‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource] (volume 2)Chapitre 108 sur 344 · MALADIES DE L'APPAREIL LOCOMOTEUR · texte numérisé non relu

MALADIES DE L'APPAREIL LOCOMOTEUR

§ IV. Marche, durée, terminaison de la maladie.

La description précédente a fait connaître suffisamment la marche de la maladie Mie est continue; aiguë d'abord, elle prend ensuite un caractère chronique nlus ou moins marqué. J 1

La durée de cette affection est généralement longue; il est rare qu'elle soit de moins d un mois, y compris la gêne et la roideur de l'articulation. Souvent elle est de plusieurs mois, d'une année et plus, et parfois la maladie passe complètement a 1 état chronique.

Nous venons de dire que la terminaison a lieu quelquefois par le passage à l'état chronique. Sauf ces cas, on peut dire d'une manière générale que la terminaison est heureuse. Les auteurs de pathologie externe ayant, comme nous l'avons dit plus haut, signalé des cas de suppuration de l'articulation, ont naturellement admis la terminaison par la mort, qui résulte fréquemment de cette suppuration. S'agit-il bien, dans ces cas, d'une arthrite simple?

On peut, soit en se rappelant ce que l'on observe dans les cas d'inflammation des articulations produite expérimentalement chez les animaux, soit en ayant égard à ce qui se passe à la suite de violences graves sur les articles, se représenter l'état des parties malades dans l'arthrite simple spontanée ; mais ce n'est pas là un résultat de l'observation, et il n'y aurait par conséquent aucune utilité à entrer dans des détails à cet égard.

§ VI. — Diagnostic, pronostic.

Le point le plus important du diagnostic consiste dans la distinction de l'arthrite simple aiguë et du rhumatisme articulaire aigu : c'est ce que nous avons fait à propos du rhumatisme articulaire aigu, et nous renvoyons le lecteur au diagnostic de celte maladie.

Disons seulement ici que, lorsqu'une articulation présente une inflammation évidente, il faut rechercher s'il n'y a pas eu une violence extérieure; s'il n'existe pas une phlébite; si les os qui concourent à former l'articulation n'étaient pas préalablement malades; car, ce qu'il importe surtout de constater, c'est si l'arthrite est simple et spontanée. Le diagnostic absolu est, en effet, tellement facile, que, si l'on excepte le rhumatisme articulaire, ei peut-être aussi, dans quelques cas, le rhumatisme musculaire, il n'est aucune affeclion qui ressemble à l'arthrite simple aiguë.

§ VII. — Traitement.

I.es renseignements que nous possédons sur le traitement de l'arthrite aiguë sonl nécessairement peu précis, parce que les ailleurs n'onl pas cherché à déterminer exactement les cas; ce qui le prouve, c'est qu'ils se scrveul itidifféremmcnl des mois arthrite aiguë, rhumatisme aigu, douleurs rhumatismales, pour dési-

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