‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource] (volume 2)Chapitre 181 sur 344 · MORSURE DE LA. VIPÈRE ET DU SERPENT A SONNETTES · texte numérisé non relu

MORSURE DE LA. VIPÈRE ET DU SERPENT A SONNETTES

» 2° Examiner les plaies, en reconnaître le nombre , juger, par l'intervalle qui sépare l'empreinte des crocs, de la grosseur du serpent; retirer les crocs, s'il y en a qui sont cassés dans les plaies.

» 3° Essuyer la plaie, la sucer soi-même ou la faire sucer fortement à plusieurs reprises pendant cinq ou six minutes.

» U° Frotter les plaies auec du citron ou de l'urine, ou des chlorures, ou bien avec toute autre des infusions qu'on aura sous la main ; mais frotter rudement, de manière à insinuer le liquide dont on fera usage au fond des piqûres.

» 5° Cautériser avec le fer rouge ou bien avec un des caustiques indiqués, surtout avec le caustique de Vienne ou la pierre à cautère, après scarification des plaies, ou sans scarification, après application d'une ou deux ventouses, ou sans cette application.

» 6° Coucher le malade chaudement, lui faire prendre une des infusions recommandées (1), et relever ses esprits, s'il est effrayé.

» 7° Essayer de prévenir le phlegmon par des applications émollientes, résolutives: si la suppuration n'a pu être évitée, ouvrir une issue au pus par des incisions multipliées et bien placées. »

Pour le reste du traitement, voici le résumé que nous trouvons dans le Dictionnaire de médecine :

« Après le pansement, on fera mettre le malade au lit, et il prendra quelques infusions chaudes avec un peu d'ammoniaque ou d'esprit de Mindererus, pour provoquer la transpiration ; si Ja frayeur a été très vive, s'il y a des syncopes, on donnera quelques toniques, un peu de vin sucré, par exemple, pour ranimer les forces. V engorgement phlegmoneux sera traité par les embrocations huileuses, les cataplasmes émollients, et le membre sera placé dans une situation un peu élevée ; on ouvrira avec soin les abcès qui pourraient se former; en un mot, on combattra les complications à l'aide des moyens ordinaires de la chirurgie. Enfin les désordres peuvent être tels, par suite de phlegmons profonds, de gangrène, etc. , qu'il faille avoir recours à l'amputation : c'est ce qui se voit après la morsure des grands serpents venimeux. M. Bosc a remarqué que la piqûre du boiquira (crotale) cause souvent une tuméfaction énorme du larynx, suivie de suffocation, contre laquelle il pense que la bronchotomie pourrait être utile; ce serait un essai à faire dans le cas dont il s'agit. Les congestions pulmonaires peuvent être quelquefois apaisées par la saignée, mais Vémétique à haute dose vaudrait peut-être mieux.

» Dans les cas très graves, alors que se manifestent les accidents généraux si formidables dont nous avons parlé, on emploie généralement une médication to~ nique, les préparations de quinquina, les cordiaux ; peut-être les chlorures, vantés par quelques personnes, et dont parle avec éloge M. Rufz, seraient ici de quelque efficacité. Quant aux accidents consécutifs, amaurose, etc., ils réclament les secours ordinaires de la médecine. »

(I) Voyez plus bas.

Vau.eix, 4e èdit. — V<

ARTICLE II

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