‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource] (volume 2)Chapitre 140 sur 344 · HERPÈS. — TRAITEMENT · texte numérisé non relu

HERPÈS. — TRAITEMENT

à produire seulement une petite croûte très superficielle, comme cela se pratique souvent pour les aphlhes, la durée du zona est diminuée ; que la cautérisation, qu'on peut négliger dans les zonas légers et discrets, doit être employée toutes les fois que des excavations et des eschares sont à redouter sur un ou plusieurs groupes, au tronc, au visage, etc., etc.

2° Traitement de l'herpès à l'état chronique. — . C'est dans les formes chroniques de l'herpès que les topiques sont le plus fréquemment mis en usage. Ainsi, dans quelques cas où Y herpès phlycténoïde se prolonge et résiste aux moyens ordinaires, M. Cazenave prescrit les résolutifs, l'emploi de la pommade au calomel, et même le vésicatoire sur le groupe vésiculeux. Dans V herpès prœputialis chronique, on conseille les lotions alcalines, les bains alcalins et sulfureux.

M. Cazenave dit s'être bien trouvé de l'emploi d'onctions, faites avec X oxyde de zinc, ou le précipité blanc à la dose de 1 à 2 grammes pour 20 à 30 grammes d'axonge. Il joint à ces moyens, comme traitement interne, soit les pilules de Plummer, soit les eaux d'Enghien.

Les pilules de Plummer sont composées ainsi qu'il suit :

"if Protochlorure de mercure)..

Deutosulfuie d'antimoine, j aa Part- eSal-

Faites des pilules de 0,10 grammes.

Suc de réglisse Q. 8.

Quand il existe des excoriations entre le gland et le prépuce, on introduit dans cette région une petite quantité de charpie fine, qu'on humecte de temps à autre d'eau fraîche ou saturnée. Un petit anneau d'éponye préparée, introduit entre le gland et le prépuce, sera quelquefois nécessaire pour empêcher le resserrement progressif du prépuce et prévenir l'opération du phimosis. Biett et M. Cazenave ont employé ce moyen avec succès.

M. le docteur Wilson (1) a obtenu de très bons effets de l'emploi du collodion étendu sur les surfaces malades avec un pinceau.

3° Traitement de l'herpès tonsurunt. ■ — Nous citerons celui de M. Bazin (2) :

[Le traitement de la teigne tonsurante se composait, dans les idées de M. Cazenave, de lotions boratées, de pommade avec l'onguent citrin, le goudron, le tannin, le sulfure de chaux, etc. Il est certain qu'on peut, obtenir la guérison delà teigne tondante sans épilation et par les moyens qu'indique M. Cazenave, mais la guérison est longue à obtenir et le traitement peut se prolonger pendant près d'une année.

Le traitement devra être exclusivement local en ce qui concerne la teigne tonsurante elle-même; on ne devra pas négliger pourtant de combattre les compagnes habituelles de la teigne, la scrofule qui a favorisé le développement de la germination, la chlorose, la syphilis et la dartre.

Depuis l'année 1852, le traitement de M. Bazin consiste, pour la teigne tonsurante, comme pour les autres teignes: 1" dans l'avulsion plus ou moins répétée des

(1) The Lancet et Répert, de Pharm., janvier 1849.

(2) Cours de séméiolique culanco. — Leçons théoriques el pratiques sur la scrofule et les teignes. 18j6.

poils sur les parties malades; 2° dans l'application des agents parasiticicles, en onctions et en bains.

L'arrachement des cheveux et des poils se fait à l'aide de pinces épilatoires con- \ enables.

Les agents parasiticicles sont extrêmement nombreux. M. Bazin emploie de préférence le sublimé et le lurbith minéral ; le premier en lotions et en bains, le second en pommades.

La solution de sublimé pour lotion renferme 2 grammes de sublimé dissous dans l'alcool pour 500 grammes d'eau distillée. Il sera bon de chauffer l'eau avant la lotion à un degré aussi élevé que pourra l'endurer le malade. La pommade au lurbith contient 1 gramme pour 50 grammes d'axonge. On y ajoute quelquefois un cinquième de glycérine.

C'est avec raison que M. Cazenave pense qu'il faut se défier des applications irritantes, telles que les pommades trop actives, les cautérisations, etc. Souvent elles convertissent les vésicules dè l'herpès en pustules d'impétigo, et déterminent toujours une inflammation érythémateuse des parties voisines, le tout sans aucun bénéfice pour l'affection à guérir.]

Ouantaux moyens internes qu'on emploie contre les diverses espèces d'herpès chroniques, ils n'ont pas une très grande valeur. Nous nous contenterons d'indiquer le suivant, recommandé par le docteur Jeoffroy (1) :

If Teinture d'iode. . 2 ;i 30 gouttes. | Eau sucrée 1 demi-verre.

On commence par la dose de deux gouttes, qu'on augmente graduellement, et qu'on adîninistre deux fois par jour.

ARTICLE III

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