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MONUMENTS RELIGIEUX

Cathédrale.

C’est un monument remarquable par ses grandes dimensions et par la régularité de son plan qui comprend une large nef. flanquée de doubles bas-côtés et de chapelles latérales, un large transept, un chœur

Cathédrale de Troyes

très profond et un déambulatoire entouré de cinq chapelles rayonnantes.

En 1208, l’évêque Hervé acheta le terrain nécessaire à la construction de l’abside, qui fut commencée aussitôt. Le choeur fut achevé en 1304 et le transept vers 1316. Les comptes de la fabrique, conservés pour les années 1372 à 1385 et commentés par Quicherat, indiquent des achats importants de pierre de Tonnerre. Jean Thierry, maître de l’œuvre, entreprit à cette époque la construction d’un jubé. En 1429, on célébra la dédicace de la cathédrale, mais la nef ne fut achevée qu’à la fin du XVe siècle. Martin Chambiges jeta les fondations du grand portail en 1506, et son fils Pierre, architecte de l’ancien château de Chantilly, continua les travaux de la façade, qui fut terminée vers 1544 : la partie supérieure de la tour remonte au XVIIe siècle.

Les chapelles de l’abside sont éclairées par des fenêtres en tiers-point. Elles s’étendent du côté nord jusqu’au transept; du côté du midi elles aboutissent au bâtiment du trésor et à la première sacristie. Toute cette partie de l’église, qui date de la première moitié du XIIIe siècle, a été restaurée à part i r de 1849, par M. Millet, architecte diocésain. Il a fait consolider en sous-œuvre le portail nord, mais il a modifié la disposition des arcs-boutants du chevet.

Les grandes fenêtres du chœur ont des meneaux qui supportent un réseau de trois roses: seules, les fenêtres du rond-point n’ont qu’une rose a cause de leurs dimensions. Une remarquable balustrade du XVe siècle couronne le bahut des combles.

Le portail placé à l’extrémité nord du transept et datant de la fin du XIIIe siècle et du commencement

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du XIVe, a été remanié dans sa partie supérieure vers 1474, puis consolidé à sa base en 1849-1853. Le tympan, aujourd'hui nu, mais jadis historié, est encadré par une voussure et soutenu par un trumeau. Au-dessus du portail, une galerie formée d'arcatures trilobées correspond au triforium intérieur. La rosace supérieure, de style rayonnant, est surmontée d'un pignon moderne. L’archivolte à contre-courbes, qui monte jusqu’au plafond de la grande galerie, est un travail de consolidation exécuté au XVe siècle.

Le croisillon méridional repris dans sa partie supérieure en 1841-1844, sous la direction de M. Boucher, architecte du département, n’offre qu’une imitation imparfaite du croisillon nord, dont le portail, très mutilé, renferme de jolis détails de sculpture.

La nef et les bas-côtés, voûtés d’ogives et bâtis du XIV au XVIe siècle, ont conservé dans leurs grandes lignes les caractères du type original ; les différences se font sentir dans la décoration, dans le remplage des fenêtres, dans les pinacles des contreforts et dans les balustrades.

Le grand portail, commencé vers l’an 1506, contraste avec le reste de l’édifice par la richesse de son ornementation. Les quatre contreforts, couverts de niches élégantes qui s’étagent jusqu’à la naissance des tours, encadrent trois portes à doubles baies dont les voussures sont décorées d'arabesques et de rinceaux. Parmi les sculptures on voit figurer les mouchetures d hermine d'Anne de Bretagne, le porc-épic de Louis XII et la salamandre de François Ier, emblèmes dont la présence permet de déterminer avec certitude la date de la construction de cette partie de l’édifice.

Les voussures du portail central sont encadrées d’une archivolte à redents trilobés, dont le gable traverse l’appui d’une galerie supérieure. En arrière de cette galerie se dresse la rose centrale de style flamboyant. Un arc de décharge protège cette rosace; il est amorti par une accolade qui encadre les armes de la ville.

Les portes secondaires ont une décoration semblable, mais dans de moindres proportions, et la partie correspondante de la galerie renferme de grandes niches.

A l’intérieur du monument , les chapelles de l’abside, voûtées d’ogives, sont ornées d'arcatures. Les grosses colonnes qui soutiennent les treize arcades du sanctuaire sont surmontées de statues, comme à Montiérender, et servent de point d’appui aux lines colonnettes qui reçoivent les nervures des voûtes d ogives. Un triforium à quatre arcatures trilobées dans chaque travée contourne le chœur en formant une claire-voie garnie de magnifiques verrières. Toutes les piles de la nef sont flanquées de petits fûts ou de colonnettes prismatiques, comme dans les doubles bas-côtés qui existent également à Notre-Dame de Paris et à la cathédrale de Bourges.

