PROPRIÉTÉS MÉDICALES ET USAGES ÉCONOMIQIES
pommddc épispastiifne , un extrait éthérique, etc. Les D. Mezereum, L. {Bois-{(CHtil), B. Laureola, L. (l>auréoic), D. Cneorum, L., alpina, L., et Tarlonraira, L., sont doués à divers degrés des mêmes propriétés. ' ^
Sangnisorbées. — Le Sanguisorba o/ficinalis, L., et ie Poterîum Sanguisorba, L. (la PUnprenelle) , sont doués de propriétés astringenU's. La médecine a cessé d’en faire usage. Les feuilles de la Pimprenelle sont d’une saveur aromatique assez agréable; on plante cette esiièce en bordures d.ins les jardins potagère. — L'Alchemilla vuUjaris, L. (Alchemille), est amer et astringent; il était jadis au nombre des médicaments toniques et stimulants. — .L' Aphones arvensis, L., est amer et un peu âcre; il passait pour légèrement diurétique.
Les Santalacées indigènes (genre Thesium) ne sont douées d’aucune propriété notable. Plusieurs espèces exotiques du genre Santatum fournissent un bois aromatique très recherché en Orient, et auquel les médecins arabes attribuaient (Timporfantes propriétés. -t-IVûus n’avons point à nous arrêter aux genres Ilippuris, Callüriche, et Ceratophyllum, appartenant à des familles lieu éloignées des précédentes.
Aristolochiées. — VAsarum Europœutn, L., était un médicament important avant la découverte de l’émétique et de l’ipéeacuanha. On employait comme vomitif, soit la poudre des feuilles, k la dose de 1 k 2 décigrammes, soit l’infusion préparée avec
■ é grammes de feuilles pour 250 grammes (une demi-livre) d'eau. Ces préparations agissaient en même temps comme émétiques et comme purgatives. Aujourd’hui VAsarum n'est plus employé que sous la forme de poudre sternutatoire, pour rappeler le flux nasal. — L'Aristolochia Clematitis,-L., n’a point d’usage en médecineî on a longtemps employé la racine des A. rotunda, L., et longa, L., espèces méridionales, comme médicament stimulant. Le suc de plusieurs Aristoloches passe, en Amérique, jmur gué-
■ rir de la morsure des serpents venimeux.
Euphorbiacées. — Les plantes de i*tle famille renferment un
DKS IM^NTKS IMUOÉINÎiS.
SUC laiteux (|iii doit principalement ses qualités âcres à un principe volatil. Selon quC4 C i)riiuipe volatil âcre y existe en faible proportion ou dans une proportion plus considérable, ces plantes sont douées de propriétés plus ou moins émétiques et purgatives, ou agissent comme poisons âcres et corrosifs. — La plupart de nos Euphorbes indigènes sont douées de propriétés émétiques' et purgatives, V Euphorbia Lathyris, L. (Epurge), a''pendant longtcmixs figuré à ce titre parmi les-plantes officinales; 'les E. Esula, L., Gerardiana, L., Cyparissias , h., Heliosmpia, L., sylvatiça, L., spinosa, L., dendroide$, L., etc., sont douées de propriétés analogues. La poudre de la racine de ces plantes jmit être administrée à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme (10 à 20 grains). On a. renoncé à son usage. Les graines du Jiieinus Palma-Christi, L. (le liicln), fournissent une huile employée vulgairement comme purgatif à la dose de 30 grammes (une once). Le Ricin, originaire de l'kide, est depuis longterairs- naturalisé daus l’üurope méridionale. On emploie seulement l’huile contenue dans le périsperme; celle qui est contenue dans l’embryon est d’une excessive arrêté. — I,es Mercurialis anima, L., purennts, L., et tomentosa, L., sont doués de propriétés purgatives moins énergiques. Le M. annua est encore employé en décoction sous la forme de lavement; on prépare un miel de Mercuriale qui est rangé au nombre des nrédicaments laxatifs. — I»armi les espèces exotiques, nous citerons le. Croton Tiglium, L., dont l’huile est un des purgatifs les plus violents; l’écorce de Cascarille, qui est amère 'et aromatique; le Jatropha Manihot, L., plante de l’Amérique méridional, dont tes tubercules farineux sont alimentaires après avoir été privés par la coction et la dessiccation d’un principe volatil âcre et vénéneux. Enfin le suc condensé de plusieui-s espèces constitue un Caoutchonc analogue â celui qui est produit par le Fints elastica. — On a renoncé â 1 usage de la gomme-résine âcre extraite de V Euphorhia officinarum, L., et qui est douée de propriétés purgatives énergiques.
A.Ut;XT.VCÉES.
