LES TRAGIQ.VES
Donnez av pvblic par le larcin de Promethée (Théodore - Agrippa d'Aubigné). — Jv Désert, par L. B. D. D. M. DC. XVI. i vol.
in-4° car. ital.
Se compose: 1° de 15 fi", lim. non chiff. pour le titre, l'épître au lecteur, I f. blanc, et la praface (sic) en vers intitulée: L'Avthevr a son livre; 2° de 290 pp. chiff'rées 391, suivies de 2 ff. nonchiff. dont i blanc. (Quelques exem-
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plaires renferment un 3'-' f. ajoute après coup contenant: au r», L'Iinpriiiievr av leclevr, au v", l'errata. Ces exemplaires sont assez rares.
Les initiales L. B. D. D. comme l'a fait remarquer M. Ch. Read dans son édition des Tragiques, signifient le Bouc du désert; parce qu'à l'Assemblée de Chatellerault, en l'année 1590, dit d'Aubigné lui-même, « toutes les aigreurs et duretez lui furent imputées et qu'on l'appela le Bouc du désert à cause que tous déchargeoient leurs haines sur lui. »
Nous signalerons des erreurs nombreuses de pagination, citées nulle part. Ainsi de 146, la pagination saute à 149; elle saute encore de 244 à 343, et le chiffre du verso de cette dernière page, qui devrait être par conséquent 344, devient 244, puis suit 345, 346, etc., jusqu'à la fin. C'est ce qui fait qu'au lieu de 391 pp. il n'y en a réellement que 290, ainsi que nous l'avons établi dans la collation. En outre, à la page chiffrée 74, le 7 est retourné; à celle chiffrée 173, le 3 n'est pas marqué; plus loin l'on trouve 221 pour 219; 257 pour 337. Enfin au chiffre 347, le 7 est retourné.
Cette édition est beaucoup recherchée des amateurs et le prix va croissant de jour en jour. Il y a vingt ans que l'on en trouvait des exemp. de 45 à 60 francs; maintenant- ils atteignent presque le chiffre de 700 francs.
68 fr., Costa de Beauregard ; mar. r., 4S fr., Duplessis; v.f., 42 fr., Hebbelynck; sans Veirata, 50 fr., Chedeau; mar. de ChamboUe, 370 fr., Potier; mar. de Trautz - Bauzomet, 69$ fr., Béhague, mars 1880; rel. du même, 300 fr., Guy-Pellion, févr. 1882; rel.
du même, 500 fr., cat. Fontaine, 1882.
Poème étrange où dans un vers frémissant, sublime de rudesse et d'incorrection, gonflé de colère et d'hyperboles vengeresses, l'auteur, inexorable
comme la fatalité antique, flagelle toutes les hontes, toutes les turpitudes de la cour; retrace en traits de feu toutes les misères, toutes les calamités de son époque. Sa férule d'airain s'abat sur tout : sur le roi, sur la reine, sur les princes, sur les mignons, les flatteurs, les parjures et même sur ces
.... ; sales princesses, Garces de leurs valets, autrefois leurs maîtresses.
164. — CHANTS ET CHAN- SONS POPULAIRES DE LA FRANCE. — Paris, H.-L. Delloye, éditeur; librairie de Garnier frères, Palais-Royal, galerie vitrée, Péristyle Montpensier ; impr. de Félix Locquin, 184), trois séries en 3 voL in-4° pap. véL
Publication entièrement gravée sur acier, texte et dessins. — Commence à paraître au mois de février 1842 et s'arrête en 1843. — Se compose en tout de 122 chansons, dont 39 pour le premieir vol., 42 pour le second, et 41 pour le troisième.
Ces trois séries ou volumes n'ont ni pagination, ni signatures, ni réclames.
En tête de chacun : cinq ff. lim.
comprenant : 1° un f.-titre imprimé; 2° un titre-frontispice gravé; 3° une liste des chansons; 4° une introduction, qui est de H.-L. Delloye, l'éditeur, pour le premier, et de Du Mersan pour les deux autres.
Les vol. brochés sont respectivement sous une élégante couverture, imprimée en chromo, vert et or, par Engelman et Graf, avec sujets en noir non reproduits dans les chansons.
Elle est la même pour les tomes 2 et 3 et différente pour le premier.
La livraison ou cahier de quatre ff.
GUIDE DU LIBRAIRE-ANTIQ.UAIRE
donne une ou plusieurs chansons entourées de vignettes, une notice éclairant le lecteur sur leur origine et sur les causes qui les ont popularisées, enfin les airs notés avec accompagnement pour le piano par Collet, ancien professeur d'harmonie au Conservatoire de Paris.
Nulle œuvre Httéraire ne pouvait mieux se prêter aux inspirations du crayon et du burin. Dans certains ouvrages, la vignette est souvent une superfétation; dans celui-ci, au contraire, elle en est le commentaire et le complément obligés. Aussi sans exagération peut-on dire que les Chants et Chansons populaires de la France est un des plus beaux livres illustrés de ce siècle.
Les artistes qui participèrent à la collaboration de cette œuvre furent :
Pour les dessins, Trimolet, Steinheil, Rivoulon, Jules Boilly, Du Bouloz, Meissonier, Emy, E, de Beaumont, E. Giraud, Staal et C. Daubigny.
Remarquons, dans cette nomenclature, Meissonier et Daubigny.
