‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource] (volume 2)Chapitre 173 sur 344 · PELLAGRE. — GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

PELLAGRE. — GÉNÉRALITÉS

autres, afin que les cercles inflammatoires, qui peuvent se développer autour d'elles, ne se réunissent pas. Ordinairement l'inflammation, produite par vingt ou trente scarifications d'un demi-pouce à un pouce, pratiquées sur un membre, est peu considérable; si elle acquérait quelque intensité, il faudrait la combattre par les saignées locales et générales, et par les applications émollientes et narcotiques fraîches. Avant de faire de nouvelles scarifications, il faudrait attendre que les premières fussent cicatrisées.

» Plusieurs médecins ont recommandé l'application de vésicatoires et de cautères sur les parties affectées de l'éléphantiasis, espérant que l'issue d'une certaine quantité de sérosité contribuerait à diminuer le volume des organes malades. J'ai couvert de vésicatoires volants les membres atteints de cette affection, sans obtenir aucun avantage de ces tentatives.

» Les essais faits avec les préparations arsenicales ne doivent plus être répétés. » Après leur guérison, les malades affectés d'éléphantiasis des membres abdominaux doivent s'assujettir à porter un bas lacé ou un bandage compressif, surtout lorsque plusieurs veines sont variqueuses. »

A ces moyens, il faut joindre l'emploides/ric/tons résolutives et des douches de vapeur, recommandées par M. Cazenave; ces moyens doivent être unis à la compression. Quant à Y extrait d'aconit donné à l'intérieur, il a été administré par Biett; mais, ainsi que le fait remarquer M. Cazenave, nous ne connaissons aucun fait qui prouve parfaitement son efficacité.

A peine est-il nécessaire de mentionner Y amputation des parties affectées. Cette opération ayant été pratiquée en désespoir de cause, on a vu le mal récidiver, et dès lors tout le monde a dû y renoncer.

ARTICLE IV

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