Dans le transept et dans la grande nef la disposition de la claire-voie et la forme des fenêtres est la même que dans le chœur, mais le dessin des remplages diffère suivant les époques de la construction.

La clôture de la chapelle des fonts, remontant à l'an 1550 ou environ, est composée d’arcades reposant sur un soubassement élevé et surmontées d'un entablement corinthien supporté par des colonnes cannelées.

Les verrières de la cathédrale sont fort remarquables ; celles du chœur remontent presque toutes aux

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temps de la construction primitive. Elles représentent des saints et des saintes, des évêques, des personnag'es célèbres et des sujets empruntés à l’ancien et au nouveau Testament. Ees vitraux de la nef, qui datent pour la plupart du XVe et du X\ Ie siècle, reproduisent des Scènes tirees de la Bible ou des légendes des saints. Dans les bas-côtés on admire surtout la verrière du Pressoir exécutée au commencement du XVIIe siècle par Linard Gauthier. Ea rose du grand portail, œuvre du verrier Jean Soudain, a été mise en place en 1547.

Ea cathédrale renferme encore plusieurs pierres tombales intéressantes: des statues, parmi lesquelles on peut citer: la Vierge à l'Enfant, par Simart. dans la chapelle centrale de l’abside, et le Baptême de saint Augustin, attribué à Gentil: une remarquable peinture sur bois, la Cène, datant du commencement du X\Te siècle et malheureusement très endommagée dans la chapelle des fonts.

Dimensions. — Longueur, 114 mètres; largeur, chœur. 39 mètres; transept, 50m10; nef, 45m30; hauteur, maîtresses- voûtes. 29,n60; basses-voûtes, 12,n 50 ; hauteur de la tour, 62 mètres.

Bibliographie. — Almanach de Bar-sur- Seine, 1854. p. 114.

— Arnaud : Voyage archéolog., p. 122; Antiquités de la ville de Troyes, Introduction. — Assier (A.) : Comptes de l’église de Troges. — Aufauvre (A.l : Troyes et ses environs, p. 167. — Boutiot (Th-l : Fouilles faites dans le chœur de la cathédrale de Troyes, 1864. — Courtalon : Topog hist.. Il, p. 107.

— D'Arbois de Jubainville : Repert. archéolog., p. 134. — Inventaire des Archives départementales de l’Aube, série G. — Fichot (Gh.| : Album pitt., p. 5. — Statistique monument., III,

p. 173. — Gailau : Comptes de la cathédrale de Troyes, dans Le Bibliophile de l’Aube. — Groslev : Mém. hist., II, p. 248. — Guignard ( Pli. ) : L’orgue de la cathédrale, dans Y Ann. de l’Aube, 1849, p. 41 . — Mém. de la Soc. des Antiq. de France, VII, p. xcv ; XXXVI, p. 190; XXXIX, p. 78. — Pigeotte (L.) : Le grand clocher de la cathédrale de Troyes, 1877. — Étude sur les travaux d’achèvement de la cathédrale de Troyes, 1870. — Quicherat : Comptes de la cathédrale de Troyes, dans les Mém. de la Soc. des Antiq. de France, XIX, p. 41. — Tridon ! l'abbé l : La cathédrale de Troyes, dans l’.4nn. de l’Aube, 1834, p. 211. — Voyage pitt. et romant. de l’ancienne France : Cathédrale de Troyes, 3 pl.

Trésor de la Cathédrale.

Le bâtiment du trésor occupe remplacement de la deuxième chapelle du bas-côté méridional, près de la première sacristie. 11 se compose de deux salles rectangulaires superposées, réparées et remaniées par M. Millet en 1852-1853. On monte au premier étage à l'aide d’un escalier à rampe ajourée et trilobée, placé dans l’église. Des grilles d'un dessin vigoureux garnissent les ouvertures extérieures.

Le trésor, dépouillé de ses richesses à 1 époque de la Révolution, possède quelques objets intéressants, parmi lesquels on peut citer : des coffrets et des pierres gravées rapportés de Constantinople à la suite de la prise de cette ville par les croisés, en 1203; des coffrets émaillés, d’autres recouverts d’étain XIIIe et XIVe siècles); trois aumônières brodées (.XI 1 Ie siècle); une châsse dite de Saint -Albau (XII'’ siècle); des châsses ornées d’émaux: des crosses ayant appartenu à des évêques de Troyes (XIIIe et XIVe siècles ; un calice (XIIIe siècle) ; des plaques émaillées, dont un

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certain nombre proviennent des tombeaux des comtes de Champagne; des pièces d'orfèvrerie aux armes des Colbert, provenant de la chapelle du château de Villacerf: des pierres précieuses: plusieurs évangéliaires: le psautier du comte Henri Ier. et d’autres textes précieux portant de riches reliures.

Église de Sainte-Madeleine.

