pays, oir confit dans du vinaigre le bouton de la fleur, à la manière du bouton du Câprier, et qu’on l’cniploie sans inconvénient aux mêmes usages culinaires. — Le Trollius Europwus n’a point de qualités malfaisantes.
IMlcborus fœtidus , L. (Pied-de-griffon). — La racine , même si‘che, est un purgatif drastique des plus violents. VHelleborus viridts, L. etr//. nû/er (Hellébore) paraissent posséder les mêmes propriétés ; c(*s plantes sont purgative k faible dose ; à haute dose elles occasionnent des vomissements, et une sujierpurgation accompagnée de vives douleurs et de spasmes; une do.se encore plus considérable est mortelle. La souche de Y Heranikis Memalis , Salisb., est douée de propriétés drastiques non moins énergiques.
Niyella sativa, L. (Toute-épice), N. Damascedd, L. (Palted’araignée, Cheveux-de-Vénus). ^ Les graines de ces plantes sont aromatiques et douées d’une âcreté légère (on développe par le frottement leur odeur aromatique); elles sont employées en Orient comme condiment, et mêlées âu pain.
Aquilegia vüUjaris, L. (Ancolie). — La racine est d’une faible âcreté, mais d’une amertume prononcée; elle est inusitée.*
Delphinium Consolida, !.. (Pied-d’alouette). — La médecine du moyen âge lui attribuait des propriétés vulnéraires et antiojihthalmiques : les fleurs sont, en effet,' astringentes ; les graines ont été employées k faible dase comme anthelminthiques. Le * D. Stnphisagria, L., esfanthelminthique, émétique et drastique; ces propriétés résident dans un abaloïde qui a reçu le nom de Oelphinine.
Aconitum Xnpellus,- L. (Aconit). — Les propriétés de l’Aeonit' sont des plus énergiques; le principe actif qui existe dans les
Digilized by Goc^Ie
Q52 PROPRIÉTKS MÉDICALES ÉT ISAfiES ÉCONOMIQUES
parties herbacées de Li plante se trouve ép;alcment dans les graines. On prépare avec le suc un extrait que l’on administre à la dose de 2 à 5 centigrammes contre les affections névralgiques. On emploie au même usage l'alcaloide, que l’on extrait de cette plante , et qui a reçu le nom d’Aconitine. A haute dose , cette substance agit à la manière des poisons narcotico-àcres. La plupart des espèces du genre Aconit sont douées de propriétés non moins énerghiues; l’-L Lycoctonum, L., et TA. Anthora, L., sont au nombre des plus vénéneuses.
Pœonia officinalis, L. (la Pivoine). — Cette plante était regardée, dans l’antiquité, comme douée de merveilleuses propriétés. On emploie encore sa racine st-che (moins active qu’à l’état frais) en poudre, à la dose de 2 à A grammes, comme antispasmodique. Les pédales secs renferment un mucilage légèrement astringent ; on en prépare une eau distillée peu usitée.
Actœa spicata, L. — Les parties herbacées et les fruits renferment un suc tri's âcre, Cette plante, employée autrefois comme drastique , et à l’extérieur contre certaines affections dartreuses, est aujourd’hui inusitée.
BERBÉRIDÉES.
Les parties herbacées et les fruits bacciformes des plantes de la famille des Berbéiridées renferment généralement de l’acide manque. L’écorce et la racine renferment une matière colorante jaune d’une saveur amère qui a une certaine analogie avec la Rhubarbe. Cette famille ne renferme point de plantes vénéneuses; elle est reprt'‘sentée en Euro|)e par un petit nombre d’espèces; la patrie du plus grand nombre est r.Amérique méridionale.
Berboris vuhjarin, L. (Cpine-vinette). — Les feuilles ont une saveur acidide agréable ; les fruits avant leur maturité sont amers et astringents; les fruits mûrs sont acidulés; on peut en préparer une limonade rafraichissante et des conserves d’une saveur agréable. On emploie pour la teininre la matière colorante-Jaune que renferme le liber de la lige et de la racine. La médecine du moyen âge emi)loyait contre rictèn*^ (jaunis.se) cette racine qui parait douée de propriétés purgatives; elle est actuellement inu.sitée.
