‹ Guide du forestier (volume 2)Chapitre 9 sur 52 · L’'ATMOSPHÈRE · texte numérisé non relu

L’'ATMOSPHÈRE

que les vents viennent des régions chaudes ; EL traversant les mers, ils entrainent avec eux les vapeurs qui se produisent à la surface de ces grandes masses d’eau. Arrivés sur les continents, ces courants d'air sont chargés d’eau vaporisée; ils sont chauds et humides.

Au contraire, les vents qui soufflent des contrées froides et continentales perdent dans leur trajet le peu de vapeur qu’ils renfermaient et deviennent très-secs.

En France, les vents du Sud et de l'Ouest, qui nous arrivent, après avoir traversé la Méditerranée et l'Océan , sont toujours chargés de vapeur d’eau. Il est rare qu'ils ne produisent pas de pluie. Les vents du Nord et de l’Est sont, au contraire, secs et froids ; ils amènent habituellement le beau temps.

La vapeur d’eau que renferme l'atmosphère ne devient visible que lorsqu'elle se condense sous forme de nuages, de brouillard ou de pluie. A l’état de vapeur , elle est tout à fait transparente. (C’est à sa présence qu'est dû le léger tremblement qu’on remarque dans les couches d’air les plus rapprochées du sol, au moment des grandes chaleurs.

La vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère exerce une très-grande influence sur la végétation. Un air trop sec fait flétrir promptement toutes les plantes ; trop humide, il rend leur croissance rapide, mais il diminue la consistance de leurs tissus.

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