Cet édifice se recommande aux archéologues par la richesse de son jubé, la beauté de ses vitraux et le caractère remarquable de quelques-unes de ses statues.

La nef et le transept remontent au début du XIIIe siècle. Toutes les autres parties de l’église ont perdu leur caractère primitif par suite de restaurations et de remaniements opérés surtout au XVIe siècle, epoque où le chœur, le déambulatoire et les trois chapelles rayonnantes furent rebâtis.

La porte de l’ancien cimetière, voisine du grand portail, est une œuvre assez remarquable, datant du règne de François Ier, comme l’indiquent l’F couronné et la salamandre qui figurent dans la décoration du tympan. Flanquée de deux contreforts décorés de dais, elle présente un arc en anse de panier, et une archivolte festonnée dont le gable est très élégant. La tour placée près de cette porte est une œuvre de la Renaissance.

La nef, très courte, est voûtée d'ogives et ses grands arcs retombent sur des colonnes. Son triforium, dont les petits arcs brisés retombent sur des colonnettes, se continue dans le transept. Elle communique avec des bas-côtés. A 1 entrée du chœur, on admire le jubé commencé en 1508 et terminé à Noël 1517. sous la

direction de Jehan Gahilde. liien n’égale la hardiesse de sa construction et la richesse des sculptures qui le décorent. 11 se compose, sur chaque face, de trois arcs à redents festonnés. Entre chacun de ces arcs est une niche à dais, et, à chaque bout, sur les piliers, une suite de dais abritant des statues. On arrive à la galerie bordée d’une balustrade par un escalier d'une grande élégance.

L'église de Sainte-Madeleine renferme un assez grand nombre de pierres tombales remarquables et de beaux vitraux des XVe et XVIe siècles. On peut signaler les Légendes de Constantin, de saint Éloi, de saint Louis, la Création, l’Arbre de Jessé, la Passion, et d’autres sujets empruntés à l'ancien et au nouveau Testament. De toutes les statues, la plus digne de fixer l’attention est celle de sainte Marthe placée en regard du jubé. Quelques toiles sont de Jean X’icot, élève de Poussin.

Bibliographie. — Arnaud : Voyage archéolog., p. 197. — Antiquités de la ville de Troyes, Introduction et p. 17-20. — Annuaire de i Aube, année 1834, p. 215. — Aufauvre (A.) : Troyes et ses environs, p. 1-18. — Assier (A.): Comptes de la fabrique de l’église de Sainte-Madeleine de Troyes. — Cour talon : Topog. hist., Il, p. 235. — D’Arbois de Jubainville: Répert. archéol. de l’Aube, p. 137. — Fichot (Ch.): Statist. mon., IV, p. 181. — Grosley : Mém. hist., II, p. 318. — Pillard (l'abbé) : Note sur l’église de la Madeleine, Congrès de Reims, 1845. — Tridon (l’abbé): La Madeleine (Ann. de l’Aube), année 1834, p. 215 et année 1847, p. 4. — Vallet de Viriville : Archives hist. de l’Aube, p. 312. — Voyage pitt. et romantiq. de l’ancienne France : La Madeleine de Troyes, 6 pl.

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Église de Saint-Urbain.

La collégiale de Saint-Urbain, achevée seulement de nos jours, est la seule des églises de Troyes qui ait été construite d'un seul jet et sur un plan uniforme. Élevé par ordre et aux frais du pape Urbain IV, d’origine troyenne, sur l'emplacement de la maison de son père, ce monument si remarquable par la science de son architecte, la légèreté et l'harmonie de son style, peut être considéré comme une des plus élégantes productions de l’art gothique à la fin du XIIIe siècle.

La construction de cet édifice, commencée en 1262, fut continuée après la mort du pape, qui arriva en 1264. par son neveu le cardinal Aucher. A la suite du décès de ce dernier, les travaux furent arrêtés, et. depuis cette époque, une partie de la nef et le grand portail attendaient leur achèvement entrepris depuis quelques années, sous 1 habile et savante direction de M. Selmersheim, inspecteur général des monuments historiques, à l'aide desolTrandes des paroissiens et des subventions de l'Etat.

En plan, cet édifice, long de 44"‘50. se compose d'une nef de trois travées flanquée de bas-côtés. Le chœur, à pans coupés, s'ouvre sur un transept dont chaque croisillon, précédé d’un porche, est flanqué d'une chapelle polygonale.

On ne saurait trop admirer’la richesse et l élégance des pinacles qui couronnent les culées des arcs-boutants. L’édifice a l’aspect d’une pièce d orfèvrerie, ou d’un reliquaire en forme d’église, ajouré comme une guipure. L architecte s’est avant tout préoccupé de faire dominer le vide sur le plein, en donnant une

largeur inusitée aux haies du chœur, en réduisant l'épaisseur de leurs meneaux, en élevant des piles

Plan de Saint-Urbain

de faible diamètre. On remarquera la légèreté de la claire-voie et des gables qui s ajustent dans la

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balustrade des combles. Cette recherche de l’élégance architecturale a même été poussée si loin que certains critiques ont reproché au constructeur d’avoir bâti un monument trop grêle.

