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GUIDE DU LIERA

en sont quintuplés et même quelquefois décuplés pour certaines, celles de IFatteau et de Pritdhoii, par exemple. Nous avons vu ces dernières cotées jusqu'à 60 francs chacune, au catalogue Morgand et Fatout (janvier 1877). Les autres valent de 15 à 30 francs.

Voici quelques prix atteints par la collection complète : Catal. Aug. Fontaine (1875) 200 francs; même catal. (1879), 240 francs. — Catal. Morgand et Fatout (1882), ex. en demi-reliure, non rogné, 450 francs.

Il fut tiré, paraît-il, deux exemplaires complets de toutes ces livraisons, sur papier de Hollande, avec épreuves d'artistes des gravures, sur des papiers supérieurs, chine, japon, ou papier de couleur. L'un de ces exemplaires était coté 1000 francs au catalogue Morgand et Fatout (mai 1876).

130. — ALFRED DELVAU. — Les dessous de Paris. Avec une eau-forte par Léopold Flameng. — Paris, Poulet-Malassis et Debroise, i8éo. I vol. in-i2.

Ce volume, des plus intéressants au point de vue de l'histoire intime de Paris, a quelque analogie avec le volume de Privât d'Anglemont, Paris inconnu.

Dans l'un et l'autre on trouve des renseignements curieux sur des quartiers, des maisons, des industries, des mœurs, qu'il est difficile de connaître. Et tout cela est raconté dans un style original qui en augmente l'intérêt.

Ce livre, Les dessous de Paris, est fort recherché et devient rare. Publié à 3 fr. 50, il vaut maintenant 30 à 35 fr,, lorsqu'il est broché et en bon état. Le frontispice à l'eau-forte, de Léopold Flameng, représente, au milieu une scène d'amour, un balayeur et une balayeuse qui s'embrassent sous un réverbère, et

IRE-ANTIQ.UAIR

tout autour différents sujets, une scène ^ d'église, une autre qui a rapport à l'anecdote Les chasseurs de chevelures, enfin une scène de l'abattoir.

En tête du livre, après la préface, se trouve une notice sur Gérard de Nerval (notice qu'il a longuement étendue plus tard, pour en faire un petit volume, paru en 1865), et une autre, très brève, sur Privât d'Anglemont. Et avant tout cela, on lit une dédicace à Nadar, qui mérite d'être reproduite :

« Cher Nadar,

(( Tu m'as offert si souvent et de si a bonne grâce le rameau d'or qu'on est « forcé d'avoir toujours à la main dans « cet Enfer social qui s'appelle Paris,

« Tu as été si souvent pour moi un « Petit-Manteau-Bleu intelligent et dis- « cret,

a Q ue je croirais manquer à tous mes a devoirs en n'avouant pas ici , bien « haut, tout ce que je te dois.

a Tu as fait envers moi des effets de a poche, — permets -moi de faire « envers toi un effet de cœur.

a J'ai le cynisme de la reconnais- « sance.

« Alfred Delvau. »

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