‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botaniqueChapitre 7 sur 48 · XVII · texte numérisé non relu

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l>e5 Mêmotrei «eadémiques , des Traités spdeiaux et des , Traités généraux élémentaires.

On nomme mémoires académiques, les ouvrages, en général peu volumineux, qui ont pour but de présenter l’exposition de recherche» si>éciales sur un imiut de la science encore obscur ou en litige.

Ces travaux peuvent avoir pour objet un très petit détail, cqrome aussi porter sur les questions fundamenlales ou les plus complexes de la science, et sont, en général, élabort-s aussi com^ plétement que le comportent les faculti-s de l’auteur.

Ces mémoires sont accueillis avec d’autant plus de faveur qu’ils ont iK)ur objet, et souvent pour résultat, de faire faire un nouveau pas à la sciénee. Mais si ces travaux sont rticompensés par l’estime qu’ils peuvent justement mériter, on est en droit de demander k leurs auteurs une méthode rigoureuse dans l’exposition de leurs idées, un style clair et limpide, et surtout la franchise qui ne sait point dissimuler les lacunes et n’insiste point sur des détails superflus aux dépens de points essentiels restés dans le vague et l’obscurité. Iæ mémoire doit être terminé par un résumé complet, énumérant en quelques lignes les faits essentiels et les déductions que l’auteur en a tirées.

Les traités siKtiaux doivent être considérés, s’ils renferment

gT DES THàVAUX BOTA.Myl ES.

de nombreuses et importantes observations urii^iiniles, comme la réunion de plusieurs mémoires : aussi les qualités de ces traités sont-elles naturellement .celles des mémoires eux-mêmes. iNéanmoins les traités spéciaux considérables, qui demandent du temps pour être lus et appréciés, sont proportionnellement nntins utiles à la réputation de leurs auteurs que plusieurs mémoires isolés. Telle est, en effet, la |)ente de l’esprit humain vers un travail facile, que les lecteurs reculent souvent devant l’élude d’un gros livre, tandis qu’ils lé liraient volontiers si chaque chapitre leur en était présenté isolément.

D’autres traités spéciaux sont le résultat de compilations, et bien qu’au travail de ce genre, s’il est fait avec discernement et qu’il contienne l’indication des sourcesauxqueiles l’auteur a puisé, puisse avoir une grande utilité, il n’a jas le même degré de mérite que les traités originaux dont il vient d’t*tre question.

Quant aux traités généraux élémentaires, s’ils ont pour auteurs des hommes versés dans la science et capables de l’aborder sous tous ses aspects , ce sont des ouvrages éminemment utiles, et qui peuvent être d’un grand méritei la botanique française est rieheraeut dotée sous ce rap|>ort.

Su «tyle de* ouvrages de botanKfue.

La règle qui me semble la plus utile consiste à ne pas craindre de reproduire indéfliiiment la même expression |>our indiquer la même chose; cette faille élégance ajui consiste à chercher des tours de phra.se pour éviter des ré|)étitions et à s’entourer d’uu arsenal de synonymes, est une cause certaine d’anil)iguïté, de vague et d’obscurité. — Le but (pie l’on a dans la description d’une lüan.te ou dans la rédaction d’une ol»ser\ation est évidemment de l)ien faire comprendre s;i jwiiséeel non de se montrer habile, à trouver des |M*riphrases. — La forme dogmatique (pii ivsulte de la répétition fréquente d’une même expression n’est un défaut

■ DKS ETl l»KS

(I»e dans l^s ouvrages purement littéraires; dans un ouvrage scientifique, les- répétitions étant une des sourc(*s de la clarté, ce qui dans le cas préi'édcnt était uti défaut , devient une véritable qualité.

Mais la clarté, cette qualité qui doit dominer toutes les autres dans le style descri|)(tf, ne tient pas seulement au cIuhx des mois, elle résulte aussi en grande partie de l’ordre logique dans le classement des idées et d’une méthode rigoureuse dans leur exposition. — Une pensée encore obscure ne .saurait se traduire par ime plira.s(^ claire et intelligibie.

Un travail dont les idées sont présentées sans ordre, qui renferme des sens incomplets, des passages obscui-s et nébuleux; d’inutiles redites et des lacunes non signaltTs, et qui suppose connus des faits qui ne le sont |)as, peut renfermer les éléments d’un l)on travail , mais ce n’est qu’une ébauche qui aurait demande à être encore longuement élaborée.

De l'XeoDOgraphie végétale.

L’iconographie végétale a déjà rendu et est appelée à rendre d’immenses senicesà la science. A mérite égal , un travail accompagné de planches est d’une utilité bien plus grande que celui qui en est dépourvu. 11 est évident que le des.sin doit en être aussi exact que possible, et que plus elles sont claires, complètes et détaillées, plus grande est leur utilité. — Mais on doit éviter, vu les frais considérables qu’entraîné la gravure, de figurer les objets ou même les parties d’objets dont la vue n'est d’aucune utilité pour l’étude du sujet. Il vaut mieux consacrer le temps et les frais qui seraient accordés à cette partie du dessin à figurer un autre objid idus utile.

On doit, par la même raisoir, simplifier lé plus po.s,sible l’exécution du travail, et se contenter, par exemple, d’un simple Irait toutes les fois que l’ombre n’est point indispensible: les gravures

ET DES TRAVAl^X BOTANIQIES.

au Irak sont même en général les plus avantageuses, en çe que toutes les lignes en sf)iit distindes, etque rii'ii ne s’y trouve saeritié aux effets de l’ombre. — S’il .s’agit, par.exemple, d’un objet eompo.s4“ de plusieurs parties analogues ou semblables, on peut ne figurer avec détail que l’une de ces parties, et n’indiquer les auti'es qu’aecessoirement et pour signaler la situation qu’elles occupent. s

De même, il est bon Je ne colorier que les dessins qui peuvent gagner k l’être au point de vue de l’étude; et s’il s’agit, par exemple,” de de.ssins d’ensemble de. plantes entières, de n’eji colorier qu’un rameau en fleur et un rameau en fruit , au lieu de colorier les échantillons en entier. On doit éviter aussi la perte inutile du papier, et se priver du luxe des grandes maiges; les planches doivent être remplies, et non présenter au «entre d’un format in-folio un dessin de quelques centimètres de hauteur.

Mais .s’il est avantageux pour soi-même et potir le lecteur de donner des planchcts bien remplies, il faut surtout se garder d’entasser en désordre de nombreux dessins dans un étroit espace, l-a réunion des objets dans l’espace dont le dessinateur dispose doit .s’arrêter au point où commencerait la confusion. Les objtds ne doivent être rapprochés les uns des aultes qu’a la condition d’être classes dans l’ordre ohils sdnt décrils dans j’ouvrage. Sans cela, non .stmlement l’effet en est disgracieux k l’«eil , mais ils ixmvent devenir pres«jue inutiles par fa difficulté «pie l’on éprouve ' k découvrir celui dont on fait la recherche.

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