‹ Guide du chasseur de pelletrie [microforme]Chapitre 16 sur 43 · MONTAGNAIS, AMISHKUT.— ANGLAIS, BEAVER · texte numérisé non relu

MONTAGNAIS, AMISHKUT.— ANGLAIS, BEAVER

Le castor est appelé fer par Linnée et fiber. canadensis par Kulh. Pu TR Il a quatre pieds, nage dans la perfection et ne connaît pas de rivaux quand il s’agit de couper un tronc d'arbre avec ses dents, Ces facultés précieuses ont'été caractérisées en trois mots: ‘ quadrupède-rongeur-nageur.” Il a- vingt-deux de .s, quatre incisives en forme de croissant et seize molaires com: posés. Il possède enfin une queue magistrale, aplatie horizontalement et toute recouverte. d’écailles imbriquées, cette dernière description ou plutôt cet empaillement, appartient à la science pure, +, . Monsieur Larousse nous en fait un portrait court, plein de clarté, dans son petit Dictionnaire abrégé,

page 131. La voici: ‘ CASTOR, n. m.—Mammifère

rongeur; chapeau fait de son poil.” Dans son grand Dictionnaire, l’ilustre encyclopédiste semble rompre avec Ja concision éblouissante de son petit Dictionnaire pour se livrer à une agréable fantaisie. Pendant l'été, dit-il, les castors du Canada vivent seuls dans des terriers qu'ils creusent le long des fleuves et des rivières, mais, quand l'hiver approche, ils quittent ses retraites et se réunissent souvent au nombre de deux à trois cents pour construire leurs demeures d’hiver et former de véritables villages.”

‘“ Ce n'est, ajoute-t-il, que lorsqu'ils ont endigué

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qu'ils procèdent à la construction de leurs cabanes, Les castors se creusent, il est vrai, des caches le long des fleuves et des rivières, mais, la confection

de ces ‘ retraites,’ connues sous le nom de owaches par les chasseurs n’est pas autre chose qu'une précaution que la prudence inspire à cet intelligent animal. Il ne quitte sa cabane et ne se réfugie dans son terrier que lorsqu'un danger lui parait imminent. Aussitôt. le péril disparu, il regagne sa demeure, qu’il n'abandonne, ni l'hiver, ni l'été. Quant aux villa. ges de, castors, je n’y contredis pas !. Des villes mêmes, s1 l’on veut, j'y consens, mais, je puis avouer que je n’en ai jamais vues depuis bientôt quinze ans que je persécute ce rongeur. : | Tous les chasseurs de profession avec c lesquels je me suis trouvé € en contact n "ont pas été plus heureux que moi, et les agglomérations de castors assez considérables pour constituer des villages me paraissent être les. fruits quelque peu forcés de l'imagination de naturalistes très ecarres, mais fort crédules. Cependant, dans certaines circonstances exceptionnelles, il peut y avoir jusqu’à dix et douze familles dans un même Jac. Ce cas, très rare, se présente lorsque le lac choisi par ces animaux est très grand, très isolé et très éloigné de toute autre pièce d’eau. Un des plus vieux et des plus habiles trappeurs que j'ai connu, n’a vu pareille chose qu’une seule fois pendant toute la durée de son existence de chasseur, Il trouva, bien au loin dans l'intérieur, un lac écarté, solitaire, de plusieurs lieues d’étendue.

Nul canot n'avait encore sillonné ses ondes, aucun chasseur ne semblait, jusque-là, avoir foulé ses rives. Dix cabanes de castor s’appuyäient sur les bords de ce réservoir inconnu. Moins heureux et surtout moins entreprenant que le vieux chasseur, je ne me suis pas enfoncé aussi loin que lui dans les terres et n'ai jamais vu plus de deux ou trois familles de castor dans un même lac.

Peut-être, autrefois, tout-à-fait autrefois, a-t-1l existé des villages contruits par ce mammifére-rongeur, nageur, mais il doit y avoir de bien longues années ; et son entraînement pour la société de ses semblables a dû éprouver de singulières modifications sous l'influence des traverses de tout genre qu'il subit depuis que l’homme au crâne chauve et à l’épiderme délicat a inventé les palatines, les pelisses et les toques, harmonieusement appelées casgurs en Canada.

Les cabanes des castors sont construites sur les rives des lacs et sur les bords des rivières affluentes et des mares qui les avoisinent. Elles ont deux étages, l’un au-dessus de l’eau, l’autre immergé. Les deux étages communiquent ensemble, ce qui permet à l'animal de sortir à son gré par l’une des portes de son habitation, porte toujours placée à l’étage infé-

rieur et sous l’eau. Le compartiment supérieur est divisé en loges, où chaque habitant se fait un lit de mousse qu’il entretient avec la plus scrupuleuse propreté. Si une cause accidentelle vient influer sur le

niveau des eaux du lac, il sait lui faire reprendre sa

à hauteur normale à l'endroit où ïl est domicilié, en de modifiant les barrages presqu'indestructibles :qu'il but jette en travers des ruisseaux et des rivières qui s’en me écoulent.