Le portail principal, abrité sous un porche voûté d’ogives qu’on achève en ce moment, est partagé en deux par un trumeau. Les sculptures du tympan représentent le jugement dernier. Les portes des bas-côtés ont une baie simple à linteau plat, décoré des mêmes profils que la baie de la porte centrale. Elles sont surmontées d'une fenêtre gothique à remplage rayonnant.

Les porches latéraux, placés aux extrémités du transept, sont ornés de niches, de dais, de colonnes et de moulures d une grande légèreté ; ils abritent des portes jumelles. Trois colonnes dépourvues de chapiteaux supportent les arcs d’encadrement dont la courbe est très élancée. "Des contreforts, couronnés de clochetons, épaulent les voûtes d'ogives de ces porches à l aide d’arcs-boutants.

Au-dessus des portes s ouvrent deux grandes fenêtres jumelles dont les trois arcs trilobés sont surmontés de quatre-feuilles. Des gàbles évidés et couronnés de fleurons encadrent ces fenêtres et viennent s'appliquer contre une balustrade à jour composée d’une suite de trèfles droits et renversés. Les pignons du transept sont percés de fenêtres et surmontés de grandes croix en pierre.

Les bas-côtés sont limités par des culées servant de point d’appui aux voûtes. Entre ces piliers, il n'existe que de simples cloisons ajourées, ne portant que les chéneaux et ne contribuant en rien|à la solidité de l’édifice.

Le remplage des fenêtres inférieures mérite d'être signalé ; le meneau qui les divise donne naissance à

deux arcs brisés surmontés chacun d’un gable tréflé terminé par un fleuron. Dans les grandes fenêtres du chœur, les meneaux sont surmontés d’une rose à quatre feuilles et de trèfles. Les fenêtres de l'abside ont le même remplage que celles des croisillons.

D’élégants contreforts, flanqués de colonnettes et surmontés de pinacles, soutiennent les voûtes des chapelles et donnent naissance à des arcs-boutants qui contrebutent les grandes voûtes d’ogives.

La balustrade bordant le comble présente une suite de trèfles découpés à jour. Une flèche élancée, haute d’environ 30 mètres, s’élevait sur la croisée ; elle a été démolie en 1761, le chapitre n’ayant pas les fonds nécessaires pour la restaurer. Les nombreuses gargouilles du chœur et de la nef se distinguent par la fantaisie la plus effrénée.

A l’intérieur de l’église, l’ornementation est très pauvre et contraste avec celle de l’extérieur. Elle s’épanouit sur les chapiteaux et dans l’encadrement de la belle piscine du chœur, qui représente, au milieu d’un décor gothique, le Couronnement de la Vierge. Le pape Urbain IV et son neveu, le cardinal Anclier, y figurent aussi avec les donateurs.

On admire de beaux vitraux du XIVe siècle ayant des bordures aux armes de Champagne, de Navarre et du chapitre de Saint-Urbain. 11 faut signaler aussi de nombreuses pierres tombales, quelques statues de la Renaissance, une cuve baptismale du XVe siècle, un missel de 1562, avec vignettes, des médaillons en cuivre et en albâtre.

Bibliographie. — Arnaud: Voyage archéol., p. 1«9. — Antiquités de la ville de Teoyes, Introduction. Aufauvre (A.).

Clj I DE Alt CH RO LOGIQUE

Troyes et ses environs, p. 109. — Babeau (A.) : Saint-Urbain de Troyes, 1891. — Courtalon : Topog. hist., II, p. 151. — D’Arbois de Jubainville : Répert. archéolog., p. 180. — Doë: Notice des principaux monuments de la ville de Troyes. — I)u Sommerard : Les arts au moyen âge (2 lombes I. — Fichot (Ch.) : Statist. mon., V, p. 95. — Lalore (l’abbé) : L'église Saint-Urbain, 1891. — Lorain(P.): Étude hist. sur la construction de l’église Saint-Urbain de Troyes. 18/7. — Manson : Le moyen âge monum. et archéolog. (2pl.). — Mêchin d'abbé): Documents inédits pour servir à l’histoire de la collégiale Saint-Urbain, 1878. — Les pierres tombales de l’église Saint- Urbain, 1879. — Viollet-le-Duc : Dictionn. de l'architecture au moyen âge (passim)- — Voyage pitt. et romant. de l’ancienne France (Chainpagnel, Saint-Urbain, 7 pl.

Église de Saint-Remi.