Pour les gravures, Nargept, Ferd.
Delannoy, Torlet, Alph. Boilly, Garnier, Gervais, Ph. Langlois, Giroux, Wolff, Léchard, Fontaine, Aies, Pfitzei, Monin, Danois, Brunellière, Huart, Couche, Jourdain, M"e Goujon, J. Collignon, Lallemand, Daubigny, Bosredon, Gaitte, C. Kolb, Roze, Girardet, Beyer, Du Bouloz, M^e Matthieu, Raspail, Desjardins, GeofîVoy, Mercier, Ransonnette.
Les notices sont de MM. Paul Lacroix, Le Roux de Lincy, Ourry, Delloye et Du Mersan.
Les tirages postérieurs subirent quelques modifications. D'abord ils sont en deux vol., ensuite ils n'ont pas de musique, et les chansons sont disposées dans un autre ordre. En outre, ils.-portent respectivement pour imprimeurs :
Alex. Bailly, Dondey-Dupré, Pillet, etc.
Dans le Cat. gén. de la librairie française, de Lorenz, on trouve :
Chants et chansons populaires DE LA France. Nouvelle édition. — Paris ^ Garnier frères, 1848, 3 vol.
gr. in-8°, avec mus. et fig.
Selon M. Briois, ce serait un nouveau tirage de l'édition de 1843. Comme ce tirage n'est pas mentionné au fournal de la librairie et que de plus il ne figure pas parmi les richesses de la Bibliothèque Nationale, nous pensons, nous, que c'est tout simplement l'édit. originale pour laquelle Garnier fit rafraîchir le titre. Seulement, sans doute, afin d'harmoniser cette publication avec le mouvement des idées, il remplaça la chanson intitulée le Café, par la Marseillaise.
Celle-ci comprend 2 pp. de texte, 4 pp. de vignettes et de texte gravés, et 2 pp. de musique. La notice est de Lamartine; le dessin est de Staal, et la gravure de Nargeot.
Édition originale vendue 233 fr., C**% février 1882; 457 fr., D***, mars 1882; 51 fr., M***, avr. 1882; Cart. Bradel, demi-mar. r., coins, couip., non rog., couverture conservée, encoU. de Debroise, 600 fr. , cat. Rouquette, févr. 1882; demi-rel.,mar. M., coins, ir. sup. dor. de Brauy, avec les chansons populaires des provinces de France, 400 fr., cat. Rouquette, mars 1882; demi-veau violet, dos orné, tr. marb., 350 fr., cat. Rouquette, avr. 1882; ex. non rog., h. 0,272 m., 850 fr., Clément.
165. — PENSEES DE M. PAS- CAL sur la religion et sur quelques autres sujets qui ont esté trouvées après sa mort, parmy ses papiers. — Paris, Guillaume Desprei, 1670, in-i2.
Edition originale. Se compose de 41 fi", lim. comprenant le titre, la pré-
KT DU BIBLIOPHILE
face par Etienne Pcrier, les approbations, le privilège, 365 pp. et 10 tï. de table, non chitr.
Le privilège accordé « au sieur Perier, ConseiUer du Roy en sa Cour des Aydes de Clermont-Femunl », daté du 27 décembre 1666, porte au bas : Achevé d'imprimer pour la première fois, h 2 janvier i6jo. Un errata au \°.
D'après le rédacteur du Catalogue Rochebilière, et autres, cette édition aurait été donnée par les soins de Mme Périer, sœur de Pascal. Personne ne nie la part que put avoir Gilberte Pascal dans cette publication ; mais elle seule, tant s'en faut, ne s'occupa pas de ce travail. Elle fut en cela puissamment secondée par Arnauld, Nicole, Etienne Périer, fils aîné de M^e Périer, qui devint depuis conseiller en la cour des aides de Clermont; le duc de Rouannez, de Brienne, Dubois de Lacour, etc. :
Suum cuique.
De leur côté, les Continuateurs du Manuel disent que la préface est de Florin Périer, c'est une erreur. En effet, l'édition Faugère des Pensées, tome I, appendice X, p. 402, offre une lettre de M™e Périer (Gilberte Pascal) à M. Vallant, médecin de la marquise de Sablé, dans laquelle on lit : «... Et M. Périer {Florin) se résolut d'en faire une (préface); mais comme il n'avait jamais un moment de loisir, après avoir bien attendu, comme il vit que le temps pressait, il manda ses intentions à mon fils {Etie)i)ic) et lui ordonna de la fiiire... 35
Du reste, comme le fait remarquer M. Faugère, cette préface laisse beaucoup à désirer soit en ce qui touche la vie de Pascal, soit en ce qui pouvait faire connaître le travail de chacun des collaborateurs.
Vend. : viar. 50 fr., Bertin; 40 fr., Giraud; 30 fr., Duplessis; vmr. olive de Cape, 120 fr., Gancia; viar. r. de Duru, 140 fr., Solar; 7nar. deTrautz, 320 fr.,
Potier, 1870; le même, 600 fr., Benzon- 71 fr., Sainte-Beuve; 96 fr., Soleil; 119 fr., A. Rigaud; mar., deTrautz, 480 fr., Leb. de Montgermont; ex. gr.
de marges, haut.o m. 165 mill., v. br., 300 fr., Rochebilière, 1882; niar. r., dos orné, dent. int. dor. de Lortic, 19S fr., M. F., 1883.