Let A propos de ces barrages, l'opinion des chasseurs as- diffère de celle des naturalistes. Ces derniers croient, pour la plupart, que ces digues devenues célèbres, kis- tant elles ont été chantées sur toutes les lyres et reur, tracées par tousles burins, sont l’ouvrage d'une multies ; tude de castors.

bta- Les chasseurs, au contraire, pensent que, malgré ous leur dimension, elles sont l’œuvre d'une seule de- famille, dont les efforts et les travaux sont dirigés” me pendant une longue suite d'années vers le même but, les et je suis déjà trop compromis aux yeux des savants Ca- pour hésiter à confesser que je me range de préférence à l'opinion des chnsseurs.

les Je crois inutile de parler des moyens employés ites par le castor pour construire ces barrages. Ils sont éta- si connus. La manière dontilérige sa demeure l’est Les moins.

met Les matériaux qui servent à la construction de de l'édifice sont le bois, la mousse et la vase. [l gâche nfé- la vase, y mêle la mousse et soutient le tout au est moyen de morceaux de bois. Quelquefois, 1l place de de petits cailloux dans ce torchis. Les cabanes sont )rO- arrondies au sommet et ressemblent assez, de loin, à - le de grandes ruches.

Le castor sait non-seulement construire, mais en-

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core remettre enétat. sa demeure, lorsqu'elle a été dégradée par les al défoncée par les chas:seurs. Hire

..Pour. accomplir: toutes ces œuvres, je ne qui connais que deux instruments, ses pattes et ses dents. Il ne me paräît pas démontré que sa queue plate et squameuse lui serve de truelle, ainsi que l’ontavan; cé. certains auteurs tropibien renseignés., La struc: ture de sa cabane indiquerait:piutôt le contraire, et-je crois. que cette queue célèbre lu] sert sutout à frapr per l'eau; soit pour avertir ses congénères lorsqu'un . danger les menace, soit’ tout : simplement :pour réjouir ses oreilles de castor d’un bruit qui lui paraît “harmonieux. Après tout, peut-être Jux sert-elle encore à autre ‘chose, mais je n’en sais rien et. la-plupart des chasseurs. que j'ai consultés n’en savaient pas davantage ; quelques-uns, cependant, prétendent qu’il s'en sert très habilement pour casser rla glace : qui. le gêne.

Le castor se nourrit de, branches d’ arbres “la surtout une prédilection bien marquée pour les, jeunes pousses de bouleau et de tremble. Vers la fin. de l'automne, 1l accumule autour de sa cabane les. branches nécessaires à sa nourriture pendant l’hiver. C'est un animal partait, et s’il lui manque une vertu c'est qu’elle n’existe pas. Ses mœurs obéissent aux lois de la plus pure morale. Il n’a qu’une moitié, et cette moitié il l'aime avec constance, avec fidélité, peut-être même avec passion. Iln’est pas à l'abri du malheur, et s’il lui arrive de la perdre, alors il se

remarie, mais toujours après les délais qu’exigent les plus strictes convenances. ‘’Ilest hospitalier, rempli de délicatesse pour l'infortune. C’est ainsi que, lorsqu'un castor poursuivi par le guigron se trouve sans asile, il est sûr d'obtenir abri, nourriture et cordial accueil à la cabane prospère la plus voisine.

Ilest travailleur, comme chacun le sait ‘et les travaux qu’il accomplit sans faiblir feraient reculer une pléïade de maçons résolus. Cependant il y a une ombre à ce tableau.

Le castor paresseux existe. On me l’a affirmé dans mes courses, je le crois, et cet aveu, que je ne puis entourer d'artifice, m'est bien pénible, mais je le dois à la vérité,cette divinité court vêtue,toujours idolâtrée du chasseur.

Dans ce cas très rare, je me hâte de le dire, la punition est sans merci et ne se fait point attendre. Le coupable est impitoyablement chassé de la cabane commune et condamné, sans doute, jusqu’à amélioration, à pourvoir seul à ses plaisirs et à son bienêtre.

Le castor n’est effrayé, ni par la vue de l’homme, ni par le bruit du fusil. On dirait qu’il n’a qu’une confiance médiocre dans le témoignage de ses yeux et de ses oreilles. Il s’en rapporte exclusivement à son odorat. Aussitôt que ce dernier lui signale un dan-

-ger, il plonge, disparaît dans sa cabane ou va se réfugier dans ses ouaches avecla plus grande rapidité.