Cette église, qui se trouvait primitivement hors de l'enceinte de la ville, se compose d'une nef flanquée de bas-côtés qui remonte au XIVe siècle, mais le transept et le chœur, entouré d'un déambulatoire, ont subi de nombreux remaniements au XV1<> siècle et à l’époque moderne.

Le clocher lut bâti aux frais de la paroisse et commencé en 1386, d’après 1 inscription placée au sud. Le portail principal et le portail méridional furent construits vers la même époque. Les fenêtres du bas-côté nord rappellent seules la construction primitive ; les autres ont été réparées et modiliées au XVIe siècle.

L’église, dont les vitraux sont modernes, possède un Christ en bronze, œuvre remarquable de Girardon, deux médaillons de cuivre attribués au même artiste, plusieurs toiles de Ninet de Lestiu et quelques curieuses peintures sur bois.

Bibliographie. — Annuaire de l’Aube, année 1834, p. 217. — Arnaud: Voyage archéolog., p. 197. — Aufauvre (A.) : Troyes et ses environs, p. 130. — Courtalon : Topog. hist., II. p. 219. — D’Arbois de Jub&inville : Répertoire archéolog ., p. 136. — Grosley : Mém. hist., II, p. 303. — Fichot (Ch.) : Album pitt., p. 15, et Statist. mon., VI, p. 1.

Église de Saint-N izier.

Simple chapelle dédiée à saint Maur, puis à saint Nizier. qui devint le siège d’une paroisse au XIe siècle,

Plan de Saint-Nizier.

l'église de Saint-Nizier fut reconstruite à la suite du grand incendie de 1524.

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Les travaux, commencés en 1528, ne furent achevés qu'en 1620. Le grand portail est une des parties les plus intéressantes de l'édilice. 11 se compose d’un ordre ionique surmonté d'un ordre corinthien, qui portent l’empreinte du style de la Renaissance. Au rez-dechaussée, une grande porte, accostée de deux autres plus petites, est placée sous un entablement en forte saillie. Au-dessus, un portique à colonnes encadre trois baies cintrées: celle du milieu est surmontée d'un fronton triangulaire rehaussé d'un écu, où se détache le C, initiale du nom de Charles IX.

Le portail du nord est du meilleur style de la Renaissance. Bien que très inférieur par l'ensemble de sa composition au portail principal, il parait avoir été exécuté par le même architecte. 11 se compose de deux ordres superposés, et son fronton repose sur des pilastres ornés de niches avec des dais et des culs-delampe très ornés. La lettre 11, initiale du nom de Henri II, unie aux croissants enlacés de Catherine de Médicis, fait connaître sa date de construction.

Le portail méridional, bâti en 1551, est un des plus beaux et des plus élégants spécimens des dernières productions de l'art gothique à Troyes. La porte, en anse de panier, s’ouvre entre des pilastres ornés de culs-de-lampe et de dais formant des niches, et l’arc d’encadrement est garni de redents tréflés réunis par des fleurons.

La tour carrée, bâtie après coup à l'angle du bascôté nord, a été commencée en 1602 et terminée en 1620. Sur la toiture, on voit encore en quelques endroits des tuiles vernissées rouges, vertes, noires et jaunes, formant des triangles et des rectangles d'un excellent ellet.

A l’intérieur, l’édifice bâti sur un plan régulier semble manquer de proportions, la longueur des travées étant trop considérable pour leur hauteur. Les fenêtres, sauf celle de la dernière travée dont les meneaux sont disposés en forme de portique , ont conservé le style flamboyant de la construction primifive. Les piliers cylindriques, reposant sur des bases octogonales, portent des arcs-doubleaux ornés de moulures prismatiques que l’on retrouve sur les nervures des ogives, des bernes et des bercerons.

L’église de Saint-Nizier possède «le belles verrières représentant : L'Apocalypse, les Sept Sacrements, le Jugement dernier, le Calvaire, les Trois Marie, la Légende de saint Nicolas, la Religion foulant aux pieds l’Hérésie, la Légende de saint Sébastien. La sacristie renferme quelques curieux vitraux d'appartement.

Parmi les statues, on peut mentionner : Le groupe du Sépulcre, une Notre-Dame-de-Pitié. un Ecce-Homo, un saint Julien, datant de la fin du XVP siècle. Quelques toiles sortent de l’atelier de Ninet de Lestin, élève de Vouet.

Bidliooraphie. — Annuaire de l’Aube, année 1834, p. 220. Arnaud: Voyage archéolog., p. 233. Aufauvre (A.) : Troyes et ses environs, p. 178. — Courtalon : Topog. hist., II, p. 260. — D’Arbois de Jubainville : Répert. archéolog., p. 140. — Doë: Sotice des principaux monum. de la ville de Troyes, p. 53 et 108. — Fichot (Ch.) : Album pitt., p. 11. — Statist. monum., III, p. 463. — Voyage pittor. et romantique dans l’ancienne France: Saint-Nizier de Troyes, 1 pl.

