PIQURE DES INSECTES ET DES ARACHNIDES YENIMEUX
1" Insectes. — Piqûre de l'abeille, de la guêpe, du frelon, etc. — L'abeille a, comme on sait, un aiguillon creusé d'un petit canal, et communiquant avec une vésicule qui contient le venin ; c'est l'introduction de ce venin sous l'épiderme qui produit tous les accidents.
Les symptômes sont les suivants : Douleur vive, brûlante, gonflement, rougeur, légère tension, et quelquefois malaise général, ou même fièvre. Dans le cas où il n'y a qu'un petit nombre de piqûres, ces symptômes ne durent que quelques heures avec une certaine vivacité, et se dissipent complètement en une journée. Ce n'est que dans quelques cas exceptionnels qu'on a vu des accidents nerveux graves être le résultat d'une seule piqûre. Lorsque les piqûres sont très nombreuses, le gonflement peut être extrêmement considérable avec des symptômes fébriles intenses, et la mort en être le résultat.
Cette piqûre guérit très bien sans aucun traitement, mais on peut beaucoup hâter la guérison en enlevant le point où elle a été faite, et qui est ordinairement visible, et en pratiquant des lotions d'eau vinaigrée, d'eau de Goulard, d'ammoniaque liquide étendue d'eau; d'eau-de-vie camphrée, d'eau salée, etc.
Ce que nous venons de dire de la piqûre de \' abeille s'applique très bien à celle de h guêpe et du frelon; quant à la piqûre du cousin ou du moustique, elle n'exige pas d'autre traitement, et elle est moins violente; celles que produisent les fourmis et quelques autres insectes ne méritent pas davantage d'être mentionnées ici.
Dans certains pays, les scolopendres ou myriopodes font des piqûres dangereuses; c'est encore aux mêmes moyens de traitement qu'on a recours.
Les insectes peuvent produire des accidents plus ou moins graves en déposant leurs œufs dans diverses parties du corps, clans lesquelles se développent ensuite les larves ' mais comme, clans tous ces cas, il suffit de faire l'extract.on des corps étrangers,' soit à l'aide d'injections, soit à l'aide d'instruments, cette mention est
*UT*ArVcknides — Parmi les arachnides, nous citerons le scorpion, très commun dans le midi de la France, en Italie et en Espagne, et surtout le scorpion d Afrique, qui est beaucoup plus gros et plus dangereux.
Les symptômes auxquels donne lieu la piqûre du scorpion sont semblables à ceux que produit la morsure de la vipère; seulement ils sont beaucoup moins inense quand il s'agit des scorpions d'Europe : suivant même M. Bérard 1), ils ne seXrnullemenUlangereux à Rome. Le scorpion d'Afrique, selon quelques observateurs, peut donner la mort en quelques heures.
T e traitement est le même que celui de la morsure de la vipère.
Qu Ta piqûre de la tarentule, à laquelle on a attribué des * H lie,;, nous nous bornerons à dire qu'il est reconnu ^^^J^îJ qu'on a avancé à ce sujet doit être rangé parmi les labiés, et que si la tarentutl
(1) De ïhycjiène de Home {Joum. des connaiss. méd.-chir., mars 1848).