Les cabanes sont ordinairement habitées par cinq

castors, quelquefois par sept : deux vieux et deux de l’année précédente, auxquels les chasseurs donnent le nom de "moyens, puis, trois jeunes de la dernière portée.

On trouve assez suuvent,néanmoins,huit et dix castors dans une cabane.Ïl en a été pris jusqu’à onze dans une même demeure. Je ne pense pas que ce nombre ait jamais été dépassé.

Un gros castor adulte pèse jusqu’à soixante livres et sa peau seule peut atteindre le poids de trois livres. La moyenne des peaux séchées varie d’une demi-livre à trois livres.

Sa chair est estimée des chasseurs blancs et des sauvages. Son foie, sauté au beurre, est un mets fort agréable. Sa queue passe pour un morceau des plus délicats. :

Le castor possède quatre glandes, dont deux, appelées rognons huileux, sont remplies d'un liquide sirupeux et musqué que les chasseurs emploient pour attirer aux pièges certains animaux à fourrures, tels que, le loup-cervier, etc.; les deux autres, de texture spongieuse, répandant une odeur de musc su generis servent d’appât pour le castor, etc., et sont connues sous le nom de rognons tondreux ; ces glandes ont encore des propriétés médicinales particulières.

Les chasseurs s'appliquent les rognons tondreux sous forme d’emplâtre pour guérir leurs coutusions, et boivent une infusion de cette substance faite dans du whisky et de l’eau tiède, lorsqu'ils sont atteints de certaines affections des bronches et de l'estomac.

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“La femelle, aussi bien que le mâle, est munie de

ces appendices précieux.

D'après le docteur Sarazin, cet animal n’aurait qu'une seule ouverture, comme les oiseaux, pour expulser les excréments solides et liquides. (Brochure de Monsieur l’abbé J. C. K. Laflamme, Québec, 1887). Cette anomalie si curieuse m’a échappé, mais je me propose de l’étudier et de la constater le

plus tôt possible avec tou* le soin qu’elle mérite !

J'ai parlé des vertus .iu Castor et sa beauté mo: rale ne laisse rien à désirer. Physiquement on ne saurait hélas ! le comparer à l’Apollon du Belvédère ét encore moins à la Vénus Callypige.

Il n’est pas beau. Il est même très laid.

Ses formes sont lourdes et ramassées. Ses pieds de derrière palmés, son pelage roux-maron, et sa queue dénuée de grâces et dont je ne veux plus parler, en font un animal étrange et d’aspect peu séduisant.

Comme chez presque tous les animaux, l'albinisme se rencontre chez le Castor, mais très rarement. Parmile grand nombre de peaux qu’il m'a été donné d’examiner, je n’en ai vu qu’une seule qui fût blanche.

On le chasse de bien des manières mais surtout au piège de fer, au fusil et à l’attrappe passagère.

Le piège que l’on emploie est le piège No 4 Il

faut le choisir à ressorts solides et à mâchoires minces

Trop épaisses elles auraient le défaut grave de saisir

imparfaitement la patte trapue de l’animal. Pluson

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a de pièges mieux cela vaut, cependant, ceux-ci étant assez lourds, le nombre que peut en emporter un homme se trouve nécessairement limité.

Six pièges bien employés suffisent pour fendre une cabane.—Tendre une cabane, c’est placer autour d’elle une certaine quantité de pièges ou d’attrapes.

Pour trouver cette cabane il faut marcher, c'està-dire suivre tous les cours d’eau, grands ou petits, qui sont sur le terrain de chasse de votre élection. En général, tous ces cours d’eau servent de ckarges et de decharges, à des lacs ou à des mares fréquentées par le Castor. L’examen des travaux d'endiguement placés, pour l'ordinaire, sur les décharges fournissent de précieuses indications.

Si les digues sont soigneusement entretenues, vous avez lieu de penser que vous êtes très près de l'objet de vos recherches. Vous suivez alors la rive et, si des tronçons de bois ronds, aux extrémités rongées en cône ou en bec de flûte, frappent vos regards ; si la trace des incisives y est de date récente, vous pouvez presque affirmer, la présence du Castor dans le lac. Mais, si continuant vos investigations vous tombez sur "n portage, c'est-à-dire, sur un sentier large d’un pied à dix-huit pouces et battu jusqu’à la terre, vous pouvez crier, Euréka ! Vous êtes à quelques mêtres de l'animal. N’avancez, désormais, qu'avec précaution, car, sa cabane doit être bien près de vous. |

Avant d'aller plus loin, je veux dire quelques mots

de la singulière faculté que les chasseurs prêtent au castor.