L ancienne famille des Amentacées constitue actuellement plusieurs familles distinctes :
332 l'KOIMUKTKS MI^UIICAI.KS ET l'SAGES ÉOONÜMIQIES
Juglaiulé<‘â. — Iæ Juglans regia, L. {Jovis-glam, le Noyer), est originaire (le l’Asie Mineure; sa culture en Perse, en (Irèee et en Italie date (le la phus haute antiquité. Les Noix’sont au nombre des fruits comestibles les plus vulgaires; on extrait de leur amande une huile grasse d’une saveur assez agré*able, et qui su|)plée, quand elle est fraîche, à l’huile d’olive. Les feuilles du Noyer et le brou de noix (épieari)c) ^nt d’une saveur amère et astringente, et exhalent une odeur aromatique. — Les/. nigra,h., etcmerea, L., originaires de l’Amérique boréale, sont fréquemment plantés ddns les parts; l’écorce de ces esitèces est âcre et douée de propriétés purgatives.
Cupulifères. — I.Æ5 arbres de cette famille renferment dans leurs parties herbacées, mais surtout dans leur écorce, les acides gallique et taunique, et sont, par conséquent, doués de propriétés astringentes ; ils renferment, en outre, une substance extractive amère (quercine), et quelquefois une matière colorante. L’écorce de nos Chênes indigènes {Quercus Robur, Willd., pedunculata, Willd., Cerris, Willd.) constitue un médicament astringent usité. On fait une grande consommation de ces écorces ré-' duites en poudre pour la préparation des cuirs. — Le liège est une sorte d’hypertrophie épidermique du Q. Suber, L., arbre de la région méditerranéenne. — Quelques espèces méridionales, les Q. Ilex, L., Ægilops, L., Æscuhus, L., produisent des glands presque dépounus d’âcreté et comestibles. Ces glands, et même ceux de nos chênes communs, étant torréfiés et infusés dans l’eau bouillante, fournissent une boisson tonique d’une saveur assez agréable, analogue au café, dont elle n’a pas les qualités excitantes. — Le Q. coccifera, L., nourrit une Cochenille dont on extrait la couleur connue sous le nom de Carmin. — Plusieurs espèces fournissent des substances colorantes jaunes; on emploie pour la teiirture les cupules du Q. Ægilops, L., mais surtout le boisduQ. tinctoria, arbre.de l’Amérique. — Les excroissances globuleuses charnues connues sous le mom de N'oix-de-galle, et qui sont le résultat de la i»résence d’une larve de Cyni|)s, contiennent en abondance de l’acide gallique, et sont em|do\éesà la fabrication de l’encre.
DES l'LANTES IJiDIGÈNES»
1.C Coudrit'i’ (CoryUus Avellana, L.) est également commun dans l’Europe et dans l’Asie boréale. Ses fruits (NoLscdtes) .sont comestibles, et fournissent une huile grasse d’une saveur agréable, l)eu usitée. L’écorce du Coudrier est astringente.
Le Ilétre (Fagus sylvatica, L.) forme de vastes forêts dans le centre et le nord de l’Europe; les amandes de son fruit renferment une huile grasse (huile de Faines). Cette huile, dont ou sc sert dans le Nord, cause quelquefois des. vertiges; le pérk5ir|)e des fruits renferme une substance narcotique.
Le Châtaignier {Castanea vulgaris, L.) contribue dans une proportion assez imimrlante à l’alimentation des habitants des pays où il croit en abondance. Son bois, estimé |)our les charpentes, a peu de valeur comme bois â brûler; on le cultive en taillis pour en faire des échalas.
Saliciliées. — L’écorce des Saules renferme, avec de l’acide tannique, un principe extractif amer connu sous le nomade Saliciue, et qui est doué de propriétés fébrifuges qui seraient précieuses si l’on ne possédait pas le Quinquina. Les Saules, chez lesf|ucls la Salicinc parait être dans la proportion la plus abondante, sont les Salix purpttrea, L., et pentandra , L. — Les S. alba, 1,., fragilis, L., Vitellina, I.., etc., contiennent aussi de la Salicine. On extrait cette substance de l’écorce des rameaux de deux ou trois ans que l’on récolte avant le développement des feuilles.
L’écorce de certains Peupliers est également douée d’amertume; on a extrait de la Salicine des Populus Tremula,L. (le Tremble), et alba, L. (Blanc-de-IIollande). — Les écailles qui enveloppent les bourgeons des Peupliers au premier printemps sont recouTcrtes d’une sulwtance vi.squeuse balsamique d’une saveur amère et aromatique. Ce suc résineux entre dans la préparation de l’onguent *
Les jeunes branches des Saules servent à faire la plupart des ouvrages de vannerie, etc. Les Peupllere sont plantés en avenue; la rapidité de leur croissance reïul leur culture productive.
Bétulinées. — Le Bouleau (Betula alba, L.) constitue, de vastes forêts dans le Nord. Son écorce est amère et astringente.
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33& PROPRIKTÉS HKNCAIÆS ET USAGES ÉCONOMIQUES
Myricécs. — Le Myrica Gale, L., ainsique la plupart des espèces du même genre, et qui sont abondantes dans l'Âmérique boréale, renferment dans leur écorce les acides benzoïque et taunique unis à une substance résineuse. Ces végétaux sont doués de propriétés astringentes’ ettoniques.
Platanées. — L’écori* du Platane {Platanus orienlaiis, L.) est astringente; on la considérait autrefois comme douée de.propriétés vulnéraires, et utile pour guérir la morsure des animaux venimeux.