XVI
'IMi Flor«i el.dei Catalogues de plantes.
Les F/orc.v, ou tableaux de la végétation d’une région naturelle ou iWlitique, doivent étrc^ traitées avec la même précision que les monographies; elles eonsistcmt, en effet, en une .sc'rie de monographies de familles et de geaires limitée aux espèces crois.sa ni dans les pays qui sont l’objet de ees travaux. Mais eomine ces ouvrages ne doivent point, en général , être dispendieux, afin d’être accessibles au plus grand nombre, et qu’ils doivent être ])orlatifs, H faut éviter de les rendre volumineux, et pour arriver h re ri'sultal, non seulement l’impression doit en être eompaete, mais il est souvent néees-saire if adopter une forme aussi concise que substantielle. '
Cependant les flores dont les descriptions ne eon.sistent qu’en des diagnoses, c’e.st-à-dire des phrases earactérisliques qui n'énnmèrenl que les caractères difféi-entiels néces.saires pour permettre de distinguer les csptXes entre elles, prèsmitent le grave iiicoii-
Digilized by Googic
Kl DKS TUAVAl X «<tTA.M(,)l KS.
véliieni d’hatiUiier l’élève îi re^iirder la iléteriliiiialiuii du nom de la plante comme le seul but (|u’il doive se proposer, et à ne se préoe<-uj>or de la structure des' plantes que |>our arriver à ce maigre résultat; tandis qnc la eonnaissancc du nom, loin d’être le but de l’éludé, ne doit être (pie- le. moyen de connaître la place qui a été assignée à la plante dans la série végétale, et par (■onsé*quent de pouvoir consulter les anieürs qui l'ont décrite on mentionnée, afin de profiterde tout ce que les notions acquises peuvent présenter d’intéressant et d’utile.
Dans les flores, ainsi que dans les monographies, les descri|K tions d(i genres doivent être parfaitement .symétri(|ues entre elles, de manière que la comparaison entre chaque paragraphe soit aii.ssi prompte que facile, les mêmes organes étant constamment énumérés dans le même ordre, et les mêmes expressions étant toujoui*s appliquées k In désignation d(*s mêmes chos(>s.
Des des<;riplH)ns des es|x''ces doivent jras réixHer iRbtilenienl les caractères invariables déérits d’une manière générale à l’occasion de la description de Famille et de la description de Genre, mais elles doivent être telles qu’elles complètent ces dt*scrlpti'ons au point de vue de chaque Esjvècé, de manière qu’en les réunissant tontes lés trois on possède l’histoiré complète de chaque plante. c
Quant aux observations exceptionnelles, et qui par lenr étendue rompraient l’uniforraité du cadre des descriptions, elles doivent trouver place dans des note;i rejetées h la suite de la description. I.es articles' consacrés à la synonymie, à la distribution géographique, aux usages et aux propriétés s’il en existe, articles qui complètent le tableau de l’histoire de chaque espèce, doiveitt être traités dans des paragraphes distincts.
Enfin , l’artifice de typographie qui consiste h imprimer en lettres itali(|ues les phrases qui doivent êttv mises eii évidence est une res.source précieuse, et qui a pour résultat d’isoler et de détacher en (indqne sorte une des riplion brève et trt-s substantielle (le chaque description complète, et de satisfaire aux exigences des botanistes désireux d’airiver le plus promptement possible à la dclermination des plantes. Des sens complets, et non des mots ■sans liaisons enirevux (et nécessilanl ta lecinre de ce (|iii précède).
duivfut èlre renfermés dans ces phrases écrites en lettres italiques.
l.orsqu’uii ouvrage exécuté avec succès sur ce plan existe pour une contrée, on doit le supposer entre les mains de tous les botanistes qui rhabilent; aussi l'adteur qui veut faire oonnaitre plus spécialement la végétation d’un pomt restreint de ce même l>ays, peut-ll se borner à un catalogue méthodique des espèces qu’il a ol)servées, en ajoutant des notes aussi étendues que le sujet l’exige, et dans les<]uelles il consigne tous les faits remarquables «lu’il peut avoir à ajouter à l’histoire de quelques unes , et qui rtisultent de ses ol)servations jtersonnelles.