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On appelle bois de castor certaines portions d’arbres abattus que ces animaux rongent aux deux extrémités. Ces fragments appartiennent à des essences dont la pesanteur spécifique t peu considérable et, il semble que, jetés à l’eau, ils doivent toujours flotter. Il n’en est rien cependant, lorsqu'ils ont été placés sous l’eau par le castor. Aucun lien visible ne les retient immergés et pourtant ils ne surnagent point.

Emparez-vous de l’un de ces morceaux de bois, essayez de le replacer, dans des conditions identiques, ilreviendra immédiatement à la surface. A quelle cause attribuer ce phénomène ? Comment expiiquer cette étrange histoire, dans laquelle il peut, il doit même y avoir quelque chose de vrai? Je laisse la solution du problème à de plus habiles, et je reviens à mon sujet.—Une fois la cabane trouvée, ilest bon de se rendre compte du nombre et de l’âge des habitants. L'examen des f#mées qui sont grisâtres, cylindriques, peu allongées et toujours caractérisées par des particules de l'écorce ou des pousses d'arbres ingérées, vous apprennent ce qu'il importe que vous sachiez. Avec un peu d'habitude, on arrive facilement, par la comparaison du volume des fumées, à donner à chaque producteur l’âge qui lui convient. Il peut se présenter trois éventualités :

Ou la cabane est occupée par un couple de castors adultes ; ou elle contient ce couple, et les jeunes de l’année précédente, appelés moyens, sont restés avec leurs parents, et la famille se compose au moins

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de sept individus. Dans ces deux derniers cas, vous êtes presque assuré d’une chasse heureuse.

Le piège de fer doit être placé à l'extrémité des portages, à deux ou trois pouces sous l’eau, si vous tendez pour la patte de devant ; à cinq ou six pouces, si vous avez fait choix de la patte de derrière. Ce résultat s'obtient en rapprochant ou en éloignant le piège de la rive où débarque l'animal.

La chaine du piège doit être fixée par l’organeau qui la termine, à un piquet solidement enfoncé. Quelquefois on se contente d’attacher un caillou à l'extrémité de la chaine. [Le poids de cette pierre doit être tel, que le castor puisse l’entraîner au large, mais trop lourde, pour qu’il puisse remonter respirer à la surface. Ce moyen est assez bon, lorsque la rive se prolonge en pente douce sous l’eau ; dans le cas contraire, il a l'inconvénient de forcer à des recherches prolongées et quelquefois infructueuses.

Le piège en place, vous fichez en terre ferme, à quelques pouces en avant, un bout de bois sec, portant à son extrémité un morceau de rognon condreux. Toute l'opération doit être exécutée en silence, et le plus possible, saris quitter le canot. Lorsque vous êtes obligé de mettre pied à terre, il ne faut pas négliger d’arroser à plusieurs reprises, en vous retirant, les endroits où vous avez dû poser le pied. Cette précaution est toujours excellente à prendre, car elle contribue beaucoup à détruire ou à atténuer les émanations qui s'échappent des vêtements du chasseur.

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Après avoir /endu les portages, il est toujours bon de placer un ou deux pièges sur la digue de la décharge.

Si votre fenture a été faite avec soin et avec prudence, 1l est à peu près sûr que vous aurez un castor ou deux le lendemain matin.

Mais ce procédé, d'une complète efficacité pour se saisir des moyens et des jeunes, devient insuffisant pour capturer un vieux castor, surtout s'il est futé ou s'il a déjà eu affaire au chasseur.—On dit qu'un animal est /#fé ou dsmpté, quand son intelligence est parvenue à son plus grand degré de perfection.— Lorsque rien ne viendra plus à votre piège tendu au bord de l’eau, ce sera une marque que l’animal & eu connaissance de vos agissements et, dès lors, vous n'avez plus rien à ménager. Vous allez droit à sa cabane. Aussitôt qu’il vous entend, il plonge et se dérobe. Vous placez alors un premier piège, dans le couloir servant d'entrée, et un second, un peu en arrière du premier.

Le vieux castor, à son retour, découvre le premier piège et le fait adroitement décliquer, en y introduisant une branche d'arbre qu’il tient entre ses dents, puis, rassuré, va quelquefois se prendre dans l’autre. Mais le plus souvent, il déjoue toutes vos embüûches et fait partir les deux pièges, les déplace, les retourne, les culbute de toutes manières, et vous en êtes pour vos frais de finesse et de rouerie, ainsi qu’il m'est advenu avec un vieux castor futé que j'ai rencontré un jour daës le lac des Canegçons, très voisin du lac des C#-

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