‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource] (volume 2)Chapitre 11 sur 344 · UMEURS SANGUINES, OU THROMBUS DE LA VULVE ET DU VAGIN · texte numérisé non relu

UMEURS SANGUINES, OU THROMBUS DE LA VULVE ET DU VAGIN

[Bien que cette maladie soit particulièrement étudiée an point de vue de la grossesse et de l'accouchement, il nous semble important d'en dire ici quelques mots.

Le système veineiixet artériel annexé au vagin et aux parties génitales extérieures est extrêmement riche, ainsi qu'on le sait, et il est soumis à de fréquentes congestions par suite de deux ordres de causes distinctes, la menstruation d'une part la grossesse de l'autre. Le mécanisme diffère dans les deux cas : aux époques menstruelles, c'est une congestion active, pendant laquelle il y a réplétion des veines et turgescence des parties, facilitée par la laxilé du tissu cellulaire. Pendant la

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grossesse il y a plutôt une stase passive, déterminée oar h ,a„p ,in , • en retour, et dont la cause se trouve dais le ^S^é^L modes de congestion se traduisent même chez quelques femme n! * des veines profondes et des veinules superfici £"0 Z JZ^ IT^ que les veines ainsi forcées, distendues, et'peut-être amti s p"Kt sTroZ spontanément ou sous l'influence d'une violence extérieure, exacte! Z les veines variqueuses des membres inférieur, De là des hémo2gies Tu ou moms considérables dans l'épaisseur des tissus de la vulve ou des n oif d, vagin, elles ne diffèrent d'ailleurs des hémorrhagies péri-utérL u?," siège, celles-ci se faisant dans la cavité péritonéale, mais sous l'influence de causes identiques. ^um.&

Causes. - Les premiers médecins qui se sont occupés des tumeurs sanguines des parties génitales, ne les ont guère envisagées que dans leurs rapports avec la grossesse et 1 accouchement, ainsi que l'on peut s'en assurer en consultant Jes mémoires c e Deneux(l) et de M. Hervez de Ghégoin (2). Mais M. le professeur Velpeau (3) a montré, depuis, que ces tumeurs sont souvent indépendantes de la grossesse et à peu près aussi fréquentes « chez les femmes qui ne sont pas enceintes que chez celles qui accouchent ».

Dans les cas de vacuité de l'utérus, le thrombus s'est montré de l'âge de dixhuit ans à celui de soixante (Velpeau). Mais il y a toujours eu une violence extérieure. Dans un cas observé par le même auteur chez une jeune fille de quatorze ans, à peine pubère, il y avait eu tentative de viol; d'autres fois il s'agit d'un coup de pied ou d'un choc contre l'angle d'une table, d'une chaise, etc. .< Une des causes les moins avouées et des plus fréquentes, peut-être, se trouve dans un excès de coït »; aussi observe-t-on fréquemment le thrombus chez les filles publiques et les femmes récemment mariées. La nature de ces causes fait comprendre qu'il puisse y avoir simultanément une plaie extérieure.

Dans le cas d'accouchement il n'y a pas de violence extérieure, et au premier abord on pourrait croire que le thrombus s'établit spontanément; mais il est bien évident que la tête de l'enfant agit comme un corps contondant, en froissant les parois du vagin et de la vulve. Nous avons déjà dit que la distension et l'état variqueux des veines des parties génitales était une cause prédisposante de la plus grande importance.

Cependant comme il y a des cas où le thrombus s'est manifesté pendant la grossesse, on peut supposer qu'il s'est produit spontanément et par une rupture analogue à celle des varices des jambes, à moins que l'on ne suppose qu'il y a eu une violence extérieure inaperçue ou inavouée.

Ajoutons que l'on a signalé parmi les causes prédisposantes (U) : le volume excessif de Vutérus, Yétroitesse du bassin, de la vulve ou du vagin, la multiparité, mise en doute par Deneux; l'appauvrissement du sang, propre à la grossesse. Et parmi les causes occasionnelles : les manœuvres nécessitées par l'application du forceps ou par la version; la préparation des parties, pratiquée autrefois par

(1) Tumeurs sanguines de la vulve et du vagin. Paris, 1830.

(2) Journal universel et hebdomadaire de médecine, 1832.

(3) Dictionnaire de médecine en 30 volumes, t. 30, art. Vui.vk. (i) Vauclin, Thèse. Paris, 1858.

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