I>ES PLANTES INDIGÈNES. “ ■ * ' 253
Epimeilium'alpiimm , L. — Cette ptante, indiquée avee doute en France, se rencontre dans les .Mpes de la Suisse, Vn Piémont, etc. Ses feuilles sont amères, et leur décoction a été conseillée comme sudorifique. Il est avantageux de remplacer, pour l'usage médical, cette plante rare par les plantes communes qui possèdent à un plus haut degré les mêmes propriétés.
CARYOPHVLLÉES. — LINÉES. — RUTACÉES. '
Les plantes de la famille des Caryophyllées ne sont douées d’aucune propriété active, ni par conséquent malfaisante;, le suc de la plupart est aqueux ou plus ou moins mucilagineux, rarement doué de quelque amertume. La fleur, /chez un petit nombre d’espèces, exhale une odeur suave ; la plupart .sont ino-" dores. .
\\Tunica {Gypsophiia, L.) Saxifraga, Scop. — Cette plante croissant sur les rochers, op en avait conclu, dans des temps d’ignorance , que sa décoction a la propriété de dissoudre les pierres dans la vessie (1).
< Dianthus Caryophyllus, L. (Œillet des jardins). — On prépare avec ses fleurs une eau distillée usitée dans la parfumerie.
Suponaria vaccaria , L. — Ses graines ont / été regardées comme diurétiques. , k
Saponaria officinalis, L. (la Saponaire). — Cette plpnte renferme un suc mucilagineux qui raôusse dans l’eau comme le savon; elle a été employée autrefois corttre les engorgements du foie et du mésentère , et dans les affections du poumon qui exigent des stimulants. C’est un sudorifique et un toniqueJéger qui n’est employé actuellement que dans le traitement des maladies de la peau et des affections rhumatismales. On l’emploie è'n décoctiomet en infusion ; on en préjiare aussi un extrait.
Citcubalus baccifer, L. Oe Cucubale). Cette plante, actuellement inusitée, a été considérée comme possédant des proprirtés astringente^.
(I) Ce» propriétés cliimérîque» étaient également attribuées à d'autre» plantes de diverses familles, et qui portaient également le nom de Saxifrage : le Pitnpitiella Saxifraga, I..; le Saxifraga grannlala, L., etr.
SSA PnOPntKTÉS MÉnlCALCS et rSACES économiqces
Silene Otiles, L. *— Aflièrp cl astringent; c’»*st un des remèdes insigni liants proposés contre l’ hydrophobie.
. Lychnis Ckalcedonica , L. (Crorx de Jérusalém). — S» racine parait avoir les mêmes propriétés que celle de la Saponaire.
Lychnit GithagO) Lam. (Nielle). — On a prétendu b tort que ses graines, mêlées au blé, |)Ouvaieht communiquer k la farine des propriétés malfaisantes.
Stellaria media, Sm. (Mouron des oiseaux, Morgeline). — On a attribué îi cette plante de nombreuses propriétés, qui peuvent être réduites a des qualités légércnumt- diurétiques, l^es Stellaria Uolostea, L., Cerastiwn arvense, L., et Holosteum umbellalum, L., comptés autrefois parmi les médicaments réfrigérants, sont aujourd’hui complètement Inusités (I).
Le suc dL« plantes de la famille des Lmérs est généi'alemeut amer et. doué de propriétés légèrement purgatives. Le Linum' catharticHin, 1.., petite plante commune inusitée, doit son nom spé'cillque a celte propriété.
Linum mitai ixsimum, L. (le Lin). — Celte plante, spontanée en Orient, est partout cultivée eu grand. La nature filamenteuse et résistante de son liber l'a fait ranger au nombre des plantes textiles, dès la plus haute antiquité. Tout le monde connaît les propriétés émollientes de la farine de graine de Lin , si usitée sous la furhie de cataplasme; cUlc la décoction de graine de Lin que l'on emideic, soit en boisson daim le traitemeirt de la dys~ senterieet des phleginasics des organes pulmonaires, etc., sort b l'extérieur en lotions, etc. Le mucilage apinrtienl au tégument de ht graine. On extrait de l'ainaudc de la graine une huile d'une saveur désagréable, laxative à^la dose de 15 à 30 grammes, et qui est d’un usage très répandu dans les arts.