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Église de Saint-Martin-ès-Vignes.

La première pierre de ce monument fut posée en 1592, après la démolition d'une autre église placée sous le même vocable. Bâtie à l'époque de la transition de la Renaissance à l’art moderne, l’église de Saint- Martin-ès-Vignes offre dans toutes ses parties des réminiscences des siècles précédents.

Son plan comprend une nef, deux bas-côtés, un transept et un chœur à trois pans flanqué de chapelles latérales.

Les fenêtres de la nef présentent les remplages caractéristiques de la Renaissance et les piliers, dépourvus de chapiteaux, n’ont pour ornement qu’une simple moulure d’un maigre profil. La grande voûte, dont les croisées d’ogives sont renforcées de bernes et de bercerons, est décorée de rosaces et de clefs pendantes. Les croisillons sont éclairés par deux grandes fenêtres rappelant celles de Saint-Nizier.

Le portail méridional porte la date de 1610. 11 se compose d’un fronton échancré reposant sur des colonnes d’ordre corinthien. Quant au portail principal construit vers 16.S0. sur les dessins du chanoine Maillet, c est une malheureuse imitation du portique du temple de Jupiter-Stator.

De nombreux et remarquables vitraux ornent les fenêtres de cette église. On peut citer en première ligne : l’Histoire d’Abraham et de Jacob accompagnée d’admirables portraits de donateurs, la Légende de sainte Anne, et l’Enfance de la Vierge.

Bibliographie. — Arnaud : Antiquités de la ville de Troyes, Introduction. — Voyage archéolog., p. 230. — Aufauvre (Al : Troyes et ses environs, p. 242. — Congrès archéologique de, France, 1853, p. 223, 262. — Courtalon : Topog . hist. du diocèse de Troyes, III, p. 67. — D’Arbois de Jubainville: Répert. archéolog . de l’Aube, p. 140. — De Gaumont: Abécédaire d’archéologie . — Doë: Notice des princip. monuments de la ville de Troyes. — Fichot (Oh.) : Statist. mon., V. p. 1. — Finot: La Verrière de la Passion à l’église Saint- Martin-ès- Vignes. — Gaussen : Portefeuille archéolog iq . de. la Champagne. — Grosley : Mémoires hist. et critiq. pour l’hist. de Troyes. — Le Glert : Saint-Martin-ès-Vignes, Extrait de l'Inventaire des richesses d’art de la France. Monum. relig., t. III. — Socard (E. ) : La Verrière de Saint-Joseph à Saint-Martines- Vignes .

Église de Saint- Jean-au-Marché.

L’église de Saint-Jean-au-Marché est ainsi nommée parce qu elle se trouve située au centre de l'emplacement occupé jadis par les célèbres foires île Champagne. Elle remplace une chapelle où, suivant la tradition. Louis le Bègue aurait été couronné en 878, par le pape Jean VIII.

Le monument actuel remonteau XIVe siècle et aurait été à peu près terminé en 1395. On y célébra, en 1420. le mariage de Catherine de France avec Henri V, roi d’Angleterre.

Le terrible incendie de 1420 n’épargna pas l’église de Saint-Jean et en détruisit une partie. Il est probable (pie dans le cours des travaux de restauration de la nef et du chœur, il y eut. comme à Saint-Nizier, à Saint Pantaléon, à Saint-Nicolas et à Pont-Sainte-Marie, un changement d’architecte, ce qui expliquerait pourquoi

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ces monuments renferment des parties appartenant à la dernière époque de l’art gothique, soudées à d’autres où le style de la Renaissance a laissé son empreinte.

La différence de proportion entre les constructions nouvelles et les anciennes, ainsi que le défaut de concordance de l’axe de la nef et du chœur indiquent évidemment que toute la partie primitive était condamnée à disparaître. Les six premières travées de la nef remontent au XIVe siècle.

A l’intérieur du monument. voûté d’ogives, on retrouve le même mélange et la même fusion des styles. L’inclinaison des piliers ne paraît pas intentionnelle, comme certains archéologues ont pu le prétendre; elle s’explique par la hauteur insuffisante des contreforts et la faiblesse des arcs-boutants qui se sont déversés. L'église de Saint-Jean est un des plus pittoresques monuments de Troyes. Elle doit cet aspect à son élégant clocher, de pur style Renaissance, qui date de

Parmi les verrières qui ornent l’église, il convient de signaler : des épisodes de la vie de Jésus , des scènes de l’Evangile, le Martyre de sainte Barbe, le Jugement de Salomon, le Sacre de Louis le Bègue, les Allégories de la Tempérance, la Force, la Prudence, la Justice. Le retable du maître-autel a été mis en place en 1666. Exécuté sur les dessins de Noblet, architecte à Paris, il est orné de peintures de Mignard représentant le Baptême du Christ et le Père Eternel.

