SV VI CU LAURE
que ces lignes soient ouvertes de manière à faciliter le passage des agents; dans les grands taillis ou dans les futaies, il suffit de blanchir quelques brins tous les 7 à 8 mètres pour indiquer la direction des virées : celles-ci doivent être d'autant plus étroites que le taillis est plus fourré et qu'il y a plus d’arbres à marquer. Dans les taillis de vingt-cinq ans moyennement garnis, elles peuvent ‘avoir de 30 à 40 mètres de largeur.
Si le sol est en plaine ou en pente douce, les virées doivent être toujours dans le sens de la plus grande longueur de la coupe, afin d'éviter de multiplier les mouvements de conversion qui occasionnent une perte de temps; dans les terrains fort inclinés, elles doivent être dirigées en travers de la pente.
Le martelage s’opérant toujours sous la surveillance des agents, nous n'avons à donner aucune indication sur la direction de ces opérations, relativement à l’application des aménagements ou des règles de la culture des bois; nous nous occuperons seulement de la partie matérielle et pratique, pour donner quelques conseils sur les précautions que les préposés doivent prendre.
Les marteaux doivent être souvent examinés, afin que la monture soit toujours en bon état et le tranchant aiguisé; un marteau qui n’est pas en main ou qui ne coupe pas fait perdre beaucoup de temps et
OPÉRATIONS DES GOUPES. 487 ne donne pas de bonnes empreintes. La marque se fera toujours du côté de la virée suivante.
Les blanchis, quel que soit le mode de martelage, doivent être assez larges et attaquer toujours Paubier sur lequel l'empreinte doit être apposée; une empreinte sur l’écorce peut s’enlever ou se détruire aisément. | ” Les gardes auront la précaution de ne pas laisser le morceau d’écorce enlevé sur le blanchis adhérant encore à l’arbre; en temps de séve, cet éclat est susceptible de se ressouder sur la marque, et les adjudicatares ont profité quelquefois de cette circonstance pour modifier le martelage à leur avantage.
Dans les martelages en réserve, l’empreinte est apposée à la patte; les baliveaux portent une seule empreinte, les modernes en ont deux, les an-
ciens une seule. Relativement aux modernes, il faut :
avoir soin que les deux blanchis ne se confondent pas en un seul; ils doivent être faits sur le même côté de l'arbre, mais séparés. |
Dans les coupes en délivrance, l'empreinte du marteau s'applique sur le corps et la racine des arbres abandonnés : les blanchis doivent être largement faits, Pempreinte fortement apposée.
Il faut, en opérant, regarder souvent ses voisins
pour marcher avec ensemble et espacer convenablement les arbres; avant de les marteler, il fauf en