(I) Les plahleüile 11 binille doi Gdryophyllées fournlœnt d« nombreuses espèces il uos parterres. Parmi les plantes vivaces je citerai ; pianttius CaryophyHvs, L. (l'OEilleC) ; D plumarius, L. (la Mignardise); V. barbatut, L. (rOEillet-de-poële); D. Sinensis (l’OEillet-de-Cliine) ; Lychnit foraiiaria, L. (la Cuipieloilrde, le Cuinpagtioti-rüugc) ; L. viscaria, L., ii Itcurs doubles; L, FUt-cueuli, L., I fleurs doubles ; L. ChalceâoMca, L. (Croii* dc-Jèriisalem). etc., -et p.irmt lesespères anniiellesr Silene jéi'meria , L,, etc.
6ES ■PL.VîSTKS
Les Rutacées doivent leui’s propriéU^s stimulantes à une sul>slance amère, à une r(''sineâcre, et îi une huile volatile contenue dans les glandes des feuilles et des diverses parlii*sde la fleur.
Huta graveolens, L. (la Rue). — Cette plante, siwutanée en .\frique, et naturalisée, dès l’antiquité, danslcs jardins de l’Europe, a joui de tout temps d’une grande renommée (t) ; malgré, son odeur forte, et généralement regardée comme désagréable, elle était employée comme condiment par les Rqmains, et sert encore k cet u.sage en Orient, et même en Allemagne. « On ne sent point, dit naïvement .Matthiole, les .Vulx et lesOgnons, si on mange de la Rue après. » Là Rue est usitée comme anti hystérique, emménagogiie, et vermifuge; on l’emploie en infusion, et en poudre à la dose de 5 à 15 décigrammes stms la forme de pilules. Son huile es.s('ntielle est administnV k la do.si* de 1 k ü gouttes dans une potion. l.a Rue était employée, au moyen ftge, dans certaines pratiques superstitieuses, et entrait dans lu composition de diverses préparafious bizarres dont le,s recettes nous ont été léguées i>ar les alchimistes (2).
A la famille des Zygophyllées, voisine de celle des Rutacées, appartiennent ; le Trihnlus terrestris,L., plante méridionale qui s’avance le long des côtes jusqu’en Bretagne, et k laquelle on attribue des propriétés astriugenU's; le Z y(joithylluin Fabayo, L., plante de l’Orient et de l’Afrique, qui exhale, quand on la broie, une odeur forte, et dont on en fait usage comme médicament anthelminthique; et le Gayau (GaïacMm officinale, L.), arbre des Antilles, dont on emploie fréquemment la résine et le bois en décoction comme médicament st’imulanl et diapborétniue.
(I) Plusieurs espèces du genre Rula, spontanées dans la France méri*. dionalc (M, moalana, dut., R, angiiitifatlti, Pers.,.elc.) et abondantes dans toute la région 'méditerranéenne, possèdent à divers degrés dos propriétés analogues à celles du R. graveolens q<il leur a été préféré.
(a) • La Rue, dit Matthiole (trad, frane.), a leHe amitié avec le Figuier, t im'elle croit mieui sous ruuibre d'icelui que ailleurs : Aristote en rend U
• raison «n ses problèmes. La Belette voulant combattre contre le Serpent,
• mange de la Rue, sachant bien qu'elle a grande vertu contre les venins.
I Aucuns en usent maintenant pour chasser les mauvais esprits, se fondant
• possible, sur ce (pie Aristote, en ses problèmes, dit ((u'elle est bonne
• contre les charmes et enchantements. •
2Ô6 PRUPIllKTÉS MÉDICALES CT l SAGES ÉiCONOllIQlES
AfRASTIACÉES. — MÉLIACÉES.