Au fond de l’abside on peut admirer un retable en albâtre, attribué à Jacques Juliot, qui représente des scènes de la vie du Christ. Signalons en outre, dans cette église, quelques remarquables statues, comme

Plan de Saint-Jean

le groupe de la Visitation et des pierres tombales intéressantes.

Bibliographie. — Arnaud ; Antiquités de la ville de Troyes, Introduction. p,G. — Assier |A.|: Comptes de la fabrique de l’église Saint-Jean de Troyes. — Aufauvrc (A.) : Troyes et ses environs, p. 118. — Balieau |A.|: Jacques Juliot et les basreliefs de l’église Saint-Jean de Troyes. — Gourtalon : Topog. hist.. Il, p. 192. — D’Arbois de Jubainville : liépert. archéol., p. 137 — Fichot (Ch.) : Statist. mon., IV, p. 43. — Grosley : f'.phém . troyennes, II, 3* partie, p. 23o, edit. Patris-Debrcuil. — Le Brun-Dalbanne (E.) : Les bas-reliefs de Saint- Jean de Troyes. — Morlot : Notice sur la paroisse Saint-Jean, 138't. — Voyage pitt. et romant. de l’ancienne France: Saint-Jean «le Troyes, 1 pl.

Égli se de Sai nt-Pantaléon.

La construction de cette église fut commencée en 1517. Elle était presque achevée, lorsque le grand incendie de 1524 vint causer d'énormes dégâts et arrêter les travaux qui ne furent repris «pi en 1536.

La tour étant restée inachevée, on tenta de la terminer vers 1626, mais en raison du peu de solidité de ses fond lions, on dut renoncer à lui donner une grande hauteur. Vers 1672, on eleva le transept et la nef à la hauteur du chœur, et l’église ne lut entièrement terminée que dans la première moitié du XVII Ip siècle. La nef est llanquée de bas-côtes et de chapelles latérales, et le transept communique avec un choeur à pans coupés bordé de chapelles.

Le grand portail fut élevé en 174.», mais la petite porte méridionale porte l'empreinte de l’art gothique à sou déclin.

GUIDE ARCHEOLOGIQUE

La porte du nord présente tous les caractères du stvle de la Renaissance. Son arc surbaissé, sons un entablement, est dominé par un portique, dont les frontons reposent sur des colonnettes. Dans le compartiment du milieu, plus haut que les autres, on voit une statuette mutilée dans une niche.

La partie inférieure de l’église est gothique jusqu’à la galerie formée par une large corniche à puissants profds, qui se développe sur le pourtour de l'édifice. Toute la partie supérieure, comprenant la clairevoie, est une œuvre de la Renaissance. Les piliers, cylindriques dans le bas. sont ornés de cannelures au-dessus de la galerie et portent des chapiteaux comJ posites (pii se trouvent au niveau de la voûte en bois. Ces piliers sont décorés de nombreuses statues et de dais remarquablement sculptés. Les fenêtres des bascôtés sont de style flamboyant, mais dans la claire-voie les ouvertures sont en plein cintre.

Dans la première chapelle du bas-côté nord est placée la porte de la tourelle d’angle de l’ancienne façade. Son arc en anse de panier est surmonté d’une contre-courbe s’élançant jusqu’à la voussure de l'escalier dont la rampe est ornée de rinceaux de feuillages.

Du côté opposé, contre la première chapelle du bascôté sud. on voit une remarquable galerie construite en encorbellement . sur le mur: sa balustrade est ornée d’arcatures , de colonnettes et de panneaux artistiques.

L’église de Saint-Pantaléon est de toutes les églises de Troyes la plus riche en objets d’art. Elle possède de remarquables statues dont quelques-unes sont attribuées à Dominique le Florentin et à Gentil: on peut

citer celles de saint Jacques, de saint 'Jean, de saint Joseph, de saint Nicolas, de saint Crépin et de saint Crépinien. Elle renferme des toiles de Carrey , des verrières de Luterau, de Macadré et d'autres célèbres peintres verriers, une chaire a prêcher garnie de bas-reliefs en bronze, œuvre de Simart, une croix reliquaire du Xl\c siècle.

Bibliographie. — Annuaire de l’Aube, 1834, p. 213. Arnaud : Voyage archéolog., p. 233. — Antiquités de la mile de Troyes, Introduction. — Aul'auvre (A.) : Troyes et ses environs, p. 84. — Babeau (A.) : L’église Saint- Pantaléon de Troyes, sa construction et ses objets d’art, 1881. — L'église Suint Pantaléon de Troyes, dans Y Invent, des richesses d art de la France, III, mon. relig. — Courtalon : Topog. hist., Il, p. 318. — Grosley: Mém. hist., 11, p. 321. — D Arbois de -Jubainville : Répert. archéolog., p. 141. — Doë : Notice des principaux monuments de la ville de Iroyes, p. ->2 et 10b. - Fichot (Ch.) : Album pitt., p. 21. — Statist. mon., IV, P- 338.