Les Aurantiacées, « nobilissimus plantarum ordo (1), » sont originaires les unes de l’Asie tropicale, comme le Citronnier, les aigres des Indes, comme l’Oranger. Ces arbres sont actuellement cultives et naturalisés dans tous les pays chauds habités de la terre ; les serres leur offrent des abris dansle Nord : « ... floruni de- » core et grata fragrantia, malisque quæ feront aureis mortalibus » acceptissiniæ. M — Toutes les plantes de cette famille présentent des propriétés presque identiques; les feuilles, les fleurs et l’écorce du fruit sont criblées de glandes qui contiennent une huile volatile très aromatique stimulante, à laquelle s’ajoute un principe amer tonique, et la pulpe succulente du fruit renferme les acides citrique et raalique.
' L’Oranger (C/lrMS Aurantium, L.) a donné lieu par la culture ii un nombre considérable de variétés, dont plusieurs fournissent des fruits dont la sapeur sucrée et légèrement acidulé est beaucoup plus agréable que lorsqu’ils sont produits par la plante sauvage. L’infusion amère et aromatique de feuilles d’Oranger est d’un Usage vulgaire comme stimulant du système nerveux; l’eau distillée et les conscrNes des fleurs d’Oranger sont également des préparations antispasmodiques et stomachiques fort usitées.
L’acidité du fruit du Citronnier (Ciïrus Medica, L.) a résisté J» la culture; coupé en tranches, ce fruit fournit, par infusion ou par macération dans l’eau, avec addition de sucre, une boisson tempérante, agréable aux malades, et d’un usage vulgaire pendant les chaleurs dé l’été. L’écorce de la racine du Citronnier est regardée, en Amérique, comme fébrifuge.
Aucune es])èce de la famille des Méliaci^s n'est indigène en Europe. Iæ Melia Azedarach, L., originaire de l’Asie, est actuellement naturalisé dans toute la région méditerranéenne; ou le cultive surtout comme arbre d’ornement. Ses feuilles et l’écorce de ses racines sont douées de propriétés purgatives et
(1) Les phrases latines qui ne sont pas suivies du nom de l'auteur sont empruntées à V Enchiridion bolaniciini-de S. Endlicher.
BKS BLAMES I.M>1GÈ>ES.
vermifuges, mais leur administration n'est pas sans danger. A haute dose, ce médicament provoque des nausées et des vertiges, et peut même donner la mort. Ses graines fournissent une huile bonne à brûler.
OX.VL1BÉES. — BALSAMÜSÉES. — CÉRAIXUCÉ£$.
Le suc des parties herbacées des plantes de la famille des Oxalidéesest très riche en acide oxalique; on lui attribue des propriétés n'frigérantes et tempérantes. Certaines espèces exotiques, que l'on tend à naturaliser {Oxalis crenala, etc.),’ produisent des tubercules farineux alimentaires.
Ckcalis Acetosella, L. (Alléluia). — Le suc de celte plante est d’une saveur acidulé très prononcée; on s'en sert pour préparer le sel d’oseille (oxalate de potasse).
Les Balsaminées sont gorgées d'un suc aqueux d’une a'rtaiue àcrcté, dont les propriéuis ont été peu expérimentées.
' L' Impatiens Soli~ian(fere , L., pas.se pour diurétique; on a conseillé son eau distillée dans le traitement du diabète. — I.a Balsamine de nos jardins {Impuliens Balsamine, L.) est originaire de l’Inde.
Les Céraniacées sont douées de propriétés légèrement sliniulantes et astringentes; leur suc. aqueux et raucilagineux renferme du tannin et de l’acide gallique, une résine et une huile volatile; le suc de quelques espèces renferme un acide libre.
Géranium Robertianum, L. (Herbes-Robert). — Cette joHe plante, qui fait au printemps l’ornement des vieilles murailles, et qui croit abondamment dans les haies, a été classée de tout lemj» au nombre des substances astringentes et légèrement stimulantes; s«m odeur est forte, sa saveur âpre et salée. Celle plante appartient encore à la médecine populaire; les médecins lui préfèrent, depuis longtemps, des substances plus actives. — Le G. sanguineum possi^de les mêmes propriétés.
Erodium moschatuin, L. — Cette plante, commune sur les côtes de la Méditerranée, exhale au soleil une forte odeur musquée;