Voyage pitt. et romantiq. dans l’ancienne h rance . Église

Sainl-Pantalùon de Troyes, 4 pl.

' Église de Saint-Nicolas.

Détruite dans l'incendie de 1524, l'église de Saint- Nicolas, ancienne chapelle du château des vicomtes de Troyes, fut rebâtie et agrandie à partir de loib jusqu’en iüüü. Le grand portail est moderne.

La porte du nord appartient au style gothique de la dernière période. Flanquée de deux pilastres a trois étages et décorés de pinacles, elle se compose d une baie ouverte sous un cintre surbaissé. La grande archivolte, en forme d'accolade, s’élève jusqu à la corniche, au milieu d'un remplage. Dans cet ensemble,

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les ébrasements, les rampants, les dais, les pilastres, sont couverts de rinceaux et de chimères.

Le portail sud fut construit en 1550 par 1 architecte Faulcliot, dans le style de la Renaissance. Au rez-dechaussée, la porte à plein cintre est flanquée de deux niches, ef les pilastres doriques portent un entablement dont la frise esl décorée de triglyphes enguirlandés de roses. Le premier étage, de style ionique, présente la même disposition. La fenêtre percée au-dessus de la porte est partagée par l’arbre et les bras d’une croix à bénitier.

L’église, précédée d'un porche, esl dépourvue de transept. Les fenêtres ont des remplages Renaissance à la nef et au chœur, et des remplages flamboyants aux bas-côtés. Deux voûtes des bas-côtés du chœur ont des clefs pendantes.

A gauche du portail principal est un Sépulcre, dont les arcatures reposent sur des colonnes à chapiteaux composites: dans les écoinçons des arcatures figurent les instruments de la Passion. A l’autre extrémité des bas-côtés, sur la droite, un escalier conduit au'calvaire qui occupe toute la largeur de l’église.

Saint-Nicolas renferme quelques verrières d'une belle exécution : la Légende de saint Claude, la Généalogie de la Vierge, les Béatitudes, la Vie de saint Roch et des grisailles remarquables; la Légende de l'Iloslie, les Miracles du Christ, l’IIisloire de Tobie, des statues remarquables, telles (pie l’Kcce-llomo et le Christ ressuscité, attribuées à Gentil; des basreliefs, une cuve baptismale du WP siècle, des carrelages vernissés, une chaire à prêcher fort bien sculptée et des pierres tombales.

Bibliographie. — Arnaud : Voyage avchéolog., p. 238.

Aul'auvre (A.) : Troyes et ses environs, p. 80. — Courtalon : Topoy. hist., Il, p. 334. — D’Arbois de Jubainville : Répert. avchéolog., p. 141. — Doé : A otice des principaux monuments de la ville de Troyes. p.51 et 103. — Grosley : Mém. hist.. Il, j). 323 et Éphémérides, années 17i'3 et I/O.'). — Fichot iCh.i :

Album pitt., p. 23. — Statist. monument . , IV, p. 45-4. Tri-

don (l’abbé) : Dans tes Mém. de la Soc. acad. de l’Aube.

série, IV, p. 185. — Voyage pitt. de l’ancienne France : Église Saint-Nicolas de Troyes, 3 pl.

Sainte-Savine-les-Troyes.

C.ette église, Initie d’un seul jet au commencement du X\ 1" siècle, ressemblé à celles de Saint-André et des Noes. Son plan comprend une nef de huit travées, deux bas-cotés flanqués de chapelles et un chœur à pans coupés.

Le portail principal est daté de 1611, mais la porte méridionale, formée de deux arcades jumelles, est une œuvre de la Renaissance qu’il faut comparer au portail nord de I église des Noes. La nef , dépourvue de fenêtres, est voûtée d’ogives. Ses gros piliers ronds reçoivent les moulures à pénétration des nervures et des doubleaux.

11 faut signaler de beaux fragments de vitraux représentant la Vierge, des scènes de la vie de saint Kloi et de saint Nicolas, une peinture sur bois, de 1533, où 1 artiste a figuré le mariage de la Vierge, la Nativité, Jésus retrouvé dans le Temple, une peinture murale du X\ Ie siècle, des statues de saints, une châsse en bois ouvragé et la chaire à prêcher datée de 1620.

Bibliographie. — Arnaud : Voyage avchéolog., p. 64. — Aul'auvre (A.) : Troyes et ses environs, p. 240. — Courtalou :

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